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    <title>territoire3&#13;“c’est dans l’activité du corps qu’émerge le sens du monde” &#13;</title>
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      <title>ainsi 4 audio</title>
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      <pubDate>Fri, 26 Feb 2010 15:14:19 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.territoire3.org/Media/ainsi4.aif&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Media/ainsi4_2.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:102px; height:138px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Ainsi / 4 / audio / Texte et photographie Jean-François Paillard © 2010&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;voir aussi :&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/6/4_etrangeliberte.html&quot;&gt;&gt; étrange liberté...&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/9/17_ainsi_1.html&quot;&gt;&gt; ainsi /1&lt;br/&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/10/19_ainsi_2.html&quot;&gt;&gt; ainsi /2&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/12/17_ainsi_3.html&quot;&gt;&gt; ainsi /3&lt;/a&gt;</description>
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      <itunes:subtitle>Ainsi / 4 / audio / Texte et photographie Jean-François Paillard © 2010&#13;&#13;voir aussi :&#13;&gt; étrange liberté...&#13;&gt; ainsi /1&#13;&gt; ainsi /2&#13;&gt; ainsi /3</itunes:subtitle>
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      <title>ainsi 4 texte</title>
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      <pubDate>Thu, 25 Feb 2010 09:48:57 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Entries/2010/2/25_ainsi_4_texte_files/ainsi4.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Media/ainsi4_3.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:102px; height:138px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Ainsi / 4&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Ainsi hier, ce matin, au lever du lit, j’ai été envahi, vous avez été envahi, à moins que ce fût cet après-midi, ou ce soir, ou plutôt hier, c’est ça, à cette heure bien précise, il a été envahi, saisi, rattrapé, à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit, à tout moment, en permanence, à cette heure là, ce jour-là très précisément, à ce moment-là, rattrapé par ce sentiment, ou plutôt par cette envie, irrépressible, ce désir irraisonné, et cela bien que nous en sachions tous l’absurdité, l’inanité, l’inutilité, par cette pulsion impérieuse, et cela bien que j’en mesure toutes les conséquences négatives, néfastes même, contre productives, sur moi-même, sur vous-même,  sur votre entourage, sur vos amis, sur vos vrais amis, sur vos amis vrais, ceux qui se comptent sur les doigts d’une main, de deux mains peut-être, mais guère plus, gagné par cette envie dis-je, sur les doigts de trois mains au grand maximum, un sentiment éprouvé à l’écoute de ce qui se diffuse, de ce qui se dit, de ce qui se répand, un peu partout, dans le dîners, dans les couloirs, les arrière-cours, autour de moi, de vous, de nous, de loin en loin, sur votre compte, sur mon compte, dans les cages d’escalier, au vu et au su de ce qui se grimace, sur notre compte, chez eux, chez les autres, chez moi, chez vous, au vu de ce qui s’effectue si souvent devant vous, à l’écoute de ce qui parfois se saisit de biais, au détour d’un froncement de sourcil, d’un tremblement de voix, d’une minuscule perte de contrôle, d’un laisser-aller involontaire, presque voulu, presque désiré, d’un abandon, d’un essai d’abandon, d’une tentative de mise au point, d’un excès de sang, d’un relâchement, d’une maladresse, d’un écart, d’une remarque blessante, d’une sortie de route effectuée presque toujours à l’occasion d’un bon mot, d’une plaisanterie, d’une blague, d’une saillie, d’une pointe, lancée au détour d’une anecdote, d’une historiette, d’une saynète, vous mettant en scène, me mettant en scène, les dépeignant, vous représentant, dans une situation délicate, une situation grotesque, presque improbable, embarrassante, nous tournant en ridicule, nous prêtant des mots, des attitudes, des intentions, un comportement excessifs, contournés, inacceptables, presque incroyables de mauvaise foi, terriblement mal venus, risibles, me faisant l’effet d’une douche froide, vous faisant l’effet d’un coup de pied aux fesses, d’une tape sur la tête, d’un pantalon tombé aux chevilles, d’un coup de pied de l’âne au chien, d’une maladresse inexcusable, d’un cuir impardonnable, d’un coq-à-l’âne maladroit, d’une boutade glaciale, d’un balbutiement coupable, d’un énoncé à côté de la plaque, d’une situation qui nous laisse coi, d’un mot d’esprit qui tombe à plat, d’un modeste pris en flagrant délit de flagornerie, un généreux de pingrerie, un ami d’intérêt bien compris, d’un mot pris pour la queue du chat, d’un rosissement courroucé, d’une dénégation impuissante, d’un démenti qui vaut preuve de culpabilité, d’une marche d’escalier ratée, d’une branche rattrapée in extremis au vol, d’une débandade en pleine lumière, sous les sourires connivents, les rires gras de l’assemblée, de la tribu, de la tripotée, de la bandaison, de la maisonnée, de la domesticité brusquement illuminée par ce rayon de vérité, de l’entourage comme saisissant en pleine lumière ce qui veut se dire devant vous, devant moi, devant eux, de ce qui veut se dire de vous devant moi, d’eux devant vous, de vous encore, de vous comme accroché en porte-à-faux aux solives par les pieds, devant moi au visage olivâtre comme balayé d’ombres mouvantes, devant moi ma parole niée, ridiculisée, incomprise, comme saisie à froid de ce qui s’infère sur mon compte, sur leur compte, sur votre compte, de ce qui se murmure derrière votre dos, de ce qui se dit là, aussitôt effacé par les ricanements, de ce qui se dit sur cette chose qui est lui et qui est vous, sur cette chose qui pend et qui est eux, cette chose peu ragoûtante et qui est vous, sur cette tare, cette tache, cette vacherie, cette vérité qui effraie, cette réalité qui réjouit, cette fausseté qui raidit, ce mensonge qui fait rire et qui attriste à la fois, provoquant un brouillard de sentiment contradictoires, comme une fumée de suie sortie en bourrasques des bouches d’yeux caves, comme un cri qui tue qui dit qui tâche les corps secoués d’un rire irrépressible, comme un cri qui blesse les yeux plissés de l’entourage soudain agrandis comme des soucoupes aux contours flous, l’entourage qui est vous et qui est moi et qui dit plus que ce qu’il ne veut en dire, l’entourage qui parle de l’autre en parlant de vous et d’eux-mêmes et de toi, l’entourage de plus en plus flou, les amis et les ennemis et les amis mélangés, mitigés, malaisés, tous pour la plupart masqués, les amis-ennemis que j’ai de plus en plus de mal à saisir, à comprendre, à apprécier, les proches et les déjà lointain, les si proches de vous parfois, les si problématiques et réellement insaisissables et irréels et enfermés et enferrés dans leurs problèmes, qui sont aussi les siens, les problèmes qui sont surtout les vôtres, vos problèmes auxquels contrevient si souvent votre air satisfait, calme et tranquille, dissimulant de terribles problèmes, mon air dissimulateur qui ne trompe personne, qui fait sourire, qui fait rire parfois, surtout ceux et celles que vous avez tellement aimés, tellement détestés, surtout elle, surtout lui, et peut-être elle aussi, et sûrement nous, tellement détestés, vous dis-je, jalousés, avouons-le, par eux, par lui, par vous, vous trop attaché à vos problèmes, vous tellement isolé, filant un mauvais coton, eux trop attachés à leurs problèmes, ceux-là tellement désolés pour vous, composés pour la plupart d’inconnus si malheureux, si différents de moi, de vous, si indifférents aux problèmes des autres que s’en est à se taper la tête contre les murs, ceux-là tenant le coup sans que l’on comprenne comment, ceux-là faisant sourire à force d’acharnement, tenant le coup contre vent et marée, si malchanceux que s’en est à croire qu’ils le font exprès, si chanceux que s’est à croire qu’ils le payeront un jour, scandaleusement préservés par la vie, tous si facilement reconnaissables, si facilement analysables, si facilement critiquables, ceux-là dont on se fiche du tiers comme du quart, souvent croisés à l’occasion de rencontres plus ou moins inopinées, souvent croisés dans la rue, souvent croisés dans mon salon, dans leur salle à manger, dans votre lit, à l’occasion d’une conversation au cours de laquelle vous découvrez leur véritable facette, celle qui est particulièrement peu reluisante, celle que je ne veux pas voir en face, celle qui me ferait sombrer dans la dépression si je la voyais en face, celle que j’essaie de dissimuler par tout les moyens, celle qui revient au galop, par la fenêtre, en rase campagne, sans crier gare, en pleine figure, la vôtre par la même occasion, cette figure que vous avez tellement du mal à supporter, cette figure que vous avez de plus en plus de mal à supporter, cette figure que vous ne supportez plus mais alors plus du tout, cet aspect de votre personnalité que vous voulez absolument dissimuler, gommer, ablater, sans que vous le connaissiez le moins du monde d’ailleurs, sans que vous connaissiez particulièrement quiconque et quoi que ce soit, eux, moi, vous, ça, intimement, lucidement, quoique vous vous efforciez de les éviter le plus souvent possible, bien que vous tentiez chaque fois d’éviter le sujet qui fâche en évitant de boire, d’éviter de croire aux autres en évitant de prêter le flanc aux plaisanteries les plus stupides, les autres, avec leurs remarques idiotes, déplacées, salaces, injustes, insidieuses, révélatrices, justes, bien envoyées, qui ne font même pas rires, bien qu’on ne puisse s’empêcher d’en rire, bien qu’on hésite toujours à se confier vraiment à eux, que l’on aide et que l’on aimerais aider, qu’on a envie de voir, que l’on invite, que l’on déteste voir en compagnie d’untel, que l’on ne supporte pas de voir en tête à tête, à qui l’on fait la bise et qui s’invitent n’importe quand, que l’on ne veut pas voir, qui n’appellent jamais, que l’on évite et qui s’évitent chez vous, que l’on voit chez eux, cette bande d’ennemis qui nous est si chère, de personnalités inventées de toute pièce, de types qu’on connaît par cœur, de nanas et de femmes et d’amies et d’hommes abrutis, seuls et mariés, proches, si mal compris depuis leur divorce ou trop bien compris par lui, par eux, par vous qu’ils essaient bêtement de séduire, de trahir, d’ignorer, de traire comme vache qui pisse, de froisser, de toiser, de presser, vous que l’on s’évertue à solliciter sans cesse, à tourner sans cesse en ridicule, vous dont ils cherchent en vain à attirer sans cesse l’attention, à réclamer la bienveillance, à obtenir l’accord tacite, l’aide généreuse, l’avis dont il ne tiennent jamais compte, vous vous accordant le droit de les humilier, de médire sur leur compte, sur mon compte, vous humiliant chaque fois que j’en ai l’occasion, m’amusant à vous humilier, m’humiliant à vous humilier, m’encensant chaque fois que j’en ai l’occasion, préoccupé par mes seuls problèmes, par mes seuls soucis, par mes réussites, mes titres de gloire, vantant mes mérites, critiquant mes mérites, minorant mes réussites, me blessant sans même m’en apercevoir, après qu’on se fut pourtant liés, après qu’on eut accordé une foi pour toutes nos violons, après qu’on s’est cordialement ignorés, négligés, à peine vus, à peine lus, à peine connus, à peine écoutés, ou écoutés de travers, totalement ignorés, aidés, soutenus, encouragés, par vous, par moi, sans qu’ils vous prêtent véritablement attention, sans prêter aucune attention aux autres, sans me prêter la juste attention, sans vraiment s’intéresser à vous, à ce que je suis réellement, à ce qu’ils représentent, avec cet air de léger dégoût, de condescendance, cette envie d’en savoir plus, d’en savoir trop, de médire, de maudire, cette nuit-là, cette impression, ce sentiment m’envahissant, complexe, obscur, cette impression enténébrée, venant de loin, ce jour-là, m’enveloppant comme un chaud linceul, ce désir rarement éprouvé, mais tellement familier, à ce moment-là, cette envie venant du fond des âges, connue depuis longtemps, provoquée peut-être, provoquée souvent, lorsque vous étiez enfant, plus rarement lorsque j’étais adolescent, enfouie lorsque j’étais adulte, mais toujours là, maintenant que je suis là, que vous êtes là devant moi, maintenant que nous sommes là, ce matin-là, tous ensemble, ce sentiment terrible, cette envie irrépressible, inavouable, essentielle, de nous appesantir sur nous-même. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;(à suivre)&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Texte et photographie Jean-François Paillard © 2010&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Voir aussi :&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/6/4_etrangeliberte.html&quot;&gt;&gt; étrange liberté...&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/9/17_ainsi_1.html&quot;&gt;&gt; ainsi /1&lt;br/&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/10/19_ainsi_2.html&quot;&gt;&gt; ainsi /2&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/12/17_ainsi_3.html&quot;&gt;&gt; ainsi /3&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;</description>
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      <title>interlude dijon</title>
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      <pubDate>Wed, 24 Feb 2010 08:48:56 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.territoire3.org/Media/dijon.mov&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Media/dijon.png&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:103px; height:77px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;Cannes ...et autres villes fictives n°14 / Dijon /&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Dans la série des vidéos consacrées aux villes-fictions qui constituent l’arrière-plan de mes textes, voici ‘dijon’, une vidéo tournée avec un téléphone mobile, le 11 février 2010.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Présentation et premières vidéos du projet &lt;a href=&quot;../cannes.html&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Ville fiction, ville fictive, ville rêvée... chaque ville possède un souffle qui n’est celui d’aucune autre ville. toute une journée s’en laisser traverser, avec dans la main un appareil photo, un téléphone mobile ou une caméra embarquée. à l’arrivée : Pas de voix off ni de musique, inutiles bâillons. Montage rapide : “...adesso ci siamo, fai presto !”&lt;br/&gt;</description>
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      <itunes:summary>&#13;Cannes ...et autres villes fictives n°14 / Dijon /&#13;&#13;Dans la série des vidéos consacrées aux villes-fictions qui constituent l’arrière-plan de mes textes, voici ‘dijon’, une vidéo tournée avec un téléphone mobile, le 11 février 2010.&#13;&#13;Présentation et premières vidéos du projet ici&#13;&#13;Ville fiction, ville fictive, ville rêvée... chaque ville possède un souffle qui n’est celui d’aucune autre ville. toute une journée s’en laisser traverser, avec dans la main un appareil photo, un téléphone mobile ou une caméra embarquée. à l’arrivée : Pas de voix off ni de musique, inutiles bâillons. Montage rapide : “...adesso ci siamo, fai presto !”&#13;</itunes:summary>
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      <title>c etait drole 9</title>
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      <pubDate>Sat, 20 Feb 2010 18:48:51 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.territoire3.org/Media/cdad9.mov&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Media/istanbul.png&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:103px; height:77px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;c’était drôle&lt;br/&gt;au début &lt;br/&gt;/ 9 &lt;br/&gt;un poème vidéo en 33 épisodes&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;épisode 9 : confiance&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;”Directeur commercial dans un groupe d’électronique spécialisé dans la sécu-risation de zones privées, je suis rattrapé par ma vie privée justement. J’essaie de mettre en œuvre avec mon ex-conjointe le principe d’une garde alternée de nos enfants. J’ai donc décidé de supprimer les réunions tardives, les déplacements superflus et de lâcher les dossiers qui n’entraient pas dans mes fonctions. J’apprends que mon patron s’en offusque. Moi qui n’ai fait que rationaliser mon emploi du temps tout en observant par décence la plus grande discrétion sur mes problèmes personnels. Comment lui faire lâcher du lest tout en regagnant sa confiance ?”&lt;br/&gt;voir aussi :&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2010/1/22_projet_cannes_et_autres_villes_2.html&quot;&gt;&gt; épisode 1&lt;/a&gt; blocage&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2010/1/29_c_etait_drole_2.html&quot;&gt;&gt; épisode 2&lt;/a&gt; humiliation&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2010/1/31_c_etait_drole_3.html&quot;&gt;&gt; épisode 3&lt;/a&gt; entrave&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2010/2/4_c_etait_drole_4.html&quot;&gt;&gt; épisode 4&lt;/a&gt; scandale&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2010/2/6_c_etait_drole_5.html&quot;&gt;&gt; épisode 5&lt;/a&gt; susceptibilité&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2010/2/8_c_etait_drole_6.html&quot;&gt;&gt; épisode 6&lt;/a&gt; fâcheuse tendance&lt;br/&gt;&gt; &lt;a href=&quot;Entries/2010/2/10_c_etait_drole_7.html&quot;&gt;épisode 7&lt;/a&gt; insulte&lt;br/&gt;&gt; &lt;a href=&quot;Entries/2010/2/17_c_etait_drole_8.html&quot;&gt;épisode 8&lt;/a&gt; manque de flair&lt;br/&gt;.../...</description>
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      <itunes:summary>c’était drôle&#13;au début &#13;/ 9 &#13;un poème vidéo en 33 épisodes&#13;&#13;épisode 9 : confiance&#13;&#13;”Directeur commercial dans un groupe d’électronique spécialisé dans la sécu-risation de zones privées, je suis rattrapé par ma vie privée justement. J’essaie de mettre en œuvre avec mon ex-conjointe le principe d’une garde alternée de nos enfants. J’ai donc décidé de supprimer les réunions tardives, les déplacements superflus et de lâcher les dossiers qui n’entraient pas dans mes fonctions. J’apprends que mon patron s’en offusque. Moi qui n’ai fait que rationaliser mon emploi du temps tout en observant par décence la plus grande discrétion sur mes problèmes personnels. Comment lui faire lâcher du lest tout en regagnant sa confiance ?”&#13;voir aussi :&#13;&gt; épisode 1 blocage&#13;&gt; épisode 2 humiliation&#13;&gt; épisode 3 entrave&#13;&gt; épisode 4 scandale&#13;&gt; épisode 5 susceptibilité&#13;&gt; épisode 6 fâcheuse tendance&#13;&gt; épisode 7 insulte&#13;&gt; épisode 8 manque de flair&#13;.../...</itunes:summary>
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      <title>c etait drole 8</title>
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      <pubDate>Wed, 17 Feb 2010 16:04:26 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.territoire3.org/Media/cdad8.mov&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Media/istanbul_1.png&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:103px; height:77px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;c’était drôle&lt;br/&gt;au début &lt;br/&gt;/ 8 &lt;br/&gt;un poème vidéo en 33 épisodes&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;épisode 8 : manque de flair&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;”Responsable d’un pôle de contrôleurs de gestion dans groupe d’assurances, je dois faire face à trois démissions au sein de mon service… qui ne compte que dix collabora-teurs. Je suis bien obligé d’exempter mes démissionnaires de missions qui s'étalent au-delà de leur période de préavis. Du coup, mon équipe rechigne à faire leur boulot. Quant à mon patron, il me reproche mon manque de flair. Selon, lui, ces démissions étaient prévisibles dès avant les vacances. Comment ne pas craquer ?”&lt;br/&gt;voir aussi :&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2010/1/22_projet_cannes_et_autres_villes_2.html&quot;&gt;&gt; épisode 1&lt;/a&gt; blocage&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2010/1/29_c_etait_drole_2.html&quot;&gt;&gt; épisode 2&lt;/a&gt; humiliation&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2010/1/31_c_etait_drole_3.html&quot;&gt;&gt; épisode 3&lt;/a&gt; entrave&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2010/2/4_c_etait_drole_4.html&quot;&gt;&gt; épisode 4&lt;/a&gt; scandale&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2010/2/6_c_etait_drole_5.html&quot;&gt;&gt; épisode 5&lt;/a&gt; susceptibilité&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2010/2/8_c_etait_drole_6.html&quot;&gt;&gt; épisode 6&lt;/a&gt; fâcheuse tendance&lt;br/&gt;&gt; &lt;a href=&quot;Entries/2010/2/10_c_etait_drole_7.html&quot;&gt;épisode 7&lt;/a&gt; insulte&lt;br/&gt;.../...</description>
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      <itunes:summary>c’était drôle&#13;au début &#13;/ 8 &#13;un poème vidéo en 33 épisodes&#13;&#13;épisode 8 : manque de flair&#13;&#13;”Responsable d’un pôle de contrôleurs de gestion dans groupe d’assurances, je dois faire face à trois démissions au sein de mon service… qui ne compte que dix collabora-teurs. Je suis bien obligé d’exempter mes démissionnaires de missions qui s'étalent au-delà de leur période de préavis. Du coup, mon équipe rechigne à faire leur boulot. Quant à mon patron, il me reproche mon manque de flair. Selon, lui, ces démissions étaient prévisibles dès avant les vacances. Comment ne pas craquer ?”&#13;voir aussi :&#13;&gt; épisode 1 blocage&#13;&gt; épisode 2 humiliation&#13;&gt; épisode 3 entrave&#13;&gt; épisode 4 scandale&#13;&gt; épisode 5 susceptibilité&#13;&gt; épisode 6 fâcheuse tendance&#13;&gt; épisode 7 insulte&#13;.../...</itunes:summary>
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      <title>c etait drole 7</title>
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      <pubDate>Wed, 10 Feb 2010 12:20:07 +0100</pubDate>
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      <itunes:summary>c’était drôle&#13;au début &#13;/ 7 &#13;un poème vidéo en 33 épisodes&#13;&#13;épisode 7 : insulte&#13;&#13;”Concepteur Rédacteur au sein d’une agence de publicité, je suis en bute à l’agression verbale permanente de mes collègues. Non pas que je sois la cible privilégiée de leurs attaques : usant d’un langage extrêmement grossier, tout le monde a pris l’habitude d’insulter tout le monde. Notre directeur de création n’est pas le dernier a pratiquer ce rituel. Il s’est constitué un répertoire d’insultes impressionnant dont il use sans vergogne pour me traîner plus bas que terre. Ce qui était drôle au début est devenu intenable. Comment moucher définitivement ce butor ?”&#13;&gt; épisode 1 blocage&#13;&gt; épisode 2 humiliation&#13;&gt; épisode 3 entrave&#13;&gt; épisode 4 scandale&#13;&gt; épisode 5 susceptibilité&#13;&gt; épisode 6 fâcheuse tendance</itunes:summary>
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      <pubDate>Mon, 8 Feb 2010 22:30:05 +0100</pubDate>
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      <pubDate>Sat, 6 Feb 2010 20:16:05 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.territoire3.org/Media/cdad5.mov&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Media/istanbul_4.png&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:103px; height:77px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;c’était drôle&lt;br/&gt;au début &lt;br/&gt;/ 5 &lt;br/&gt;un poème vidéo en 33 épisodes&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;épisode 5 : susceptibilité&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;”Nouveau responsable régional au sein d’un groupe d’assainissement, j’ai décou-vert qu’avant de partir, mon prédécesseur avait promis quantité de choses à son équipe sans tenir aucune de ses promesses. Du moins c’est ce que mes collaborateurs assurent, les uns deman-dant une prime substantielle qui devrait tomber à mi-année quand d’autres réclament le renouvellement de matériels informatiques ou l’embauche de salariés à durée déterminée. Comment répondre raisonnablement à ces demandes sans froisser les susceptibilités ?”&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2010/1/22_projet_cannes_et_autres_villes_2.html&quot;&gt;&gt; épisode 1&lt;/a&gt; blocage&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2010/1/29_c_etait_drole_2.html&quot;&gt;&gt; épisode 2&lt;/a&gt; humiliation&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2010/1/31_c_etait_drole_3.html&quot;&gt;&gt; épisode 3&lt;/a&gt; entrave&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2010/2/4_c_etait_drole_4.html&quot;&gt;&gt; épisode 4 scandale&lt;/a&gt;</description>
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      <pubDate>Thu, 4 Feb 2010 07:54:06 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.territoire3.org/Media/cdad4.mov&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Media/istanbul_5.png&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:103px; height:77px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;c’était drôle&lt;br/&gt;au début &lt;br/&gt;/ 4 &lt;br/&gt;un poème vidéo en 33 épisodes&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;épisode 4 : scandale&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;”Chargé de portefeuille client dans une compagnie d’assurance, j’ai appris par mes informateurs qu’un certain nombre de collègues se sont vus attribuer un bon paquet de stocks options en rétribution de services annexes. Soyons francs, je trouve assez scandaleux de ne pas être attributaire alors que certains se sont montrés moins performants et moins impliqués que moi. Comment faire comprendre à mon boss qu’il aurait intérêt à penser à moi ?”&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2010/1/22_projet_cannes_et_autres_villes_2.html&quot;&gt;&gt; épisode 1&lt;/a&gt; blocage&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2010/1/29_c_etait_drole_2.html&quot;&gt;&gt; épisode 2&lt;/a&gt; humiliation&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2010/1/31_c_etait_drole_3.html&quot;&gt;&gt; épisode 3&lt;/a&gt; entrave</description>
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      <title>c etait drole 3</title>
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      <pubDate>Sun, 31 Jan 2010 19:06:55 +0100</pubDate>
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      <title>c etait drole 2</title>
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      <pubDate>Fri, 29 Jan 2010 19:30:12 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.territoire3.org/Media/cdad2.mov&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Media/istanbul_7.png&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:103px; height:77px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;c’était drôle&lt;br/&gt;au début &lt;br/&gt;/ 2 &lt;br/&gt;un poème vidéo en 33 épisodes&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;épisode 2 : humiliation&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;”Créatif junior dans une boîte de publicité, j’ai soif d’autonomie. Depuis mon embauche, je multiplie les initiatives tous azimuts. J’ai proposé récemment une « base line » qui n’était pas du tout prévue au « brief », mais qui a enthousiasmé les commerciaux et pour finir le client final. Furieux de mon initiative, mon boss ma pourtant engueulé en public. Comment lui faire payer cette humiliation ?”&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2010/1/22_projet_cannes_et_autres_villes_2.html&quot;&gt;&gt; épisode 1&lt;/a&gt;</description>
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      <title>c etait drole 1</title>
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      <pubDate>Fri, 22 Jan 2010 19:47:31 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.territoire3.org/Media/cdad1.mov&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Media/istanbul_8.png&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:103px; height:77px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;c’était drôle&lt;br/&gt;au début &lt;br/&gt;/ 1 &lt;br/&gt;un poème vidéo en 33 épisodes&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;épisode 1 : blocage&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;“Chargé d’affaires chez un gestionnaire de patrimoine, je maîtrise assez bien l’aspect technique du métier, mais à en croire mon boss, j’ai un problème dans ma relation au client. Il me demande de prendre modèle sur mes collègues, qui sont très agressifs. Moi, j’aime bien que le client ait le temps de réfléchir avant de signer. Comment surmonter ce blocage ?”</description>
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      <title>projet cannes et autres villes 2</title>
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      <pubDate>Fri, 22 Jan 2010 10:12:01 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Entries/2010/1/22_projet_cannes_et_autres_villes_2_1_files/couvcannes_1.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Media/couvcannes_1.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:102px; height:77px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Cannes &lt;br/&gt;...et autres villes fictives&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;“qu’est-ce qu’on voit? qu’est-ce qu’on croit?”&lt;br/&gt;pr. Reginald S. Clock&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Ville fiction, ville fictive, ville rêvée... chaque ville possède un souffle qui n’est celui d’aucune autre ville. toute une journée s’en laisser traverser, avec dans la main un appareil photo, un téléphone mobile ou une caméra embarquée. &lt;br/&gt;à l’arrivée : Pas de voix off ni de musique, inutiles bâillons. Montage rapide : “...adesso ci siamo, fai presto !” Présentation et premières vidéos du projet &lt;a href=&quot;../cannes.html&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;</description>
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      <title>bonne annee 3</title>
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      <pubDate>Tue, 19 Jan 2010 10:57:39 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Entries/2010/1/19_bonne_annee_3_files/bonneannee3.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Media/bonneannee3_1.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:102px; height:144px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Kuay Chen Ken &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;(poème-défouloir)&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;“Au-delà il eût fallu inventer, mais ses jambes &lt;br/&gt;allaient trop vite pour son cerveau”, &lt;br/&gt;Alfred Jarry, Le Surmâle&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;A : Tes dents, on dirait agouti plongeur...&lt;br/&gt;B : Ah oui? Et toi, ton visage froissé, on dirait peau de testicules, là. &lt;br/&gt;...&lt;br/&gt;A : Ton nez, on dirait orteil de guédégba.&lt;br/&gt;B : Et toi, tes dents pourries, on dirait dents de chien abandonné, là.&lt;br/&gt;...&lt;br/&gt;A : Tes lèvres, on dirait HAMBERGEUR !&lt;br/&gt;B : Et toi, ta bouche, on dirait piment brûlé.&lt;br/&gt;...&lt;br/&gt;A : TA TETE, ON DIRAIT COCOMAN RASTA.&lt;br/&gt;B : Et toi, d’où tu es assis, on voit le fond de tes narines...&lt;br/&gt;...&lt;br/&gt;A : Ton nez, on dirait tra-tra.&lt;br/&gt;B : Et toi, tes oreilles, on dirait vomi. &lt;br/&gt;...&lt;br/&gt;A : Ta figure, on dirait morve glacée au jus de plaie, là. &lt;br/&gt;B : Et toi, ton -&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;C : Oh ! Oh ! Paix mes frères ! L’année commence à peine que vous vous insultez déjà ? BABIAI LA ! N’avez-vous pas honte ? C’est caillou qui est dans vos têtes ou quoi, là ?&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;A : Oh toi, margouillat tête rouge ! On t’a rien demandé, là...&lt;br/&gt;B : C’est vrai, ça. Ce que tu dis est bête comme cuit de dindon.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;C : Quoi ? Vous me cherchez pourquoi tous les deux ? D’abord, toi ta sœur, elle est tellement grosse qu’on peut faire du surf sur sa cellulite, même. Et toi... TOI TON NEZ ON DIRAIT ASPIRATEUR !&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;A : Pff... Et toi tu es tellement vilain qu’à ton accouchement, ton père a divorcé.&lt;br/&gt;B : Quant à ton nez... Ton nez, on dirait train est passé dessus, là.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;C : Et vous, vous vos bouches sont semblables au derrière d’une femelle bonobo qui vient de mettre bas...&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;A: Et toi, ta figure, on dirait qu’on a pété dedans, là !&lt;br/&gt;B : Ah ! ah ! ah ! Et quant à ta tête... Eh bien ! ta tête, on dirait lance-pierre.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;C : JE VAIS VOUS DONNER COCOTA SUR VOS LANGUES ET VOS DENTS VONT TOMBER !&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;A : Et moi, je vais te donner cocota à tes poils et ils vont fuir en prenant leurs jambes à leur cou.&lt;br/&gt;B : Et ta tête elle va voler comme ballon de rugby. Ton visage, il va devenir anus de gorille. Tes fesses, elles vont faire comme deux placalis collés au mur, kpo !&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;C : Ah c’est ça ! Eh bien ! VOUS DEUX, LA. VOUS DEUX QUAND VOUS ÊTES NES, CHAT A CHIE SUR VOUS !&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;D : Oh là !... Oh mes amis ! Êtes-vous bien dans vos têtes ? L’année est fraîche comme la vierge que vous vous insultez déjà ? N’avez-vous pas honte ? C’est mélasse qui est dans vos têtes ou quoi, là ?&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;A : Oh toi ! Toi, ton visage est aussi ridé que mon trou du cul, kokoman ninja là !&lt;br/&gt;B : Et ta langue on dirait tapette de bouki. Tes cheveux, on dirait gazon mal planté. Ton front, on dirait les 18 montagnes de Man. &lt;br/&gt;C : Ah ah ah... Regarde-toi ! Toi tu es coiffé comme une bite, croûtard !&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;D : Quoi ?  Quoi ? Vous me cherchez pourquoi tous les trois ? Et d’abord toi... Toi, tes yeux, on dirait phares de babi ; et toi, ta langue, on dirait Hollywood mal repassé; et toi, tes cheveux, on dirait attiéké pourri.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;A : Et toi, ton nez, on dirait gomme.&lt;br/&gt;B : ...Et ta tête, on dirait une selle de mobylette&lt;br/&gt;C : ... ET tes cheveux, on dirait un cimetière de cafards.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;D : Vous me cherchez pourquoi ? D’abord toi, tu n’as pas fesses, mais tu veux danser mapouka. Et vous deux là, vos lèvres, on dirait scotch à la retraite.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;A : Ta nuque, on dirait piège, là.&lt;br/&gt;B : Ton visage est serré, on dirait femme qui n`a pas eu ses règles.&lt;br/&gt;C : Ta figure, on dirait foutou périmé, ha pardon ! cache-toi un peu ! &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;D : Et vous... Vous vos gomies sont Chauves !&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;A : Pfff... C’est ta mère ma gomie.&lt;br/&gt;B : Toi, ta gomi est remplie de coco… Avec ton nez, on dirait salopette de djandjou.&lt;br/&gt;C : Tu as vu ton vieux visage là ?...&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;D : ET VOUS, VOS PAQUITES, ON DIRAIT BOFLOTO QUI A FAIT DIX ANS AU SOLEIL!&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;E : Oh là ! Oh là ! Bande de gaous, arrêtez, vos macarozards ! Oh ! je dis ! Vous êtes malades ou bien ? L’année commence à peine que vous vous insultez ?&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;A : Oh ! Toi on t’a rien demandé. Et d’abord, ton visage gonflé, on dirait gorille qui a lapé citron.&lt;br/&gt;B : Tu es si vilain, on dirait gombo soldat !&lt;br/&gt;C : Avec ta bouche, on dirait con baveux, là et tes dents, on dirait toffi militaire, là.&lt;br/&gt;D : Je me demande bien si tu fais la différence entre un miel sauvage et une crotte, gnata de dernier degré !&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;E : Chiens pourris, vous êtes tous de honte, avec vos lèvres, on dirait kplo 25 francs.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;F : Bonjour, je m’appelle Michelle...&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;A : Michelle, ta figure accidentée, on dirait train déraillé.&lt;br/&gt;B : Michelle, tu es habillée, on dirait macaroni fourré dans pain chaud.&lt;br/&gt;C : Michelle, tu es musclée, on dirait grossesse de 36 mois.&lt;br/&gt;D : Tu es si affreuse, Michelle, qu’on dirait phacochère constipé.&lt;br/&gt;E : Tu es si bête, Michelle, que ton cerveau ne remplirait pas le crâne d’un canari.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;F : Oh ! Et vous quatre, vous parlez tant que vos figures ressemblent à l’orteil de Foudror.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;A : TES LEVRES, ON DIRAIT UN BATRACIEN MORT VIVANT, MICHELLE.&lt;br/&gt;B : Ah oui ! Tes lèvres plissées comme celles d`un mouton avant un bon feu, Michelle.&lt;br/&gt;C : Ta figure, on dirait sachet de gnamankoudji froissé, Michelle.&lt;br/&gt;D : Ta figure, on dirait varan chinois, Michelle.&lt;br/&gt;E : Ton nez, Michelle, on dirait fesse cicatrisée.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;F : Et vous, vos dents casse-casse, on dirait escalier de Washington !&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;A : Et toi, quitte ici, avec tes appréciations...&lt;br/&gt;B : Tu es tellement vieille que ton numéro de sécurité sociale est “Un”...&lt;br/&gt;C : Michelle, tu ressembles à souris mécanicien...&lt;br/&gt;D : Tes lèvres rouges rouges, on dirait con de vache, Michelle !&lt;br/&gt;E : Ton kpetou est tellement gros que tu utilises un matelas à la place du vania, Michelle...&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Michelle : Et vous, tous les quatre, vous ressemblez à balafre de fologo !&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;G : Bonjour, je m’appelle Françoise. Et moi, à tous les vilains, moi votre vieille mère, je vous souhaite une BONNE ET HEUREUSE ANNÉE 2010. Allez ! Peace and love pour la nouvelle année !&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Tous : ON T’A RIEN DEMANDE, SALOPE !&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Jean-François Paillard - texte &amp;amp; image  (c) 2010.</description>
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      <title>bonne annee 2</title>
      <link>http://www.territoire3.org/Blog/Entries/2010/1/13_bonne_annee_2.html</link>
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      <pubDate>Wed, 13 Jan 2010 14:45:15 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Entries/2010/1/13_bonne_annee_2_files/bonneannee2-filtered.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Media/bonneannee2-filtered.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:102px; height:59px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;« Mais le plus beau, dans ce terrier, c’est son silence », Franz Kafka, &lt;br/&gt;La colonie pénitentiaire et autres récits.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Une décennie s’achève, dit-on. Il y a dix jours déjà, journaux et magazines se fendaient de listes de novations que le siècle naissant aurait enfantées à notre insu. Je dois confesser que j’ai été atterré par l’insigne pauvreté de la glanure de Libé, dans son numéro du 1er janvier. Techno truc, tic et mode, verbatim idiot, célébrité cul, machins «communicants»… De page en page s’égrenait  sous mes yeux éberlués une kyrielle d’objets-poncifs à effet vaguement mode. J’entendais d’ici les journalistes précaires ânonnant, avec un bel ensemble, leur pauvre avenir à dossier de presse ouvert, lors d’une séance de rédaction torchée à la va-vite, faute de temps, de moyens, de personnel. En dix ans, me soufflait en creux Libé, la presse a tout sacrifié au “dieu marché” : intelligence, curiosité, crédibilité - et tous ses vrais lecteurs, ceux qui se refusent de lire en client. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Cette lecture m’a tellement serré le cœur que  j’en suis réduit (comme tant de blogueurs dont c’est l’occupation principale) à vomir mon fiel. Facile, me diriez-vous. Vrai. J’allais faire pire, figurez-vous. Je voulais prendre l’occasion de cette deuxième tentative de vœux pour l’année 2010 pour m’appesantir sur moi-même. Sans blague ! Par la voix du pr. Clock, j’étais à deux doigts d’exprimer combien un blog est un outil ambigu – traîtreux même - et comment j’avais été moi-même piégé par cet engin bizarre dont je me suis aperçu un peu tard qu’il était doté d’une manière de herse qui gravait dans ma chair les mots et les images que j’expédiais au hasard de l’espace internetien ! &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Satané blog... Au début, cette machine infernale, simple d’utilisation (mais en réalité d’un usage très compliqué) a quelque chose de nettement libérateur : « Miracle ! s’écrit-on, incrédule. Ecrits et gribouillés en toute liberté, mes trucs et ficelles sont vraiment consultés! Les ventes de mes publications sous format papier en sont même vivifiées (du moins le spectre pilonneur s’éloigne-t-il de dix bons pas…)» Il y a aussi l’aventure &lt;a href=&quot;http://www.publie.net/&quot;&gt;publie.net&lt;/a&gt;, rendue possible (au moins favorisée) par ma « présence » sur le web. (D’ailleurs, qui d’autre que &lt;a href=&quot;http://www.tierslivre.net/&quot;&gt;Mister Bon&lt;/a&gt; aurait publié &lt;a href=&quot;http://www.publie.net/tnc/spip.php%253Farticle209&quot;&gt;ceci&lt;/a&gt; ou &lt;a href=&quot;http://www.publie.net/tnc/spip.php%253Farticle275&quot;&gt;cela&lt;/a&gt; ?”) &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Pourtant, je ne m’étonne pas que les plus sages aient décidé un beau matin de décrocher du blog, comme on décide de se déprend d’une addiction, ou que l’on rompt en catastrophe les amarres pour fuir ce qui apparaît tout à coup comme une abominable &lt;a href=&quot;http://www.diogene.ch/article.php3%253Fid_article%253D672&quot;&gt;colonie pénitentiaire&lt;/a&gt;. Moi-même, si j’avais le courage… Quand je fais le tour de mon &lt;a href=&quot;http://www.territoire3.org/bienvenue.html&quot;&gt;site&lt;/a&gt; (à propos, ne parlez pas aux amis que vous côtoyez en vrai, de l’existence de vos site et blog, ils vous prendraient pour un crétin asocial et mégalo qui passe trop de temps devant son ordinateur – ce qui est exact) je suis saisi par une douloureuse impression d’inachèvement, d’éparpillement, de fâcheuse dispersion (sans parler de ce côté mini-piédestal en carton-pâte façon étal de marché réfrigéré auto-démontable, assez ridicule, je vous l’accorde). Inscrits dans la petite vie au quotidien de Clock et consorts - la mienne donc, mes coq-à-l’âne veulent assurément me dire quelque chose. Mais au visiteur ? Rien ou pas grand-chose. (Au fait, qui est-il, ce fameux visiteur? Membre rare d’une secte d’assidus lettrés ou saute-ruisseau pléthorique, volatil comme une vapeur d’hydrocarbure ? Impossible de le savoir ! Inconnu au bataillon, le visiteur! Mesuré à l’aune du « nombre moyen de visites par jour »... Autant dire fantôme happé par un trou noir. Mirage ?)&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Quel bien étrange chemin de servitude au fond, que celui du blog. Amusante à parcourir, la sente débouche sur un formidable océan de possibles. Excité comme un pou, on y lance ses lignes. Pour vite s’apercevoir que rien jamais ne remonte des profondeurs : ni écho (ou si rare et d’autant plus maladivement espéré que l’attente suffirait à justifier l’abandon de l’entreprise) ni rétribution phynancière, gratuité oblige. A ce jeu, l’inclination pour le blog se mue en aliénation: le blog enchaîne aussi sûrement qu’il est dévoreur de temps – plus dévoreur encore si l’on se perd à visiter les &lt;a href=&quot;http://www.netvibes.com/tierslivre%2523tiers_livre&quot;&gt;façonnages numérisés de nos voisins de rame. &lt;br/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;A nous voir ainsi souquer sans grâce au quotidien, l’écriture, la vraie, paradoxalement, s’éloigne. Et quand le projet se met à patiner, il obsède : « Je prends du retard sur cette damnée historiette ! Bon sang ! il faudrait que je campe nuit et jour devant l’écran... » Voilà que l’on parle tout seul devant un miroir aux alouettes ! Bientôt, on se surprend à « mettre en ligne », non plus pour se gratifier d’un plaisir, mais pour se soulager d’un souci. Une drogue dure, je vous dis !&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Décrocher ? Je crains, pour mon malheur, que j’aie trop profond dans ma peau les dents de cette machine diabolique enfoncées, et que je sois devenu «accro» au privilège de pouvoir exprimer ce que bon me semble, avec la quasi-certitude d’être vu et-ou lu par quelque égaré(e) (autrement dit par vous, puisque vous êtes parvenu(e) jusqu’ici, ce qui n’est, avouons-le, pas le cas de l’immense majorité des visiteurs…) pour lâcher si facilement  prise. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Bah ! Plaisir au fond que celui de pouvoir écrire d’une phrase à l’autre une chose et son contraire, de changer d’outil, d’idée, de direction comme de chemise (ce que, tenez, je viens à l’instant de faire) et cela sans crainte d’être jamais &lt;a href=&quot;Entries/2010/1/13_bonne_annee_2_files/mailto%253Aterritoire3%2540yahoo.fr%253Fsubject%253Dmessage%252520d%2527un%252520contradicteur&quot;&gt;contredit&lt;/a&gt;… Tenez, puisque je vous ai en quelque sorte sous la main, je vais vous libérer de la tâche ingrate de me plaindre (ou de me moquer) en changeant de sujet.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;...car tel est le bon plaisir du professeur Clock !&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;(la suite en haut à gauche)</description>
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      <title>bonne annee 1</title>
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      <pubDate>Tue, 5 Jan 2010 18:47:41 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Entries/2010/1/5_bonne_annee_1_files/bonneannee1.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Media/bonneannee1_1.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:102px; height:77px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Bonne année (tentative 1)&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Le texte qui suit est une manière comme une autre de vous souhaiter une bonne année 2010. D’autres textes de même intention suivront dans les prochains jours. J’en profite pour louer votre assiduité : la fréquentation de ce site a presque doublé en un an... Je songe pourtant à arrêter territoire3. Ou peut-être pas... Cela nécessite des explications. Je vous en reparlerai bientôt ! J-F Paillard.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;« L’Homme est un bœuf non castré », Sigmund Freud, &lt;br/&gt;L’Homme Moïse et la religion monothéiste.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;    Saviez-vous que chez le paon vert (Pavo muticus) dit aussi paon spicifère (ou encore, quoiqu’improprement, paon muet) la cérémonie de la communion paonique au cours de laquelle les paons mâles s’incorporent symboliquement la chair et le sang du « paon sauveur » en picorant de concert les graines, capsules, tigelles, radicules et mégots disséminés au sol, répète dans son contenu l’antique repas totémique né à Tenasserim (actuelle Birmanie) au cours duquel tous les masques paoniques – celui du chef, du père, du frère, du fils, du pêcheur, du rédempteur, du bienveillant et du vengeur - étaient symboliquement consommés ?&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;    La cérémonie originelle débutait ainsi : déployant en éventail leur traîne de plumes-œil et par ce geste jubilo-libératoire, exposant leurs derrière et organes génitaux à la vue de tous (et particulièrement au regard ni du dessus ni du dessous, mais à même hauteur de la paonne déesse mère - aimante et nourricière matrice de l’éternel retour) les paons mâles mangeaient lentement, s’appliquant à n’éprouver aucune de ces anxiétés qui nous tenaillent tous, notamment cette crainte constante que nous avons de “perdre” notre temps, nos possessions, telle ou telle occasion de plaire, de jouir ou de posséder, ou, plus grave encore, de perdre la face en dévoilant nos reliefs intimes. Emplis d’une belle pulsion de vie, les paons faisaient tout au contraire des mines placides et douces, mâchant, ingurgitant, régurgitant, bécotant, embrassant à volonté tous les plis et les plaisirs de la chair offerte au banquet… &lt;br/&gt;    Mais voici que le « paon-coq-de-père » (un rôle-titre asexué reconnaissable à la mine affairée et au costume aux couleurs spéculaires qu’il infère) venait à accaparer l’attention. Affichant des postures tour à tour souffreteuse, courroucée, implorante et altière, bruissant de toutes ses peaux rougies à force d’autocorrection, il assénait de sa voix légèrement grasseyante des histoires à teneur essentialiste où le retour à un âge d’or « à la fois völkisch et authentique » le disputait à la nécessité d’expier un tombereau d’anecdotes savoureuses, soi-disant commises ab origine et qu’il désignait par le drôle de nom de « péchés ».&lt;br/&gt;    Sautillant furieusement de dextre et de senestre, le paon-coq-de-père intimait bientôt à l’assemblée de se rhabiller alla militare et par la même occasion de cacher à tout jamais le « trou intime » et la « bosse textuelle » que chacun de nous porte en soi. Assénant force coups de trique symboliques, d’abord sur le crâne et le cou des paons les plus jeunes, puis sur la huppe et la traîne des adultes les moins susceptibles de contenir leur éjaculat, il finissait par conquérir le désir de retenue de l’assemblée galliforme, celle-ci voulant soudain et pour toujours se laver dudit “péché” en se désignant “sans ambiguïté en tant que Tout irréductible et pur”, les cris et les articulations sonores proférés à cette occasion faisant miraculeusement effet de jus sanguinis.&lt;br/&gt;Passée cette phase, le paon-coq-de-père enfilait un costume à brandebourgs, de coupe martiale, fort bien ajusté, et appelait de ses voeux une longue suite d’entreprises excavatrices et dominatrices, qui fussent libératrices du regard-peur de la déesse mère et réductrices des tensions nées des patronymes nouvellement créés de fils, frère, père et époux. Puis venait le moment dit « littéraire » (fondateur de nos contes, légendes, sögur et romans) où le paon-coq-de-fils faisait mine de se rebeller contre la parole-diktat du paon-coq-de-père. Par tel moyen ou tel autre (variable selon les pratiques régionales : strangulation par mot-qui-fouaille, dénégation ou bout de ficelle) il tuait symboliquement le paon-coq-de-père et, partageant le repas de sa chair avec l’assemblée, il contribuait à faire baisser la tension collective d’un cran (la variante dite « fleur au fusil », nettement plus tragique, le voyant s’allant tuer au nom du sacrifice prototypal).&lt;br/&gt;    Bien qu’empruntant mot pour mot son logos, la Technique pallie depuis son avènement bien des déconvenues occasionnées par le sacrifice monothéiste pratiqué à l’ère préindustrielle. Les usines à soulagement que sont nos actuels centres commerciaux n’existaient pas encore. C’est pourquoi aucune des techniques archaïsantes de meurtre-du-nom-du-père n’aboutissait à un apaisement réel et durable chez quiconque assistait à l’antique cérémonie. (D’où le malaise ancestral du paon spicifère dont on sait qu’il prend sa forme la plus achevée dans son cri - un horrible braillement si plein du « malheur du paon » que l’Homme moderne, qui n’est avec le pigeon biset et la pintade commune qu’un “paon modernisé”, en vint très tôt à souhaiter que son cousin à plumeau fût muet…) &lt;br/&gt;    Mais retournons à notre cérémonie originelle. Ayant incorporé symboliquement le masque de feu-le-paon-coq-de-père, le paon-coq-de-fils scellait son destin : il se contrôlait, épousant la cause du père dominant, qui est aussi celle du fils dominé. Par là, il se devait d’omettre la mère : l’éternelle oubliée disparaissait derrière un voile bruissant, invisible et omniprésent, si obsédant dans sa présence/absence que l’envie pour les uns de posséder le corps-mère, pour les autres de soulever le voile de l’absente, pour certains de s’en vêtir et/ou d’en jouer afin d’exposer par “en dessous” certaines parties d’eux-mêmes devenues non montrables devenait impérieuse – aussi impérieuse du reste, que l’idée de l’imminence de la “mort du paon” (dont témoignent les ocelles qui marquent sinistrement ses plumes).&lt;br/&gt;    La plupart des paons parvenaient heureusement à se libérer de ces obsessions intimes en convertissant avec succès ces « jeux de l’amère » en occupations sérieuses. Mais par refus d’épouser cette part d’eux-mêmes ou par peur d’éjaculer trop tôt ou trop tard (ou pis : jamais) quelques spécimens devinrent ces paons machistes, ces paons va-t-en-guerre, ces paons père-la-pudeur, autrement dit ces ardents zélateurs de paons-coqs-de-père que certains Hommes (ceux-là même qui nous font la vie si amère) ont pris pour modèles. &lt;br/&gt;    Grâce au progrès technique beaucoup de paons ont multiplié les simulacres de mort-résurrection, enclenchant sans le vouloir le cycle de compulsion consommatrice que vivent encore aujourd’hui maintes populations de phasianidés. Il suffit de constater avec quelle douloureuse avidité les paons verts picorent entre deux cris déchirants les graines, capsules, tigelles, radicules et mégots que l’Homme a disséminés un peu partout sur terre, pour se rendre compte à quel point ces volatiles sont agis comme leurs cousins hominidiens par leur étrange Psyché.  Texte et image Jean-François Paillard © 2010</description>
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      <title>poeme video 6 fuir</title>
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      <pubDate>Mon, 28 Dec 2009 15:15:44 +0100</pubDate>
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      <title>poeme video 5 souterrain</title>
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      <pubDate>Mon, 28 Dec 2009 13:15:38 +0100</pubDate>
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      <title>poeme video 4 boites</title>
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      <pubDate>Mon, 28 Dec 2009 12:15:30 +0100</pubDate>
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      <title>poeme video 3 campagne</title>
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      <pubDate>Mon, 28 Dec 2009 11:15:21 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.territoire3.org/Media/camp.mov&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Media/camp.png&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:103px; height:77px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Jean-François Paillard&lt;br/&gt;six poèmes vidéo&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;3/6&lt;br/&gt;“Bienvenue &lt;br/&gt;à la campagne” &lt;br/&gt;(6:33)&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Réalisation Jean-François Paillard&lt;br/&gt;Voix : Jean-Marc Hérouin et Marion Rampal&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;(En réponse l’appel à concours international de poésie-média N°2 lancé par la &lt;a href=&quot;http://www.biennaledespoetes.fr/&quot;&gt;Biennale Internationale des poètes en Val de Marne&lt;/a&gt; (BIPVAL) voici un choix de six poèmes-vidéo écrits et tournés au cours des cinq dernières années.)&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/12/28_poeme_video_4_boites.html&quot;&gt;&gt; poème vidéo suivant&lt;/a&gt;</description>
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      <title>poeme video 2 plan masse</title>
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      <pubDate>Mon, 28 Dec 2009 10:15:00 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.territoire3.org/Media/pm.mov&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Media/pm.png&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:103px; height:77px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Jean-François Paillard&lt;br/&gt;six poèmes vidéo&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;2/6&lt;br/&gt;Plan Masse (15:00)&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Réalisation : Jean-François Paillard&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Voix: Jean-Marc Hérouin et Marion Rampal &lt;br/&gt;Batterie : Alex Bourbonnais &lt;br/&gt;Guitare : Rémy Jouffroy&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;(En réponse l’appel à concours international de poésie-média N°2 lancé par la &lt;a href=&quot;http://www.biennaledespoetes.fr/&quot;&gt;Biennale Internationale des poètes en Val de Marne&lt;/a&gt; (BIPVAL) voici un choix de six poèmes-vidéo écrits et tournés au cours des cinq dernières années...)&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/12/28_poeme_video_3_campagne.html&quot;&gt;&gt; poème vidéo suivant&lt;/a&gt;</description>
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      <title>poeme video 1 nam la</title>
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      <pubDate>Mon, 28 Dec 2009 09:33:14 +0100</pubDate>
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      <title>lachose 11</title>
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      <pubDate>Thu, 17 Dec 2009 17:50:57 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Entries/2009/12/17_lachose_11_files/lachose111_3.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Media/lachose111.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:105px; height:151px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Si j’ai connu la chose ? &lt;br/&gt;(jouez !)&lt;br/&gt;Laissez-moi vous dire : un jour, &lt;br/&gt;(offrez-vous une expérience inoubliable !)&lt;br/&gt;je fus en effet présenté à elle. &lt;br/&gt;(livraison 24 h)&lt;br/&gt;Il faut un début à tout : nous parlâmes. &lt;br/&gt;(j’en profite !)&lt;br/&gt;Déjà hors de moi, je lui pris la main. &lt;br/&gt;(pour vous !)&lt;br/&gt;Lorsque je sentis le contact de sa peau &lt;br/&gt;(à gagner !)&lt;br/&gt;sur mes lèvres, &lt;br/&gt;(simple et gratuit !)&lt;br/&gt;de mon coeur frais comme au premier matin, &lt;br/&gt;(une occasion à saisir !)&lt;br/&gt;un sang fluide remonta en flots drus par ma gorge &lt;br/&gt;(dans votre région !)&lt;br/&gt;et me battit la langue. &lt;br/&gt;(voir l’offre.)&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Dans l'obscurité, j'aperçus ses deux yeux &lt;br/&gt;(jouez !)&lt;br/&gt;qui me regardaient. &lt;br/&gt;(offrez-vous une expérience inoubliable !)&lt;br/&gt;Je les crus chargés de désir, &lt;br/&gt;(livraison 24 h)&lt;br/&gt;pleins de douceur mouillée, &lt;br/&gt;(j’en profite !)&lt;br/&gt;presque sans filtres &lt;br/&gt;(pour vous !)&lt;br/&gt;et qui semblaient me dire: c'est toi, c'est toi... &lt;br/&gt;(à gagner !)&lt;br/&gt;Dépourvu de ruse, &lt;br/&gt;(simple et gratuit !)&lt;br/&gt;je me donnai.&lt;br/&gt;(une occasion à saisir !)&lt;br/&gt;Ici, j'attrapais un corps&lt;br/&gt;(dans votre région !)&lt;br/&gt;aux formes douces et invasives&lt;br/&gt;(voir l’offre.)&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Quand elle fut saisie, &lt;br/&gt;(jouez !)&lt;br/&gt;couchée dix fois,&lt;br/&gt;(offrez-vous une expérience inoubliable !)&lt;br/&gt;caressée à lisière d'oreille, &lt;br/&gt;(livraison 24 h)&lt;br/&gt;tenue ouverte entre les draps froissés&lt;br/&gt;(j’en profite !)&lt;br/&gt;et maintes fois terrassée ; &lt;br/&gt;(pour vous !)&lt;br/&gt;quand je ne fus plus qu'un long gémissement &lt;br/&gt;(à gagner !) &lt;br/&gt;poussé à mordre,&lt;br/&gt;(simple et gratuit !)&lt;br/&gt;sans plus rien à retenir que l'instant, &lt;br/&gt;(une occasion à saisir !) &lt;br/&gt;au-dedans effrayé par l'implacable emportement &lt;br/&gt;(dans votre région !)&lt;br/&gt;qui me tassait contre son ventre, &lt;br/&gt;(voir l’offre)&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;j'eus l'impression que nos dalles&lt;br/&gt;(jouez !)&lt;br/&gt;pivotaient, &lt;br/&gt;(offrez-vous une expérience inoubliable !)&lt;br/&gt;et gagnaient, &lt;br/&gt;(livraison 24 h)&lt;br/&gt;par un spasme &lt;br/&gt;(j’en profite !)&lt;br/&gt;insoupçonné, &lt;br/&gt;(pour vous !)&lt;br/&gt;le versant libre &lt;br/&gt;(à gagner !)&lt;br/&gt;et grand, &lt;br/&gt;(simple et gratuit !)&lt;br/&gt;si pur, &lt;br/&gt;(une occasion à saisir !)&lt;br/&gt;non plus jamais protégé,&lt;br/&gt;(dans votre région !) &lt;br/&gt;de l'Amour. &lt;br/&gt;(voir l’offre.)&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Dés ce moment &lt;br/&gt;(jouez !)&lt;br/&gt;j'entendis mes paroles s'accomplir &lt;br/&gt;(offrez-vous une expérience inoubliable !)&lt;br/&gt;en elle, &lt;br/&gt;(livraison 24 h)&lt;br/&gt;toutes mes paroles tombées de ma bouche &lt;br/&gt;(j’en profite !)&lt;br/&gt;et déposées &lt;br/&gt;(pour vous !)&lt;br/&gt;dans la paix de ses doigts qui ne se défendaient plus. &lt;br/&gt;(à gagner !)&lt;br/&gt;Oh, comme j'étais nu! &lt;br/&gt;(simple et gratuit !)&lt;br/&gt;Fragile et léger! &lt;br/&gt;(une occasion à saisir !)&lt;br/&gt;Un atome d'enfant comblé qu'on berce &lt;br/&gt;(dans votre région !)&lt;br/&gt;et qu'on coince sous un sein. &lt;br/&gt;(voir l’offre.)&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Elle me regardait me dissoudre &lt;br/&gt;(jouez !)&lt;br/&gt;avec de grands élans chauds. &lt;br/&gt;(offrez-vous une expérience inoubliable !)&lt;br/&gt;Puis vint la lumière: &lt;br/&gt;(livraison 24 h)&lt;br/&gt;un néon agressif au plafond &lt;br/&gt;(j’en profite !)&lt;br/&gt;et derrière le monument que j'étreignais, &lt;br/&gt;(pour vous !)&lt;br/&gt;je vis un autre moi-même, &lt;br/&gt;(à gagner !)&lt;br/&gt;à même tête de grenouille, &lt;br/&gt;(simple et gratuit !)&lt;br/&gt;penché sur ma prise vacillante &lt;br/&gt;(une occasion à saisir !)&lt;br/&gt;qui – horreur !- guidait son Tout &lt;br/&gt;(dans votre région !)&lt;br/&gt;vers ses formes laiteuses déjà reconstituées ! &lt;br/&gt;(voir l’offre.)&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Sous l’effet de l’émotion, mes bras s'encordèrent. &lt;br/&gt;(jouez !)&lt;br/&gt;Voulant bien faire, je m'arrachai ici et là &lt;br/&gt;(offrez-vous une expérience inoubliable !)&lt;br/&gt;avec grande précaution, &lt;br/&gt;(livraison 24 h)&lt;br/&gt;comme si j'eusse voulu &lt;br/&gt;(j’en profite !)&lt;br/&gt;éviter tout bruit net et craquant. &lt;br/&gt;(pour vous !)&lt;br/&gt;Je vis qu'une corde à linge &lt;br/&gt;(à gagner !)&lt;br/&gt;tenait l'entier de ma raison. &lt;br/&gt;(simple et gratuit !)&lt;br/&gt;Je compris qu'aucun de mes points de chair &lt;br/&gt;(une occasion à saisir !)&lt;br/&gt;ne comptait plus pour elle. &lt;br/&gt;(dans votre région !)&lt;br/&gt;Effaré, je reculai de dix pas. &lt;br/&gt;(voir l’offre)&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Je voulus aboyer ce qui pesait en trou&lt;br/&gt;(jouez !) &lt;br/&gt;dans mon coeur piétiné. &lt;br/&gt;(offrez-vous une expérience inoubliable !)&lt;br/&gt;J'ouvris grand ma gueule terreuse, &lt;br/&gt;(livraison 24 h)&lt;br/&gt;quand soudain j'entendis &lt;br/&gt;(j’en profite !)&lt;br/&gt;des tonnerres d'applaudissements. &lt;br/&gt;(pour vous !)&lt;br/&gt;Comment en vins-je à rire? &lt;br/&gt;(à gagner !)&lt;br/&gt;Il se trouva que je remontai&lt;br/&gt;(simple et gratuit !)&lt;br/&gt;mon pantalon en riant. &lt;br/&gt;(une occasion à saisir !)&lt;br/&gt;Par là, je sus &lt;br/&gt;(dans votre région !)&lt;br/&gt;que j'avais passé l'épreuve. &lt;br/&gt;(voir l’offre.)&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Alors, je me redressai &lt;br/&gt;(jouez !)&lt;br/&gt;de toute ma blessure &lt;br/&gt;(offrez-vous une expérience inoubliable !)&lt;br/&gt;qui faisait jusqu'à terre &lt;br/&gt;(livraison 24 h)&lt;br/&gt;comme un pan duveteux. &lt;br/&gt;(j’en profite !)&lt;br/&gt;Je tournai le dos &lt;br/&gt;(pour vous !)&lt;br/&gt;et grimaçant de formidables larmes, &lt;br/&gt;(à gagner !)&lt;br/&gt;je m'enfuis, oubliant dans ma hâte &lt;br/&gt;(simple et gratuit !)&lt;br/&gt;mon étui pelvien. &lt;br/&gt;(une occasion à saisir !)&lt;br/&gt;En prenant la sortie, &lt;br/&gt;(dans votre région !)&lt;br/&gt;je trébuchais par deux fois. &lt;br/&gt;(voir l’offre.)&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Il me vint l'espace d'une vie, &lt;br/&gt;(jouez !)&lt;br/&gt;des fureurs muettes, &lt;br/&gt;(offrez-vous une expérience inoubliable !)&lt;br/&gt;des enflures insolentes&lt;br/&gt;(livraison 24 h)&lt;br/&gt;et des effets mous dans les jambes. &lt;br/&gt;(j’en profite !)&lt;br/&gt;Mais je tins bon. &lt;br/&gt;(pour vous !)&lt;br/&gt;Mon sang circula autrement, &lt;br/&gt;(à gagner !)&lt;br/&gt;plus librement peut-être, &lt;br/&gt;(simple et gratuit !)&lt;br/&gt;tandis qu'en ma mémoire, &lt;br/&gt;(une occasion à saisir !)&lt;br/&gt;s'annulait celle &lt;br/&gt;(dans votre région !)&lt;br/&gt;dont je m'étais cru à jamais attaché. &lt;br/&gt;(voir l’offre.)&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Depuis, &lt;br/&gt;(jouez !)&lt;br/&gt;je suis horde grinçante, &lt;br/&gt;(offrez-vous une expérience inoubliable !)&lt;br/&gt;chevauchée sauvage, &lt;br/&gt;(livraison 24 h)&lt;br/&gt;bâton comprimé, &lt;br/&gt;(j’en profite !)&lt;br/&gt;tête de pioche, &lt;br/&gt;(pour vous !)&lt;br/&gt;race de laquais, &lt;br/&gt;(à gagner !)&lt;br/&gt;ami de mort, &lt;br/&gt;(simple et gratuit !)&lt;br/&gt;petit bout d'écorce sèche, &lt;br/&gt;(une occasion à saisir !)&lt;br/&gt;pour mieux tromper, &lt;br/&gt;(dans votre région !)&lt;br/&gt;pour mieux résister. &lt;br/&gt;(voir l’offre.)&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Et vous, avez-vous connu la chose ?&lt;br/&gt;(jouez !)&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Textes et dessins © jean-françois paillard / 2005 -2009&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;- -&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Vous avez aimé ? Alors courez acheter mes romans, en vente &lt;a href=&quot;http://livre.fnac.com/a868948/Jean-Francois-Paillard-Animos%253FMn%253D-1%2526Mu%253D-13%2526Ra%253D-1%2526To%253D0%2526Nu%253D2%2526Fr%253D0&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://livre.fnac.com/a1439211/Jean-Francois-Paillard-Un-monde-cadeau%253FMn%253D-1%2526Ra%253D-1%2526To%253D0%2526Nu%253D8%2526Fr%253D0&quot;&gt;ici &lt;/a&gt;et &lt;a href=&quot;http://livre.fnac.com/a1848857/Jean-Francois-Paillard-Pique-nique-dans-ma-tete%253FMn%253D-1%2526Ra%253D-1%2526To%253D0%2526Nu%253D3%2526Fr%253D0&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; et mes textes publiés chez publie.net &lt;a href=&quot;http://www.publie.net/tnc/spip.php%253Farticle275&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;http://www.publie.net/tnc/spip.php%253Farticle209&quot;&gt;ici  &lt;/a&gt; et chez crater &lt;a href=&quot;http://recherche.fnac.com/advanced/book.do%253FisAdvanced%253D1%2526title%253Dduel%2526selectTitle%253D0%2526exact%253Dtrue%2526author%253Dpaillard%2526editor%253D%2526serie%253D%2526collection%253D%2526format%253D%2526language%253D%2526startMonth%253D-1%2526startYear%253D-1%2526endMonth%253D-1%2526endYear%253D-1%2526ean%253D%2526x%253D70%2526y%253D6%2526isbn%253D&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; et dites-moi ce que vous en pensez !&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;- - -&lt;br/&gt;Lire les autres épisodes :&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/4/16_lachose_1.html&quot;&gt;la chose 1 / Un jour...&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/4/17_lachose_2.html&quot;&gt;la chose 2 / Mais qui? &lt;/a&gt; &lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/4/18_lachose_3.html&quot;&gt;la chose 3 / Ce que dit le poulet&lt;/a&gt; &lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/4/19_lachose_4.html&quot;&gt;la chose 4 / Je vous assure...&lt;/a&gt; &lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/4/21_lachose_6.html&quot;&gt;la chose 5 / Vivarium&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/9/18_lachose_6.html&quot;&gt;la chose 6 / Serge F.&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/10/23_lachose_7.html&quot;&gt;la chose 7 / Simplement un peu spécial&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/11/2_roman_depouvante_2.html&quot;&gt;la chose 8 / L’effacement de R.&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/12/10_lachose_9.html&quot;&gt;la chose 9 / La vérité sur le projet Phoenix&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/12/15_lachose_10.html&quot;&gt;la chose 10 / Combattre le stress...par la récréation!&lt;/a&gt;</description>
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      <title>ainsi 3</title>
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      <pubDate>Thu, 17 Dec 2009 12:53:10 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Entries/2009/12/17_ainsi_3_files/ainsi3-filtered.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Media/ainsi3-filtered.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:102px; height:144px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Ainsi / 3&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Ainsi, ma seule échappée est celle de l’étrange (quand beaucoup sont à pointer leur doigt sur l’entrée du sentier battu, que signale le carrousel glorieux). Qu’on ne s’y trompe pas : c’est par pure peur que je cherche à m’échapper, car je sais qu’au bout du sentier battu, il y a cette galerie qui court en plateure. Il n’y a bientôt plus d’autre choix que de s’y enfoncer (voyez comme on s’y bouscule ! parlant moins littérature que de préséance et de largeur de pied !) La galerie est de plus en plus étroite malgré l’abattage à l’explosif ; elle est de plus en plus sombre malgré les lampes à accumulateur. Tout au bout, dans l’espace riquiqui où tous – on les connaît ! - se tiennent coudes au corps et par le menton, il y a cette chose tassée, bête comme charbon gras - et qui vous attrape ! et ne vous lâche plus ! A moins que vous n’acceptiez de mettre cette horloge de style dans votre tête devenue gondole, son tic-tac scandant les successions de “coups de génie et de coups de théâtre” qui peupleront désormais vos pauvres histoires... &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;(à suivre)&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;texte et images Jean-François Paillard © 2009</description>
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      <title>interlude Papon 2</title>
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      <pubDate>Thu, 17 Dec 2009 09:31:29 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Entries/2009/12/17_interlude_Papon_2_files/papon2.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Media/papon2.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:193px; height:113px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Incapable de camper plus de quelques heures dans la même ornière textuelle de peur que les obus de la routine ne m’ensevelissent à jamais, j’arpentais ces derniers temps &lt;a href=&quot;Entries/2009/9/11_un_heros_1_adieu.html&quot;&gt;un pays&lt;/a&gt; à la fois étrange et douloureux. J’y entasse des bouts de souvenirs, des textes épars et des liasses de documents divers, dont cette série d’articulets sur le procès Papon, publiés en 1998 et 1999 dans le &lt;a href=&quot;http://www.culturepub.fr/videos/larousse-le-journal-de-l-annee-d-un-14-juillet-a&quot;&gt;Journal de l’Année&lt;/a&gt; (Larousse).</description>
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      <title>interlude Papon</title>
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      <pubDate>Wed, 16 Dec 2009 09:38:58 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Entries/2009/12/16_interlude_Papon_files/papon1.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Media/papon1.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:113px; height:116px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;En digne saute-ruisseau, incapable de camper plus de quelques heures dans la même ornière textuelle de peur que les obus de la routine ne m’ensevelissent à jamais, j’arpentais ces derniers temps &lt;a href=&quot;Entries/2009/9/11_un_heros_1_adieu.html&quot;&gt;un pays&lt;/a&gt; à la fois étrange et douloureux, qui me rendra moi aussi ‘nuts’ si je n’en fais pas un jour, pas à pas, le tour complet. Pour le moment, j’y entasse des bouts de souvenirs, des textes épars et des liasses de documents divers, dont, tenez, cette série d’articulets sur le procès Papon, que j’ai publiés en 1998 et 1999 dans le &lt;a href=&quot;http://www.culturepub.fr/videos/larousse-le-journal-de-l-annee-d-un-14-juillet-a&quot;&gt;Journal de l’Année&lt;/a&gt; (Larousse).&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;A l’époque, tous ceux qu’obsédait l’énigme de la collaboration d’individus ordinaires à des entreprises de déshumanisation (1) se sont passionnés pour ce procès. L'ancien secrétaire général de la police René Bousquet ayant été assassiné avant son procès, Maurice Papon était en outre le premier haut fonctionnaire de Vichy à être jugé en France pour “complicité de crime contre l'humanité.” Exemplaire, le procès de Maurice Papon n’était pas seulement celui d’un homme ni du gouvernement Pétain, mais bien celui de tous ceux des Français - fonctionnaires et juristes en tête (2) - qui ont concouru au drame absolu de la Shoah. Le dire et le répéter sans cesse...&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Comparaissant le 8 octobre 1997 devant la cour d'assises de Bordeaux, Maurice Papon était accusé d'avoir contribué entre 1942 et 1944 à la déportation de dizaines de Juifs (3) vers Drancy, antichambre des camps d'extermination allemands. A l'origine, le verdict était attendu le 23 décembre 1997, mais les interruptions et le déroulement souvent interminable des audiences ont rapidement transformé l'affaire Papon en procès-fleuve. Le plus long jamais organisé en France...</description>
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      <title>lachose 10</title>
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      <pubDate>Tue, 15 Dec 2009 11:37:14 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Entries/2009/12/15_lachose_10_files/VES1-filtered.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Media/VES1-filtered_1.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:210px; height:118px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Comme tout le monde à Camp Tonto, Jean-Luc Prieur a tout pour être un homme stressé : « Depuis mon transfert de &lt;a href=&quot;../animos.html&quot;&gt;l’URCM de Lepz&lt;/a&gt; (une filiale de retraitement des champs de la mort™ située en nouvelle Carinthie, ndlr) je suis surchargé de travail, concède-t-il. Et quand ce n'est pas le cas, je dois, comme tout salarié, lutter contre l'angoisse de ne plus en avoir ». La grande chance de cet ancien chef de projet chargé du contrôle qualité, aujourd’hui responsable de l’ensemble du service Eviscération du site, c'est qu'il peut s’auto diagnostiquer à temps : « Je sais que lorsqu’une activité ou un événement prend trop d’importance pour moi, le stress me guette », confie-t-il.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;“On a cru à un coma éthylique”&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Jean-Luc parle d’or. Un effort physique ou intellectuel concentré de façon prolongée sur un même objet, qui est d’accroître sans cesse et par tous les moyens le rendement de ‘la chose’ est immanquablement facteur de stress : « Le complexe physico-chimique d’un individu « polarisé » sur une seule activité finit en quelque sorte par « tétaniser » - exactement comme l’appareil musculaire d'un grimpeur bloqué depuis trop longtemps sur une paroi difficultueuse », explique notre consultant interne, le professeur &lt;a href=&quot;Entries/2009/6/19_guidedu21siecle_episode_2.html&quot;&gt;Reginald S. Clock&lt;/a&gt;. L'erreur est alors de croire qu'en s’accordant un ‘lâcher prise’, le stress finira par s’envoler : « Passer de l'hyperactivité à l'inactivité totale et c'est la dégringolade assurée ! », met en garde Michel Lecerf, le Directeur des Ressources Humaines de Camp Tonto.&lt;br/&gt;Une chute brutale de tension entre deux missions à haut challenge peut même s’avérer fatale. L’exemple de &lt;a href=&quot;Entries/2009/6/22_guidedu21siecle_episode_4.html&quot;&gt;E&lt;/a&gt;., un ingénieur système trouvé inanimé dans la casemate NB 567 du site ouest du camp est à méditer : « On a cru d’abord à un simple coma éthylique, très courant dans ce secteur en fin de semaine », explique Jean-Pierre Boillon, le médecin du travail chargé de la supervision de la zone ouest. Le praticien a dû pourtant se rendre à l’évidence : « en opérant les palpations d’usage, j’ai compris que E. avait été victime d’une hémorragie cérébrale due à une hyperpression veineuse rétrograde provoquée par un écrasement thoraco-abdominal… »&lt;br/&gt;Existe-t-il des moyens efficaces pour protéger les salariés contre les risques bien réels de chute et d’étouffement ? « Les doter de protections lourdes et encombrantes comme les gilets pare-balles, les kits « mains libres » et autres murs de briques s’avère aussi coûteux que contre-productif », répond Jean-Noël Toumieux, chef du contrôle de gestion de l’équipemen-tier Rambo-Pelage. Que l’on s’avise pour en être convaincu, que l’infortuné ingénieur système était équipé d’un ensemble casque-armure-coudières-tibias-gorgerin en polyéthylène haute densité, associé à un appareil respiratoire artificiel qui lui permettait de s’oxygéner à peu près normalement, même à l’air libre !&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;“un risque bien réel de piétinement”&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Mais revenons à ce comportement de lâcher prise que le stress au travail induit si l’on n’y prend garde : « Par paresse, esprit routinier ou négligence, le salarié renonce souvent le matin à se préparer mentalement aux épreuves de la journée, déplore Jessica Kalhoum, responsable des ressources humaines de la division Gains de Camp Tonto. Cette règle de sécurité figure pourtant noir sur blanc dans la Charte d’entreprise du site : « …tant les occasions de sortie de route sont nombreuses », prévient Jessica Kalhoum. Elle nous en livre quelques-unes : « La glissade abrasive, lors d’une négociation commerciale particulièrement ardue ; le double tonneau provoqué par un lancement-produit mal budgété ; le choc frontal dû au rayonnement thermique occasionné par une mise à feu tardive d’un plan media… » Sans oublier le risque, toujours présent, de piétinement par les collègues : « …qui sont aussi des clients-rois et par là de solides concurrents… », analyse Jessica Khaloum. &gt;&gt;&gt;&lt;br/&gt;</description>
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      <title>lachose 9</title>
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      <pubDate>Thu, 10 Dec 2009 14:53:50 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Entries/2009/12/10_lachose_9_files/projetphoenix-filtered.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Media/projetphoenix-filtered_1.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:120px; height:120px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Aileen P. de Minneapolis (Minnesota) connaissait pourtant son rôle par cœur. Devant les caméras, elle savait comment presser le bras de son mari en lui fixant le bout du menton avec cet air de confiance, de gratitude et de tendresse qui a tant contribué à son extrême popularité. Dommage que cette actrice née ne pût tenir longtemps son rôle auprès du président Ronald, un homme au cœur sec qu’un journaliste du Arizona Daily Star surnomma un jour de 1983 l'Homogénéisateur, un curieux nickname qui eut l’immense succès que l’on sait, au point d’inspirer au légendaire chanteur “disco” Patti Ingram une chanson éponyme qui sera classée cette année-là numéro 1 des charts américains par le magazine Billboard. On sait moins que ce surnom valut à son auteur une mort par noyade déguisée en suicide dans les eaux limpides d’un creek des monts de la superstition (Arizona) à une portée de mitrailleuse de Camp Tonto, un centre d’expérimentations en tout genre de l’armée américaine. Avant que le ministère de la justice du gouvernement américain ne déclassifiât certains documents détaillant les actions de la CIA au cours du dernier quart du XXe siècle, seule une poignée de spécialistes du contre-espionnage connaissaient l’existence de ce centre, qui fut pourtant inauguré en grandes pompes le jour même de la mise en sommeil du Nevada Test Site, le principal site d’essais nucléaires établi sur le territoire américain. C’est à Camp Tonto que furent ourdies les tentatives d’assassinat du président cubain Fidel Castro, du chef du mouvement d’indépendance congolais Patrice Lumumba, de l’Emir du Khémed Ben Kalish Ezab et du dictateur dominicain Rafael Trujillodes. Des opérations d’espionnage de grande envergure de rédacteurs en chef et de chroniqueurs de journaux américains, français et allemands y furent montées ; des interrogatoires clandestins de prisonniers exposés à des ondes électromagnétiques d’extrêmement basse fréquence (ELF) ainsi qu’à des rayons gammas y furent effectués ; des substances chimiques y furent même testées sur des citoyens américains non consentants, dont l’&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Liane_d%2527argent&quot;&gt;Hawaiian baby woodrose&lt;/a&gt;, l’&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Ipomoea_tricolor&quot;&gt;Ipomoea tricolor&lt;/a&gt;, ainsi qu’un élixir de vérité de type spagyrique nommé “projet Phoenix” dont le composé chimique n’a jamais été dévoilé par le Pentagone. C’est aussi à Camp Tonto que certains armements à l’uranium appauvri utilisés en Afghanistan et dans les guerres du Golfe persique ont été mis au point. Mais ce n’est pas tout. Avant que vous ne lisiez les lignes qui vont suivre, sachez que seulement dix individus dans le monde (le rédacteur de ce texte compris) étaient informés que des employés de Camp Tonto (quatre au total, tous à ce jour portés disparus...) avaient été les témoins éberlués, un jour de mai 1983, depuis les fenêtres de l’autocar qui les conduisait à &lt;a href=&quot;http://maps.google.fr/maps%253Fhl%253Dfr%2526source%253Dhp%2526q%253Dphoenix%2526um%253D1%2526ie%253DUTF-8%2526sa%253DN%2526tab%253Dwl&quot;&gt;Phœnix&lt;/a&gt; (Arizona) par la route 88 dite Apache Trail, du crash d’un objet volant en forme de disque, d’apparence métallique, dans une zone du &lt;a href=&quot;http://maps.google.fr/maps%253Fhl%253Dfr%2526source%253Dhp%2526q%253Dqueen%252520desert%2526um%253D1%2526ie%253DUTF-8%2526sa%253DN%2526tab%253Dwl&quot;&gt;Queen desert&lt;/a&gt; qui a été clôturée et interdite d’accès depuis. Mais le plus incroyable est encore à suivre. Car l’un des quatre témoins, un certain Wright Fowler, un ingénieur en énergie nucléaire de 33 ans détaché à Camp Tonto par la firme Dupont de Nemours, déclara sous serment à la police locale, que lors de son évacuation sanitaire (le conducteur de l’autocar ayant sous le coup de l’émotion perdu le contrôle de son véhicule qui alla s’écraser contre un cactus chandelier) il avait aperçu par l’ouverture d’une tente médicale montée en urgence par l’armée, le corps brun vert d’une créature d’environ trois pieds de haut (soit à peu près 91,5 centimètres, ndlr) à la tête énorme et aux yeux globuleux, vêtue d’une combinaison argentée sur laquelle - tenez-vous bien - était cousu, je cite : “un écusson aux couleurs du drapeau américain.” Cette déclaration tiendrait du délire si d’autres témoignages concordants, émanant notamment de personnels appartenant à la sécurité du site n’avaient rapporté par la suite que les laboratoires du centre d’essais s’étaient vu livrer le jour même un caisson frigorifique contenant des corps de cinq créatures “ni vraiment animales ni vraiment humaines” - l’un d’entre eux employant à leur sujet l’expression de “choses de couleur brun-vert ressemblant étrangement au chien nu du Brésil”. Mais restez avec moi. Car ce qui arrive est plus extraordinaire encore. Revenons si vous le voulez bien à Aileen P. de Minneapolis et à sa fulgurante carrière en tant que femme de président. Vous n’êtes pas sans savoir ce qu'un beau matin d'août 1985 il advint d’elle, de son coupé sport (une magnifique Ford Mustang Fastback 1969 dont il ne reste à ce jour dans le monde que deux exemplaires entièrement d’origine), de l'arbre qui les reçut de plein fouet et de l'homme qui conduisait le véhicule, son amant dois-je vous le préciser, un certain Hörg Jaider, chef historique des nationaux texans et gouverneur de l’état de nouvelle Carinthie, un homme au passé trouble dont on a récemment découvert qu’il émargeait à la firme Ken &amp;amp; Eddy, une officine de la CIA spécialisée dans l’infiltration des personnalités politiques de haut rang domiciliée à Barren Church (Virginie) et dont certains employés furent mêlés dans les années 1990 à des affaires de trafics d’adolescentes et de ventes illégales d’armes en Bosnie-Herzégovine. Mais laissons de côté cette affaire. Revenons à la rencontre inopinée de la Mustang Fastback et de son arbre. Pressée de publier les photos sanglantes de la tragédie plutôt que d’en rechercher sérieusement les causes, la presse reprit avec une belle unanimité la thèse officielle d’un banal accident de la route. L’équipe d’enquêteurs diligentée par le FBI fut dessaisie du dossier. Il n’y eut bientôt plus personne pour s’aviser qu’il manquait un écrou au volant du véhicule. Qui ou plutôt quelle officine fut chargée de l’homogénéisation de Hörg et d’Aileen? Quelle raison tordue avait poussé Ronald à prendre la décision terriblement risquée de se débarrasser de sa femme et de l’amant de sa femme ? Quel profit concret comptait-il tirer de ce double assassinat? A-t-il été lui-même manipulé? Toutes ces interrogations n’ont reçu à ce jour aucune réponse satisfaisante. Dans cette affaire aux ramifications politico-économiques multiples, le tort de l'Homogénéisateur fut sans doute de n'avoir pas pris conscience à quel point Aileen P. et lui-même, et cela bien qu’ils n’eussent aucune attirance particulière l’un pour l’autre, formaient aux yeux du grand public un couple flamboyant, un couple qui, à l'époque du deuxième mandat présidentiel de Ronald eût pu sans conteste être identifié à la prospérité recouvrée, celle qui annonça trois décennies plus tard, le règne sans partage de la réalité phénoménale ultranetienne et la quasi-disparition conjointe de toute corporéité humaine active sur terre (si l’on excepte bien entendu celle, hautement conjecturale, des parias relégués dans le &lt;a href=&quot;../bienvenue.html&quot;&gt;territoire3&lt;/a&gt; et non comptabilisés dans &lt;a href=&quot;Entries/2009/6/19_guidedu21siecle_episode_2.html&quot;&gt;l’Ultranet®&lt;/a&gt;). Au lieu de cela, sur les conseils de Ken &amp;amp; Eddy dont la couverture officielle était celle d’une agence matrimoniale de luxe, l'Homogénéisateur se remariera très vite avec une ancienne infirmière un peu effrayée par sa fonction de femme de Président et qui aura un mal de chien à asseoir sa popularité auprès des citoyens panaméricains. Mais tout s'apprend et l'agence Ken &amp;amp; Eddy avait cette fois-ci tapé dans le mille : Judith B. surmontera le handicap d'un physique peu agréable en suivant assidûment des cours de maintien et d'expression corporelle. Elle apprendra la danse, le chant et le tir à la carabine, n’hésitant pas à faire un carton sur certains des membres de son entourage qui selon son expression “ne remplissaient pas les critères requis”. On sait que Ronald junior y perdra la vie, et cela bien qu’il fût pressenti pour succéder à son père en qualité de candidat du parti Républicain à l’élection présidentielle, tant il paraissait aux yeux de sa mère incapable de se sortir de conduites addictives irresponsables et destructrices, comme celle consistant à s’adonner à la lecture non de rapports et de listes d’actions à mener, mais de véritables livres remplis d’histoires aux développements fuligineux (“impropres à l’exercice de la carrière de décideur”, disait Judith, usant de l’anglicisme “inappropié”) l’hémorragie interne consécutive aux sept balles de 12 mm qu’il reçut dans le corps ayant pris dans les journaux l’appellation plus anodine de « rhinite mal soignée ». Femme de caractère, Aileen deviendra peu à peu la véritable maîtresse femme que nous connaissons tous, celle qui saura protéger la santé de l'Homogénéisateur, et qui l'amènera sans heurts à suivre les affaires du pays avec le sérieux et la minutie, le tact et la prescience qui en font de nos jours un sujet de prédilection pour ceux des chroniqueurs politiques qui essaient encore de déterminer qui de l'Homogénéisateur ou de sa femme gouvernait alors réellement le pays – la réponse étant bien évidemment que ni l’un ni l’autre ne maîtrisaient quoi que ce soit du pouvoir, celui-ci étant assumé en sous-main par Barney, la mascotte de la Maison-Blanche, un chien nu du Brésil que l’Homogénéisateur et sa femme surnommaient en privé “la chose” depuis qu’il avait pris ses quartiers devant les manettes du boîtier-déclencheur du &lt;a href=&quot;http://images.google.fr/images%253Fhl%253Dfr%2526source%253Dhp%2526q%253Dfeu%252520nucleaire%2526um%253D1%2526ie%253DUTF-8%2526sa%253DN%2526tab%253Dwi&quot;&gt;feu nucléaire&lt;/a&gt; qui s’empoussiérait sagement sur la table basse du salon. « Ma vie a commencé le jour où ma femme et moi, nous nous sommes mariés », commentera, au terme de son deuxième mandat, un Homogénéisateur profondément reconnaissant, exactement 72 heures avant que, sous le coup d’un accès de démence ou poussée au contraire par un élan salutaire d’extrême lucidité, à moins qu’elle ne fût plus prosaïquement tenaillée par l’envie d’en finir avec toute cette histoire “la chose” ne mît fin à une bonne partie de la vie terrestre en exerçant une légère poussée de sa patte avant droite sur le bouton de mise à feu atomique (qui n’est, aussi incroyable que cela puisse paraître, absolument pas de couleur rouge, mais multicolore et moulé à l’effigie de Mickey Mouse! Une idée loufoque qui venait précisément de Wright Fowler, l’ingénieur en énergie atomique qui avait assisté quelques années plus tôt au crash de l’objet volant non identifié. Cette idée fut d’ailleurs la dernière de Fowler à être retenue par l’équipe en charge du dispositif de mise à feu de l’arme nucléaire. Non pas que notre homme eût été le moins du monde mis sur la touche. Il se trouve simplement qu’un beau jour de novembre 1986, le lendemain de sa promotion au poste de chief engineer en charge de la connectique du boîtier-déclencheur, il disparut de la base de Camp Tonto. On parla un peu vite d’enlèvement, possiblement d’origine iranienne ou israélienne voire française : “...la France étant actuellement aux prises avec des problèmes quasi-insolubles liés à la mise en oeuvre de son réacteur à neutrons rapides Superphénix”, affirmèrent deux agents du FBI lancés sur les traces de Fowler par le département américain de la Justice, mais très vite pressés en haut lieu de classer sans suite ce dossier hautement explosif où était évoqué notamment le nom de Jeff Marchiani, un chef d’antenne de la CIA à Rome réputé proche du réseau maffieux corse du ministre de l’intérieur français de l’époque, lui-même impliqué dans un vaste réseau de trafic d’armes et de drogue avec l’Angola, le Maroc, Israël et les Etats-Unis. Mais la piste de Fowler ne s’arrête pas là. Un témoin sous X arrêté par le FBI en juin 1987 dans l’affaire de la Fondation Nationale pour la Démocratie (qui s’avéra être une officine écran de la CIA, ndlr) jura l’avoir vu quelques semaines après sa disparition dans un drive in de Yucca (Arizona). Visiblement éméché, à moins qu’il ne fût sous l’emprise de stupéfiants, Fowler parlait avec animation à une gogo danseuse que l’on retrouvera morte le surlendemain dans une chambre d’un motel tout proche, un couteau en travers de la gorge et une fourchette plantée dans le ventre. Deux autres témoins anonymes interrogés en octobre 1987 dans l’affaire de la fraude massive du Royal Buffalo Casino de Las Vegas affirmèrent quant à eux avoir identifié Fowler en janvier de la même année. L’homme était aux côtés de Mike d’Antoni, l’ancien entraîneur des Suns, l’équipe des basketteurs NBA de Phoenix, lors d’un match catastrophe vraisemblablement truqué, un véritable run and gun où l’équipe locale perdit contre toute attente 126 à 89 contre les Knicks de New York. Deux ans plus tard, le journaliste Luz Russo écrira dans les colonnes du New York Post que Fowler, un homme certes intelligent mais à la santé mentale vacillante, avait été à ce point marqué par la vision de l’étrange créature agonisant sous sa tente “qu’il était devenu complètement nuts”, pour reprendre son expression. Mais il y a mieux. Avant qu’il ne disparût lui aussi dans des circonstances jamais vraiment élucidées (l’enquête menée par la police fédérale ayant conclu après seulement deux jours d’investigation à une « disparition volontaire ») Luz Russo disait fort imprudemment à qui voulait l’entendre, qu’il avait rassemblé assez de pièces à conviction pour démontrer que Fowler avait trouvé refuge dès les premiers jours de sa cavale dans une communauté “post-hippie” établie dans la Vallée de l’espérance, un désert inhospitalier situé à l’est de la Sierra Nevada de Californie. Bénéficiant d’une large protection de la part du bureau des opérations spéciales de la CIA, et dirigée par le propre fils du sénateur méthodiste du Nebraska Bill Roberts (dont on a récemment appris qu’il était le véritable propriétaire, via une cascade de holdings domiciliés aux Barbades, au Luxembourg et en Uruguay, des défuntes tours jumelles du World Trade Center de New York) cette communauté d’illuminés se réclamerait de la mémoire du criminel en série Charles Milles Branson. S’agissant des événements tragiques du 11 septembre, l’information est évidemment de nature à éclairer d’un jour différent la fameuse piste du “complot méthodiste” dont la moindre des surprises n’est pas que, selon une source sûre proche du dossier, il eût été financé par des fonds émanant de mouvements évangéliques et fondamentalistes, de confessions multiples et d’origines diverses, tous liés de près ou de loin à “la chose”, ce fameux chien nu du Brésil à la tête énorme et aux yeux globuleux qui se matérialisa, sans que l’on sache très bien quand, pourquoi et dans quelles circonstances, sous le tapis rouge de l’un des trois salons ovales de la Maison-Blanche, mais bien plutôt que l’Homogénéisateur se serait à ce point entiché de “la chose” qu’il lui aurait concédé l’usage exclusif de la télécommande universelle qui trône sur la table-basse du bureau présidentiel, faisant du chien nu du Brésil et cela pour les siècles à venir (celui-ci étant réputé, tout comme le phœnix dont il serait cousin, éternel et indestructible) la source unique de la conquête du bonheur humain, et de son nécessaire corrolaire, la croyance qu’il est humainement possible de l’atteindre par les moyens de la déstabilisation des Etats, du financement du terrorisme international et de l’instillation dans les esprits via l’industrie du divertissement, que le combat destructeur entre le “bien” et le “mal” est un combat joyeux, car il se termine toujours à l’avantage du premier.) © Jean-François Paillard / 2009&lt;br/&gt;- - -&lt;br/&gt;Vous avez aimé ? Alors courez acheter mes romans, en vente &lt;a href=&quot;http://livre.fnac.com/a868948/Jean-Francois-Paillard-Animos%253FMn%253D-1%2526Mu%253D-13%2526Ra%253D-1%2526To%253D0%2526Nu%253D2%2526Fr%253D0&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://livre.fnac.com/a1439211/Jean-Francois-Paillard-Un-monde-cadeau%253FMn%253D-1%2526Ra%253D-1%2526To%253D0%2526Nu%253D8%2526Fr%253D0&quot;&gt;ici &lt;/a&gt;et &lt;a href=&quot;http://livre.fnac.com/a1848857/Jean-Francois-Paillard-Pique-nique-dans-ma-tete%253FMn%253D-1%2526Ra%253D-1%2526To%253D0%2526Nu%253D3%2526Fr%253D0&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; et mes textes publiés chez publie.net &lt;a href=&quot;http://www.publie.net/tnc/spip.php%253Farticle275&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;http://www.publie.net/tnc/spip.php%253Farticle209&quot;&gt;ici  &lt;/a&gt; et chez crater &lt;a href=&quot;http://recherche.fnac.com/advanced/book.do%253FisAdvanced%253D1%2526title%253Dduel%2526selectTitle%253D0%2526exact%253Dtrue%2526author%253Dpaillard%2526editor%253D%2526serie%253D%2526collection%253D%2526format%253D%2526language%253D%2526startMonth%253D-1%2526startYear%253D-1%2526endMonth%253D-1%2526endYear%253D-1%2526ean%253D%2526x%253D70%2526y%253D6%2526isbn%253D&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; et dites-moi ce que vous en pensez !&lt;br/&gt;- - -&lt;br/&gt;Lire les autres épisodes :&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/4/16_lachose_1.html&quot;&gt;la chose 1 / un jour...&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/4/17_lachose_2.html&quot;&gt;la chose 2 / mais qui? &lt;/a&gt; &lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/4/18_lachose_3.html&quot;&gt;la chose 3 / ce que dit le poulet&lt;/a&gt; &lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/4/19_lachose_4.html&quot;&gt;la chose 4 / je vous assure...&lt;/a&gt; &lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/4/21_lachose_6.html&quot;&gt;la chose 5 / vivarium&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/9/18_lachose_6.html&quot;&gt;la chose 6 / serge f.&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/10/23_lachose_7.html&quot;&gt;la chose 7 / simplement un peu spécial&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/11/2_roman_depouvante_2.html&quot;&gt;la chose 8 / l’effacement de R.&lt;/a&gt;</description>
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      <title>concert heropolis</title>
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      <pubDate>Fri, 27 Nov 2009 14:19:07 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Entries/2009/11/27_concert_heropolis_files/visuel0.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Media/visuel0.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:102px; height:153px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;HEROPOLIS&lt;br/&gt;un poème vidéo&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;- - -&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;après&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&quot;la vie rêvée&quot; en 2003&lt;br/&gt;&quot;plan masse&quot; en 2004&lt;br/&gt;&quot;ville contre nature&quot; en 2006&lt;br/&gt;et &quot;maurituri&quot; en 2007&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;voici&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;HEROPOLIS&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;le nouveau poème vidéo&lt;br/&gt;du collectif Territoire3&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;tourné à istanbul&lt;br/&gt;avec un appareil photo &lt;br/&gt;et une caméra embarquée&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;un spectacle de 55 minutes&lt;br/&gt;où fusionnent &lt;br/&gt;musique, voix et vidéo&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;- - -&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;à gauche de cette page,&lt;br/&gt;vous pouvez voir&lt;br/&gt;cinq extraits vidéo&lt;br/&gt;du concert donné &lt;br/&gt;le 20 novembre 2009&lt;br/&gt;au labobox &lt;br/&gt;de la friche belle-de-mai &lt;br/&gt;à marseille&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;- - -&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;nous nous produisons&lt;br/&gt;dans tous les lieux vivants&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;pour tous renseignements :&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/11/27_concert_heropolis_files/mailto%253Aterritoire3%2540yahoo.fr&quot;&gt;territoire3@yahoo.fr&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;06 75 12 35 18&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;- - -&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;la bande son de cette vidéo&lt;br/&gt;est celle du spectacle&lt;br/&gt;elle a été enegistrée par vincent commaret&lt;br/&gt;les images sont celles du filage &lt;br/&gt;qui a précédé le concert&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;- - -&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Territoire3, c’est :&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;texte et vidéo :&lt;br/&gt;jean-françois paillard&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;musique :&lt;br/&gt;emmanuel cremer / violoncelle&lt;br/&gt;rémy jouffroy / guitare&lt;br/&gt;damien ravnich / batterie&lt;br/&gt;didier simione / électroacoustique&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;voix :&lt;br/&gt;jean-marc hérouin&lt;br/&gt;marion rampal&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;- - -&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;HEROPOLIS, &lt;br/&gt;un poème-vidéo&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;HEROPOLIS est un spectacle alliant lecture musique et vidéo écrit et réalisé par Jean-François Paillard (1).&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Tourné entièrement à Istanbul avec une caméra embarquée et un appareil photo (2), le film est le récit de la  naissance et de la fuite éperdue d'un personnage-chien dans une mégalopole mythique privée de ciel (la plupart des scènes ont été tournées en intérieur : sous-sol, musée, bazar, ferries, caravansérails, sas d'aéroport...) Tout au long de cette course initiatique, le personnage tentera de recouvrer son apparence humaine, guidé par une étrange voix intérieure qui est la personnification de son rêve... &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Artaud (pefaljdd), Cendrars (du monde entier), Michaux (poteaux d’angle), Théophile Gautier (Constantinople), l’odyssée d’Homère et la légendaire épopée de Gilgamesh m'ont accompagnés pour le meilleur et pour le pire dans l'écriture de ce poème vidéo, qui se veut aussi une sussurration incantatoire et inutile contre la marchandisation du monde. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Filmer le réel à son insu, le réel ordinaire s’entend, banal même, se l’approprier et le plier à ses propres rêveries narratives : tel est également l’objet de ce film, qui doit beaucoup aux rêves éveillés de l’enfance, à cette faculté que l’on a de s’inventer par jeu et à volonté des histoires étranges et des mondes “pour de faux” simplement en regardant la réalité autrement. Une faculté que l’on perd à l’âge adulte - si l’on n’y prend garde... &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Parallèlement à Heropolis, j’ai écrit &lt;a href=&quot;http://www.publie.net/tnc/spip.php%253Farticle275&quot;&gt;Roman d’épouvante&lt;/a&gt; (publié chez &lt;a href=&quot;http://www.publie.net/&quot;&gt;publie.net&lt;/a&gt; en octobre dernier) qui est une même tentative de tirer le lecteur-spectateur par la manche dans une fuite en avant “pour du faux” en jouant à se faire peur et en essayant de susciter chez lui un plaisir qui rappelle les jeux de l’enfance et leur intensité.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Pour revenir à Heropolis, le spectacle prend la forme d’une projection vidéo, d’un concert musical et d'une lecture ‘live’ - l’objectif étant de réaliser une vraie fusion entre ces medium.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;- - -&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Nous cherchons des salles toute scène vivante étant la bienvenue ! &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;- - -&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Un DVD du film sera publié &lt;br/&gt;au printemps prochain. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;- - -&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Quelques éléments sur &lt;br/&gt;le collectif Territoire3&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Territoire3 est une belle aventure née il y a neuf ans, d'une rencontre entre le comédien jean-marc hérouin et jean-françois paillard, d’abord en vue de spectacles-lectures de ses textes. A partir de 2003, les lectures se sont agrémentées de projections d’images puis de vidéos et l'équipe s'est enrichie d’une tripotée de musiciens invités à jouer en ‘live’.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Territoire3 a joué à Avignon (Maison du off, 2000; parvis du palais des Papes, 2002), à Aix-en-Provence (au Pavillon Noir notamment, invité par le festival Images de ville en 2007), à Marseille (au Point-de-Bascule en 2006 et 2007, à la librairie l'histoire de l'oeil en 2008, à la salle de la cartonnerie à la Friche-Belle-de-Mai, invité par les Instants vidéo en 2007, au théâtre ouvert à Paris, invité par le collectif littéraire &lt;a href=&quot;http://remue.net/&quot;&gt;remue.net&lt;/a&gt; etc.)     &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;L'équipe se compose aujourd'hui de :&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Jean-Marc hérouin&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Comédien. 2009 : Sédimentation des bourrasques, Théâtre de la Tempête, Cartoucherie de Vincennes. A joué dans de nombreux spectacle, dont 2007 : Le Vieux Clown (Matei Visniec), Théâtre Kaze à Tokyo/JAPON ; 2005 / 2007 : Andromaque (Racine), Philippe Adrien, Pylade, Théâtre De la Tempête cartoucherie de Vincennes Paris/ Tournée nationale, tournée au MAROC, Festival de la Situ/Carqueiranne etc. cf. &lt;a href=&quot;http://www.agenceparistexas.com/fiche.cfm/200261-jean-marc-herouin-comediens.html&quot;&gt;JEAN-MARC&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Marion Rampal&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Chanteuse, comédienne, musicienne, compositrice. 2009 : sortie du disque OWN VIRAGO dont elle est leader et chanteuse. Participe à de nombreux projets musicaux dont We used to have a band et à partir de 2005  Compagnie Nine Spirit ss la dir. de Raphaël Imbert, 2005 : JMF ; 2004 : Conservatoire de Marseille ; 2002 : IMFP etc.&lt;br/&gt;cf. &lt;a href=&quot;http://www.myspace.com/marionrampal&quot;&gt;MARION&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Emmanuel Cremer&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Violoncelliste, compositeur et arrangeur. Après des études de violoncelle avec Jean De Spengler, élève d'André Navarra, de compositions et arrangements au conservatoire et à l'Uni-versité de Montréal, il crée en 2006 le quartet Manuchello aux sonorités expérimentales, jazz et rock. Ses multiples influences l'ont mené à enregistrer et jouer avec et/ou pour différents artistes tel que Baltazar Montanaro, Barre Philipps, Oshen, Iam, M'Source, Yves Jamait, David Walters, Troublemakers, Watcha Clan, Psy4 de la Rime, Ahmada Smis, Dupain, David Lafort...&lt;br/&gt;cf. &lt;a href=&quot;http://www.myspace.com/emmanuelcremer&quot;&gt;EMMANUEL&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Damien Ravnich&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Batteur et percussionniste. Joue et enregistre pour de nom-breuses formations élec-troacoustiques, jazz, et/ou expérimentales dont Fliparano’S, La force molle, méandres, walking stuff, manuchello etc. 2006 : Conservatoire de Marseille. cf. &lt;a href=&quot;http://www.myspace.com/kranxerek&quot;&gt;DAMIEN&lt;/a&gt;  …et cliquer sur les formations amies.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Rémy Jouffroy&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Guitariste, compositeur et arrangeur.  Découvre le jazz après une adolescence bercée par le folk et le rock. Etudie à l'IMFP où il ob-tient le diplôme d'ar-rangement avec Ivan Julien et celui de compo-sition avec Michel Zenino. Fonde avec Jules Bernable et Mathieu Pé le groupe Kaosmoz. 1e prix de la classe de jazz du CNR de Marseille. Joue et enregistre pour de nombreuses formations dont Little Big (avec Stéphane Galeski), Glôôt et Denis Shaïn.&lt;br/&gt;cf. &lt;a href=&quot;http://www.myspace.com/remyjouffroy&quot;&gt;REMY&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Didier ‘omni’ Simione&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;compositeur et Electroacousticien. Sorti du CNR de Marseille. Participe à de nombreuses aventures musicales dont le collectif &lt;a href=&quot;http://www.myspace.com/polymorfist&quot;&gt;Polymorfist&lt;/a&gt;.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;jean-françois paillard&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Ecrivain, plasticien et vidéaste. A publié à ce jour trois romans aux éditions du Rouergue dans la collection &quot;La Brune&quot; de Sylvie Gracia (&lt;a href=&quot;../animos.html&quot;&gt;animos®&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;../unmondecadeau.html&quot;&gt;un monde cadeau&lt;/a&gt; – sélection du prix Wepler et &lt;a href=&quot;../piquenique.html&quot;&gt;pique nique dans ma tête&lt;/a&gt;), des textes pour le théâtre (dont &lt;a href=&quot;Entries/2008/12/18_interlude_duel.html&quot;&gt;Duel&lt;/a&gt;), des livres d'images (&quot;&lt;a href=&quot;../premierguide.html&quot;&gt;in heaven&lt;/a&gt;&quot; et &quot;&lt;a href=&quot;../deuxiemeguide.html&quot;&gt;la vie rêvée&lt;/a&gt;&quot;), des textes expérimentaux (&lt;a href=&quot;http://www.publie.net/tnc/spip.php%253Farticle209&quot;&gt;les plus belles piscines du monde&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;http://www.publie.net/tnc/spip.php%253Farticle275&quot;&gt;roman d'épouvante&lt;/a&gt;, publiés cette année par les éditions publie.net de François Bon). A réalisé une trentaine de vidéos dont certaines ont été montrées dans le cadre de festivals (instants vidéos et images de ville).  Citons &lt;a href=&quot;../planmassevideos.html&quot;&gt;Plan masse&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;Entries/2009/9/9_interlude_septfonds.html&quot;&gt;Cannes et autres villes fictives&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;../lechodesrescapes_2.html&quot;&gt;L’écho des rescapés&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;../villecontrenature.html&quot;&gt;ville contre nature&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;../maurituri.html&quot;&gt;Maurituri&lt;/a&gt;. Certaines de ces vidéos seront disponibles en téléchargement à partir de janvier 2010 chez l'éditeur publie.net, un site de publication de textes et de matériaux audio-visuels expérimentaux. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;- - -&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;(2) La vidéo a été tournée en .dv et .mov, deux formats courants, loin de la sacro-sainte « haute définition ». C’est un parti pris de liberté. J’ai employé volontairement un matériel de base accessible à tous - que j’avais du reste emprunté : une caméra embarquée et un appareil photo numérique. Le film a été monté avec l’aide d’Imovie, un logiciel simplissime d’utilisation livré clé en main avec n’importe quel Mac. J’aimerais montrer qu’il est aujourd’hui possible de faire du cinéma sans grand moyen, comme on griffonne une phrase au crayon, certes un peu bancale, un peu naïve, couchée sur une feuille volante, mais qui n’a rien de ces peaux de veau mort-né en usage « dans les professions ».&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;- - -&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;voir aussi : &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/9/16_heropolis_in_progress_1.html&quot;&gt;heropolis in progress / 1&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/9/29_heropolis_in_progress_2.html&quot;&gt;heropolis in progress / 2&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/10/1_heropolis_in_progress_3.html&quot;&gt;heropolis in progress / 3&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/10/19_heropolis_in_progress_4.html&quot;&gt;heropolis in progress / 4&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/11/3_heropolis_in_progress_5.html&quot;&gt;heropolis in progress / 5&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;© J-F P. 2009</description>
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      <title>heropolis in progress 5</title>
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      <pubDate>Tue, 3 Nov 2009 17:59:08 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Entries/2009/11/3_heropolis_in_progress_5_files/VISUELHEROPOLIS.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Media/VISUELHEROPOLIS.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:103px; height:99px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;HEROPOLIS / wip / 5&lt;br/&gt;la bande annonce...&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;C’est parti ! La résidence au &lt;a href=&quot;http://www.amicentre.biz/spip.php%253Farticle27%2526var_recherche%253Dpratique&quot;&gt;labobox&lt;/a&gt; de la friche belle-de-mai, à marseille, commence lundi prochain. C’est à l’issue de cette résidence, que nous ferons notre première concert-performance « &lt;a href=&quot;http://www.amicentre.biz/spip.php%253Frubrique13&quot;&gt;openbox&lt;/a&gt; » à la Friche-Belle-de-Mai (Marseille). &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Si vous souhaitez que je vous invite à l’événement, cliquez &lt;a href=&quot;Entries/2009/11/3_heropolis_in_progress_5_files/mailto%253Aterritoire3%2540yahoo.fr%253Fsubject%253Dok%252520pour%252520%2525C3%2525AAtre%252520invit%2525C3%2525A9%252520au%252520concert%252520de%252520heropolis&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;en attendant, voici la Bande annonce du spectacle et une présentation d’un projet que nous souhaiterions donner dans tous les lieux possibles et imaginables (mediathèques, MJC, galeries, festivals et lieux de folie et de spectacle quels qu’ils soient...)&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;- - -&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;HEROPOLIS, un poème-vidéo&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;HEROPOLIS est un spectacle alliant lecture musique et vidéo, d’une durée de 50 minutes environ, écrit et réalisé par JFP.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Tourné à Istanbul avec une caméra embarquée et un appareil photo (1), le film est le récit de la  naissance et de la fuite éperdue d'un personnage-chien dans une mégalopole mythique privée de ciel (la plupart des scènes ont été tournées en intérieur : sous-sol, musée, bazar, ferries, caravansérails, sas d'aéroport...) Tout au long de cette course initiatique, le personnage tentera de recouvrer son apparence humaine, guidé par une étrange voix intérieure qui est la personnification de son rêve. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Filmer le réel à son insu, le réel ordinaire s’entend, banal même, se l’approprier et le plier à ses propres rêveries narratives : tel est l’objet prométhéen (pour de rire) de ce film, qui doit beaucoup aux rêves éveillés de l’enfance, à cette faculté que l’on a de s’inventer par jeu et à volonté des histoires étranges et des mondes “pour de faux” simplement en regardant la réalité autrement. Une faculté que l’on perd à l’âge adulte si l’on n’y prend garde... &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Parallèlement à Heropolis, j’ai écrit un &lt;a href=&quot;http://www.publie.net/tnc/spip.php%253Farticle275&quot;&gt;Roman d’épouvante&lt;/a&gt; (publié chez &lt;a href=&quot;http://www.publie.net/&quot;&gt;publie.net&lt;/a&gt;, voir critique &lt;a href=&quot;http://pagesapages.wordpress.com/2009/10/30/roman-d%2525E2%252580%252599epouvante-de-jean-francois-paillard/&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;) , qui est une même tentative de tirer le lecteur-spectateur par la manche dans une fuite en avant “pour du faux” en jouant à se faire peur et en essayant de susciter chez lui un plaisir qui rappelle les jeux de l’enfance et leur intensité.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Pour revenir à Heropolis, le spectacle prend la forme d’une projection vidéo et d’un concert ‘live’ (lectures d’un comédien et d’une chanteuse-comédienne sur une bande son jouée par un trio de musiciens).&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;L’objectif de la résidence : trouver le jeu / caler la synchro&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Une fois le film écrit, tourné et monté, le travail de la mise en spectacle commence : dix jours ne seront pas de trop pour faire répéter les comédiens (travail sur le jeu et sur la synchro) et les musiciens (finalisation d’une bande-son musicale à partir de séances d’impros sur le film - séances qui ont déjà commencé).&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Territoire3, c’est :&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Jean-Marc hérouin &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Comédien. &lt;br/&gt;2009 : Sédimentation des bourrasques, Théâtre de la Tempête, Cartoucherie de Vincennes. A joué dans de nombreux spectacle, dont 2007 : Le Vieux Clown (Matei Visniec), Théâtre Kaze à Tokyo/JAPON ; 2005 / 2007 : Andromaque (Racine), Philippe Adrien, Pylade, Théâtre De la Tempête cartoucherie de Vincennes Paris/ Tournée nationale, tournée au MAROC, Festival de la Situ/Carqueiranne etc. &lt;br/&gt;cf. &lt;a href=&quot;http://www.agenceparistexas.com/fiche.cfm/200261-jean-marc-herouin-comediens.html&quot;&gt;JEAN-MARC&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Marion Rampal&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Chanteuse, comédienne, musicienne, compositrice. &lt;br/&gt;2009 : sortie du disque OWN VIRAGO dont elle est leader et chanteuse. Participe à de nombreux projets musicaux dont We used to have a band et à partir de 2005  Compagnie Nine Spirit ss la dir. de Raphaël Imbert, 2005 : JMF ; 2004 : Conservatoire de Marseille ; 2002 : IMFP etc.&lt;br/&gt;cf. &lt;a href=&quot;http://www.myspace.com/marionrampal&quot;&gt;MARION&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Emmanuel Cremer&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;     Violoncelliste, compositeur et arrangeur. Après des études de violoncelle avec Jean De Spengler, élève d'André Navarra, de compositions et arrangements au conservatoire et à l'Uni-versité de Montréal, il crée en 2006 le quartet Manuchello aux sonorités expérimentales, jazz et rock. Ses multiples influences l'ont mené à enregistrer et jouer avec et/ou pour différents artistes tel que Baltazar Montanaro, Barre Philipps, Oshen, Iam, M'Source, Yves Jamait, David Walters, Troublemakers, Watcha Clan, Psy4 de la Rime, Ahmada Smis, Dupain, David Lafort...&lt;br/&gt;cf. &lt;a href=&quot;http://www.myspace.com/emmanuelcremer&quot;&gt;EMMANUEL&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Damien Ravnich&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Batteur et&lt;br/&gt;percussionniste. Joue et enregistre pour de nom-breuses formations élec-troacoustiques, jazz, et/ou expérimentales dont Fliparano’S, La force molle, méandres, walking stuff, manuchello etc. 2006 : Conservatoire de Marseille.&lt;br/&gt;cf. &lt;a href=&quot;http://www.myspace.com/kranxerek&quot;&gt;DAMIEN&lt;/a&gt;  …et cliquer sur les formations amies.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Rémy Jouffroy&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Guitariste, compositeur et arrangeur. &lt;br/&gt;Découvre le jazz après&lt;br/&gt; une adolescence bercée par le folk et le rock. Etudie à l'IMFP où il ob-tient le diplôme d'ar-rangement avec Ivan Julien et celui de compo-sition avec Michel Zenino. Fonde avec Jules Bernable et Mathieu Pé le groupe Kaosmoz. 1e prix de la classe de jazz du CNR de Marseille. Joue et enregistre pour de nombreuses formations dont Little Big (avec Stéphane Galeski), Glôôt et Denis Shaïn.&lt;br/&gt;cf. &lt;a href=&quot;http://www.myspace.com/remyjouffroy&quot;&gt;REMY&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;...et &lt;a href=&quot;../bienvenue.html&quot;&gt;MESIG&lt;/a&gt;.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Viendront se joindre à nous deux spécialistes du son : Vincent Commaret (cf. &lt;a href=&quot;http://www.myspace.com/catherinevincent&quot;&gt;VINCENT&lt;/a&gt;) qui enregistrera la cession de l’Openbox et l’ingénieur du son et electroacousticien Didier Simione (cf. &lt;a href=&quot;http://www.youtube.com/watch%253Fv%253DHbkEtzlOYPs&quot;&gt;DIDIER&lt;/a&gt;.)&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;- - -&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;(1) La vidéo a été tournée en .dv et .mov, deux formats courants, loin de la sacro-sainte « haute définition ». C’est un parti pris de liberté. J’ai employé volontairement un matériel de base accessible à tous - que j’avais du reste emprunté : une caméra embarquée et un appareil photo numérique. Le film a été monté avec l’aide d’Imovie, un logiciel simplissime d’utilisation livré clé en main avec n’importe quel Mac. J’aimerais montrer qu’il est aujourd’hui possible de faire du cinéma sans grand moyen, comme on griffonne une phrase au crayon, certes un peu bancale, un peu naïve, couchée sur une feuille volante, mais qui n’a rien de ces peaux de veau mort-né en usage « dans les professions ».&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;- - -&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;voir aussi : &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/9/16_heropolis_in_progress_1.html&quot;&gt;heropolis in progress / 1&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/9/29_heropolis_in_progress_2.html&quot;&gt;heropolis in progress / 2&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/10/1_heropolis_in_progress_3.html&quot;&gt;heropolis in progress / 3&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/10/19_heropolis_in_progress_4.html&quot;&gt;heropolis in progress / 4&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;© J-F P. 2009</description>
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      <title>roman depouvante 2</title>
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      <pubDate>Mon, 2 Nov 2009 12:55:15 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Entries/2009/11/2_roman_depouvante_2_files/arton275.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Media/arton275_2.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:104px; height:139px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;roman&lt;br/&gt;d’épouvante &lt;br/&gt;/2&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Retour sur mon Roman d’épouvante &lt;a href=&quot;http://www.publie.net/tnc/spip.php%253Farticle275&quot;&gt;en vente ICI&lt;/a&gt; sur le site de publie.net.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Cette semaine, la revue en ligne pages à pages me fait le plaisir d’en parler &lt;a href=&quot;http://pagesapages.wordpress.com/2009/10/30/roman-d%2525E2%252580%252599epouvante-de-jean-francois-paillard/&quot;&gt;ICI&lt;/a&gt;...&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;(Oui oh ! je sais, cette forme d’autopromotion a quelque chose de risible. Mais je suis comme tout le monde moi, un type ordinaire qui tenez, rêverait d’avoir le pouvoir de saisir le lecteur par &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;le &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;bout &lt;br/&gt;des &lt;br/&gt;yeux, ah ah ! de les &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;tor&lt;br/&gt;tiller &lt;br/&gt;dans &lt;br/&gt;tous &lt;br/&gt;les &lt;br/&gt;sens &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;(comme on tire l’oreille de l’enfant têtu)&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;et gnnnnn de&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;menacer de ne pas les lâcher &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;tant &lt;br/&gt;qu’il &lt;br/&gt;n’achètera &lt;br/&gt;pas &lt;br/&gt;ma &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;camelote...)&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Mais j’arrête, il paraît que ça ne marche pas du tout.&lt;br/&gt;</description>
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      <title>lachose 8</title>
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      <pubDate>Thu, 29 Oct 2009 15:07:45 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Entries/2009/10/29_lachose_8_files/original.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Media/original_1.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:102px; height:155px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Tous les jours, Ronald apprenait par cœur « la chose » que ses conseillers consignaient pour lui dans un petit classeur noir à trois crochets. A leur grande satisfaction, Ronald recopiait consciencieusement « La chose » sous une forme résumée, sur des fiches de bristol rose, dont il remplissait ses poches avant chaque séance de restitution de « la chose » au peuple panaméricain. &lt;br/&gt;Bien sûr, Ronald ne se servait jamais de ces vignettes (sauf la fois où il avait dû répondre à une bordée de questions imprévues relatives à l'attitude qu'il comptait adopter à l'égard de « la chose » et de sa politique en matière de limitation de la progression de la masse monétaire - questions émises par un jeune journaliste un peu foufou dont on retrouva le surlendemain le corps étêté, noyé dans une faible profondeur d'eau d'un creek  des &lt;a href=&quot;Entries/2009/10/23_lachose_7.html&quot;&gt;monts de la superstition&lt;/a&gt; (Arizona) ; et cette autre fois où on lui avait demandé de clarifier une blague où il était question de chômeurs qui ouvraient comme des jolies blondes des comptes bancaires sous de fausses identités - blague qu'il avait malen-contreusement laissé échapper alors qu'il tentait maladroitement de commenter les habituelles mesures de restrictions budgétaires. A ces deux occasions, Ronald avait dû prétexter un besoin pressant et irrépressible d’uriner pour se réfugier aux toilettes et relire, non sans tirer de temps en temps la chasse d'eau, ses précieux petits cartons) : le fait de palper discrète-ment l'étoffe de ses poches de veste raidies par la présence des fiches satinées suffisait à calmer les pous-sées d'angoisse qui ne manquaient jamais de l'étreindre avant chaque épreuve de restitution de « la chose » au peuple panaméricain. &lt;br/&gt;L’erreur eût été de croire que Ronald fût un idiot. Comme tout le monde, il était loin de n'avoir pas d'opinion, ni d'intérêt voire de passion personnels. Seulement il se méfiait de lui-même. Il savait qu'il n'appartenait pas à cette classe d'aristocrates de « la chose » qui officient, à l'intuition, en toutes aise et confiance, et qui, passés maîtres de l'art subtil de la persuasion du plus grand nombre, consultent leurs réseaux d’informateurs uniquement dans le dessein de conforter des positions qui, même si elles ne leur sont pas clairement présentes à l’esprit, le sont en quelque sorte à l’état latent, ce que tend à prouver le sentiment d’évidence qui les étreint lorsqu’ils les considèrent dans la clarté d’une formulation-choc empruntée à d’autres, mais dont ils finissent invariablement par s’attribuer en toute bonne foi la paternité.&lt;br/&gt;Or, Ronald n’était pas de cette élite qui, par privilège de naissance, était entrée en familiarité avec « la chose » depuis plusieurs générations au point d’éprou-ver le sentiment apaisant de l’avoir incorporée naturel-lement. Son nom et la vision du monde attachée à ce nom, seul son père les lui avait légués et cela limitait de façon drastique l’idée qu’il se faisait de sa capacité d’action sur « la chose ». D'ascendance catholique irlandaise, fils d'un bootlegger qui avait fait fortune pendant la Prohibition, Ronald savait qu'il ne pouvait imposer ses vues que par le biais de méthodes d'actions strictement circonscrites aux attentes des électeurs (qu’il appelait affectueusement « clients-roi de ‘la chose’ »). Pour cela, il avait substitué l'arro-gance (lui-même appelait cela le flair) du protestant-anglo-saxon-leader-né au calcul rationnel et à la consultation scrupuleuse d'experts de toute nature. &lt;br/&gt;Ces experts, Ronald avait été un des premiers à les pêcher dans le vivier des bureaux d'études, des pépi-nières de chercheurs-techniciens tous plus ou moins revenus (c’est-à-dire rejetés) des carrières univer-sitaires, et qui trouvaient là un moyen de mobiliser leur savoir-faire en se donnant la satisfaction d'influer sur les décisions d'ordre politique, tout en gagnant assez d’argent pour avoir en toute sécurité le loisir de critiquer en privé, souvent vertement, parfois de façon radicale, quelquefois de manière désespérée, plus rarement ouvertement (mais ce jeu-là était curieuse-ment admis, et presque jamais condamné) les conséquences des mesures prises, sur leurs propres conseils, par le gouvernement et les firmes privées dont celui-ci procède. &lt;br/&gt;Au cours de sa longue carrière, Ronald fit ainsi appel à la firme Welch (études des marchés d'opinion), la firme McCann &amp;amp; Erikson (relations avec les media et plus tard le Congrès), la firme Penn &amp;amp; Rogers (opérations de publicité), la firme Sim &amp;amp; Natra (festivités et rétributions du personnel politique), la firme Spencer &amp;amp; Roberts (organisation des campagnes électorales), la firme BASINC (maintien, art du discours, psychologie du comportement, techniques de lecture rapide), la firme Ploy &amp;amp; Holden (analyse transactionnelle, Relations humaines), la firme Bernie &amp;amp; Father (quand il se fut agi d'orienter son action dans un sens plus 'évangélisateur'), la firme ASTROCHOICE (choix de la date des apparitions et interventions dans &lt;a href=&quot;Entries/2009/6/5_guidedu21siecle_episode1.html&quot;&gt;l’Ultranet®&lt;/a&gt;), ainsi que la firme Easton &amp;amp; Parson’s (une filiale du groupe &lt;a href=&quot;Entries/2009/6/21_guidedu21siecle_episode_3.html&quot;&gt;Rambo Pelage&lt;/a&gt; spécialisée dans la coordination d’opération stratégiques.) Nous verrons plus tard en quelles circonstances il fit même appel à la fameuse agence matrimoniale Ken &amp;amp; Eddy.&lt;br/&gt;Quoi qu'il en soit, la tactique érigée en règle de survie adoptée par Ronald était de ne rien dire qui ne fût « validé » (permettez cet euphémisme, qui a pris dans le langage courant la place du vieilli « contrôlé ») par une armée de consultants : « Rien n'est plus néfaste pour un homme politique de s'immiscer intempestivement dans « la chose » qui ne le regarde pas », aimait-il à dire, lorsqu’un fâcheux lui demandait pourquoi il se gardait en toute occasion d’émettre le moindre avis sur « la chose » et notamment sur certains contours inquiétants voire alarmants que « la chose » prenait au fil du temps – un temps qui paraissait s’accélérer de manière exponentielle au point de paraître réellement se &lt;a href=&quot;Entries/2009/4/10_prclockparledespace.html&quot;&gt;raccourcir&lt;/a&gt;. &lt;br/&gt;Novateur en la matière, Ronald fut un de nos premiers hommes politiques à penser que l'homme politique n'a pas à proprement parler d’existence propre. On sait que cette posture érigée en modèle de bonne « gouvernance », pour reprendre une expression à la mode, le porta jusqu’aux plus hautes fonctions de l'Etat. Mais ce que l’on sait moins, c’est qu’elle prépara l’opinion publique mondiale à accueillir avec sérénité l’effacement de l’espèce humaine elle-même (un effacement beaucoup moins rapide qu’on ne le crut un moment, mais bel et bien inéluctable et paré dans les dernières années du règne humain, par le discours officiel désormais reproduit télématiquement des atours de la nécessité ontologique) et, plus admirablement encore, avec jusqu’au bout l’espoir illusoire dans cette opinion, qu’un miracle d’ordre technico-religieux pouvait à tout moment survenir pour sauver le monde. C’est pourquoi, s’il n’était pas advenu ce qu’il advint, une biographie de Ronald résumant l’histoire de son effacement eût pu figurer en bonne place dans les manuels scolaires.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Texte et dessin © jean-françois paillard / 2009&lt;br/&gt;- - -&lt;br/&gt;Vous avez aimé ? Alors courez acheter mes romans, en vente &lt;a href=&quot;http://livre.fnac.com/a868948/Jean-Francois-Paillard-Animos%253FMn%253D-1%2526Mu%253D-13%2526Ra%253D-1%2526To%253D0%2526Nu%253D2%2526Fr%253D0&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://livre.fnac.com/a1439211/Jean-Francois-Paillard-Un-monde-cadeau%253FMn%253D-1%2526Ra%253D-1%2526To%253D0%2526Nu%253D8%2526Fr%253D0&quot;&gt;ici &lt;/a&gt;et &lt;a href=&quot;http://livre.fnac.com/a1848857/Jean-Francois-Paillard-Pique-nique-dans-ma-tete%253FMn%253D-1%2526Ra%253D-1%2526To%253D0%2526Nu%253D3%2526Fr%253D0&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; et mes textes publiés chez publie.net &lt;a href=&quot;http://www.publie.net/tnc/spip.php%253Farticle275&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;http://www.publie.net/tnc/spip.php%253Farticle209&quot;&gt;ici  &lt;/a&gt; et chez crater &lt;a href=&quot;http://recherche.fnac.com/advanced/book.do%253FisAdvanced%253D1%2526title%253Dduel%2526selectTitle%253D0%2526exact%253Dtrue%2526author%253Dpaillard%2526editor%253D%2526serie%253D%2526collection%253D%2526format%253D%2526language%253D%2526startMonth%253D-1%2526startYear%253D-1%2526endMonth%253D-1%2526endYear%253D-1%2526ean%253D%2526x%253D70%2526y%253D6%2526isbn%253D&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; et dites-moi ce que vous en pensez !&lt;br/&gt;- - -&lt;br/&gt;Lire les autres épisodes :&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/4/16_lachose_1.html&quot;&gt;la chose 1 / un jour...&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/4/17_lachose_2.html&quot;&gt;la chose 2 / mais qui? &lt;/a&gt; &lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/4/18_lachose_3.html&quot;&gt;la chose 3 / ce que dit le poulet&lt;/a&gt; &lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/4/19_lachose_4.html&quot;&gt;la chose 4 / je vous assure...&lt;/a&gt; &lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/4/21_lachose_6.html&quot;&gt;la chose 5 / vivarium&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/9/18_lachose_6.html&quot;&gt;la chose 6 / serge f.&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/10/23_lachose_7.html&quot;&gt;la chose 7 / simplement un peu spécial&lt;/a&gt;</description>
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      <title>lachose 7</title>
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      <pubDate>Fri, 23 Oct 2009 12:09:57 +0200</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Entries/2009/10/23_lachose_7_files/sips1-filtered.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Media/sips1-filtered_1.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:115px; height:151px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Le soleil est haut dans le ciel bleu pétrole. Les deux gamines sont assises sur le bord du trottoir. Leur regard est rivé au sol. Qu’observent-elles ? A leurs pieds, le monde se détaille en milliers de graviers, en centaines d’éclats de verre, en dizaines de capsules de bouteille, de mégots et de carapaces d’insectes morts, parfois vivants, en d’autres choses encore, moins facilement identifiables. Si elles prenaient la peine de lever la tête et de porter le regard tout au bout de la route qui coupe la ville en deux, les gamines distingueraient sans peine, au nord comme au sud, les linéaments brunâtres d’une immense plaine rocailleuse réputée riche en minerais de fer, en cristaux de borax, d’argent et d’or, que l’on appelle la Vallée de l’Espérance - une aimable circonlocution qui ne dit pas combien ce désert est hostile, pelé, aride, continûment balayé par les vents secs et violents qui déferlent par l’ouest, si hostile, rapportent les récits qu’on se colporte ici de génération en génération, que les ossements d’une bonne vingtaine d’aven-turiers et de chercheurs d’or y blanchissent au soleil, certains de ces infortunés ayant été mordus dans leur sommeil par un crotale ou un monstre de Gila, d’autres piqués par un scorpion ou attaqués et dévorés par les pumas, beaucoup ayant été tués et scalpés par les Indiens Chiricahua, une poignée d’entre eux s’étant bêtement entreplombés pour quelques pépites sans valeur, du vulgaire sulfure de fer, autre-ment dit de la pyrite, que l’on appelle ici « l’or des fous », quelques-uns étant tout simplement morts de soif, dont deux énergumènes, tenez, assez célèbres dans la région pour que je vous en dise quelques mots : deux soi-disant prospecteurs, mais vraies canailles, aussi fourbes que menteurs, deux vieux singes capables de vous loger une balle dans la nuque dans le seul dessein de vous faire plus tranquil-lement les poches, après qu’ils vous ont gentiment torturé à la manière apache, c’est-à-dire ficelé à demi nu près d’un nid de fourmis rouges carnivores, une méthode rapide et ef-ficace pour vous faire avouer sans aucun doute possible l’emplacement exact de votre filon, ces deux-là crevés de soif, vous dis-je, et ce n’est que justice, au retour d’un périple de plus de deux mois au cœur des monts de la Superstition, nos lascars ayant réussi à échapper à tous les dangers possibles et imaginables, s’enorgueil-lissant même, je vois ça d’ici, cette sacrée paire de sacs à gnole jouant les fanfarons sur leurs mules en s’esclaffant à grands coups de rires gras et de claques dans le dos, d’avoir passé sans encombre entre les griffes des Indiens, d’un couple de chasseurs de prime, de cinq ou six tueurs de la bande de Calico, d’un détachement de tuniques bleues et d’un justicier solitaire, malade de haine et comme eux à demi-mort de soif, tout ce petit monde s’étant lancé à leur trousse depuis les quatre coins de la sierra, sans oublier ce vieux fou, armé d’un flingot antédiluvien, un certain baron Werner Amadeus Von Luckner, pauvre diable à demi aveugle vêtu de peaux de bêtes, dont la légende dit qu’il hantait les montagnes de la Superstition avant que ces deux satrapes ne le débusquent, ne le refroidissent et ne le dépouillent de son or, le couple de furieux revenant de cette sanglante expédition miraculeusement indemne – ou presque : qu’est-ce qu’un sale coup de soleil sur les avant-bras et de vilaines escarres aux fesses pour l’un, et, pour l’autre une légère éraflure à l’épaule occasionnée par le tir-réflexe fort heureusement mal dirigé d’une carabine Winchester modèle 1866 calibre .429, manipulé par un apache mescalero chevauchant un mustang lancé à ses trousses au grand galop, quand on se sait riche à millions ? Une Odyssée, vous dis-je, dont je vous conterai peut-être un jour les incroyables rebondissements, et la fin en forme d’épitaphe, les cadavres de ces rascals à demi rongés par les coyotes, les renards nains et les buses à queue rousse ayant été retrouvés à quelques mètres de leurs montures, elles-mêmes truffées de plomb et dépouillées des sacs de pépites dont elles étaient harnachées, à exactement quinze lieues de la ville, autant dire à portée de vue du premier point d’eau qui leur aurait sauvé la vie si ces deux serpents à sonnette n’avaient dû, sous la menace de deux revolvers Smith et Wesson calibre .32 à crosse d’ivoire gravée aux initiales de M.S.B., s’allonger au sol, dos à terre, face tournée vers le zénith, bras en croix, poignets et chevilles solidement ficelés à quatre pieux plantés en terre, à seule fin d’attendre la mort par dessiccation, qui finit par survenir après trois jours de vociférations, supplications, convul-sions atroces, râles étouffés ponctués de phases de délire, leurs gorges comme calcinées par la soif, leur peau à vif, leurs pupilles racornies par la chaleur transformée en fournaise, leurs yeux devenus aveugles, cependant qu’à côté d’eux, leurs gourdes éventrées, vidées jusqu’à la dernière goutte à grands coups de talons rageurs par le justicier sans âme, leur bayaient un rire muet et hallucinatoire. Mais à quoi bon raconter cette légende que tout le monde connaît ? Les gamines dont je parle sont à mille lieues de ces histoires tordues. Elles ne servent, ces stupides péroraisons, qu’à se les ressasser, encore et encore, entre mecs rêveurs, adeptes de Western Comics, immatures et mal dégrossis, dont j’ai bien peur de faire partie et que je devine accoudés au comptoir de quelque bar pouilleux, devant une bonne pinte de bière bien fraîche, les oreilles pleines de cliquetis d’éperons, d’ébroue-ments de montures, de claquements de sabots sur les pierres anguleuses d’un sentier escarpé, leur main droite empoignant une chope mous-seuse, mais l’index frôlant en pensée la détente d’un fusil à canon rayé Enfield Model 1853 à balle expansive Minié, une magnifique pétoire que l’on n’a pas perdue un seul instant de vue, même au bain ou au lit, depuis qu’elle fut prélevée sur le cadavre d’un virginien de quinze ans, fauché dans la fleur de l’âge, à l’aube d’un 3 juillet 1863 sur le champ de bataille de Gettysburg, tandis que la main gauche, souple sur les rênes, guide la fière monture, un Appaloosa de toute beauté baptisé Petite-Lune, dans le lit asséché de la Sand Creek, et que les yeux piquetés d’angoisse pleurent toutes les larmes du monde à force de fixer sans sourciller la ligne de crête tremblotante d’un canyon rougeoyant, d’où l’on pressent que si un tireur apache s’y était par malheur embusqué, il vous ferait sauter le cabasson aussi facilement qu’à deux mètres un alignement de pipes dans une baraque de foire. Mais revenons à nos moutons. Selon son habitude, Leslie va prendre la parole. Aileen écoutera sans moufter. Entre ses dégoisements, Leslie se frottera le bout du nez en donnant de vifs coups de coudes dans les airs, une manie qu’elle ne perdra jamais, et qui lui sauvera la vie deux ans plus tard, lorsqu’un soir d’août 1978, elle sera prise en stop sur la route de Madison par la Chevrolet Camaro Z28 rouge sang d’une gravure de mode âgée de vingt ans répondant au nom d’Howard Roberts, et qui n’était autre que le fils du sénateur Bill Roberts, l’homme qui fit vaciller le frère du maire de Dallas Earle Cabell, ex-directeur adjoint de la CIA, viré par John F. Kennedy après l’échec de la Baie des Cochons, un sénateur si droit dans ses bottes, qu’il n’hésitera pas à se tirer une balle dans la tête avec son pistolet Deringer ca-libre 44 au canon nickelé et gravé à ses initiales, quand qu’il apprendra que son fils était le tueur en série que la police traquait depuis l’hiver 1977, le jeune déséquilibré ayant déjà, à l’heure où la porte de sa Camaro se refermait sur Leslie, radio poussée à fond sur Three Times a Lady, une scie des Commodores qui était matraquée cette année-là sur toutes les ondes du Nevada, pas moins de huit meurtres de jeunes filles sur la conscience, parmi lesquelles une certaine Leonore LaBianca, une starlette d’Hollywood de 21 ans retrouvée morte dans une chambre du Laughing hotel &amp;amp; casino de Yucca, un patelin situé à environ 140 kilomètres au sud de Las Vegas, avec un couteau en travers de la gorge et une fourchette plantée dans le ventre - Leslie, plus chanceuse, pile au moment où Howard appuyait sur la pédale d’accélérateur, ayant eu le réflexe salutaire de – mais bon dieu, j’arrête là. Revenons plutôt deux bonnes années en arrière. Le 6 juin 1976, pour être précis. Voici ce que Leslie dit jour-là à sa copine Aileen : &lt;br/&gt;« C'est quand Craig a arrêté la voiture au rouge... Il faisait une de ces chaleurs, ma vieille. C'est bien simple : la route qui mène tout droit à Miller Creek tremblotait, tellement qu’il faisait chaud. Tu sais : l'effet de la chaleur qui sort en bouffées du capot... On avait pourtant baissé toutes les vitres... Tellement chaud, que je me cramais la peau du bras contre la portière... Tu sais, quand le métal est chauffé à blanc et que l'air ne circule plus... C’est bien simple, ça me dégoulinait de partout : dans le dos, sur le front... Enfin tu vois : quand ça te coule car-rément dans la cramouille... Ah, ah, ah… Je te dis pas la suée... Et ce feu qui n'en finissait pas… D’être au rouge, je veux dire... Y'a un vrai problème du côté de Miller Creek... On a l'im-pression que les feux n'en finissent jamais... Ils doivent être longs à la détente, là-bas... M'étonne pas d'ailleurs... Qu'ils soient longs à la détente… Je veux dire ceux de Miller Creek… »&lt;br/&gt;« Enfin toujours est-il que le feu, il passe pas au vert... Je me souviens avoir dit à Craig : putain, on va y passer la nuit ou quoi ?... Non mais attends… Ce feu… Jamais vu un feu aussi long... Ils sont complètement chtarbés les mecs de Miller Creek... Ou alors il a un problème, ce feu... En rase campagne, comme ça… Un feu aussi long, c'est complètement dingue... Putain, on va y passer la nuit où quoi ? je lui fais, à Craig... Et lui, super cool, comme si de rien n'était, ne répondant même pas... Juste un coup de menton, tu sais… Tapotant sur le volant... TAP TAP TI DAP… Enfin tu vois… Tran-quille... Il a un de ces rythmes, par parenthèse... Moi j'aime bien... Je sais, y'en a que ça énerve... Et puis quand il fait des OUAP OUAP avec la bouche... Enfin chais pas comment qu’il fait ça... Et puis ce truc avec les lèvres : PETICAT TICAT TICAT… C'est marrant… On dirait une boîte à rythme... Enfin, moi ça me fait marrer. Pas toi?... »&lt;br/&gt;« Et puis tu sais, quand il salue les autres mecs, à grand coups de claques dans les mains : all right man, give me five ! Clac clac. Le style quoi!... C'est pas comme ces trous du cul de l'équipe de Terra Linda High School... Tu sais... Les musclors... Eux, avec leurs maillots en filet de poisson... Enfin tu vois ce que je veux dire... Et leurs oreilles tordues... Non mais c'est pas croyable... T'as pas remarqué?... Non mais j'te jure... La tronche de ces mecs… Non, mais je rigole pas... A s'enfiler des canettes toutes les deux minutes... Quand y-z-astiquent pas leurs bagnoles rien que pour frimer le samedi soir sur Main Street... Y'a pas idée... Givrés les mecs... Et le soir devant Cannon’s... A glander des heures dehors… A boire leurs trucs... A fumer leurs trucs… A dire des trucs… De trucs de gi-vrés, quoi... »&lt;br/&gt;« Moi j'ai un tuyau infaillible ma vieille... Avec Ted... J't'ai pas parlé de Ted ?... C'est celui qui tourne autour de Sue. Il est super. Enfin question Ted, il m'a dit : je peux t'avoir tout ce que tu veux ma vieille… C'est pour te dire!... Moi j'aime bien Ted... Il fume peut-être un peu trop, mais il est vraiment sympa... D'ailleurs, lui aussi il déteste les mecs du club... De Terra Linda, je veux dire... Moi j'peux pas les blairer non plus… Y pensent qu'à se taper leurs cheerleaders. Non mais faut les voir, celles-là, avec leurs froufrous, leurs mini-jupettes, leurs socquettes à pompon... Non, mais tu rigoles... T'as pas remarqué comme elles sont boutonneuses ?... Attends, j'te jure, elles ont toutes des boutons plein la gueule... Et tiens-toi bien, depuis le début de la saison, elles ont eu beau tortiller du croupion, l'équipe n'a pas encore gagné un seul match. Pas un seul !... Moi, ils me font marrer ces mecs... Ils z-ont rien là où je pense... Dans la tête, j’veux dire… T'es pas d'accord ?… »&lt;br/&gt;« Et c'est justement le pick-up Chevy flambant neuf d'un de ces connards qui s'arrête pile à côté de l’Oldsmobile pourrie de Craig... Y sont deux devant et au moins cinq dans la benne arrière... Pétés comme des coings comme d'habitude... Et le feu rouge qu'arrête pas d'être au rouge... Et pis y'a ce mec assis à côté du conducteur... Un p’tit nerveux... Il a la face claquée par le soleil, le blondinet... Il est tout en marbre rougeâtre, com-me si sa peau s'écaillait par petits bouts... Tu vois ce que j'veux dire?... Il te me trimballe cette mèche blondasse d'un œil à l'autre... Et surtout, il n'arrête pas de gueuler après le soleil... Fucking stupid sun, qu'il fait comme ça... Comme si c'était de sa faute au soleil… Que ce pauv’ mec soit né avec une tronche de steak haché, je veux dire… »&lt;br/&gt;« Et puis chais pas pourquoi, mais voilà que les yeux en trou de pine du type tombent sur Craig... Enfin tu vois, ce que je veux dire... Il regarde Craig et il lui fait : alors connard, on s’promène ?... Il regarde Craig et il lui fait : alors, dugland, on promène la voiture de sa môman qu’a pas une thune pour s’acheter une voiture décente ?... Craig, lui, il répond pas... Et l'autre : Hé les mecs, c'est pas une bagnole de gonzesse qu'il conduit, ce black ? Craig, lui il continue à assurer son tapotement sur le volant: TAP TAP TI DAP. Tranquille. Pendant que l'autre il lui sort un truc du style : c'est pas une bagnole de pédé ? C'est pas un bagnole d’enculé de tafiotte, ça ?... »&lt;br/&gt;« Moi j'étais folle... D'accord c'est ton problème, à Craig, mais qu'est ce que t'attends pour descendre et lui casser la gueule, que je lui fais... Enfin chais plus si je lui dis ça... En tout cas, j'étais folle, mais folle... Et Craig qui commence à siffloter !... Comme s'il en avait rien à foutre, quoi... Alors les cinq rigolos et le chauffeur commencent à s'exciter :  FENDS-LUI LA TETE A CE GROS CON! VAS-YYY STEVE ! FENDS-LUI LA TETE! Qu'ils gueulent au pelé... Alors le Steve en question a une idée qui jaillit sous son crâne de piaf, en plein milieu de sa petite cervelle grillée... Il renifle un bon coup, et CHPAFFF, il crache de toutes ses forces sur la gueule de Craig... Je te dis pas la taille du truc... Et Craig qui reçoit le glaire en pleine poire... Enfin sur la joue... Beuark, dégueulasse quand j'y repense !... »&lt;br/&gt;« MERDE CRAIG, que je lui fais, ON VA ON VA QUAND MEME PAS LE LE... Enfin c'était comme... J'en étais malade!... Et bien tu me croiras si tu voudras, mais Craig, il bouge pas d'un cil... Tout ce qu'il trouve à faire, c'est de pousser la sifflote et de battre la mesure sur le volant, en restant, comment dire, immobile... Comme une statue, tu vois... Pas concerné... Et le crachat qui coule tout doucement sur sa joue... Et à mesure qu'il dégouline, les autres roulent des yeux comme des zombies... Et Craig qui sifflote avec son air complètement... complètement... cool quoi... Et j'te jure que les mecs y commencent à se regarder dans le blanc des yeux en attendant que ça se passe... Et le pire c'est que rien ne se passe... Rien que le crachat qui coule sur la joue de Craig... Et alors là, y'a Craig qui se tourne vers le mec Steve... Tu vois, sa tête qui pivote lentement comme la tourelle d'un char d'assaut ou un truc comme ça... En tout cas ça m'a fait cet effet-là ... Et voilà Craig qui plante ses yeux dans ceux de Steve... J'te jure, on pouvait voir les obus qu'il lançait rien qu'avec ses yeux... Il te me fixe le mec, et je peux voir la glotte du mec qui fait des allers et retours... Et le feu qui est toujours au rouge... QU'EST CE QU'IL FOUT LE FEU MAIS QU'EST CE QU'IL ATTEND POUR TOURNER AU VERT, chuis sûre qu'il se dit, Steve... ET CRAIG LUI IL ARRETE TOUT D'UN COUP DE SIFFLOTER ET DE BATTRE LA MESURE ET C'EST LE SILENCE, LE SILENCE TOTAL. »&lt;br/&gt;« Et c'est là que j'ai vu la gueule du Stevie... Il s'est mis à piquer un de ces fards... Il était déjà bien rougeâtre, mais là, il est devenu d’un rouge, mais d’un rouge... J'te jure... Ecoute, Aileen, plus rouge que ça, t'es carrément bleu... Et puis voilà qu’il se met à pousser une râlante, avec une sorte de gargouillis de l’intérieur, comme un lavabo qu'on déconstipe. Et tout à coup voilà que sa bouche s’ouvre en grand, et qu’elle s’ouvre encore plus grand, et que quelque chose de visqueux, d’énorme, d’incroyable, en sort, une chose terrible, une chose qu’on a tous en nous et qui ne sort jamais, et voici qu’elle s’extirpe de sa bouche devenue énorme et que - flatch ! - voila qu’elle tombe par terre comme un sac mouillé, et détale dans les broussailles sans demander son reste… Aussi vrai que j’m’ap-pelle Leslie, ma vieille… »&lt;br/&gt;« Et quand le feu a fini par tourner au vert, ch'te dis pas comment le camion a démarré sur les chapeaux de roue... Après ça il y a eu un mo-ment de silence... Et puis Craig s'est essuyé la joue et il s'est mis à rire... à rire... il pouvait plus s'arrêter... Moi j'étais sur le cul, incapable de dire un mot... Et lui, il rigolait à s'en faire décrocher la mâchoire... C'est pour te dire… »&lt;br/&gt;Leslie se frotte le bout du nez en jouant bizarrement des coudes, attendant visiblement le commentaire d’Aileen. Aileen cesse un instant de jouer avec les gravillons, elle lève la tête, prend un air songeur et dit : « Ouais, c'est marrant... Mais moi, Craig, j'accroche pas... J'le trouve un peu spécial… Pas chiant, non, mais spécial… Tu vois ? Simplement un peu spécial… »&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Textes et dessin © jean-françois paillard / 2009&lt;br/&gt;- - -&lt;br/&gt;Vous avez aimé ? Alors courez acheter mes romans, en vente &lt;a href=&quot;http://livre.fnac.com/a868948/Jean-Francois-Paillard-Animos%253FMn%253D-1%2526Mu%253D-13%2526Ra%253D-1%2526To%253D0%2526Nu%253D2%2526Fr%253D0&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://livre.fnac.com/a1439211/Jean-Francois-Paillard-Un-monde-cadeau%253FMn%253D-1%2526Ra%253D-1%2526To%253D0%2526Nu%253D8%2526Fr%253D0&quot;&gt;ici &lt;/a&gt;et &lt;a href=&quot;http://livre.fnac.com/a1848857/Jean-Francois-Paillard-Pique-nique-dans-ma-tete%253FMn%253D-1%2526Ra%253D-1%2526To%253D0%2526Nu%253D3%2526Fr%253D0&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; et dites-moi ce que vous en pensez !&lt;br/&gt;- - -&lt;br/&gt;Lire les autres épisodes :&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/4/16_lachose_1.html&quot;&gt;la chose 1 / un jour...&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/4/17_lachose_2.html&quot;&gt;la chose 2 / mais qui? &lt;/a&gt; &lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/4/18_lachose_3.html&quot;&gt;la chose 3 / ce que dit le poulet&lt;/a&gt; &lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/4/19_lachose_4.html&quot;&gt;la chose 4 / je vous assure...&lt;/a&gt; &lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/4/21_lachose_6.html&quot;&gt;la chose 5 / vivarium&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/9/18_lachose_6.html&quot;&gt;la chose 6 / serge f.&lt;/a&gt;</description>
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      <title>roman depouvante</title>
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      <pubDate>Tue, 20 Oct 2009 14:20:55 +0200</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Entries/2009/11/2_roman_depouvante_2_files/arton275.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Media/arton275_3.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:104px; height:139px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;roman d’épouvante /&lt;br/&gt;(brrr...)&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Avis important !&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;http://www.tierslivre.net/&quot;&gt;François Bon&lt;/a&gt; et son &lt;a href=&quot;http://publie.net/&quot;&gt;publie.net&lt;/a&gt; (&lt;a href=&quot;http://www.actualitte.com/actualite/7403-Publie-Francois-Bon-abonnement-lecture.htm&quot;&gt;projet&lt;/a&gt;  &lt;a href=&quot;http://www.actualitte.com/dossiers/382-abonnement-Publie-net-ePub-PDF-iPhone.htm&quot;&gt;novateur&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;http://www.archicampus.net/wordpress/%253Fp%253D187&quot;&gt;pied de nez&lt;/a&gt; comme on les aime) m’accueillent de nouveau...&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Après &lt;a href=&quot;http://www.publie.net/tnc/spip.php%253Farticle209&quot;&gt;les plus belles piscines du monde&lt;/a&gt;, voici &lt;a href=&quot;http://www.publie.net/tnc/spip.php%253Farticle275&quot;&gt;roman d’épouvante&lt;/a&gt; (récit de saison ! à lire la nuit, toute porte grinçante et volets claquants).&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;C’est l’occasion rêvée de découvrir &lt;a href=&quot;http://www.publie.net/tnc/spip.php%253Frubrique5&quot;&gt;d’autres&lt;/a&gt; &lt;a href=&quot;http://www.publie.net/tnc/spip.php%253Frubrique2&quot;&gt;textes&lt;/a&gt; publiés par cet éditeur avant-gardiste (et puis merde, lâchons le mot) et de prendre un &lt;a href=&quot;http://www.publie.net/tnc/spip.php%253Farticle1&quot;&gt;abonnement&lt;/a&gt;...&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Merci à publie.net et à son timonier...&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;© J-F P. 2009&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;- -&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;nb. Rien à voir avec le biftèque, mais je profite de cette mise en ligne pour conseiller très vivement la lecture de deux ouvrages, majeurs à mes yeux, parus récemment (1)&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Luc Boltanski, de la critique. Précis de sociologie de l’émancipation. Sorti en août dernier. Un livre qui, entre autres choses, m’aide à mieux comprendre d’où il est possible d’écrire, pour quelle efficace et de quels creusets possibles s’encalcinerait une critique qui ne soit ni purement ‘artiste’ ni purement ‘existentielle’ et pourtant littéraire et (peut-être) justifiable.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Shlomo Sand, Comment le peuple juif fut inventé. D’un historien de Tel-Aviv, ancien élève à l’Ehess. Ce livre m’aide à mieux comprendre - et m’autorise, soulagement ! à oser penser en pleine lucidité - la genèse de ces constructions ethnosymbolistes - nées, ce qui fascine, de mêmes nécessités historiques - qui dressent les hommes les uns contre les autres et des murs idéaux plus durs que la pierre entre eux.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;(1) et peut-être à l’avenir, signaler de temps à autre les livres qui m’ont à leur lecture donné le vertige ?</description>
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      <title>ainsi 2</title>
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      <pubDate>Mon, 19 Oct 2009 16:09:00 +0200</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Entries/2009/10/19_ainsi_2_files/ainsi2.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Media/ainsi2.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:102px; height:136px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Ainsi / 2&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Ainsi, prendre un jour conscience que le jeune temps est derrière soi, et, comme franchissant un gué, tout le poids du corps fatigué et son angle mort – la tête - portant de l’autre côté du point de bascule, se demander quoi faire d’elles, ces compagnes d’armes et de solitude, je veux parler de ces agrégats de mots, de phrases et d’images qui se froncent et se défroncent dans mon encéphale : soleils et planètes nés d’effondrements successifs d’idées-masses conçues naguère dans l’éveil et la curiosité, mais frappés d’obsolescence, car enfantés dans le passé d’une langue qui n’est plus la langue d’usage (celle-là phagocytée par les mondes marchand et industriel) et qui forment des objets vagues, formidables, inutiles, de plus en plus flottants, s’effritant avec le temps, et qui collent, et qui adhérent, congruent, se délient, puis se lient de nouveau, au hasard, le plus souvent, non plus d’une pensée incisive et fraîche, mais de gazeuses rêveries, qui sont devenues mes façons misérables de résister tout en lâchant prise. Lorsqu’elles prennent la forme ectoplasmique de ces hommes et ces femmes que je n’ai jamais connus, mais qui, pour les avoir lus, naissent en moi presque en chair et en os, elles m’inspirent, ces compagnes, cette question douloureuse : les fréquenter encore, s’en faire un tombeau mental ou les effacer définitivement et revenir au jour éclatant, parmi ces hommes qu’aveugle la chimèrique réalité - avec, cette fois-ci logé au ventre, un point minuscule, autrement plus compact : le trou noir par lequel le corps s’aspire ?&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;(à suivre)&lt;br/&gt;&lt;br/&gt; texte et images Jean-François Paillard © 2009</description>
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      <title>heropolis in progress 4</title>
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      <pubDate>Mon, 19 Oct 2009 10:38:14 +0200</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Entries/2009/10/19_heropolis_in_progress_4_files/septfonds-filtered_1.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Media/septfonds-filtered_4.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:105px; height:77px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;HEROPOLIS / work in progress / 4 &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;vous pouvez désormais écouter en “streaming” la bande son de heropolis, avec voix-témoin et premier travail de mise en musique du trio cremer-jouffroy-ravnich (improvisation sur projection du film, remixée ensuite) &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;c’est &lt;a href=&quot;http://www.territoire3.org/herodef.aif&quot;&gt;ICI&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;- - -&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;voir aussi : &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/9/16_heropolis_in_progress_1.html&quot;&gt;heropolis in progress / 1&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/9/29_heropolis_in_progress_2.html&quot;&gt;heropolis in progress / 2&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/10/1_heropolis_in_progress_3.html&quot;&gt;heropolis in progress / 3&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&gt; Je mettrai en ligne les séquences au fur et à mesure de leur fabrication. Si vous souhaitez que je vous mette au courant des mises en ligne, ou pour toute autre demande, cliquez &lt;a href=&quot;Entries/2009/10/19_heropolis_in_progress_4_files/mailto%253Aterritoire3%2540yahoo.fr%253Fsubject%253Dok%252520pour%252520me%252520mettre%252520au%252520courant...&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;© J-F P. 2009&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;- - -</description>
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      <title>heropolis in progress 3</title>
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      <pubDate>Thu, 1 Oct 2009 14:45:00 +0200</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Entries/2009/10/1_heropolis_in_progress_3_files/septfonds-filtered_1.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Media/septfonds-filtered_5.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:105px; height:77px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;HEROPOLIS / work in progress / 3 &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Voici la suite...&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;- - -&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;voir aussi : &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/9/16_heropolis_in_progress_1.html&quot;&gt;heropolis in progress / 1&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/9/29_heropolis_in_progress_2.html&quot;&gt;heropolis in progress / 2&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;- - -&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;pour celles et ceux qui ont raté le début :&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Il s’agit du montage brut de décoffrage des scènes de HEROPOLIS (1), une vidéo tournée à Istanbul (1) en vue de la prochaine performance musique-lecture-vidéo ‘live’ de Territoire3.&lt;br/&gt;&gt; Heropolis n’est pas un film conçu pour être projeté seul. C’est la partie vidéo d’un spectacle qui sera joué en ‘live’ par un comédien, une comédienne chanteuse et trois musiciens. D’où les nécessaires plages de silence et longueurs à l’image...&lt;br/&gt;&gt; Cette vidéo (en très basse déf) constitue surtout un document de travail, un “brouillon” qui subira bien des changements, bref un “moment” d’un travail en cours :&lt;br/&gt;1 - Le montage des séquences est susceptible de changer, et ce jusqu’à la fin de notre résidence au &lt;a href=&quot;http://www.amicentre.biz/spip.php%253Farticle27%2526var_recherche%253Dpratique&quot;&gt;labobox&lt;/a&gt; de la friche-elle-de-mai, à marseille, qui se déroulera du 9 au 20 novembre. C’est à l’issue de cette résidence, que nous ferons notre première concert-performance « &lt;a href=&quot;http://www.amicentre.biz/spip.php%253Frubrique13&quot;&gt;openbox&lt;/a&gt; ».&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;(Si vous souhaitez que je vous invite à l’événement cliquez &lt;a href=&quot;Entries/2009/10/1_heropolis_in_progress_3_files/mailto%253Aterritoire3%2540yahoo.fr%253Fsubject%253Dok%252520pour%252520%2525C3%2525AAtre%252520invit%2525C3%2525A9%252520au%252520concert%252520de%252520heropolis&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;)&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;2 - Ma “voix témoin”, plus ou moins transformée (1) n’est destinée qu’à aider le comédien &lt;a href=&quot;http://www.agenceparistexas.com/index.cfm/200261-jean-marc-herouin.html&quot;&gt;Jean-Marc Hérouin&lt;/a&gt; et la chanteuse et comédienne &lt;a href=&quot;http://www.myspace.com/marionrampal&quot;&gt;Marion Rampal&lt;/a&gt; à synchroniser leurs voix et les images.&lt;br/&gt;3 - Quant aux bruitages et aux quelques plages musicales que j’ai fabriquées (1), ils sont là à titre indicatif, afin de marquer le rythme du film et sa “couleur” : les musiciens du collectif, le violoncelliste &lt;a href=&quot;http://www.myspace.com/emmanuelcremer&quot;&gt;Emmanuel Cremer&lt;/a&gt;, le percussionniste &lt;a href=&quot;http://www.myspace.com/kranxerek&quot;&gt;Damien Ravnich&lt;/a&gt; et le guitariste &lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/user/remyjouffroy/1%253Fhmz%253D746162&quot;&gt;Rémy Jouffroy&lt;/a&gt; ont carte blanche pour composer la bande son qu’ils joueront en ‘live’.&lt;br/&gt;&gt; Je mettrai en ligne les séquences au fur et à mesure de leur fabrication. Si vous souhaitez que je vous mette au courant des mises en ligne, ou pour toute autre demande, cliquez &lt;a href=&quot;Entries/2009/10/1_heropolis_in_progress_3_files/mailto%253Aterritoire3%2540yahoo.fr%253Fsubject%253Dok%252520pour%252520me%252520mettre%252520au%252520courant...&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;© J-F P. 2009&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;- - -&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;(1) La vidéo a été tournée en .dv et .mov, deux formats courants beaucoup moins “lourds” que la sacro-sainte “haute définition” - que je tiens pour un piège à cons. J’ai employé un matériel de base, accessible à tous - que j’avais du reste emprunté : une caméra embarquée (merci Patrick Cova!) et un simple appareil photo numérique (merci domi!). Le film a été monté avec l’aide d’Imovie, un logiciel simplissime d’utilisation livré clé en main avec n’importe quel Mac. La voix et la guitare ont été enregistrées directement à partir de mon Mac, un portable de base doté d’un micro interne (ok, ça s’entend, mais, outre qu’il est très compressé pour internet, je n’ai fait aucun mixage du son...). La bande son a été bricolée et montée à partir de Garage Band - tout aussi basique, simple d’utilisation et livré clé en main avec n’importe quel Mac de base.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Je voulais en venir au fait qu’il est aujourd’hui possible de faire du cinéma comme on griffonne une phrase au crayon, un peu bancale certes, un peu naïve, couchée sur une feuille volante (qui n’a rien de ces peaux de veau mort-né en usage « dans les professions »), une phrase qui crachote, glaviote, mais que je sais vive, spontanée, virevoltante, ne devant rien à personne, libre, libre... Ah ! J’aimerais évoquer la poignée de cinéastes (qui ne sont en général pas considérés « officiellement » tels) auxquels je pense en montant mon machin, mais j’ai cette peur d’autodidacte d’en dire trop, de travers - et à quel titre ? &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Cette remarque enfin, qu’il n’existe au fond pas de plus grand bonheur que celui de prendre prétexte d’un travail de création, si modeste soit-il, pour se nourrir, que dis-je, se goberger sans retenue d’images, de sons et de mots inventés et agencés par d’autres, que l’on peut, le temps de sa propre rêverie créative, s’accorder le droit de considérer comme frères et sœurs en ouvrage et invention…&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;- - -</description>
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      <title>heropolis in progress 2</title>
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      <pubDate>Tue, 29 Sep 2009 09:37:41 +0200</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Entries/2009/9/29_heropolis_in_progress_2_files/septfonds-filtered_1.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Media/septfonds-filtered_6.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:105px; height:77px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;HEROPOLIS / work in progress / 2 &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Voici le montage brut de décoffrage de la troisième partie de HEROPOLIS (1), une vidéo tournée à Istanbul (1) pour la prochaine performance musique-lecture-vidéo ‘live’ de Territoire3.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Attention ! &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&gt; Heropolis n’est pas un film conçu pour être projeté seul. C’est la partie vidéo d’un spectacle qui sera joué en ‘live’ par un comédien, une comédienne chanteuse et trois musiciens. D’où les nécessaires plages de silence et longueurs à l’image...&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&gt; Cette vidéo (en très basse déf) constitue surtout un document de travail, un “brouillon” qui subira bien des changements, bref un “moment” d’un travail en cours :&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;1 - Le montage des séquences est susceptible de changer, et ce jusqu’à la fin de notre résidence au &lt;a href=&quot;http://www.amicentre.biz/spip.php%253Farticle27%2526var_recherche%253Dpratique&quot;&gt;labobox&lt;/a&gt; de la friche-elle-de-mai, à marseille, qui se déroulera du 9 au 20 novembre. C’est à l’issue de cette résidence, que nous ferons notre première concert-performance « &lt;a href=&quot;http://www.amicentre.biz/spip.php%253Frubrique13&quot;&gt;openbox&lt;/a&gt; ».&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;(Si vous souhaitez que je vous invite à l’événement cliquez &lt;a href=&quot;Entries/2009/9/29_heropolis_in_progress_2_files/mailto%253Aterritoire3%2540yahoo.fr%253Fsubject%253Dok%252520pour%252520%2525C3%2525AAtre%252520invit%2525C3%2525A9%252520au%252520concert%252520de%252520heropolis&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;)&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;2 - Ma “voix témoin”, plus ou moins transformée (1) n’est destinée qu’à aider le comédien &lt;a href=&quot;http://www.agenceparistexas.com/index.cfm/200261-jean-marc-herouin.html&quot;&gt;Jean-Marc Hérouin&lt;/a&gt; et la chanteuse et comédienne &lt;a href=&quot;http://www.myspace.com/marionrampal&quot;&gt;Marion Rampal&lt;/a&gt; à synchroniser leurs voix et les images.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;3 - Quant aux bruitages et aux quelques plages musicales que j’ai fabriquées (1), ils sont là à titre indicatif, afin de marquer le rythme du film et sa “couleur” : les musiciens du collectif, le violoncelliste &lt;a href=&quot;http://www.myspace.com/emmanuelcremer&quot;&gt;Emmanuel Cremer&lt;/a&gt;, le percussionniste &lt;a href=&quot;http://www.myspace.com/kranxerek&quot;&gt;Damien Ravnich&lt;/a&gt; et le guitariste &lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/user/remyjouffroy/1%253Fhmz%253D746162&quot;&gt;Rémy Jouffroy&lt;/a&gt; ont carte blanche pour composer la bande son qu’ils joueront en ‘live’.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&gt; Je mettrai en ligne les séquences au fur et à mesure de leur fabrication. Si vous souhaitez que je vous mette au courant des mises en ligne, ou pour toute autre demande, cliquez &lt;a href=&quot;Entries/2009/9/29_heropolis_in_progress_2_files/mailto%253Aterritoire3%2540yahoo.fr%253Fsubject%253Dok%252520pour%252520me%252520mettre%252520au%252520courant...&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;© J-F P. 2009&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;- - -&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;(1) La vidéo a été tournée en .dv et .mov, deux formats courants beaucoup moins “lourds” que la sacro-sainte “haute définition” - que je tiens pour un piège à cons. J’ai employé un matériel de base, accessible à tous - que j’avais du reste emprunté : une caméra embarquée (merci Patrick Cova!) et un simple appareil photo numérique (merci domi!). Le film a été monté avec l’aide d’Imovie, un logiciel simplissime d’utilisation livré clé en main avec n’importe quel Mac. La voix et la guitare ont été enregistrées directement à partir de mon Mac, un portable de base doté d’un micro interne (ok, ça s’entend, mais, outre qu’il est très compressé pour internet, je n’ai fait aucun mixage du son...). La bande son a été bricolée et montée à partir de Garage Band - tout aussi basique, simple d’utilisation et livré clé en main avec n’importe quel Mac de base.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Je voulais en venir au fait qu’il est aujourd’hui possible de faire du cinéma comme on griffonne une phrase au crayon, un peu bancale certes, un peu naïve, couchée sur une feuille volante (qui n’a rien de ces peaux de veau mort-né en usage « dans les professions »), une phrase qui crachote, glaviote, mais que je sais vive, spontanée, virevoltante, ne devant rien à personne, libre, libre... Ah ! J’aimerais évoquer la poignée de cinéastes (qui ne sont en général pas considérés « officiellement » tels) auxquels je pense en montant mon machin, mais j’ai cette peur d’autodidacte d’en dire trop, de travers - et à quel titre ? &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Cette remarque enfin, qu’il n’existe au fond pas de plus grand bonheur que celui de prendre prétexte d’un travail de création, si modeste soit-il, pour se nourrir, que dis-je, se goberger sans retenue d’images, de sons et de mots inventés et agencés par d’autres, que l’on peut, le temps de sa propre rêverie créative, s’accorder le droit de considérer comme frères et sœurs en ouvrage et invention…&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;- - -</description>
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      <title>interlude desert du lundi</title>
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      <pubDate>Mon, 21 Sep 2009 16:30:46 +0200</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.territoire3.org/Media/territoire3.mov&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Media/territoire3.png&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:103px; height:77px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;désert du lundi...&lt;br/&gt;Voyageur, qui es-tu (...) ; tu es humide et triste comme une sonde..., f. nietzsche&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;A chaque jour de la semaine sa petite musique. Après &lt;a href=&quot;Entries/2009/2/4_la_grande_musique_1.html&quot;&gt;dimanche&lt;/a&gt;, voici lundi. j-f. p.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;- - -&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;ps 1.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;je profite de cette mise en ligne pour vous annoncer que mes site et blog feront l’objet d’un “toilettage” d’ici une à deux semaines - la page d’accueil notamment sera mise à jour intégralement. youpi ! Mon projet devrait prendre à cette occasion plus de cohérence et de lisibilité. Pardon? Ah. Oui. Pour donner plus de poids à cette mue littéraire, quelques fautes d’orthographe seront corrigées.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;ps2.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Plus sérieusement, j’enfreins exceptionnellement une règle du jeu que je me suis secrètement fixée pour exprimer ici un point de vue à la fois personnel et d’actualité (et déjà le rouge me monte au front, car je suis le premier à railler cette posture que je tiens pour mortellement ennuyeuse) : je constate et regrette avec d’autres la suspension et la mise en quasi-sommeil de plusieurs blogs littéraires. Je souhaite qu’ils nous reviennent vite ! J’en profite pour vous livrer un extrait de la liste des lieux littéraires, poétiques et/ou musicaux que je visite régulièrement (et pardon d’avance aux autres) :&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;http://blog.lignesdefuite.fr/&quot;&gt;&gt; lignes de  fuite de Christine Genin&lt;/a&gt;  &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;http://www.tierslivre.net/&quot;&gt;&gt; le site-blog de François Bon&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;http://l-autofictif.over-blog.com/&quot;&gt;&gt; le blog d’Eric Chevillard&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;http://pdidion.free.fr/&quot;&gt;&gt; le site des notules de Philippe Didion&lt;/a&gt; (pour vous abonner à sa lettre hebdomadaire !)&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;http://remue.net/&quot;&gt;&gt; le site du collectif remue.net&lt;/a&gt;  &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;http://bohemelitteraire.canalblog.com/&quot;&gt;&gt; le blog bohème littéraire&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;http://hublots.over-blog.com/&quot;&gt;&gt; Le blog de Philippe Annocque&lt;/a&gt; &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;http://sebastienrongier.net/&quot;&gt;&gt; le blog de sébastien rongier&lt;/a&gt; &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;http://www.les-souffleurs.fr/&quot;&gt;&gt; le site des Souffleurs&lt;/a&gt; &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;http://profile.myspace.com/index.cfm%253Ffuseaction%253Duser.viewprofile%2526friendID%253D134583631&quot;&gt;&gt; le ms de Rémy Jouffroy&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;http://profile.myspace.com/index.cfm%253Ffuseaction%253Duser.viewprofile%2526friendid%253D242238548&quot;&gt;&gt; le ms de Marion Rampal&lt;/a&gt; &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;http://profile.myspace.com/index.cfm%253Ffuseaction%253Duser.viewprofile%2526friendID%253D133866300&quot;&gt;&gt; le ms d’Emmanuel Cremer&lt;/a&gt;  &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;http://force.molle.free.fr/&quot;&gt;&gt; le ms de force folle&lt;/a&gt; &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;http://profile.myspace.com/index.cfm%253Ffuseaction%253Duser.viewprofile%2526friendid%253D130002765&quot;&gt;&gt; le ms de kaosmoz&lt;/a&gt; &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;http://www.myspace.com/fliparanos&quot;&gt;&gt; le ms fliparano&lt;/a&gt;  &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;http://www.myspace.com/kranxerek&quot;&gt;&gt; le ms de kranxerek&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;http://www.berlol.net/dotclear/&quot;&gt;&gt; le blog littéréticulaire de Patrick Rebolar&lt;/a&gt; (en demi-sommeil cependant, peut-être un retour prochain en fanfare ?)&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;…sans oublier la plupart des sites - sublimes, foutraques et parfois complétement nazes, ce qui ne veut pas dire intintéressants - sélectionnés par françois bon : &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;http://www.netvibes.com/tierslivre%2523blog_galaxie&quot;&gt;&gt; tiers livre propose : 130 blogs littérature &amp;amp; Internet&lt;/a&gt; &lt;br/&gt;</description>
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      <itunes:summary>désert du lundi...&#13;Voyageur, qui es-tu (...) ; tu es humide et triste comme une sonde..., f. nietzsche&#13;&#13;A chaque jour de la semaine sa petite musique. Après dimanche, voici lundi. j-f. p.&#13;&#13;&#13;- - -&#13;&#13;ps 1.&#13; &#13;je profite de cette mise en ligne pour vous annoncer que mes site et blog feront l’objet d’un “toilettage” d’ici une à deux semaines - la page d’accueil notamment sera mise à jour intégralement. youpi ! Mon projet devrait prendre à cette occasion plus de cohérence et de lisibilité. Pardon? Ah. Oui. Pour donner plus de poids à cette mue littéraire, quelques fautes d’orthographe seront corrigées.&#13;&#13;ps2.&#13;&#13;Plus sérieusement, j’enfreins exceptionnellement une règle du jeu que je me suis secrètement fixée pour exprimer ici un point de vue à la fois personnel et d’actualité (et déjà le rouge me monte au front, car je suis le premier à railler cette posture que je tiens pour mortellement ennuyeuse) : je constate et regrette avec d’autres la suspension et la mise en quasi-sommeil de plusieurs blogs littéraires. Je souhaite qu’ils nous reviennent vite ! J’en profite pour vous livrer un extrait de la liste des lieux littéraires, poétiques et/ou musicaux que je visite régulièrement (et pardon d’avance aux autres) :&#13;&#13;&gt; lignes de  fuite de Christine Genin  &#13;  &#13;&gt; le site-blog de François Bon&#13;&#13;&gt; le blog d’Eric Chevillard&#13;&#13;&gt; le site des notules de Philippe Didion (pour vous abonner à sa lettre hebdomadaire !)&#13;&#13;&gt; le site du collectif remue.net  &#13;&#13;&gt; le blog bohème littéraire&#13;&#13;&gt; Le blog de Philippe Annocque &#13;&#13;&gt; le blog de sébastien rongier &#13;&#13;&gt; le site des Souffleurs &#13;&#13;&gt; le ms de Rémy Jouffroy&#13;&#13;&gt; le ms de Marion Rampal &#13;&#13;&gt; le ms d’Emmanuel Cremer  &#13;&#13;&gt; le ms de force folle &#13;&#13;&gt; le ms de kaosmoz &#13;&#13;&gt; le ms fliparano  &#13;&#13;&gt; le ms de kranxerek&#13;&#13;&gt; le blog littéréticulaire de Patrick Rebolar (en demi-sommeil cependant, peut-être un retour prochain en fanfare ?)&#13;&#13;…sans oublier la plupart des sites - sublimes, foutraques et parfois complétement nazes, ce qui ne veut pas dire intintéressants - sélectionnés par françois bon : &#13;&#13;&gt; tiers livre propose : 130 blogs littérature &amp; Internet &#13;</itunes:summary>
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      <title>lachose 6</title>
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      <pubDate>Fri, 18 Sep 2009 08:37:46 +0200</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Entries/2009/9/18_lachose_6_files/lachose6-filtered.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Media/lachose6-filtered_1.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:102px; height:151px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;la chose / 6 - Serge F.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Il s’appelle Serge F. Il est représentant multicarte. Il est appelé “le beau Serge” par Christiane B. et Laura A., les deux standardistes du siège.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Or, un matin, Serge découvre dans la glace de la salle de bain qu'une excroissance de chair, celle-là même qui lui avait confusément chatouillé le palais pendant la nuit a éclos au bout de sa langue.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Serge s'étonne, tâte, appuie, tire et constate que la minuscule protubérance est insensible. Comme morte. Il touche encore, tâte et appuie et tire, et cela dure, dure… &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Longtemps, la langue s'étire, souffre de se tenir ainsi impudiquement au-dehors, reniflant cet autre muscle malade, en face, qui est son reflet. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Une heure a passé et Serge F. prend conscience que « la chose » a déjà poussé ! &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;*&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Mais voici que l’excroissance s’anime, voici qu’elle s’ouvre et se met à parler:&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;- Faisons la paix, dit-elle. Mieux : coopérons... &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Mais le beau Serge ne veut rien savoir. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Clac ! D'un coup de ciseaux, il fait sauter le bout de chair récalcitrant. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Et déjà l’habitude est prise : tous les matins, après qu'il s’est épilé les trois poils au menton, Serge F. arase d'un habile coup de lame cette « chose » que produit sa langue et qui, à défaut de s'élever, s'étire comme une plaque lithosphérique, insensibilisant peu à peu son muscle charnu.&lt;br/&gt;- ‘our 'ombien 'e 'emps ?&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;*&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Hasard ? Je connais un autre collègue de travail affligé d’un mal comparable : sa langue a été dévorée par une manière de crustacé qui a élu domicile dans sa bouche. Mais l’homme est plus avisé : ayant passé un pacte avec son hôte, il peut l’utiliser pour saisir et avaler sa nourriture. Sa voix en public a même pris un tour soyeux que bien des orateurs lui envient…&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;(à suivre)&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;© j-f paillard 2009&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Lire les autres épisodes :&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/4/16_lachose_1.html&quot;&gt;la chose 1 / un jour...&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/4/17_lachose_2.html&quot;&gt;la chose 2 / mais qui? &lt;/a&gt; &lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/4/18_lachose_3.html&quot;&gt;la chose 3 / ce que dit le poulet&lt;/a&gt; &lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/4/19_lachose_4.html&quot;&gt;la chose 4 / je vous assure...&lt;/a&gt; &lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/4/21_lachose_6.html&quot;&gt;la chose 5 / vivarium&lt;/a&gt;</description>
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      <title>ainsi 1</title>
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      <pubDate>Thu, 17 Sep 2009 11:27:34 +0200</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Entries/2009/9/17_ainsi_1_files/ainsi1.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Media/ainsi1.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:102px; height:136px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Ainsi / 1&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Ainsi, je ne sais pas si vous oui, mais moi non. J’essaie pourtant plusieurs fois par jour, mais non. À dire vrai, je n’essaie pas de contrer en moi le non. Le non me vient si spontanément maintenant que non. Le non s’immisce tellement en moi que non. Dans ma gorge, ce bas morceau de non. Je ne contre plus le non qui emplit le tuyau bas de mon cou en une épaisse tranche de non. Je laisse passer ce non en me soulageant de ce non. Je vais avec le non. Je contre par le non. Ce qui vient et va en moi, c’est le non. Je laisse poindre et exister ce non. Le non m’est devenu si naturel que non. Le non m’est devenu si consubstantiel que non. Je ne lutte plus contre l’omnipotent non. Je m’abandonne au non. Secouant ma hure, je dis non. À quelque explication qui soit, j’expectore non. Je ne vois le monde qu’à travers une salve de non. Il m’en faut des montagnes de friselis pour que je ne dise pas non. D’encre sympathique, de bonheur égoïste d’expectation jouisseuse pour que je ne m’abandonne pas au non. Car à l’œil ou l’oreille, je ne vois et n’entends que sujets à dire non. Qu’intentions justifiant d’asséner le non. Non, je ne marche pas. Je dis non non et non. Non, je dis. Et je sens poindre derrière ce mot un possible non.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Ainsi pas un matin qui vaille sans une liste. À chaque jour sa liste de tâches enchaînées. À chaque tâche sa liste d’actions enchaînées. À chaque action sa liste de mouvements enchaînés. Pas une semaine sans une liste. Pas un mois sans une liste. Pas une vie sans sa liste.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Ainsi je vais coucher ce texte à. Il me faut dégorger ce texte à. Ce texte doit être rendu à la réalité de. Ce flux de mots doit sortir son corps entier par ma. Ce texte doit se rendre à ma réalité. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Ainsi ce non-dit-là m’est comme un caillou dans la chaussure. Ce non-dit-là pareil au vôtre qui est que chaque fois que j’entends Tout, vient la pensée que je ne fais pas partie du Tout. Être hors Tout comporte l’avantage d’être hors de portée de ceux qui ont pour rôle de critiquer le Tout. Mais l’absence de voix audible étant consubstantielle à la périphérie du Tout, l’inconvénient du hors Tout, est d’être inaudible, c’est-à-dire réduit au rien. Ce non-dit-là est en soit un Tout.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Ainsi s’accrocher au sens comme la pince mord le linge au fil. Tordre la phrase pour la rendre ni assez droite ni assez oblique. La placer dans cet entre-deux indécidable qui titille l’arrière crâne, énerve, suscite le désir de poursuivre - mais cette vaine fatigue que l’on anticipe... Pour  constater que rien, au bout du compte, n’a accroché.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Ainsi, chaque fois, tout reprendre depuis le début. Tout gommer, jusqu’au dernier mot à écrire. Jusqu’à la dernière lettre. Tout faire en même temps. Tout abandonner en cours de route. Tout écrire à l’envers. Tout finir avant de commencer. Tout dévoiler avant de raconter. Tout dire. Tout perdre au fur et à mesure. Tout écrire comme on tisse : par paquets et par la fin.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Ainsi agir comme un homme qui aurait la main gauche soudée au bras droit, ses deux pieds épousant la même jambe. Et qui se hâte et prend plaisir à se hâter. Sa main gauche étonnamment agile. Son double pied frappant plus fort le sol raisonneur. Ainsi parvenir à constamment se rajeunir.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;(à suivre)&lt;br/&gt;&lt;br/&gt; texte et images Jean-François Paillard © 2009</description>
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      <title>heropolis in progress 1</title>
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      <pubDate>Wed, 16 Sep 2009 16:25:31 +0200</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Entries/2009/9/16_heropolis_in_progress_1_files/septfonds-filtered_1.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Media/septfonds-filtered_7.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:105px; height:77px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;HEROPOLIS / work in progress / 1 &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Voici le montage brut de décoffrage des 23 premières minutes de HEROPOLIS (1), une vidéo tournée à Istanbul pour la prochaine performance musique-lecture-vidéo ‘live’ de Territoire3.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Attention ! &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&gt; Heropolis n’est pas un film conçu pour être projeté seul. C’est la partie vidéo d’un spectacle qui sera joué en ‘live’ par un comédien, une comédienne chanteuse et trois musiciens. D’où les nécessaires plages de silence et longueurs à l’image...&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&gt; Ces deux vidéos (en très basse déf) constituent surtout un document de travail, un “brouillon” qui subira bien des changements, bref un “moment” d’un travail en cours :&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;1 - Le montage des séquences est susceptible de changer, et ce jusqu’à la fin de notre résidence au &lt;a href=&quot;http://www.amicentre.biz/spip.php%253Farticle27%2526var_recherche%253Dpratique&quot;&gt;labobox&lt;/a&gt; de la friche-elle-de-mai, à marseille, qui se déroulera du 9 au 20 novembre. C’est à l’issue de cette résidence, que nous ferons notre première concert-performance « &lt;a href=&quot;http://www.amicentre.biz/spip.php%253Frubrique13&quot;&gt;openbox&lt;/a&gt; ».&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;(Si vous souhaitez que je vous invite à l’événement - gratuit - cliquez &lt;a href=&quot;Entries/2009/9/16_heropolis_in_progress_1_files/mailto%253Aterritoire3%2540yahoo.fr%253Fsubject%253Dok%252520pour%252520%2525C3%2525AAtre%252520invit%2525C3%2525A9%252520au%252520concert%252520de%252520heropolis&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;)&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;2 - Ma “voix témoin”, plus ou moins naze (surtout en deuxième partie) n’est destinée qu’à aider le comédien &lt;a href=&quot;http://www.agenceparistexas.com/index.cfm/200261-jean-marc-herouin.html&quot;&gt;Jean-Marc Hérouin&lt;/a&gt; et la chanteuse et comédienne &lt;a href=&quot;http://www.myspace.com/marionrampal&quot;&gt;Marion Rampal&lt;/a&gt; à synchroniser leurs voix sur l’image.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;3 - Quant aux bruitages et aux quelques plages “ambiancées”, elles sont là à titre indicatif, afin de marquer le rythme du film et sa “couleur” : les musiciens du collectif, le violoncelliste &lt;a href=&quot;http://www.myspace.com/emmanuelcremer&quot;&gt;Emmanuel Cremer&lt;/a&gt;, le percussionniste &lt;a href=&quot;http://www.myspace.com/kranxerek&quot;&gt;Damien Ravnich&lt;/a&gt; et le guitariste &lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/user/remyjouffroy/1%253Fhmz%253D746162&quot;&gt;Rémy Jouffroy&lt;/a&gt;, ont carte blanche pour composer la bande son qu’ils joueront en ‘live’.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;À noter : La partie en monochrome bleue est entièrement musicale, quant au passage à “dog ville”, il est conçu comme un récitatif rythmé (ma voix n’est là que pour marquer les points de synchro). &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&gt; Je mettrai en ligne les séquences suivantes au fur et à mesure de leur fabrication. Si vous souhaitez que je vous mette au courant des mises en ligne, ou pour toute autre demande, cliquez &lt;a href=&quot;Entries/2009/9/16_heropolis_in_progress_1_files/mailto%253Aterritoire3%2540yahoo.fr%253Fsubject%253Dok%252520pour%252520me%252520mettre%252520au%252520courant...&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;© J-F P. 2009.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;- - -</description>
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      <title>un heros 2 boite</title>
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      <pubDate>Mon, 14 Sep 2009 10:12:54 +0200</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Entries/2009/9/14_un_heros_2_boite_files/cyclopeTBD-filtered.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Media/cyclopeTBD-filtered_2.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:102px; height:149px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Un héros / 2 / Boîte&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Quinze mois auparavant, j’avais eu ce mouvement de recul: Tiens, m’avait dit mon père. Ce sont des papiers. Les papiers de ton grand-père... Il m’avait tendu cette vieille boîte en carton. J’ai fait un peu de rangement. Jette un œil là-dedans. Cela va t’intéresser... M’intéresser, m’intéresser. Qu’est-ce qu’il en savait, mon père ? Eût-il dit cela pourrait t’intéresser, que cela m’aurait peut-être intéressé. Prends cette boîte, insistait-il. Il avait déjà perdu quatre ou cinq kilos. C’était étrange cet amaigrissement. Qu’avaient précédé ces douleurs à l’épaule et au bas du dos. A l’époque, mon frère et moi avions mis ces “bobos” sur le compte d’une dépression. Je me vois encore, prenant ma mère par le bras, cheminant vers la cuisine, chuchotant : une dépression, je te dis. Cet amaigrissement. Cet assombrissement. Pas de doute. C’est dans la tête. C’est psychologique... &lt;br/&gt;Oh, tu m’entends ? Prends cette boîte, me disait mon père. Il avait du mal à me la tendre, cette boîte. Avec ses deux bras déjà bien affaiblis - deux bras aux muscles étrangement flasques, qu’il exhibait de temps à autre avec étonnement: Tu as vu? Je suis en train de fondre, non? Et au bout des bras, cette main qui, par comparaison, paraissait de jour en jour plus énorme. Les papiers de ton grand-père, je te dis... Il marchait déjà bien courbé, mon père. Cisaillant l’air de ses grandes jambes panardes d’ancien cavalier. Avec dans le corps, ce mal qui avait surgi deux mois plus tôt. Le touchant d’abord à l’épaule. Et puis là. Quelque part du côté des reins. Une douleur terrible, assurait-il. Et moi, campé devant lui. Moi lui parlant gentiment : allons, allons papa. Il faut que tu fasses des é-tire-ments. Me courbant en deux, prenant à témoin ce corps qui fondait comme neige au soleil : Des é-ti-rements. Tu m’entends ?&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;(à suivre)</description>
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      <title>un heros 1 adieu</title>
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      <pubDate>Fri, 11 Sep 2009 15:02:58 +0200</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Entries/2009/9/11_un_heros_1_adieu_files/cyclopeTBD-filtered.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Media/cyclopeTBD-filtered_3.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:102px; height:149px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Un héros / 1 / Adieu&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Dans la nuit du 18 au 19 août 2009, j’ai rêvé ceci : mon père est à mes côtés ; nous marchons à l’air libre, dans un endroit ensoleillé. Il y a du vert dans ce rêve. Nos pieds foulent un terrain herbeux, un peu bombé, légèrement pentu.  Nous sommes dans un champ. Un parc. Le jardin d’une maison de campagne. Il y a cette grande bâtisse. Cette maison de vacances. Qui est en quelque sorte toutes les maisons de vacances. Qui est aussi cette grande maison que nous habitions jadis, à Mantes-la-Jolie. Je la sens très nettement dans mon dos, cette maison : il y a cette corniche qui vibre, il y a cette ombre formidable qui se découpe sur un ciel tantôt blanc, tantôt uniformément bleu. Nous ne sommes pas seuls, mon père et moi. Des gens sont là. Mais qu’ils soient à portée d’ouïe et de vue, leur silhouette brouillée, leur corps agité, leurs conversations émaillées de rires, ne revêt aucune importance : je sais que ces présences, à la fois indistinctes et familières, n’ont d’autre fonction que de donner à ce rêve l’allure d’une réunion de famille, d’une promenade digestive, par exemple, après qu’un déjeuner a été pris en famille, ou entre amis, mon père m’apparaissant à cette occasion dans une forme éblouissante, heureux de vivre, en bras de chemise, un pull couleur bleu ciel noué autour du cou, marchant d’un bon pas, dans la quiétude de ce début d’après-midi d’été, ce pull incongru, d’une couleur tout aussi incongrue, noué autour du cou (une couleur que je ne lui ai jamais vu arborer : exactement la même que celle du pull de Tintin), cependant que des mots apaisants sortent de sa bouche, les images se formant à mesure que les mots, si doux à mes oreilles, se forment en moi: regarde fils, cela va mieux, cela va beaucoup mieux, il y a ce traitement, dur, difficile, cette discipline à suivre, mais regarde, je marche, je me sens bien... S’écoulent en moi ces mots, tandis que je ressens de plus en plus fortement la présence de mon père, son visage bien vivant, son corps en pleine forme, aussi robuste que le mien, plus robuste même, à battre des montagnes, toute cette scène s’effectuant légèrement de travers, l’éclat d’une mèche de cheveux blonds irradiant le soleil, juste avant que quelque chose bascule et que j’éclate en sanglots, en gros sanglots d’enfants, me précipitant dans les bras immenses de mon père, le serrant sans retenue contre moi - mon père riant : allons allons, c’est un gros chagrin ça, mon front serré contre son poitrail cyclopéen, comme lorsque gamin j’écrasais mon nez contre la laine épaisse de son pull rouge, retrouvant cette même odeur apaisante, bien vivante, celle de mon père, celle de l’homme le plus fort du monde, allons allons, c’est un gros chagrin ça, un gros gros chagrin, le réveil m’arrachant, suffocant, à l’étreinte. Immédiatement, cette sensation en moi d’un adieu définitif.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;(à suivre)</description>
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      <title>interlude septfonds</title>
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      <pubDate>Wed, 9 Sep 2009 11:24:53 +0200</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.territoire3.org/Media/septfonds-2.mov&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Media/istanbul_13.png&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:103px; height:77px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;1 - septfonds &lt;br/&gt;/“qu’est-ce qu’on voit? qu’est-ce qu’on croit?”&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;une vidéo tournée le 12 août 2009 &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Dans la série des vidéos consacrées aux villes-fictions qui constituent l’arrière-plan de mes textes, voici septfonds.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;(Le principe de tournage est simple : capture en seule journée avec un appareil photo, un téléphone mobile ou une caméra embarquée. Pas de voix off ni de musique. Montage rapide : “... adesso ci siamo, fai presto !”)&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Voir aussi : &lt;a href=&quot;Entries/2009/2/22__int_basel_fabrique_de_l_art_2.html&quot;&gt;basel&lt;/a&gt; &lt;a href=&quot;../cannes.html&quot;&gt;cannes&lt;/a&gt; &lt;a href=&quot;Entries/2009/5/20_interlude_frankfurt.html&quot;&gt;frankfurt&lt;/a&gt; &lt;a href=&quot;Entries/2009/7/27_interlude_istanbul.html&quot;&gt;istambul &lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/1/19_interlude_Marrakech_2.html&quot;&gt;marrakech&lt;/a&gt; &lt;a href=&quot;Entries/2009/3/13_interlude_maaden.html&quot;&gt;maaden&lt;/a&gt; &lt;a href=&quot;Entries/2008/12/5_marseille1.html&quot;&gt;marseille&lt;/a&gt; &lt;a href=&quot;Entries/2009/1/8_special_bonne_annee.html&quot;&gt;MAPC3Я&lt;/a&gt; &lt;a href=&quot;Entries/2009/7/27_interlude_paris.html&quot;&gt;paris&lt;/a&gt; &lt;a href=&quot;Entries/2009/1/19_marseille1_2.html&quot;&gt;stakkavik&lt;/a&gt; &lt;a href=&quot;Entries/2008/11/13_interlude_Tanger.html&quot;&gt;tanger&lt;/a&gt; &lt;a href=&quot;Entries/2009/3/16_interlude_sainte-croix.html&quot;&gt;sainte-croix&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;2 - “qu’est-ce qu’on voit? qu’est-ce qu’on croit?” &lt;br/&gt;/ un message du capitaine &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;SALLE DES MACHINES / VAISSEAU TERRITOIRE3 / le 9-9-2009 / 00:15 (tu)&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;“ Bonjour à tous… &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;(l’équipage salue le capitaine)&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;“Que chacun d’entre vous prenne bonne note de cette importante communication, avant de regagner son poste en ordre et en silence...&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;(murmures sur les bancs de l’équipage, quelques rires étouffés)&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;« Bien. Je vous rappelle que le jeu consiste, ici et maintenant, avec les maigres moyens dont nous disposons, à rendre compte, à notre manière, de la nature des régimes de vérité auxquels TOUT individu socialisé consent, plongé qu’il est depuis sa naissance dans cette gangue spatio-temporelle par laquelle il se doit de bâtir un projet de vie… &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;(silence approbateur)&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;« Je rappelle donc que la question à laquelle l’équipage du vaisseau Territoire3 doit s’efforcer de répondre par tous les moyens (s’il veut contribuer un tant soit peu à faire avancer dans le temps et l’espace notre esquif) est :&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;« Qu’est-ce qui fait que l’on (1) se « colle » spontanément aux règles et à la grammaire de tel ou tel régime de vie ? –  Un régime dont chaque membre du vaisseau Territoire3 tentera de dévoiler, en se plaçant délibérément de biais et en adoptant une posture ricanante, dénonciatrice, effarée, vulgarisatrice, subtilement monstratoire et/ou absolument désespérée, les beautés insoutenables autant que les sublimes aliénations. »&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;(murmures dans l’équipe, quelques applaudissements)&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;« S’il vous plaît… Un peu de silence… Bien. A cette fin, chacun d’entre vous tentera d’imaginer et de rendre lisible un monde en soubassements qui soit, à mesure qu’il se lit, s’entend, se voit et s’interprète, une mise en forme subjective aussi authentique que possible (c’est-à-dire au plus près du complexe corpo-visionnaire qu’est le vaisseau Territoire3 et du petit monde théorico-pratique qui est en lui, sachant, bien entendu, que ce vaisseau est composé d’instances de justifications et de mises en abîme tout à la fois fusionnelles et contradictoires : peut-on en effet imaginer esprits plus antagonistes que ceux du professeur Réginald S. Clock, de l’artiste Rolf Adams, du journaliste Jean-Luc Prieur, de l’homme d’appareil Michel-le-cerf-aux-bois-encombrants, de l’éternel râleur Max-le-chien et du petit szmugler, tous membres à part entière de l’équipe ?)&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;(quelques rires gênés, une ou deux protestations)&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;« Silence ! Bien. Cette démarche  (et je rassure ceux qui s’impatientent au fond de la salle : j’en ai presque fini pour aujourd’hui) s’éloignera le plus possible (et éloignera par la même occasion notre vaisseau) des rivages dangereux où s’exercent quantités d’effets de réél, je veux parler de ces champs de force émanant de ces formes collectives qui jouent dans la vie sociale le rôle d’instances d’ajustement et de justification : bric à brac de boîtes à réifier, la plupart visant très officiellement à fixer les normes d’acceptabilité du monde et prétendant le rendre soi-disant “lisible au plus grand nombre”, mais le réduisant, au contraire, sans même qu’aucun de ses membres ne s’en aperçoive, à un ensemble de messages récréatifs et sans conséquence spéciale, à diffusion massive…»&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;(murmures approbateurs, odeurs de transpiration)&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;« Merci. Ce sera tout pour aujourd’hui. Que chacun visionne en détail la vidéo du jour, puis fouille, sans peur du ridicule, sa misérable boîte à outils mentale, et revienne à moi, avec, brandi au bout du poing, un bouquet de propositions-choc, qui, alimentant son moteur à mirettes, permette à notre vaisseau de voguer plus avant dans les ténèbres du Grand Moi… »&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;© J-F P. 2009.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;- - - &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;(1) Entendez n’importe qui, pourvu qu’il ne soit pas considéré par la société civile comme « fou », une propriété, qui est aussi une qualité, qu’aucun des membres du vaisseau Trerritoire3  ne possède malheureusement à ce jour. A moins que…&lt;br/&gt;</description>
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      <itunes:summary>&#13;&#13;1 - septfonds &#13;/“qu’est-ce qu’on voit? qu’est-ce qu’on croit?”&#13;&#13;une vidéo tournée le 12 août 2009 &#13;&#13;Dans la série des vidéos consacrées aux villes-fictions qui constituent l’arrière-plan de mes textes, voici septfonds.&#13;&#13;(Le principe de tournage est simple : capture en seule journée avec un appareil photo, un téléphone mobile ou une caméra embarquée. Pas de voix off ni de musique. Montage rapide : “... adesso ci siamo, fai presto !”)&#13;&#13;Voir aussi : basel cannes frankfurt istambul marrakech maaden marseille MAPC3Я paris stakkavik tanger sainte-croix&#13;&#13;2 - “qu’est-ce qu’on voit? qu’est-ce qu’on croit?” &#13;/ un message du capitaine &#13;&#13;SALLE DES MACHINES / VAISSEAU TERRITOIRE3 / le 9-9-2009 / 00:15 (tu)&#13;&#13;“ Bonjour à tous… &#13;&#13;(l’équipage salue le capitaine)&#13;&#13;“Que chacun d’entre vous prenne bonne note de cette importante communication, avant de regagner son poste en ordre et en silence...&#13;&#13;(murmures sur les bancs de l’équipage, quelques rires étouffés)&#13;&#13;« Bien. Je vous rappelle que le jeu consiste, ici et maintenant, avec les maigres moyens dont nous disposons, à rendre compte, à notre manière, de la nature des régimes de vérité auxquels TOUT individu socialisé consent, plongé qu’il est depuis sa naissance dans cette gangue spatio-temporelle par laquelle il se doit de bâtir un projet de vie… &#13;&#13;(silence approbateur)&#13;&#13;« Je rappelle donc que la question à laquelle l’équipage du vaisseau Territoire3 doit s’efforcer de répondre par tous les moyens (s’il veut contribuer un tant soit peu à faire avancer dans le temps et l’espace notre esquif) est :&#13;&#13;« Qu’est-ce qui fait que l’on (1) se « colle » spontanément aux règles et à la grammaire de tel ou tel régime de vie ? –  Un régime dont chaque membre du vaisseau Territoire3 tentera de dévoiler, en se plaçant délibérément de biais et en adoptant une posture ricanante, dénonciatrice, effarée, vulgarisatrice, subtilement monstratoire et/ou absolument désespérée, les beautés insoutenables autant que les sublimes aliénations. »&#13;&#13;(murmures dans l’équipe, quelques applaudissements)&#13;&#13;« S’il vous plaît… Un peu de silence… Bien. A cette fin, chacun d’entre vous tentera d’imaginer et de rendre lisible un monde en soubassements qui soit, à mesure qu’il se lit, s’entend, se voit et s’interprète, une mise en forme subjective aussi authentique que possible (c’est-à-dire au plus près du complexe corpo-visionnaire qu’est le vaisseau Territoire3 et du petit monde théorico-pratique qui est en lui, sachant, bien entendu, que ce vaisseau est composé d’instances de justifications et de mises en abîme tout à la fois fusionnelles et contradictoires : peut-on en effet imaginer esprits plus antagonistes que ceux du professeur Réginald S. Clock, de l’artiste Rolf Adams, du journaliste Jean-Luc Prieur, de l’homme</itunes:summary>
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      <title>interlude vacances</title>
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      <pubDate>Tue, 28 Jul 2009 14:23:23 +0200</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.territoire3.org/Media/0bandeanheropolis.mov&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Media/istanbul_14.png&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:103px; height:77px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;vacances?&lt;br/&gt;Chers visiteurs, nous vous informons que la publication sur ce site de textes, chroniques et vidéos labellisés ‘Territoire3’ &lt;br/&gt;est suspendue jusqu’en septembre prochain. &lt;br/&gt;Pardon? Oui. Nous les reprendrons sans faute là où nous les avons laissés : ils restent à portée de vue, montés par précaution sur un ânon paisible et doux (1). &lt;br/&gt;Pour ceux et celles que cela intéresse (pas en tout cas les imbéciles qui rigolent au fond de la classe) nos équipes sont actuellement concentrées sur la rédaction d’un texte épouvantable, que nous publierons prochainement d’une manière ou d’une autre. &lt;br/&gt;Une poignée de soutiers s’attelle à la réalisation d’une vidéo conçue en vue d’une performance en novembre prochain du &lt;a href=&quot;http://www.territoire3.org/bienvenue_files/ensavplussurT3.mov&quot;&gt;collectif territoire3&lt;/a&gt;. &lt;br/&gt;En attendant, n’hésitez pas à cliquer de-ci de-là sur cette page pour découvrir, si vous êtes doté(e) du logiciel Quicktime (sinon, télécharger-le &lt;a href=&quot;http://www.01net.com/telecharger/windows/Multimedia/lecteurs_video_dvd/fiches/100.html&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;) &lt;br/&gt;quelques-unes de nos réalisations audio et/ou vidéo !&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;-------------&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Au programme de la rentrée, beaucoup de matériaux littéraires de première main, parmi lesquels la suite tant attendue de nos célèbres ‘&lt;a href=&quot;Entries/2009/6/5_guidedu21siecle_episode1.html&quot;&gt;cas d’école&lt;/a&gt;’, plusieurs articles du &lt;a href=&quot;Entries/2009/1/17_conso_1.html&quot;&gt;feuilleton consacré aux joies de la consommation de masse&lt;/a&gt;, une jolie flaconnée d’extraits de &lt;a href=&quot;Entries/2009/4/10_prclockparledespace.html&quot;&gt;jus de crâne&lt;/a&gt; de notre vénéré &lt;a href=&quot;Entries/2009/6/19_guidedu21siecle_episode_2.html&quot;&gt;professeur Clock&lt;/a&gt;, des &lt;a href=&quot;Entries/2008/10/21_le_saviez_vous_25.html&quot;&gt;poèmes à foison&lt;/a&gt;, des bribes de notre prochain poème-vidéo HEROPOLIS, d’autres fragments de gribouillis, ceux-là tirés d’un roman d’épouvante en cours de rédaction. Ou &lt;a href=&quot;http://www.editions-bauer.fr/maxi/&quot;&gt;rien&lt;/a&gt; de tout cela. Qui peut savoir ?</description>
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      <itunes:summary>vacances?&#13;Chers visiteurs, nous vous informons que la publication sur ce site de textes, chroniques et vidéos labellisés ‘Territoire3’ &#13;est suspendue jusqu’en septembre prochain. &#13;Pardon? Oui. Nous les reprendrons sans faute là où nous les avons laissés : ils restent à portée de vue, montés par précaution sur un ânon paisible et doux (1). &#13;Pour ceux et celles que cela intéresse (pas en tout cas les imbéciles qui rigolent au fond de la classe) nos équipes sont actuellement concentrées sur la rédaction d’un texte épouvantable, que nous publierons prochainement d’une manière ou d’une autre. &#13;Une poignée de soutiers s’attelle à la réalisation d’une vidéo conçue en vue d’une performance en novembre prochain du collectif territoire3. &#13;En attendant, n’hésitez pas à cliquer de-ci de-là sur cette page pour découvrir, si vous êtes doté(e) du logiciel Quicktime (sinon, télécharger-le ici) &#13;quelques-unes de nos réalisations audio et/ou vidéo !&#13;&#13;-------------&#13;&#13;Au programme de la rentrée, beaucoup de matériaux littéraires de première main, parmi lesquels la suite tant attendue de nos célèbres ‘cas d’école’, plusieurs articles du feuilleton consacré aux joies de la consommation de masse, une jolie flaconnée d’extraits de jus de crâne de notre vénéré professeur Clock, des poèmes à foison, des bribes de notre prochain poème-vidéo HEROPOLIS, d’autres fragments de gribouillis, ceux-là tirés d’un roman d’épouvante en cours de rédaction. Ou rien de tout cela. Qui peut savoir ?</itunes:summary>
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      <title>interlude paris</title>
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      <pubDate>Mon, 27 Jul 2009 14:13:07 +0200</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.territoire3.org/Media/paris.mov&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Media/paris.png&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:103px; height:77px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;paris&lt;br/&gt;une vidéo tournée le 11 mai 2007 &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Dans la série des vidéos consacrées aux villes-fictions qui constituent l’arrière-plan de mes romans et poèmes-vidéo, voici paris.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Le principe de tournage est simple : capture en seule journée avec un appareil photo, un téléphone mobile ou une caméra embarquée. Pas de voix off ni de musique. Montage rapide : “... adesso ci siamo, fai presto !”&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Prochaine ville : saint-léons&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Voir aussi : &lt;a href=&quot;Entries/2009/2/22__int_basel_fabrique_de_l_art_2.html&quot;&gt;basel&lt;/a&gt; &lt;a href=&quot;../cannes.html&quot;&gt;cannes&lt;/a&gt; &lt;a href=&quot;Entries/2009/5/20_interlude_frankfurt.html&quot;&gt;frankfurt&lt;/a&gt; &lt;a href=&quot;Entries/2009/7/27_interlude_istanbul.html&quot;&gt;istambul &lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/1/19_interlude_Marrakech_2.html&quot;&gt;marrakech&lt;/a&gt; &lt;a href=&quot;Entries/2009/3/13_interlude_maaden.html&quot;&gt;maaden&lt;/a&gt; &lt;a href=&quot;Entries/2008/12/5_marseille1.html&quot;&gt;marseille&lt;/a&gt; &lt;a href=&quot;Entries/2009/1/8_special_bonne_annee.html&quot;&gt;MAPC3Я&lt;/a&gt; &lt;a href=&quot;Entries/2009/1/19_marseille1_2.html&quot;&gt;stakkavik&lt;/a&gt; &lt;a href=&quot;Entries/2008/11/13_interlude_Tanger.html&quot;&gt;tanger&lt;/a&gt; &lt;a href=&quot;Entries/2009/3/16_interlude_sainte-croix.html&quot;&gt;sainte-croix&lt;/a&gt;</description>
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      <itunes:summary>paris&#13;une vidéo tournée le 11 mai 2007 &#13;&#13;Dans la série des vidéos consacrées aux villes-fictions qui constituent l’arrière-plan de mes romans et poèmes-vidéo, voici paris.&#13;&#13;Le principe de tournage est simple : capture en seule journée avec un appareil photo, un téléphone mobile ou une caméra embarquée. Pas de voix off ni de musique. Montage rapide : “... adesso ci siamo, fai presto !”&#13;&#13;&#13;&#13;&#13;Prochaine ville : saint-léons&#13;&#13;&#13;Voir aussi : basel cannes frankfurt istambul marrakech maaden marseille MAPC3Я stakkavik tanger sainte-croix</itunes:summary>
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      <title>interlude istanbul</title>
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      <pubDate>Mon, 27 Jul 2009 10:34:05 +0200</pubDate>
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      <title>guidedu21siecle episode 4</title>
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      <pubDate>Mon, 22 Jun 2009 19:36:17 +0200</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Entries/2009/6/22_guidedu21siecle_episode_4_files/couvT1.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Media/couvT1.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:102px; height:156px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;Résumé : Il y a tout juste 10 ans paraissait&lt;br/&gt;le Guide du 21e siècle, tome 1(1)... &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Suite aux demandes réitérées de nos lecteurs, &lt;br/&gt;nous mettons en ligne ses célèbres études de cas.&lt;br/&gt;Elaborées nos équipes de consultants, elles &lt;br/&gt;étaient conçues pour servir de vade-mecum aux&lt;br/&gt;jeunes gens ambitieux qui souhaitent faire&lt;br/&gt;une brillante carrière dans l’Ultranet®.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Etude de cas n°2 : “un ami de trente ans...”&lt;br/&gt;“...Quand nos aînés n'y seront plus...”.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;« Directeur général d'un site industriel appartenant au célèbre groupe Animal Pharmacie SA (un des fleurons de la Compagnie Rambo Pelage) spécialisé dans l’emballage d'Humains™ en batterie et situé à l’extrémité occidentale des Hauts Plateaux, je suis amené à entériner le départ de E., mon secrétaire général, dont l'achat hasardeux sur sa propre initiative d'un comptoir de vente en totale déconfiture attire les foudres de mon actionnaire. Nul doute que E. joue le rôle de &quot;fusible&quot; dans cette malheureuse affaire. Jusqu’à ce qu’elle éclate, je ne pouvais que me louer des bons et loyaux services de ce clone (et peut-être cela explique-t-il beaucoup de choses…) qui est en outre, je ne m’en suis d’ailleurs jamais caché, le double d’un ancien camarade de promotion, un ami de trente ans. Prenant acte lors d'une réunion de budget particulièrement houleuse de la suppression du poste de E., je demande et j'obtiens de ne pas être associé à son licenciement. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Le sors de E., m'assure-t-on, sera pris en charge directement par Michel-le-cerf-aux-bois-encombrants, le Directeur des Ressources Animales du siège. Sans doute surchargé de travail ou ce qui est plus probable fuyant toute responsabilité susceptible d’attirer un jour ou l’autre les foudres de l’actionnaire, ce dernier tarde à intervenir, me laissant pendant de longues semaines le soin d'occuper comme je peux E. dont le poste a été attribué à un jeune chargé de mission du groupe, un avatar à tête de canidé du genre Vulpes, proche du loup et du chien, du nom de Jean-Luc Prieur. N’osant lui parler franchement de sa situation, je confie à E. dont j’ose de moins en moins croiser le regard (d’ailleurs en voie d’évanescence numérique) plusieurs dossiers aussi flous que faussement « stratégiques ». À mon grand étonnement E. accepte ces pis-aller avec résignation. Les semaines passent. Puis les mois. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;E. est toujours là. Il n’a plus de bureau et ne possède plus aucun des outils qui lui permettraient de maintenir une existence cerbomatique décente. Cependant et bien qu’il ait déjà perdu un bon million de tera octets dans ce terrible bras de fer avec la direction, E. est encore visible même si, bien entendu, plus personne de fait l’effort de remarquer sa présence. Seul un jeune consultant, le petit-fils d’un des plus gros gestionnaires de fonds, s’amuse, quand il se trouve en visite d’inspection sur le site, à essuyer ses semelles sur les pans de sa veste rayée. Inutile de dire que E. a beaucoup changé. Je ne vous fais pas un dessin. Mais il est là. E. est toujours là. Son existence fantomatique hante les couloirs qui relient les bureaux du contrôle de gestion à ceux de la direction administrative et financière. Je devine alors qu’il doit « tenir », d’une manière ou d’une autre, quelqu’un en haut lieu. Michel-le-cerf-aux-bois-encombrants, peut-être ?&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Un beau jour, j’apprends par hasard que E., qui a entre-temps divorcé, s’est vu confier une mission particulièrement retorse par le groupe. Il s’agit d’auditer une unité de retraitement des Champs de la Mort (U.R.C.M.) située, pour le malheur de E., à Lepz, en plein coeur de l’Inframonde. Sans avoir pu m'expliquer avec lui, je perds donc E. de vue. Jusqu'au jour où une demande d'établissement du transfert d’un tronc éviscéré me parvient de l’URCM de Lepz. J'apprends par un ami commun que E. avait été très éprouvé par cette expatriation forcée. » In Cerbomanager, Ch 6, Sur le divan.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;(c) Jean-François Paillard 2000-2009.&lt;br/&gt;Nota. Le prochain épisode sera plus éclairant encore...&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;- - - - -&lt;br/&gt;(1.1.) L’ouvrage est devenu quasiment introuvable (quelques exemplaires sont parfois en vente sur ebay à des prix prohibitifs). Que les lecteurs intéressés sachent que nous disposons encore d’un maigre stock de Guides neufs. Ils sont en vente au prix de 18 euros pièce, frais de port compris (sur le territoire métropolitain). Le chèque est à libeller au nom de Jean-François Paillard. L’adresse est : 82, rue Jean de Bernardy, 13001 Marseille. Vous recevrez l’ouvrage sous enveloppe “Distingo” par retour de courrier.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Toutes les images sont tirées du Guide du XXIe siècle, tome 1, de JF Paillard, éd. Tarente, 2000.&lt;br/&gt;</description>
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      <title>guidedu21siecle episode 3</title>
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      <pubDate>Sun, 21 Jun 2009 20:36:11 +0200</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Entries/2009/6/22_guidedu21siecle_episode_4_files/couvT1.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Media/couvT1_1.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:102px; height:156px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;Résumé : Il y a tout juste 10 ans paraissait&lt;br/&gt;le Guide du 21e siècle, tome 1(1)... &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Suite aux demandes réitérées de nos lecteurs, &lt;br/&gt;nous mettons en ligne ses célèbres études de cas.&lt;br/&gt;Elaborées nos équipes de consultants, elles &lt;br/&gt;étaient conçues pour servir de vade-mecum aux&lt;br/&gt;jeunes gens ambitieux qui souhaitent faire&lt;br/&gt;une brillante carrière dans l’Ultranet®.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Etude de cas n°1 : “En tant que chargé de misson...”&lt;br/&gt;“Nous entrerons dans la carrière...”.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;« En tant que chargé de mission et « conseiller spécial » auprès de la présidence d’Animal Pharmacie S.A., un poste que j’occupe après un passage éclair en qualité de D.A.F. d’un site industriel spécialisé dans l’emballage d'Humains™ en batterie, lui-même filiale à 100 % du Groupe Rambo Pelage (le holding financier d’Animal Pharmacie S.A.), je bénéficie d'un accès direct et privilégié aux différents neurofichiers du personnel et notamment à l’état du cybercrédit© des cadres dirigeants du Groupe. Etant équipé d'une boîte de dialogue WALL dernier cri, dotée, entre autre, d'un passemulator© 777 qui rend possible l'interfaçage avec l’ensemble des neurogiciels de gestion du groupe, et possédant un nombre important de clés cerbomatiques (notamment celles qui permettent de faire le lien avec certaines analyses neuromarketing de l’Ultranet®), je suis en mesure de savoir que Benoît de Saint Hubert vieux-chien-de-race, ici présent, Directeur Général adjoint du groupe RamboPelage (Activité de fabrication et distribution d’eau d’électricité, quasi monopole en cerbotronique, alphaphonie et neuromédias ; effectif de 450 000 salariés ; chiffre d'affaire de 467 milliards d’UPU) et Président-Directeur-Général de la filiale Animal Pharmacie S.A (Chimie fine, pâte à papier, cerbocarburant, recherche et développement médical ; s’est fait un nom dans la lutte contre les cyber maladies vectorielles, la mise au point de molécules autorisant la régénération cellulaire et la confection de toute une gamme de Cybermasqueseuphémisant©; 95 000 salariés ; chiffre d'affaire de 140 milliards d’UPU Francs) a non seulement 62 ans (c’est sa deuxième « cybervie »), mais qu'il &quot;pèse&quot; aussi - surtout, devrais-je dire - dans les 4 000 kiloUPU et qu'une prime de 1 250 KUPU devrait lui être versée en fin d'année, s'il atteint les objectifs de redressement assignés par le groupe et acceptés par lui lors&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;des entretiens qui ont précédé sa récente nomination. Je sais que Benoît de Saint Hubert vieux-chien-de-race dispose, pour mener à bien sa mission, de deux Travan, l’une noire et l’autre kaki bronze, toutes deux dotées d'une boîte de dialogue WALL TOP et d'un chauffeur-garde-du-corps. Je sais, pour avoir lu leurs « fiches biographiques », que les deux chauffeurs en question sont des néo-loup et qu’en tant qu’anciens stigmatisés en phase terminale de ré-Animalisation (ex-combattants de la guerre des Hauts Plateaux ils sont issus de la chaîne de l’Unité de Retraitement n°1 des Champs de la Mort, mieux connu sous le nom de «Torturorium 1») ce sont les meilleurs cyber-gardes que l’on puisse trouver sur le marché (pourtant très encombré) des neurorecyclés. Je sais que Benoît de Saint Hubert habite un appartement situé dans le VIIe arrondissement de Businessland, à proximité de l'École des Cadres Businesslandais et de l’Église paroissiale du Grand Voyant, et qu'il a trois filles : Hermine, Inès, Julie, respectivement âgées de 12, 15 et 18 ans. Si je sais que le groupe a souscrit au nom de Benoît de Saint Hubert vieux-chien-de-race une police d'assurance capital décès, j'ignore le volume exact des stocks options qu'on lui attribue annuellement. Je sais que Benoît de Saint Hubert vieux-chien-de-race a divorcé il y a deux ans pour se remarier cette année et qu'il a obtenu la garde de ses filles dont on dit qu'il les adore. À propos de ses trois filles, j'ai au une information digne de foi confirmant le goût prononcé de l'une d'entre elles pour l’héroïsme©. La lecture d'un mail à caractère informatif distribué aux organes de presse et affiché à l'attention du personnel lors de sa nomination à la tête d’Animal Pharmacie SA m'apprendrait, si je ne le savais déjà, que Benoît &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;de Saint Hubert vieux-chien-de-race est Pontarque et Polyeute. Après un bref passage à l'inspection des finances, il pantoufle une première fois chez Chazaud Euphrate (Électrique - électronique ; 5 800 salariés dont 800 cadres pour un chiffre d'affaire de 9,7 milliards d’UPU) en tant que Directeur Général. Il s'y distingue en remettant à flot une division spécialisée dans les outillages neuroportatifs à usage domestique. Il passe alors au groupe STF dont il prend en main une unité ultra-moderne en phase de « take off » (EV-Sup, appareillages d’éventration ; 650 salariés dont 35 cadres ; CA de 500 millions d’UPU), puis il dirige une usine de fabrication de chaussures, qui fermera trois ans après. Un moment chargé de mission au sein d’une holding du Groupe Dejazet, actionnaire majoritaire de STF et principale accusé dans l'affaire de l'O.P.A. inamicale sur VWA à l'automne 2029, il se voit aujourd'hui confier la Présidence d'Animal Pharmacie SA. Comment est-il arrivé à ce poste ? Peut-être le saurai-je un jour... &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Pour avoir consulté le neurofichier susmentionné, je sais que Jean-Noël Toumieux, également ici présent, qui revêt l’apparence d’un Pointer à lunettes cerclées d’or, est effectivement tout ce qu’il y a de plus Pointer. Je sais que Toumieux est cerbocontroler du Groupe Rambo-Pelage. Je sais aussi qu’il est âgé de 47 ans (c’est également sa deuxième « cybervie »), qu'il perçoit un salaire annuel brut de 1 750 kiloUPU et qu'une prime d'un montant de 500 000 UPU devrait lui être attribuée en fin d'année. Il dispose d'un véhicule de société gris métallisé de type RavanV21, équipée d’un alphaphone et d’une cyberconnexion WW7100, mais dépourvue de dispositif de type WALL et de chauffeur. Je sais que Jean-Noël Toumieux, ancien élève de l'Institut Supérieur des Affaires de l’Ultranet© (ISAU) et diplômé d'études cerbocomptables supérieures a eu deux fils, respectivement âgés de 24 et 26 ans, tous deux ingénieurs (l’un est même Polyeute). &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Jean-Noël Toumieux a fait toute sa carrière aux côtés de Jacques de la Barre, le basset-hound ici présent. Jacques de la Barre est Directeur Général du Groupe Rambo-Pelage chargé du développement. Je ne sais rien ou à peu près rien de personnel sur Jacques de la Barre puisque je ne possède pas le criptos me permettant d'accéder à son neurodossier - si seulement il existe sur neuromatique. Je sais encore, pour avoir pu intercepter ces informations dans une série de neurotransmissions de l’Ultranet® grâce à l’aide rémunérée d’un intermédiaire, en l'occurrence un électronicien du ministère de la Paix Armée, rue Barnot, qu'âgé de 45 ans, Jacques de la Barre [serait] un esprit large, un bourreau de travail, un stratège redoutable et un excellent père de famille (apparemment trois filles et deux fils). J’ai appris par le même canal que Jacques de la Barre, Pontarque, fort atypiquement diplômé en Cyberbusiness de l’Université de Businessland, aurait longtemps travaillé sur des problèmes complexes de neurocybermarketing-mix aux côtés d’un mystérieux « expert » (j’ai tout de même appris par mes propres moyens que cet « expert » serait en fait un vulgaire alcidé, mais il semblerait que sur ce point, c’est-à-dire sur l’origine cerbo-génétique dudit mystérieux expert, les flux ondulatoires de la réalité Ultranetienne auraient subi d’étranges modifications) avant d'assister Michel Aramis, (un caniche nain actuellement Président-Directeur-Général de Rambo-Pelage), une première fois dans une filiale du groupe STF (UFATerritoire3, agroalimentaire, 1 300 salariés dont 170 cadres pour un CA de 2,7 Giga UPU) puis chez Rambo-Pelage, où il vient de se distinguer en achetant à bas prix un certain nombre de sociétés à haut potentiel évolutif, dont Animal Pharmacie SA. Je sais aussi que le holding financier Rambo-Pelage est une filiale à 73 % de Dexter Forceland Invest (elle-même détenue à 51 % par le Groupe Dejazet) et à 25 % par l'assureur ARTA et l'établissement de crédit Toulon Finance.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Michel Aramis, qui est membre de plusieurs conseils d'administration de quelques-unes des sociétés susnommées dont Rambo-Pelage, n'est évidemment pas présent à cette réunion. Les liens occultes, sinon privilégiés qu'entretiennent Michel Aramis et Jacques de la Barre, les fonctions d'ordre stratégique qu'occupe ce dernier par rapport à celles, plus opérationnelles et donc moins prestigieuses de Benoît de Saint Hubert vieux-chien-de-race ; le fait que de Saint Hubert, bien que plus diplômé, plus âgé et plus racé que son coreligionnaire ne soit que Directeur adjoint du Groupe ; le fait, par ailleurs, que Saint Hubert se voie confier la tâche de redresser une société aux prises avec un contexte économique difficile, peu de temps après son échec retentissant dans la chaussure ; les rumeurs contradictoires qui ont entouré la prise de participation majoritaire de Rambo-Pelage dans le capital d'Animal Pharmacie SA : tous ces éléments et d'autres choses encore qui ne sont pas clairement portées à ma connaissance tendent à me conforter dans la conviction que les deux hommes sont des rivaux. En qualité de chargé de mission auprès de Benoît de Saint Hubert vieux-chien-de-race, je suis considéré par Jacques de la Barre et Jean-Noël Toumieux, comme un peigne-cul ridicule doublé d'un dangereux fouille merde. Je suis en revanche considéré par Benoît de Saint Hubert vieux-chien-de-race, qui m'a fait l'honneur de me choisir parmi les 35 cadres présélectionnés par la prestigieuse agence de chasseurs de têtes Playwork, comme un à haut potentiel, digne de confiance et remarquablement efficace lorsqu'il s'agit de déjouer les intrigues tordues qui ne manquent jamais de s'ourdir dans les couloirs de la direction. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Je m'appelle Renard. Compère Renard. Mon nom véritable est Prieur, Jean-Luc Prieur. Il m’est arrivé d’exercer ma mission sous le patronyme d’Eric Hérisson. Mais ici on m'appelle par mon nom d’espèce ultranetienne - c’est-à-dire « Renard », ce qui, pour des raisons que vous comprendrez aisément me blesse secrètement dans mon amour propre. Benoît de Saint Hubert vieux-chien-de-race appelle Jacques de la Barre, « Jacques ». Il appelle Jean-Noël Toumieux, « Monsieur Toumieux », avec un ton de légère condescendance, ce qui, dois-je l’avouer, me fait immensément plaisir. Benoît de Saint Hubert vieux-chien-de-race et Jacques de la Barre se tutoient. Jacques de la Barre appelle Benoît de Saint Hubert et Jean-Noël Toumieux par leurs prénoms mais vouvoie -curieusement- ce dernier. Jean-Noël Toumieux appelle Jacques de la Barre et Benoît de Saint Hubert « Monsieur » et les vouvoie. Je le soupçonne d'appeler son chef par son prénom lorsqu'il est seul en sa présence. Je doute pourtant qu'a cette occasion ils se tutoient -bien qu'en habitué de la langue ultranetienne, ils aient de bonnes raisons de le faire. Tous, y compris Jean-Noël Toumieux, ce qui, comme je vous l’ai déjà laissé entendre, me fait particulièrement chier, m'appellent « Renard », généralement suivi d'une question technique à laquelle je dois répondre immédiatement et sans hésiter. Au ton supérieur qu'emploient Toumieux et de la Barre lorsqu'ils s'adressent à moi, je sens combien ces considérables Animos® me méprisent. Je suis sûr que si on les interrogeait, ils diraient de moi que je suis un technicien grisâtre, sans doute de bonne volonté, sûrement sympathique en privé, mais peu au fait des stratégies de pouvoir et en conséquence assez inexpérimenté - ce que démentirait Benoît de Saint Hubert vieux-chien-de-race, qui connaît en détail mon passé professionnel.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Personnellement, je me considère ni particulièrement sympathique, ni particulièrement inexpérimenté. Je sais surtout que je suis affligé dans l’Ultranet® d'un minois de goupil qui, s'il recueille quelque succès parmi la gent féminine lorsqu’il me vient l’envie d’oublier mon avatar sur la version massivement en ligne du site Pornoclash, me fait trop souvent passer dans le milieu professionnel pour un éternel « petit malin ». A part cela, j'ai - ou plutôt mon avatar ultranetien a 28 ans, un âge qui, s'il est loin d'être canonique, n'est plus celui d'un blanc-bec. Diplômé de l'Institut Supérieur des Affaires de l’Ultranet© (ISAU), (tout comme cet abruti de Toumieux, qui a laissé derrière lui une exécrable réputation de premier de la classe), je suis également pourvu d'un DEXS d'analyse cyberfinancière et d’un doctorat ultranetien obtenus à l’Université de Futura, ainsi que d’un certificat de présence à l'École des Hautes Études en Pensée Animale - le seul « diplôme » dont je suis à peu près fier. Je viens de Ploy &amp;amp; Holden, une société surtout spécialisée dans le conseil en management. Cette société était, avant le scandale que vous connaissez et son rachat en catastrophe par le groupe Soliver &amp;amp; Struggles, l’une des « big six » du conseil en entreprise (effectifs de 260 salariés dont 257 cadres pour un chiffre d'affaires de 400 millions d’UPU). J'ai fait mes classes à Ploy &amp;amp; Holden pendant cinq années, passant tour à tour de la fonction d'ingénieur en organisation à celle de consultant junior, puis de consultant senior pour enfin prendre, en qualité de manager, la tête d'une équipe de six personnes : un parcours rapide et sans faute, qui m'a vu aborder non seulement les classiques études de cybermarché, les diagnostics de cerbosystèmes hyperconnectés, les mises en place de schémas directeurs d'implantation de systèmes cerbomatisés ; mais également les analyses de productivité des ressources Animales dont je me suis fait rapidement une spécialité.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;L'analyse de productivité consiste du côté de l'entreprise à se parer de l'objectivité et de la neutralité de l'expert extérieur pendant une période où ladite entreprise est en phase de « changement » (c’est-à-dire qu’elle vit un bouleversement de son appareil de production effectué nécessairement dans l'urgence, l'impréparation et l'arbitraire le plus total) pour mettre en place une série de mesures de « dégraissage » du personnel, jugé pour l'occasion pléthorique, inorganisé et improductif. Moyen facile pour la société de conseil de faire de l’argent et pour l’entreprise de se débarrasser de ses agents, l’analyse de productivité débouche invariablement sur le listage de propositions « de neuro-organigrammes cibles », souvent fort théoriques et sans grand rapport avec la réalité de l'entreprise. C'est pourquoi « les neuro-organigrammes cibles », à l'image de la plupart des préconisations non-destructives des agences de conseil en productivité ne sont quasiment jamais suivis d'effet. L’angélisme n’étant pas mon fort, je dois avouer que c’est moins parce que les analyses de productivité ne constituaient à mes yeux qu’un vulgaire modus operandum (elles n’existent que parce qu’elles aident à faire exister les mesures de dégraissage, celles-là terriblement lourdes de conséquence sur les individus), que parce que j’eus très vite compris que la position d’expert, quelle que fût son autorité, n’occupait jamais le centre du pouvoir, que je décidai, d’abord en tant que spécialiste cerbosystème (en m’assurant le monopole de la connaissance sur le sujet), puis en tant que DAF d’une filiale secondaire, enfin en qualité de chargé de mission et «conseiller spécial» auprès de la présidence, de m’immiscer en douceur au sein du groupe, remarquable par bien des aspects, le moindre n’étant pas la volonté manifeste de maîtriser à terme l’ensemble de la chaîne de l’Ultranet®, d’Animal Pharmacie S.A. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Bien que Benoît de Saint Hubert vieux-chien-de-race ait absolument tenu à respecter les règles habituelles d'embauche pratiquées chez Rambo-Pelage en me faisant passer un nombre important d'entretiens chez Barnes &amp;amp; Roberts, la célèbre société de conseil en recrutement (dont je connaissais de toute façon le responsable-Hauts-Plateaux pour avoir organisé avec lui des missions d'outplacement chez Playwork), je ne lui étais pas inconnu : il venait en effet de faire appel à mes services pour accompagner la restructuration d'une filiale assurant l'exploitation cerbomatique de la « Mort en Direct » (M.E.D.), une mission qu’il considérait à l’époque comme une « petite mise à l’épreuve » destinée à effacer définitivement aux yeux de ses commanditaires, le mauvais souvenir de la liquidation malheureuse de son usine de godasses. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Liquider une boite crée des liens : on termine très tard le soir, parfois au petit matin, en bras de chemise, les yeux hors de la tête. On mange des plats servis au bureau, on prépare à deux et dans l’urgence les réunions de crise, on s’engueule, on se réconcilie, on se serre les coudes, on tient bon, on s’angoisse, on rigole. Après l’épreuve terrible de la confrontation, la mission se termine dans un Grand Restaurant, devant un plateau de fruits de mer arrosé de néo-champagne, sur un site à 1,5 ou 2 UPU par seconde, style Âge d’or©. Elle sombre invariablement sur le site Pornoclash©, service VIP, deux hôtesses dans chaque bras, le nez dans l’héroïsme©. Compte tenu de ce que j’avais déjà vécu à ses côtés, j'étais donc sûr d'obtenir ce poste avant même que Benoît de Saint Hubert vieux-chien-de-race, aux prises avec des difficultés insoupçonnées dans sa nouvelle fonction, ait négocié sa création auprès du Groupe. C'est pourquoi j'ai pu négocier un salaire confortable : 725 KUPU sur 13,5 mois, soit 53 703 UPU bruts par mois, auxquels s'ajoute une prime de 275 KUPU à objectifs (non encore définis) atteints. J'ai, de surcroît, obtenu la reconduction d'avantages dont je bénéficiais antérieurement, tels que le remboursement au réel de mes frais professionnels ainsi que la mise à ma disposition d'un véhicule de type RavanV19 (équipée d’un alphaphone et d’une cyberconnexion WW6800) dont je ne me sers jamais quoiqu'il fasse partie intégrante de mon train de vie. Ceci pour dire que, compte tenu de mon assez jeune âge ultranetien et de la quinzaine d'années d'expérience professionnelles accumulées, mon « know how » et ma position hiérarchique n'ont rien à envier à ceux de Jean-Noël Toumieux, ce ringard, ce toutou à lunettes cerclées d'or du Grand Patron. D'ailleurs, je suis sûr que ce valet ne va pas manquer, dans sa bassesse de Pointer à jambes torses, de saisir l'occasion de cette réunion, celle-là même qui DÉBUTE à l'instant  pour m'appeler « Renard » (...)» In E., Carnets de la Drôle de Paix, pages 310 à 332. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;(c) Jean-François Paillard 2000.&lt;br/&gt;Nota. Le prochain épisode sera plus éclairant encore...&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;- - - - -&lt;br/&gt;(1.1.) L’ouvrage est devenu quasiment introuvable (quelques exemplaires sont parfois en vente sur ebay à des prix prohibitifs). Que les lecteurs intéressés sachent que nous disposons encore d’un maigre stock de Guides neufs. Ils sont en vente au prix de 18 euros pièce, frais de port compris (sur le territoire métropolitain). Le chèque est à libeller au nom de Jean-François Paillard. L’adresse est : 82, rue Jean de Bernardy, 13001 Marseille. Vous recevrez l’ouvrage sous enveloppe “Distingo” par retour de courrier.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Toutes les images sont tirées du Guide du XXIe siècle, tome 1, de JF Paillard, éd. Tarente, 2000.&lt;br/&gt;</description>
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