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    <title>territoire3&#13;“c’est dans l’activité du corps qu’émerge le sens du monde” &#13;</title>
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      <title>nous autres 1</title>
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      <pubDate>Sat, 1 May 2010 16:08:12 +0200</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.territoire3.org/Media/nousautresvoixdef1.aif&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Media/nousautres1.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:137px; height:77px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;nous autres 1 &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Essai premier. Le texte est un extrait, sujet à modification. Première mouture de la bande son d’un film tourné en partie en Syrie.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;PS. Pour les quelques amis qui suivent mon travail : le numéro 2 de la revue Territoire3, qui contiendra des textes, vidéos et images nouveaux - dont un extrait du roman en cours - paraîtra bientôt. Patience...&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;1&lt;br/&gt;“ Nous autres revêtons maintes formes et manifestations vivantes possibles : plus d’un million de millions de façons d’éveillés. Et pourtant ces façons, quand ils daignent y prêter seulement attention, toutes, sans exception, dans leur état natif, sont jugées par eux au mieux indéchiffrables et risibles, dans le pire vulgaires et malséantes.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Et cela bien qu’au bout du compte, ils finissent invariablement par les recycler, à toute fin utile, dans leur univers machine destiné à plier l’Homme à la fin dernière qui est la leur. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Cette opération, qui relève du plus pur escamotage, leur permet sans rougir et sans doute possible de s’allouer la paternité de ce qui doit authentifier leur prétendu génie naturel. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Par cette manigance, qu’ils parent des vertus de quelque alchimie par eux seule éprouvée, et qui met en oeuvre des dispositifs à nos yeux incommensurables et compliqués, nos façons spontanément vivantes et éternelles sont reproduites par eux avec le sérieux de la méthode commerciale, celle-là qui aplatit, désole, désincarne et bouffonne.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Ainsi reproduits comme hors sol, nos us et arts sont conviés à épouser cet étrange projet de mort qu’ils ont en tête pour toute chose dont ils s’éprennent : mâchées, puis remâchées, transmuées en consommables, c’est-à-dire en objets mortels, nos propriétés sont mises en circulation pour être aussitôt entassées en montagnes d’ordures périmées.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Ces montagnes, parfois recrachées en fumées par la cheminée, s’élèvent, hautes et ombreuses, sur des territoires rendus invisibles à leurs regards (dont le champ de vision est sans cesse corrigé par un usage approprié de l’image et du cadrage) et dans lesquels ils nous obligent à vivre, auxquels ils finissent par nous confondre, au point de croire que nous en sommes l’essence...”&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;(c) JFPaillard 2010&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;(à suivre)&lt;br/&gt;</description>
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      <title>c etait drole 14</title>
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      <pubDate>Tue, 20 Apr 2010 18:14:42 +0200</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.territoire3.org/Media/cdad14.mov&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Media/istanbul.png&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:103px; height:77px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;c’était drôle&lt;br/&gt;au début &lt;br/&gt;/ 14 &lt;br/&gt;un poème vidéo en 33 épisodes&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;épisode 14 : exercice&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;”Jeune chef de produit chez un distributeur de viande avariée à destination du Reste du Monde, je suis plutôt satisfait de ma boîte, sans être véritablement passionné par le secteur dans lequel je travaille. L’ambiance n’est pas mauvaise et je me sens à l’aise dans mon job. Sauf que la semaine dernière, mon boss m’a demandé de préparer un bilan en vue de mon entretien annuel. Cette demande m’a fait stresser d’un coup. Je ne sais pas si c’est par manque de temps, ou parce que je suis convaincu d’avance que cela ne changera rien à mon avenir professionnel. Quelle est la substance à ingérer pour que je puisse me concentrer une minute afin d’effectuer correctement cet exercice ?”&lt;br/&gt;réalisation : JFP / voix : &lt;a href=&quot;http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/doublecult/fiche.php%253Fdiffusion_id%253D30003&quot;&gt;Ramzi Choukair&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;voir aussi :&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2010/1/22_projet_cannes_et_autres_villes_2.html&quot;&gt;&gt; épisode 1&lt;/a&gt; blocage / voix : JFP&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2010/1/29_c_etait_drole_2.html&quot;&gt;&gt; épisode 2&lt;/a&gt; humiliation /  voix : Guillaume Guéraud&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2010/1/31_c_etait_drole_3.html&quot;&gt;&gt; épisode 3&lt;/a&gt; entrave / voix : JFP&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2010/2/4_c_etait_drole_4.html&quot;&gt;&gt; épisode 4&lt;/a&gt; scandale / voix : JFP&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2010/2/6_c_etait_drole_5.html&quot;&gt;&gt; épisode 5&lt;/a&gt; susceptibilité / voix : Eric Chavanne&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2010/2/8_c_etait_drole_6.html&quot;&gt;&gt; épisode 6&lt;/a&gt; tendance / voix : JFP&lt;br/&gt;&gt; &lt;a href=&quot;Entries/2010/2/10_c_etait_drole_7.html&quot;&gt;épisode 7&lt;/a&gt; insulte / voix : JFP&lt;br/&gt;&gt; &lt;a href=&quot;Entries/2010/2/17_c_etait_drole_8.html&quot;&gt;épisode 8&lt;/a&gt; manque de flair / voix : JFP&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2010/2/20_c_etait_drole_9.html&quot;&gt;&gt; épisode 9&lt;/a&gt; confiance / voix : JFP&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2010/3/20_c_etait_drole_10.html&quot;&gt;&gt; épisode 10&lt;/a&gt; engueulade / voix : Dominique Rampal&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2010/4/2_c_etait_drole_11.html&quot;&gt;&gt; épisode 11&lt;/a&gt; querelle / voix : François Nicolas&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2010/4/2_c_etait_drole_12.html&quot;&gt;&gt; épisode 12&lt;/a&gt; motivation / voix : Catherine Estrade&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2010/4/2_c_etait_drole_13.html&quot;&gt;&gt; épisode 13&lt;/a&gt; recommandation / voix : Marion Rampal&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;.../...</description>
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      <pubDate>Fri, 2 Apr 2010 19:05:18 +0200</pubDate>
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      <pubDate>Fri, 2 Apr 2010 17:42:19 +0200</pubDate>
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      <itunes:summary>c’était drôle&#13;au début &#13;/ 12 &#13;un poème vidéo en 33 épisodes&#13;&#13;épisode 12 : motivation&#13;&#13;”Spécialiste d’import-export, j’ai été recrutée pour développer la branche human organs d’un groupe de cosmétiques grand public. Peu après mon embauche, le projet est tombé à l’eau. En attendant qu’il soit de nouveau à l’ordre du jour, mon patron m’a fait un cadeau en me confiant la direction d’une ligne de produits hautement stratégiques vendus à des laboratoires. Très bien. Sauf que je n’ai pas été embauchée pour cela.  Il faut pourtant que je tienne en attendant que l’autre poste se débloque. Quels produits chimiques dois-je prendre pour me montrer hyper motivée ?”&#13;réalisation : JFP / voix : Catherine Estrade&#13;voir aussi :&#13;&gt; épisode 1 blocage / voix : JFP&#13;&gt; épisode 2 humiliation /  voix : Guillaume Guéraud&#13;&gt; épisode 3 entrave / voix : JFP&#13;&gt; épisode 4 scandale / voix : JFP&#13;&gt; épisode 5 susceptibilité / voix : Eric Chavanne&#13;&gt; épisode 6 tendance / voix : JFP&#13;&gt; épisode 7 insulte / voix : JFP&#13;&gt; épisode 8 manque de flair / voix : JFP&#13;&gt; épisode 9 confiance / voix : JFP&#13;&gt; épisode 10 engueulade / voix : Dominique Rampal&#13;&gt; épisode 11 querelle / voix : François Nicolas&#13;&gt; épisode 12 motivation / voix : Catherine Estrade&#13;&gt; épisode 13 recommandation / voix : Marion Rampal&#13;&#13;.../...</itunes:summary>
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      <title>c etait drole 11</title>
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      <pubDate>Fri, 2 Apr 2010 16:16:02 +0200</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.territoire3.org/Media/cdad11.mov&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Media/istanbul_3.png&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:103px; height:77px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;c’était drôle&lt;br/&gt;au début &lt;br/&gt;/ 11 &lt;br/&gt;un poème vidéo en 33 épisodes&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;épisode 11 : querelle&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;”Ingénieur de 32 ans, je travaille depuis juin dernier dans une boîte de transport de populations âgées sans ressource. À l’issue de ma période d’essai, on m’a confié le suivi d’un gros projet d’optimisation de la logistique d’une unité du camp d’accueil. Ce projet associe des commerciaux, des représentants des chauffeurs et des logisticiens. La première réunion de travail que j’ai organisée sur le sujet s’est révélée absolument catastrophique. À peine avais-je donné la parole à mes collègues qu’ils s’écharpaient sur des vieilles querelles non résolues…Comment faire bosser des gens sur lesquels je n’ai aucun pouvoir hiérarchique ?”&lt;br/&gt;réalisation : JFP / voix : &lt;a href=&quot;http://www.lareplique.com/cvs/505.pdf&quot;&gt;François Nicolas&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;voir aussi :&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2010/1/22_projet_cannes_et_autres_villes_2.html&quot;&gt;&gt; épisode 1&lt;/a&gt; blocage / voix : JFP&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2010/1/29_c_etait_drole_2.html&quot;&gt;&gt; épisode 2&lt;/a&gt; humiliation /  voix : Guillaume Guéraud&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2010/1/31_c_etait_drole_3.html&quot;&gt;&gt; épisode 3&lt;/a&gt; entrave / voix : JFP&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2010/2/4_c_etait_drole_4.html&quot;&gt;&gt; épisode 4&lt;/a&gt; scandale / voix : JFP&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2010/2/6_c_etait_drole_5.html&quot;&gt;&gt; épisode 5&lt;/a&gt; susceptibilité / voix : Eric Chavanne&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2010/2/8_c_etait_drole_6.html&quot;&gt;&gt; épisode 6&lt;/a&gt; tendance / voix : JFP&lt;br/&gt;&gt; &lt;a href=&quot;Entries/2010/2/10_c_etait_drole_7.html&quot;&gt;épisode 7&lt;/a&gt; insulte / voix : JFP&lt;br/&gt;&gt; &lt;a href=&quot;Entries/2010/2/17_c_etait_drole_8.html&quot;&gt;épisode 8&lt;/a&gt; manque de flair / voix : JFP&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2010/2/20_c_etait_drole_9.html&quot;&gt;&gt; épisode 9&lt;/a&gt; confiance / voix : JFP&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2010/3/20_c_etait_drole_10.html&quot;&gt;&gt; épisode 10&lt;/a&gt; engueulade / voix : Dominique Rampal&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2010/4/2_c_etait_drole_11.html&quot;&gt;&gt; épisode 11&lt;/a&gt; querelle / voix : François Nicolas&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2010/4/2_c_etait_drole_12.html&quot;&gt;&gt; épisode 12&lt;/a&gt; motivation / voix : Catherine Estrade&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2010/4/2_c_etait_drole_13.html&quot;&gt;&gt; épisode 13&lt;/a&gt; recommandation / voix : Marion Rampal&lt;br/&gt;.../...</description>
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      <itunes:summary>c’était drôle&#13;au début &#13;/ 11 &#13;un poème vidéo en 33 épisodes&#13;&#13;épisode 11 : querelle&#13;&#13;”Ingénieur de 32 ans, je travaille depuis juin dernier dans une boîte de transport de populations âgées sans ressource. À l’issue de ma période d’essai, on m’a confié le suivi d’un gros projet d’optimisation de la logistique d’une unité du camp d’accueil. Ce projet associe des commerciaux, des représentants des chauffeurs et des logisticiens. La première réunion de travail que j’ai organisée sur le sujet s’est révélée absolument catastrophique. À peine avais-je donné la parole à mes collègues qu’ils s’écharpaient sur des vieilles querelles non résolues…Comment faire bosser des gens sur lesquels je n’ai aucun pouvoir hiérarchique ?”&#13;réalisation : JFP / voix : François Nicolas&#13;voir aussi :&#13;&gt; épisode 1 blocage / voix : JFP&#13;&gt; épisode 2 humiliation /  voix : Guillaume Guéraud&#13;&gt; épisode 3 entrave / voix : JFP&#13;&gt; épisode 4 scandale / voix : JFP&#13;&gt; épisode 5 susceptibilité / voix : Eric Chavanne&#13;&gt; épisode 6 tendance / voix : JFP&#13;&gt; épisode 7 insulte / voix : JFP&#13;&gt; épisode 8 manque de flair / voix : JFP&#13;&gt; épisode 9 confiance / voix : JFP&#13;&gt; épisode 10 engueulade / voix : Dominique Rampal&#13;&gt; épisode 11 querelle / voix : François Nicolas&#13;&gt; épisode 12 motivation / voix : Catherine Estrade&#13;&gt; épisode 13 recommandation / voix : Marion Rampal&#13;.../...</itunes:summary>
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      <title>revueterritoire3n1</title>
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      <pubDate>Sun, 21 Mar 2010 21:09:33 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Entries/2010/3/21_revueterritoire3n1_files/revueT31_1.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Media/revueT31_1.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:137px; height:77px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;territoire3&lt;br/&gt;c’est dans l’activité du corps qu’émerge le sens du monde&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;revue semestrielle - printemps été 2010 - n°1&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;édito&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;entre passivité doloriste, négation de tout, hyperactivité prédatrice (1), rire idiot, soif d’apprendre tout et n’importe quoi, oubli frénétique dans les petites morts, adoration dissidente des maîtres, trucages ratés et/ou dissipateurs et peut-être pire que tout, vaine enflure et élévation de soi par occupation routinière du pied sur la pompe à air, je tente comme tout le monde de me bricoler un fatum, trébuchant souvent, me blessant aux branches, tombant dans l’ornière plus d’une fois, mais obviant par tous les moyens à cette souffrance à vivre qui nous attrape au col dès la naissance et, quoi qu’on dise ou fasse, ne nous lâchera plus jusqu’à la mort - couic ! Cette conduite (cf. photo) vomit un bouillonnant murmure qui vaut antienne invitatoire : age, libertate interneti utere...&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;sommaire :&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;le saviez-vous ? / bestiaire fantastique en vente sur publie.net&lt;br/&gt;did you know that ? / well if you didn’t go buy it &lt;a href=&quot;http://www.publie.net/tnc/spip.php%253Farticle308&quot;&gt;there&lt;/a&gt; &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;c’est le seul texte (accompagné d’une cinquantaine d’images) en accès payant de cette revue. il vous permet de faire coup double: mieux connaître mon travail et encourager la création littéraire sur internet. Vous pouvez acheter cet ouvrage &lt;a href=&quot;http://www.publie.net/tnc/spip.php%253Farticle308&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; (5,5 € seulement) ou prendre un abonnement annuel sur &lt;a href=&quot;http://www.publie.net/&quot;&gt;publie.net&lt;/a&gt; (accès à des centaines d’ouvrages de création contemporaine pour seulement 95 €). Encore merci à François Bon, qui a bien voulu publier ce recueil.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;c’était drôle au début / l’expérience cadre en 33 poèmes vidéo&lt;br/&gt;it was so funny in the beginning / a training program in 33 steps&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2010/1/22_projet_cannes_et_autres_villes_2.html&quot;&gt;1 blocage&lt;/a&gt;    &lt;a href=&quot;Entries/2010/1/29_c_etait_drole_2.html&quot;&gt;2 humiliation&lt;/a&gt;    &lt;a href=&quot;Entries/2010/1/31_c_etait_drole_3.html&quot;&gt;3 entrave&lt;/a&gt;    &lt;a href=&quot;Entries/2010/2/4_c_etait_drole_4.html&quot;&gt;4 scandale&lt;/a&gt;    &lt;a href=&quot;Entries/2010/2/6_c_etait_drole_5.html&quot;&gt;5 susceptibilité&lt;/a&gt;    &lt;a href=&quot;Entries/2010/2/8_c_etait_drole_6.html&quot;&gt;6 tendance&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2010/2/10_c_etait_drole_7.html&quot;&gt;7 insulte&lt;/a&gt;    &lt;a href=&quot;Entries/2010/2/17_c_etait_drole_8.html&quot;&gt;8 manque de flair&lt;/a&gt;    &lt;a href=&quot;Entries/2010/2/20_c_etait_drole_9.html&quot;&gt;9 confiance&lt;/a&gt;    &lt;a href=&quot;Entries/2010/3/20_c_etait_drole_10.html&quot;&gt;10 engueulade&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;...à suivre / to be continued&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;cannes et autres villes fictives / du  souffle des villes&lt;br/&gt;cannes and other ghost towns / catching the whisper of the cities &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2010/2/24_interlude_dijon.html&quot;&gt;&gt; dijon&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;voir aussi / see also : &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2010/3/21_revueterritoire3n1_files/demarche.mov&quot;&gt;démarche&lt;/a&gt;    &lt;a href=&quot;Entries/2009/2/22__int_basel_fabrique_de_l_art_2.html&quot;&gt;basel&lt;/a&gt;    &lt;a href=&quot;../cannes.html&quot;&gt;cannes&lt;/a&gt;    &lt;a href=&quot;Entries/2009/5/20_interlude_frankfurt.html&quot;&gt;frankfurt&lt;/a&gt;    &lt;a href=&quot;Entries/2009/7/27_interlude_istanbul.html&quot;&gt;istanbul&lt;/a&gt;    &lt;a href=&quot;Entries/2009/1/19_interlude_Marrakech_2.html&quot;&gt;marrakech&lt;/a&gt;    &lt;a href=&quot;Entries/2009/3/13_interlude_maaden.html&quot;&gt;maaden&lt;/a&gt;     &lt;a href=&quot;Entries/2008/12/5_marseille1.html&quot;&gt;marseille&lt;/a&gt;      &lt;a href=&quot;Entries/2009/1/8_special_bonne_annee.html&quot;&gt;&gt;MAPC3Я&lt;/a&gt;     &lt;a href=&quot;Entries/2009/7/27_interlude_paris.html&quot;&gt;paris&lt;/a&gt;     &lt;a href=&quot;Entries/2009/3/16_interlude_sainte-croix.html&quot;&gt;sainte-croix&lt;/a&gt;    &lt;a href=&quot;Entries/2009/9/9_interlude_septfonds.html&quot;&gt;septfonds&lt;/a&gt;    &lt;a href=&quot;Entries/2009/1/19_marseille1_2.html&quot;&gt;stakkavik&lt;/a&gt;    &lt;a href=&quot;Entries/2008/11/13_interlude_Tanger.html&quot;&gt;tanger&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;...à suivre / to be continued&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;un héros / roman en progression&lt;br/&gt;a hero / a novel in progress&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2010/3/20_un_heros_1_adieu_2.html&quot;&gt;1 adieu&lt;/a&gt;    &lt;a href=&quot;Entries/2010/3/20_un_heros_2_boite_2.html&quot;&gt;2 boîte&lt;/a&gt;    &lt;a href=&quot;Entries/2010/3/20_un_heros_2_boite_3.html&quot;&gt;3 s’asseoir&lt;/a&gt;    &lt;a href=&quot;Entries/2010/3/20_un_heros_3_sasseoir_2.html&quot;&gt;4 formule1&lt;/a&gt;    &lt;a href=&quot;Entries/2010/3/20_un_heros_4_formule1_2.html&quot;&gt;5 betteraves&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;...à suivre / to be continued&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;question, enquête, rapport&lt;br/&gt;question, investigation, reporting &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;dossier : identités / inégalités&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2010/3/18_inegalites_1.html&quot;&gt;1 - qu’est-ce que la discrimination positive ?&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2010/3/18_inegalites_2.html&quot;&gt;2 - est-elle souhaitable en France? les réponses croisées d’A-G S et de Y S&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2010/3/18_inegalites_3.html&quot;&gt;3 - de quelques recette miracles pour réduire les inégalités...&lt;br/&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2010/3/18_inegalites_4.html&quot;&gt;4 - faits et chiffres sur l’immigration&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;ciel ! le pr. Clock parle-en-moi &lt;br/&gt;jeez ! professor clock is speaking into me !&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2010/3/19_prclockparledespace_3.html&quot;&gt;question d’espace /3 - le point est une droite parfaite&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;voir aussi / see also :&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/4/10_prclockparledespace.html&quot;&gt;&gt;quest. d’espace/1 (structure de l’espace temps)&lt;/a&gt; &lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/6/19_guidedu21siecle_episode_2.html&quot;&gt;&gt;quest. d’espace/2 (avènement de l’ultranet®)&lt;br/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;...à suivre / to be continued&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;ainsi / du lieu de ma faction&lt;br/&gt;so / from the place where i’ll die&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;envahi : &lt;a href=&quot;Entries/2010/2/25_ainsi_4_texte.html&quot;&gt;texte&lt;/a&gt; / &lt;a href=&quot;Entries/2010/2/26_ainsi_5.html&quot;&gt;audio&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;voir aussi / see also : &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/6/4_etrangeliberte.html&quot;&gt;0 étrange liberté&lt;/a&gt;    &lt;a href=&quot;Entries/2009/9/17_ainsi_1.html&quot;&gt;ainsi 1&lt;/a&gt;    &lt;a href=&quot;Entries/2009/10/19_ainsi_2.html&quot;&gt;ainsi 2&lt;/a&gt;    &lt;a href=&quot;Entries/2009/12/17_ainsi_3.html&quot;&gt;ainsi 3&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;...à suivre / to be continued&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;sons / sounds&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2010/3/19_wednesdayshangings.html&quot;&gt;&gt; wednedsay’s hangings&lt;br/&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2010/3/19_fridaysignorance.html&quot;&gt;&gt; friday’s ignorance&lt;br/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;voir aussi / see also :&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/2/4_la_grande_musique_1.html&quot;&gt;1 phony sunday&lt;br/&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/9/21_interlude_desert.html&quot;&gt;2 desert of monday&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2008/9/22_l_echo_des_rescapes_interlude_-_le_reve_de_nam_la.html&quot;&gt;3 thursday stuck in nam la’s river&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;...à suivre / to be continued&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;d’autres territoires&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2010/3/19_interlude_AZAM.html&quot;&gt;&gt; connaissez-vous Edith Azam?&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;-&lt;br/&gt;message au visiteur : je vais devoir interrompre les mises à jour de mes blog et site pendant quelques mois! (pas mécontent au passage de m’en &lt;a href=&quot;Entries/2010/1/13_bonne_annee_2.html&quot;&gt;désaliéner l’esprit&lt;/a&gt;). La raison en vient que la rédaction de Un héros m’accapare entièrement. Je poursuivrai néanmoins jusqu’au bout les mises en ligne du poème vidéo “c’était drôle au début”. Je salue au passage les blogueurs et  myspaceurs listés ci-dessous dont je lis et/ou écoute régulièrement les contributions. J’admire ceux qui se sont fixés pour règle d’écrire quotidiennement ou avec une régularité de métronome comme françois bon, éric chevillard ou philippe didion, par exemple, parvenant ainsi à une forme de dextérité webanthropique. JFP&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;mes adresses préférées:&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&gt; &lt;a href=&quot;http://www.google.fr/search%253Fhl%253Dfr%2526tbo%253Dp%2526tbs%253Dvid%25253A1%2526q%253Dyoutube+laurel+et+hardy%2526meta%253D%2526aq%253Df%2526aqi%253D%2526aql%253D%2526oq%253D%2526gs_rfai%253D&quot;&gt;laurel et hardy&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://www.google.fr/search%253Fq%253Ddailymotion+laurel+et+hardy%2526hl%253Dfr%2526tbs%253Dvid%253A1%2526tbo%253Du%2526ei%253DJiyiS73cOqOJ4gb6r-SPCg%2526sa%253DX%2526oi%253Dvideo_result_group%2526ct%253Dtitle%2526resnum%253D1%2526ved%253D0CBAQqwQwAA&quot;&gt; font les fous&lt;br/&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/video/x94dri_le-salon-de-musique-1_music&quot;&gt;&gt; le salon de musique&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://www.publie.net/&quot;&gt;&lt;br/&gt;&gt; publie.net&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;http://shskh.com/www/&quot;&gt;&gt; shskh&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;http://www.netvibes.com/laurelimongi%2523Du_bon_usage_%252526_de_la_police&quot;&gt;&gt; dicos de laure limongi&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;http://www.tierslivre.net/&quot;&gt;&gt; françois bon&lt;/a&gt; &lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;http://classiques.uqac.ca/classiques/&quot;&gt;&gt; classiques des sciences sociales&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;http://www.netvibes.com/tierslivre%2523Quebec&quot;&gt;&gt; ...du québec ( f. bon)&lt;/a&gt; &lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;http://lpsc.in2p3.fr/ams/aurelien/aurelien/cern.pdf&quot;&gt;&gt; trous noirs&lt;br/&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://www.google.fr/search%253Fhl%253Dfr%2526q%253D%252522espace+temps%252522+granulaire%2526btnG%253DRechercher%2526meta%253D%2526aq%253Df%2526oq%253D&quot;&gt;&gt; fluctuations du vide&lt;br/&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://l-autofictif.over-blog.com/&quot;&gt;&gt;eric chevillard&lt;/a&gt;      &lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;http://hublots.over-blog.com/&quot;&gt;&gt;philippe annocque&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;http://www.oeuvresouvertes.net/&quot;&gt;&gt;laurentin margantin&lt;br/&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://christinegenin.fr/lignesdefuite/&quot;&gt;&gt; christine genin&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;http://video.google.fr/videosearch%253Fhl%253Dfr%2526q%253Dpierre+bourdie%2526um%253D1%2526ie%253DUTF-8%2526ei%253DYh9YS-FhpI2MB8aApbAE%2526sa%253DX%2526oi%253Dvideo_result_group%2526ct%253Dtitle%2526resnum%253D4%2526ved%253D0CBsQqwQwAw%2523&quot;&gt;&gt; pierre&lt;/a&gt; &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Bourdieu%2523Liens_externes&quot;&gt;bourdieu&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Luc_Boltanski&quot;&gt;&gt; luc boltanski&lt;br/&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Erving_Goffman&quot;&gt;&gt; erving goffman&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;http://www.youtube.com/watch%253Fv%253DFTtLBFp-SgY%2526feature%253Drelated&quot;&gt;&gt; van der graaf &lt;/a&gt;  &lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;http://www.bnf.fr/&quot;&gt;&gt; bnf&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Objet_a&quot;&gt;&gt; objet a&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Marc_Bloch&quot;&gt;&gt; marc bloch&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Francisco_Varela&quot;&gt;&gt; francisco varela&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/John_Searle&quot;&gt;&gt; john searle&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Ric%2525C5%252593ur&quot;&gt;&gt; paul ricoeur&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;http://www.youtube.com/results%253Fsearch_type%253D%2526search_query%253Dantonin+artaud%2526aq%253Df%2526gl%253DFR%2526hl%253Dfr&quot;&gt;&gt; antonin artaud&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;http://www.nytimes.com/2009/11/22/books/review/King-t.html%253F_r%253D1%2526em&quot;&gt;&gt; raymond carver&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;http://www.youtube.com/results%253Fsearch_query%253Dhenri+michaux%2526search_type%253D%2526aq%253Df&quot;&gt;&gt; henri michaux&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;http://www.youtube.com/watch%253Fv%253DFlJKKtgreqw&quot;&gt;&gt; magma&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;http://profile.myspace.com/index.cfm%253Ffuseaction%253Duser.viewprofile%2526friendID%253D134583631&quot;&gt;&gt;rémy jouffroy&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;http://profile.myspace.com/index.cfm%253Ffuseaction%253Duser.viewprofile%2526friendid%253D242238548&quot;&gt;&gt; marion rampal&lt;/a&gt;   &lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;http://profile.myspace.com/index.cfm%253Ffuseaction%253Duser.viewprofile%2526friendID%253D133866300&quot;&gt;&gt; emmanuel cremer&lt;/a&gt; &lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;http://force.molle.free.fr/&quot;&gt;&gt;force molle&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;http://profile.myspace.com/index.cfm%253Ffuseaction%253Duser.viewprofile%2526friendid%253D130002765&quot;&gt;&gt; kaosmoz&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;http://www.berlol.net/jlr2/&quot;&gt;&gt; patrick rebolar&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;http://pagesapages.wordpress.com/&quot;&gt;&gt; pages à pages&lt;br/&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://pdidion.free.fr/&quot;&gt;&gt; philippe didion &lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;http://www.desordre.net/blog/&quot;&gt;&gt; philippe de jonckeere&lt;br/&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;http://sebastienrongier.net/&quot;&gt;&gt; sébastien rongier&lt;/a&gt; &lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;http://www.les-souffleurs.fr/&quot;&gt;&gt; les souffleurs&lt;/a&gt; &lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;http://www.instantsvideo.com/&quot;&gt;&gt; marc mercier&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;http://www.myspace.com/fliparanos&quot;&gt;&gt; fliparano&lt;/a&gt;  &lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;http://www.myspace.com/kranxerek&quot;&gt;&gt; kranxerek&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;http://communcaprice.blogspot.com/&quot;&gt;&gt;julien savouré&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;http://www.fgriot.net/notes/dotclear/index.php&quot;&gt;&gt; fred griot&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;http://pagesperso-orange.fr/marincazaou/littera/litter%2540ture.html&quot;&gt;&gt; amancio tenaguillo y cortázar &lt;/a&gt;       &lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;http://remue.net/&quot;&gt;&gt; remue.net&lt;/a&gt; &lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;http://www.latracebleue.net/index.php%253Fmail%253D&quot;&gt;&gt;fabienne swiatly&lt;/a&gt; &lt;br/&gt;</description>
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      <title>un heros 5 betterave</title>
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      <pubDate>Sat, 20 Mar 2010 19:48:56 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Entries/2010/3/20_un_heros_4_formule1_2_files/cyclopeTBD-filtered.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Media/cyclopeTBD-filtered_5.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:102px; height:149px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Un héros / 5 / Betterave&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Cinq jours plus tard, je suis dans une Moneo de location. Modèle Basic. Le temps est loin où l’agence louait sans barguigner des Travan Palace à ses collaborateurs en mission. Je roule sur la départementale 23. Ma destination est un patelin de l’Aisne nommé Hangard. J’ai quitté Dijon (Côte-d’Or) ce matin à 8 heures. Depuis, j’ai effectué un périple de 400 kilomètres, entièrement autoroutier, qui m’a mené jusqu’à Reims (Marne). A Reims, je n’ai pas pris la direction de Soissons (Aisne) comme il aurait été logique que je le fisse, si j’avais respecté le plan de route de Bourdarel. Je suis resté sur l’A26 jusqu’à Saint-Quentin (Aisne), d’où j’ai bifurqué par l’A29 vers Amiens (Somme). Juste avant d’arriver à la ville picarde, j’ai pris la sortie numéro 52, en direction de Corbie/Villiers-Bretonneux/Moreuil. Depuis, je roule au milieu d’une plaine légèrement vallonnée où domine, sous un ciel gris de plomb, la couleur vert tendre de la feuille de betterave. &lt;br/&gt;A la radio, un type à la voix curieusement écorchée parle de la conscience comme du « sommet d’un iceberg » : «…Il y a toute une série de méthodes qui permettent d’influencer les individus », insinue-t-il, avant qu’un jingle suivi d’une publicité virile pour une marque d’automobile ne l’interrompt dans sa démonstration. Je ne sais pas pourquoi, mais ça me donne envie de rire. J’éteints la radio en pensant aux betteraves, aux millions de betteraves dont les sommités feuillues défilent par les fenêtres latérales du véhicule. A perte de vue... &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Suite et corrections (c’est un premier jet) au prochain numéro. (c) J-F Paillard 2010</description>
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      <title>un heros 4 formule1</title>
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      <pubDate>Sat, 20 Mar 2010 19:33:07 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Entries/2010/3/20_un_heros_3_sasseoir_2_files/cyclopeTBD-filtered.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Media/cyclopeTBD-filtered_6.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:102px; height:149px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Un héros / 4 / Formule1&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;La boîte est restée quelque temps sur ma table. Pas longtemps. Une dizaine de jours, tout au plus. Le temps d’ouvrir la boîte. De feuilleter les paperasses qu’elle contenait. D’en lire une poignée. D’opérer quelques recoupements. D’effectuer pendant trois ou quatre jours des recherches documentaires. A la bibliothèque municipale. Sur Internet. Chez mon ami Sutter. Dans mes propres tas de bouquins. Mes murailles de Chine. De couvrir quelques feuilles de notes. De rêvasser. D’élucubrer. D’échafauder. D’en toucher deux mots à Sutter. Avant de remettre tout cela dans la boîte. De remiser la boîte dans un coin de la pièce. Le coin sombre protégé par une bâche en plastique. Celui où j’entasse mes propres archives. Me promettant d’y revenir un jour. De saisir cette occasion pour ranger un peu ce coin. Tous ces livres. Ces papiers. Ces bibelots. Ces traces. Ces cadavres. Capharnaüm ! Foutre tout ça en l’air moi, avais-je dit à mon ami Sutter. Hop ! La thérapie par le vide. On s’encombre, je m’encombre, tu t’encombres... Sutter hochant la tête en buvant sa bière. Il était d’accord, évidemment. La troisième ou quatrième bière de cet après-midi maussade. Qui n’est pas d’accord, lorsqu’il est question de faire le Grand Ménage? C’était après qu’il m’avait dit : toi aussi tu devrais sortir un peu de ton trou. Je veux dire rencontrer du monde. A s’encroûter comme ça, on va finir par tourner zinzin tous les deux…&lt;br/&gt;Rencontrer du monde. Pas une si mauvaise idée, ça. En dehors des gens qu’on connaît déjà, bien sûr. Le petit groupe. Tout le monde à son petit groupe. Son cercle assigné. Le mien se compte sur les doigts d’une main. Corinne. La taupe. François. Sutter - Sutter qui boit trop. Sutter qui fume trop. Va finir par attraper une saloperie,  c’est moi qui te le dis. Sutter prêtant une oreille distraite à la lecture que je lui fais d’une lettre. Une lettre écrite à la plume Sergent-Major. Au fin papier jauni, rigide. Elle est dans ma main, cette lettre. Ma main qui tremble un peu. Ecoute ça, Sutter. Mon grand-père a reçu ce pli pendant sa période d’incorporation à la légion. Pour une fois, la missive ne vient ni de sa mère ni de ses frères. C’est la lettre d’un ami. Un certain Charly. « Ton ami Charly », comme il est écrit. Tiens, regarde. Au bas de la lettre... Drôle de graphie, non ? Ce « t » qui ressemble à un « m ». Ce « h » qui m’a tout l’air d’un « s »…&lt;br/&gt;La lettre est expédiée de Sainte-Croix, Suisse. Datée du 29 novembre 1918. Imagine qu’à cette époque, le grand-père a 24 ans. Il s’est barré de chez lui, figure-toi. Il a fui son pays. Il est passé en France. Il s’est engagé dans la légion… ça tu me l’as déjà dit, soupire Sutter. Attends, je te lis : « Je crois que c’est moi qui t’ai serré la main le dernier à Yverdon, écrit-t-il au grand-père. Je m’en rappelle comme si c’était hier…» La suite est plus intrigante encore : « Tu ne devineras jamais où j’étais quand j’ai reçu de tes nouvelles. J’étais au service à Granges (Soleure).Tu auras sans doute appris le cheni qu’on a eu en Suisse… » Le ‘service’, c’est le service militaire que les Suisses effectuent par périodes de plusieurs semaines à plusieurs mois dans l’année. Quant au ‘cheni’, Sutter, ça veut dire le ‘bordel’ en suisse romand. Mais écoute la suite : « La grève générale était déclarée pour le lundi 11, à minuit. A quatre heures de l’après-midi les ordres arrivent. La 1ère division est mobilisée. Elle doit être le jour même à huit heures du soir sur les places de rassemblement… On est arrivé par le train de cinq heures. On a dû remettre à l’ordre toute cette bande de sauvages. Il y a eu quatre tués. Dommage que nous n’ayons pu mettre un zéro derrière ce chiffre. ça peut encore venir... On espère pouvoir venger nos grippés. Plus de 3000 malades sont restés à Bienne dans les lazarets. On y compte jusqu’à 28 à 30 décès par jour. C’est épouvantable ! Dans un journal socialiste, ‘La sentinelle’, un article disait que les soldats morts de la grippe espagnole vengeaient les travailleurs. Bande de cochons! » Tu entends ça, Sutter ? Dans la même lettre, on parle des grèves de novembre 1918, des tués de Granges, de la grippe espagnole... C’est incroyable, non ?&lt;br/&gt;Mouais, marmonne  Sutter. Qui me regarde d’un sale œil. Sutter qui écrase un rôt contre son poing. Sutter qui plisse son front, creuse ses joues, frippe les commissures de ses paupières tombantes - Sacrée vieille pomme ridée de Sutter qui finit par me dire : à mon avis ce n’est pas le moment, mais alors pas le moment du tout, mon vieux. Franchement, tu devrais profiter de l’accalmie pour t’oxygéner. Sortir de ta tanière. Voir du monde. Je ne sais pas moi. Essayer de rencontrer quelqu’un… Tu t’encroûtes, Jean-Luc. Je te le dis d’autant plus sincérement que je vois bien que m’encroûte aussi. A s’encroûter comme ça, on va finir par tourner complètement zinzin tous les deux... &lt;br/&gt;Là-dessus, il y a eu ce coup de fil de l’agence. C’était Bourdarel. La voix enjouée de Bourdarel : Salut Jean-Luc ! Ça va comme tu veux, mon ami ? Dis-donc, quel temps fait-il chez toi ? Ici, c’est pluie, pluie, pluie. Bien. Ecoute ça. J’ai un boulot pour toi... Le cauteleux Bourdarel et sa voix flûtée m’enjoignant de lui pondre sous deux semaines un rapport circonstancié. Net et précis. Clair et synthétique. Un rapport de plus quoi : comme je sais que tu sais le faire, me dit Bourdarel sur un ton qui me fait faire le geste de le battre comme plâtre. Sutter pousse un rot approbateur. Je saisis un bloc note. J’attrape un crayon : je t’écoute Boudarel. Il s’agit cette fois-ci d’immobilier. Il faudra aller à Dijon. A Soissons. A Montpellier. Tu devras te documenter sur la loi Scellier. Les prêts à taux zéro. Vérifier discrètement où en sont certains établissements… La voix de Boudarel baissant d’un ton : tu approcheras le service des prévisions de Naxis… Ils te donneront des noms… Accompagnés de deux trois choses confidentielles à connaître… Je t’envoie un mail par la procédure habituelle... Dix feuillets, pas plus... Cinq tableaux chiffrés... Des totaux… Des sous-totaux... Pourcentages... Moyennes… Ecarts-type... Bourdarel soudain gai : vu l’arbre en boule ? Déjà sérieux : on t’a réservé cinq nuits d’hôtel. Froid même : je préfère te prévenir, le budget est serré. Presque peiné : Ce sont tous des Formule 1.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;(à suivre)</description>
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      <title>un heros 3 sasseoir</title>
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      <pubDate>Sat, 20 Mar 2010 19:32:20 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Entries/2010/3/20_un_heros_2_boite_3_files/cyclopeTBD-filtered.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Media/cyclopeTBD-filtered_7.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:102px; height:149px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Un héros / 3 / S’asseoir&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Bon, je la pose là ? m’avait demandé mon père. Nous étions ce jour-là dans mon bureau. Une pièce qui ne le laissait jamais indifférent. Lui arrachant d’entrée une remarque élogieuse ou blessante. Selon l’humeur du moment. Mon père était de ceux qui se rassurent en assujettissant le monde à leur impétueux jugement. Le voulant constamment réduire à leur vertigo. Lui taillant souvent un costume clinquant, de mauvaise coupe, prétentieux. Sujet à raillerie. Ce jour-là, le monde était au gré de mon père. A son goût, donc, ce bureau que j’avais installé sous les combles aux vastes poutraisons d’une bicoque à un étage, que je louais : Tiens ! Jolie cette solive qui porte ces chevêtres, avait-il lâché en entrant. Ah ! Tu as vu ? elle est signée par le compagnon qui a monté la charpente. Regarde-moi ces tenons…, avait-il poursuivi. Ces mortaises… Cette enture oblique en trait de Jupiter. Levant la tête : bel espace, lumineux... Puis, revenant à la boîte qu’il tenait dans ses mains : Bon, je la pose où ?&lt;br/&gt;Une autre fois, il l’aurait trouvé trop sombre, ce bureau. Froid. Glacial  même. A moins qu’étouffant. Suffocant. Une étuve. A moins qu’humide. Trop vaste à tous les coups. Toute cette place perdue. Tu y as pensé ? Passant le bout de son index sur une étagère : nid à poussière. Pointant une pile d’objets : tu appelles ça rangé ? Faisant mine de se cogner à la lourde table de ferme qui me sert de bureau : mastoc ! Secouant la tête : sacré foutoir en vérité. Haussant les épaules : fallait-il, au fond, s’attendre à autre chose ? Qu’à ce manque de sérieux. De rigueur. D’anticipation. Preuves, s’il en est d’une vie qui va à vau l’eau. Non ? Sans parler de l’isolation. Phonique. Thermique. De l’absence. Au fond. Dans cette affaire. J’ai le regret de le dire si abruptement. D’un bureau. Tout simplement. D’un vrai bureau, j’entends. Une pièce correctement chauffée. Correctement éclairée. Dotée de véritables meubles de rangements. D’un fauteuil de bureau qui en soit un, par exemple. D’une ou deux chaises pour les visiteurs. Et d’abord où s’assied-on ici ?&lt;br/&gt;Mais non. Pas ce jour-là. Ce jour-là, mon père était de bonne humeur. Je la pose là ? répétait-il. Il parlait de cette boîte. Qui paraissait passablement lourde. Dis-moi seulement où je la mets. Son dos courbé. Ses bras légèrement tremblants. Ce corps déjà bien affaibli qu’il avait hissé non sans mal à l’étage par cet étroit escalier. Un escalier de meunier qu’il eût trouvé un autre jour trop raide, mal conçu, dangereux. Je la pose là ? Mon père faisant preuve d’une patience exemplaire devant ce fils qui tardait à lui répondre, comme par réaction. Ce qu’elle contient devrait t’intéresser, m’assura-t-il en posant la boîte sur la table de mon bureau. J’allais lui demander qu’il la mette ailleurs, cette satanée boîte. Quand je m’avisai que mon père avait employé le conditionnel. C’était déjà mieux, ça. Cela devrait t’intéresser. Peut-être ferai-je l’effort de l’ouvrir un jour cette boîte. Après tout. Cette boîte lustrée par la vieillerie. Un jour que je n’aurai rien d’autre à fiche. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;(à suivre)</description>
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      <title>un heros 2 boite 2</title>
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      <pubDate>Sat, 20 Mar 2010 19:31:44 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Entries/2010/3/20_un_heros_2_boite_2_files/cyclopeTBD-filtered.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Media/cyclopeTBD-filtered_8.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:102px; height:149px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Un héros / 2 / Boîte&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Quinze mois auparavant, j’avais eu ce mouvement de recul: Tiens, m’avait dit mon père. Ce sont des papiers. Les papiers de ton grand-père... Il m’avait tendu cette vieille boîte en carton. J’ai fait un peu de rangement. Jette un œil là-dedans. Cela va t’intéresser... M’intéresser, m’intéresser. Qu’est-ce qu’il en savait, mon père ? Eût-il dit cela pourrait t’intéresser, que cela m’aurait peut-être intéressé. Prends cette boîte, insistait-il. Il avait déjà perdu quatre ou cinq kilos. C’était étrange cet amaigrissement. Qu’avaient précédé ces douleurs à l’épaule et au bas du dos. A l’époque, mon frère et moi avions mis ces “bobos” sur le compte d’une dépression. Je me vois encore, prenant ma mère par le bras, cheminant vers la cuisine, chuchotant : une dépression, je te dis. Cet amaigrissement. Cet assombrissement. Pas de doute. C’est dans la tête. C’est psychologique... &lt;br/&gt;Oh, tu m’entends ? Prends cette boîte, me disait mon père. Il avait du mal à me la tendre, cette boîte. Avec ses deux bras déjà bien affaiblis - deux bras aux muscles étrangement flasques, qu’il exhibait de temps à autre avec étonnement: Tu as vu? Je suis en train de fondre, non? Et au bout des bras, cette main qui, par comparaison, paraissait de jour en jour plus énorme. Les papiers de ton grand-père, je te dis... Il marchait déjà bien courbé, mon père. Cisaillant l’air de ses grandes jambes panardes d’ancien cavalier. Avec dans le corps, ce mal qui avait surgi deux mois plus tôt, le touchant d’abord à l’épaule, et puis là : quelque part du côté des reins. Une douleur terrible, assurait-il. Et moi, campé devant lui. Moi lui parlant gentiment : allons, allons papa. Il faut que tu fasses des étirements. Me courbant en deux, prenant à témoin ce corps qui fondait comme neige au soleil : Des é-tire-ments. Tu m’entends ?&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;(à suivre)</description>
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      <title>un heros 1 adieu 2</title>
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      <pubDate>Sat, 20 Mar 2010 19:30:36 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Entries/2010/3/20_un_heros_1_adieu_2_files/cyclopeTBD-filtered.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Media/cyclopeTBD-filtered_9.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:102px; height:149px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Un héros / 1 / Adieu&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Dans la nuit du 18 au 19 août 2009, j’ai rêvé ceci : mon père est à mes côtés ; nous marchons à l’air libre, dans un endroit ensoleillé. Il y a du vert dans ce rêve. Nos pieds foulent un terrain herbeux, un peu bombé, légèrement pentu.  Nous sommes dans un champ. Un parc. Le jardin d’une maison de campagne. Il y a cette grande bâtisse. Cette maison de vacances. Qui est en quelque sorte toutes les maisons de vacances. Qui est aussi cette grande maison que nous habitions jadis, à Mantes-la-Jolie. Je la sens très nettement dans mon dos, cette maison : il y a cette corniche qui vibre, il y a cette ombre formidable qui se découpe sur un ciel tantôt blanc, tantôt uniformément bleu. Nous ne sommes pas seuls, mon père et moi. Des gens sont là. Mais qu’ils soient à portée d’ouïe et de vue, leur silhouette brouillée, leur corps agité, leurs conversations émaillées de rires, ne revêt aucune importance : je sais que ces présences, à la fois indistinctes et familières, n’ont d’autre fonction que de donner à ce rêve l’allure d’une réunion de famille, d’une promenade digestive, par exemple, après qu’un déjeuner a été pris en famille ou entre amis, mon père m’apparaissant à cette occasion dans une forme éblouissante, heureux de vivre, en bras de chemise, un pull couleur bleu ciel noué autour du cou, marchant d’un bon pas, dans la quiétude de ce début d’après-midi d’été, ce pull incongru, d’une couleur tout aussi incongrue, noué autour du cou (une couleur que je ne lui ai jamais vu arborer : exactement la même que celle du pull de Tintin), cependant que des mots apaisants sortent de sa bouche, les images se formant à mesure que les mots, si doux à mes oreilles, se forment en moi: regarde fils, cela va mieux, cela va beaucoup mieux, il y a ce traitement, dur, difficile, cette discipline à suivre, mais regarde, je marche, je me sens bien... S’écoulent en moi ces mots, tandis que je ressens de plus en plus fortement la présence de mon père, son visage bien vivant, son corps en pleine forme, aussi robuste que le mien, plus robuste même, à battre des montagnes, toute cette scène s’effectuant légèrement de travers, l’éclat d’une mèche de cheveux blonds irradiant le soleil, juste avant que quelque chose bascule et que j’éclate en sanglots, en gros sanglots d’enfants, me précipitant dans les bras immenses de mon père, le serrant sans retenue contre moi - mon père riant : allons allons, c’est un gros chagrin ça, mon front serré contre son poitrail cyclopéen, comme lorsque gamin j’écrasais mon nez contre la laine épaisse de son pull rouge, retrouvant cette même odeur apaisante, bien vivante, celle de mon père, celle de l’homme le plus fort du monde, allons allons, c’est un gros chagrin ça, un gros gros chagrin. Immédiatement, cette sensation en moi d’un adieu définitif. Avant que le réveil ne m’arrache, suffocant, à l’étreinte.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;(à suivre)</description>
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      <title>c etait drole 10</title>
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      <pubDate>Sat, 20 Mar 2010 12:23:24 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.territoire3.org/Media/cdad10.mov&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Media/cdad10.png&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:103px; height:77px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;c’était drôle&lt;br/&gt;au début &lt;br/&gt;/ 10 &lt;br/&gt;un poème vidéo en 33 épisodes&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;épisode 10 : engueulade&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;”Contrôleur de gestion dans une impri-merie, j’ai dû remettre complètement à plat, sur la demande de mon boss, la présen-tation de documents budgétaires. Celle-ci n’avait pas eu l’heur de plaire au grand patron, un caractériel notoire. Déboulant dans le bureau de mon boss, avec qui j’étais en conversation, il m’a copieusement engueulée. Comment lui clouer le bec une fois pour toutes ?”&lt;br/&gt;voir aussi :&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2010/1/22_projet_cannes_et_autres_villes_2.html&quot;&gt;&gt; épisode 1&lt;/a&gt; blocage&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2010/1/29_c_etait_drole_2.html&quot;&gt;&gt; épisode 2&lt;/a&gt; humiliation&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2010/1/31_c_etait_drole_3.html&quot;&gt;&gt; épisode 3&lt;/a&gt; entrave&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2010/2/4_c_etait_drole_4.html&quot;&gt;&gt; épisode 4&lt;/a&gt; scandale&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2010/2/6_c_etait_drole_5.html&quot;&gt;&gt; épisode 5&lt;/a&gt; susceptibilité&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2010/2/8_c_etait_drole_6.html&quot;&gt;&gt; épisode 6&lt;/a&gt; fâcheuse tendance&lt;br/&gt;&gt; &lt;a href=&quot;Entries/2010/2/10_c_etait_drole_7.html&quot;&gt;épisode 7&lt;/a&gt; insulte&lt;br/&gt;&gt; &lt;a href=&quot;Entries/2010/2/17_c_etait_drole_8.html&quot;&gt;épisode 8&lt;/a&gt; manque de flair&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2010/2/20_c_etait_drole_9.html&quot;&gt;&gt; épisode 9&lt;/a&gt; confiance&lt;br/&gt;.../...</description>
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      <itunes:summary>c’était drôle&#13;au début &#13;/ 10 &#13;un poème vidéo en 33 épisodes&#13;&#13;épisode 10 : engueulade&#13;&#13;”Contrôleur de gestion dans une impri-merie, j’ai dû remettre complètement à plat, sur la demande de mon boss, la présen-tation de documents budgétaires. Celle-ci n’avait pas eu l’heur de plaire au grand patron, un caractériel notoire. Déboulant dans le bureau de mon boss, avec qui j’étais en conversation, il m’a copieusement engueulée. Comment lui clouer le bec une fois pour toutes ?”&#13;voir aussi :&#13;&gt; épisode 1 blocage&#13;&gt; épisode 2 humiliation&#13;&gt; épisode 3 entrave&#13;&gt; épisode 4 scandale&#13;&gt; épisode 5 susceptibilité&#13;&gt; épisode 6 fâcheuse tendance&#13;&gt; épisode 7 insulte&#13;&gt; épisode 8 manque de flair&#13;&gt; épisode 9 confiance&#13;.../...</itunes:summary>
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      <title>interlude AZAM</title>
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      <pubDate>Fri, 19 Mar 2010 20:56:35 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.territoire3.org/Media/azam.mov&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Media/azam.png&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:103px; height:77px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;connaissez-vous &lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;http://phasme.grosquick.net/1.html&quot;&gt;&gt; edith azam&lt;/a&gt; ?</description>
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      <title>prclockparledespace 3</title>
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      <pubDate>Fri, 19 Mar 2010 20:42:41 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Entries/2010/3/19_prclockparledespace_3_files/droite-filtered.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Media/droite-filtered_1.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:102px; height:153px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;Ciel ! le pr. Clock parle en moi !&lt;br/&gt;Nous avons tous un professeur Clock en nous, il ne tient qu’à nous de le faire parler.&lt;br/&gt;- - - -&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Question d’espace / 3 / le point est une droite parfaite&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Je sais que certains suivent avec une attention amusée le lent cheminement de mes réseaux neuronaux vers la raison quantique. J’aimerais leur soumettre cette élucubration, du type de celle qui appartient au professeur Clock (1). M’étant venue la nuit dernière en ruminant je ne sais quel bout de pain sec d’idée échouée en lambeaux à mes pieds, cependant que des créatues noctunes aux yeux gros comme des soucoupes fuyaient en hurlant par ma fenêtre, comme happées par quelque fronce spatio-temporelle, elle reviendrait, cette élucubration, à conjecturer ceci, qui s’accorderait avec l’intuition bizarre d’une nature granulaire de l’espace-temps (en points froncés) :&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;1 - Notre univers est forcément fini en ses limites topographiques, quand bien même le temps s’accélérerait et l’espace se dilaterait presque infiniment en celles-ci, puisqu’il restera presque infniment dans un temps de dilatation, avant, éventuellement de se retracter. Etant fini, il est courbe, fût-ce infinitésimalement.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;2 - Puisque c’est l’attraction qu’un point plus ou moins chargé en masse exerce (et subit) sur les autres points plus ou moins chargés en masse, qui détermine la courbure spatiale, plus un point est massif (comme le centre d’un trou noir par exemple) plus il tend vers la droite - cette droite étant tension vers l’arrêt du temps et, par là, élongation tendant vers l’infini de l’espace et du temps. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;3 - La droite est donc un point qui tend vers trois impossibles: l’arrêt du temps, l’infini spatial et une masse infinie.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Vous êtes arrivé jusqu’ici ? Bravo ! Avez-vous remarqué que la lecture de ce que je viens d’écrire, quand bien même faux et/ou mal embringué, rencontre tout de même chez vous l’intuition que l’univers est nécessairement instable et ne peut pas être statique ? © jf paillard 2010.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;-&lt;br/&gt;J’appelle « question appartenant au professeur Clock » toute interrogation irrésolue, qui, bien qu’elle ne soit liée ni de près ni de loin à l’existence du sempiternel président de la République et de ses sempiternels commentateurs, entretient un rapport intime avec la notion d’existence et son nécessaire commentaire.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;voir aussi : &lt;a href=&quot;Entries/2009/4/10_prclockparledespace.html&quot;&gt;question d’espace 1 &lt;/a&gt;/&lt;br/&gt;</description>
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      <title>fridaysignorance</title>
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      <pubDate>Fri, 19 Mar 2010 18:26:16 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.territoire3.org/Media/ignorant.aif&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Media/ignorance.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:102px; height:181px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;friday’s ignorance /&lt;br/&gt;Text, image, voice &amp;amp; music : Jean-François Paillard © 2010&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;the problem &lt;br/&gt;is that the educational system &lt;br/&gt;doesn't play it's role anymore&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;the level of education &lt;br/&gt;in natural and physical sciences &lt;br/&gt;as well as human sciences &lt;br/&gt;required to reach social positions &lt;br/&gt;even huge positions of power&lt;br/&gt;in the USA or even in Europe&lt;br/&gt;is lowering so much &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;see how utterly ignorant is sarah pallin &lt;br/&gt;and was bush junior or ronald reagan&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;MBAs turn people into morons, man&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;i guess that's what capitalism needs&lt;br/&gt;it doesn't want people to know too much about those matters&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;and religion serves it's cause&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;for it is a nice and costless way &lt;br/&gt;to keep ignorant people &lt;br/&gt;in the search for an answer&lt;br/&gt;they'll never get &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;yes it is a nice and costless way &lt;br/&gt;to keep ignorant people &lt;br/&gt;in the search for an answer&lt;br/&gt;they'll never get&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;for it’s a nice and costless way &lt;br/&gt;to keep ignorant people &lt;br/&gt;in the search for an answer&lt;br/&gt;they'll never get&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;for it is a nice and costless way&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;see also :&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2010/3/19_wednesdayshangings.html&quot;&gt;wednedsay’s hangings&lt;br/&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/2/4_la_grande_musique_1.html&quot;&gt;phony sunday&lt;br/&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/9/21_interlude_desert.html&quot;&gt;desert of monday&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2008/9/22_l_echo_des_rescapes_interlude_-_le_reve_de_nam_la.html&quot;&gt;thursday stuck in nam la’s river&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;and also :&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/4/23_perfectworld.html&quot;&gt;perfect world&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/4/14_whenachickenmeetsafox.html&quot;&gt;“wacmaf”&lt;/a&gt; &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;</description>
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      <title>wednesdayshangings</title>
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      <pubDate>Fri, 19 Mar 2010 13:59:38 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.territoire3.org/Media/strangefruit.aif&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Media/hangings.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:102px; height:181px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;wednesday’s hangings /&lt;br/&gt;Text, image, voice &amp;amp; piano : Jean-François Paillard © 2010&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;strange fruits&lt;br/&gt;hanging high&lt;br/&gt;In the sky&lt;br/&gt;don’t ask why&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;ad lib&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;see also :&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2010/3/19_fridaysignorance.html&quot;&gt;friday’s ignorance&lt;br/&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/2/4_la_grande_musique_1.html&quot;&gt;phony sunday&lt;br/&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/9/21_interlude_desert.html&quot;&gt;desert of monday&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2008/9/22_l_echo_des_rescapes_interlude_-_le_reve_de_nam_la.html&quot;&gt;thursday stuck in nam la’s river&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;and also :&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/4/23_perfectworld.html&quot;&gt;perfect world&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/4/14_whenachickenmeetsafox.html&quot;&gt;“wacmaf”&lt;/a&gt; &lt;br/&gt;</description>
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      <itunes:summary>wednesday’s hangings /&#13;Text, image, voice &amp; piano : Jean-François Paillard © 2010&#13;&#13;strange fruits&#13;hanging high&#13;In the sky&#13;don’t ask why&#13;&#13;ad lib&#13;&#13;see also :&#13;&#13;friday’s ignorance&#13;phony sunday&#13;desert of monday&#13;thursday stuck in nam la’s river&#13;&#13;and also :&#13;&#13;perfect world&#13;“wacmaf” &#13;</itunes:summary>
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      <title>inegalites 4</title>
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      <pubDate>Thu, 18 Mar 2010 12:23:01 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Entries/2010/3/18_inegalites_4_files/identite4.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Media/identite4_1.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:104px; height:167px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;identités/ inégalités&lt;br/&gt;questions autour de la discrimination positive&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;4 éléments sur la France et ses immigrés&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Pardonnez d’avance le style télégraphique....&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;D’abord ce constat : l’immigré de la première génération a toujours été regardé avec méfiance par l’autochtone (ou se considérant comme tel, en général après deux ou trois générations sur le même sol). Lors de son enquête à Mulhouse en 1840, Louis-René &lt;a href=&quot;http://classiques.uqac.ca/classiques/villerme_louis_rene/tableau_etat_physique_moral/tableau_etat_physique_texte_utilise.html&quot;&gt;Villermé&lt;/a&gt; (1782-1863) distingue nettement les ouvriers nés dans le pays, tisserands, imprimeurs, graveurs, du prolétariat composé d’immigrés suisses et allemands travaillant dans les filatures locales : “leurs manières brutales et leurs haillons crasseux contrastent violemment avec les bonnes manières et les habits luxueux du monde ouvrier local…”, écrit-il. A cette époque (1851 pour être exact), sur une population active de 14 millions de personnes, 400 000 sont considérés comme des travailleurs étrangers. Le nombre d’étrangers, travailleurs ou non, s’établit en France autour du million (soit 3 % de la population totale). La plupart sont des frontaliers : Belges dans le Nord, Italiens dans le Sud-Est, Allemands et Suisses à l’Est. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Première déflagration : après 1914-1918&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;À partir de 1919, la France accomplit un effort sans précédent d’industrialisation. La production explose. Mécanisée à 4 % en 1913, l’extraction du charbon l’est à 86 % en 1927. Entre 1919 et 1929, Citroën multiplie par quatre le nombre de ses machines-outils. La mécanisation s’accompagne de la mise en place d’une Organisation Scientifique du Travail (OST) mise au point par l’ingénieur américain Taylor au début du XXe siècle. On chronomètre le travail ouvrier. On spécialise et simplifie les tâches. Les ouvriers professionnels (mécaniciens, monteurs, ajusteurs) sont peu à peu submergés par une population nouvelle : celle des OS (ouvriers spécialisés). &lt;br/&gt;Où cette main d’œuvre interchangeable va-t-elle être recrutée ? Le premier réservoir dans lequel les chefs d’entreprise vont puiser est le monde paysan : les Bretons vont par exemple fournir des dizaines de milliers de bras aux usines de Saint Denis et d’Aubervilliers, et cela jusque dans les années trente. Mais ça n’est pas assez. La guerre de 1914-1918 a saigné à blanc la population des hommes en âge de travailler. Le recours à l’immigration étrangère massive s’impose (même dans le secteur agricole, qui restera jusque dans les années 1930 le premier recruteur de main-d’oeuvre étrangère - voir par exemple &lt;a href=&quot;http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/pop_0032-4663_1991_num_46_5_3742&quot;&gt;l’étude de l’historien Gérard Noiriel dans l’Oise&lt;/a&gt;). En 10 ans de 1921 à 1931, plus d’un million d’ouvriers étrangers (deux millions avec les familles) seront introduits en France, pour la plupart des Italiens et des Polonais, mais aussi d’anciens “coloniaux” incorporés dans l'armée (Algériens et Indochinois). Avec ce nouvel afflux, le nombre d’étrangers en France passe de un à trois millions de personnes, soit près de 7 % de la population totale. Les immigrés remplaceront les trois quarts des pertes humaines dues à la guerre, renouvelant presque complètement la population ouvrière entre 1919 et 1930... Voici quelques chiffres (que j’ai glanés chez l’historien de l’immigration &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/G%2525C3%2525A9rard_Noiriel&quot;&gt;Gérard Noiriel&lt;/a&gt;) : 6,5 % d’ouvriers immigrés dans les mines en 1906 et... 42 % en 1931 ; 18 % en 1906 dans la métallurgie et... 38 % en 1931. Quel que soit le secteur, plus les emplois sont pénibles, plus les étrangers sont nombreux. Les houillères du Nord vont par exemple recruter des familles entières de mineurs Polonais « importées » de Rhénanie–Westphalie où les patrons allemands les avaient fait venir avant 1914. Les Italiens constituent la &lt;a href=&quot;http://www.assemblee-nationale.fr/sycomore/fiche.asp%253Fnum_dept%253D2696&quot;&gt;quasi&lt;/a&gt;-totalité des travailleurs de fond des mines de fer de lorraine ou de travailleurs de l’électro-sidérurgie alpine. Au Creusot, à la fin des années 1920, les étrangers forment 20% des effectifs totaux, appartenant à des nationalités très diverses : Indochinois, Maghrébins, Ukrainiens…&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Il faudrait évidemment se pencher sur certains éléments constitutifs d’une histoire identitaire française dont on ne parle quasiment jamais et qui est pourtant partagée par le plus grand nombre d’entre nous (moi par exemple, c’est : grand-père immigré suisse en 1918 et grands-parents maternels immigrés italiens en 1931). Elle passerait par l’image de l’immigré de la première génération, certains invariants qui l’animent (groupés dans des associations cultivant le souvenir des localités d’origine, Bretons, italiens et Polonais envoient leurs salaires aux communautés restées au village dans l’espoir d’un retour au pays), l’histoire de son statut légal, les nationalités représentées, les heurts avec les populations locales, les injustices, la solitude - les ghettos toujours : dans les années 1920 et 1930, beaucoup vivent dans des baraquements, des cantines établis dans des cantonnements éloignés de la ville ou des meublés insalubres (voir ci-dessous le texte sur les immigrés arméniens à Marseille ). Puisque la France n’a pas encore daigné intégrer ce chapitre mémoriel, pourtant essentiel, à sa ‘mythistoire’, il est toujours possible de reconstruire son propre parcours familial. Ces livres et sites vous aideront à le faire (si vous ne l’avez déjà fait) :&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;http://centre-histoire.sciences-po.fr/centre/groupes/immigration.html&quot;&gt;Migrations d’Europe du sud&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;http://www.coffret-immigration.com/download.php%253Ff%253Dbrochure-coffret.pdf&quot;&gt;lun siècle d’immigration (doc. PFD)&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;http://barthes.ens.fr/clio/revues/AHI/ressources/biblios/biblioHQI.html&quot;&gt;Construction des nationalités et immigration dans la France contemporaine | Bibliographie intégrale&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;http://barthes.ens.fr/clio/revues/AHI/ressources/biblios/invxeno.html&quot;&gt;Xénophobie et racisme en France au xixème siècle guide des sources par Laurent Dornel&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;http://centre-histoire.sciences-po.fr/centre/groupes/immigration.html%252310dec2002&quot;&gt;&gt; A mes amis arméniens de Marseille : la réalité de l’accueil des Arméniens en France...&lt;br/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;Deuxième déflagration : la crise des années 1930&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;En 1930, la France compte plus de trois millions de travailleurs étrangers. Retardée par une politique des grands travaux décidée par l’Etat, la crise de l’industrie lourde frappe de plein fouet l’économie française à partir de 1931. A cette date, la production d’acier a reculé de 40 % par rapport à 1929, les faillites ont augmenté de 60 %. Le marché intérieur se contracte, l’inflation galope, le chômage s’étend.... Le gouvernement et les industriels français font alors une chose dont on parle peu : ils vont renvoyer “chez eux” des millions de travailleurs immigrés. En étudiant les statistiques de la préfecture de police, l’historien Gérard noiriel estime que dans les départements les plus industrialisés, le refoulement des étrangers atteint jusqu’au tiers du total de la main-d’oeuvre ouvrière ! Ces mesures s’accompagnent de la loi d’août 1932 dite de «protection de la main d’œuvre nationale» dont le apporteur est un certain &lt;a href=&quot;http://livepage.apple.com/&quot;&gt;Edouard Lumat&lt;/a&gt;. La Loi prévoit des mesures limitant la proportion de travailleurs étrangers dans une dizaine de branches économiques. (Voir sur ce sujet : &lt;a href=&quot;http://www.editions-belin.com/ewb_pages/f/fiche-article-l-immigration-dans-les-textes-3495.php%253Flst_ref%253D1&quot;&gt;Janine Ponty, L’Immigration dans les textes, 1789-2002, Belin, chapitre 5&lt;/a&gt;). La plupart des immigrés concernés par ces renvois sont des Italiens et des Polonais. À noter - est-ce un hasard ? - la participation majoritaire des Italiens et polonais dans les grandes grèves de 1936 qui mobiliseront au total deux millions et demi de travailleurs. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Troisième déflagration : l’après-guerre et “les trente glorieuses”&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;En 1945, la population étrangère a diminué de moitié par rapport à 1939. Elle est passée de 3 millions à 1,5 million. L’immense majorité des étrangers qui ont pu passer entre les mailles du filet xénophobe pétainiste ont plus de 15 ans d’ancienneté sur le territoire français. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Dès 1939, plusieurs camps avaient été créés dans le sud de la France pour  «accueillir » les réfugiés espagnols et les Brigades Internationales chassés de Catalogne par les troupes de Franco. Le camp de Gurs, par exemple. Ouvert en avril 1939, c’est l’un des plus grand des camps du Sud de la France, il pouvait recevoir 18500 personnes. Dès 1940, ce seront les « indésirables » du régime de Vichy qui y seront internés : juifs allemands dont de très nombreuses femmes et enfants, réfugiés politiques anti-nazis, etc. Après l’adoption du &lt;a href=&quot;http://www.alliancefr.com/actualite/antisemitisme/auschwitz_60/Vichy_et-les_juifs.html&quot;&gt;statut des juifs par Vichy&lt;/a&gt;, il deviendra l’une des bases de la déportation des juifs en France. Près d’Aix-en-Provence, le camp des Milles a servi de lieu d’internements de Juifs - dont des enfants - que le régime de Vichy livra aux autorités nazies.&lt;br/&gt;voir aussi :&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Lois_contre_les_Juifs_et_les_%2525C3%2525A9trangers_pendant_le_r%2525C3%2525A9gime_de_Vichy&quot;&gt;Lois de Vichy contre les juifs et les étrangers&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;http://aphgcaen.free.fr/blois/etrangers2.htm&quot;&gt;Les étrangers dans la Résistance - Blois - RVH 2002&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;La pénurie de main-d’oeuvre dans l’immédiat après-guerre va provoquer le même phénomène qu’en 1918. Il faut des bras pour accompagner la nouvelle poussée de croissance de l’économie française portée à bout de bras par le &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Plan_Marshall&quot;&gt;plan Marshall&lt;/a&gt;. Le modèle de la division rationnelle du travail s’est définitivement imposé : les OS représentent sept ouvriers sur dix. Cette fois-ci, les industriels français vont massivement faire venir les travailleurs étrangers des colonies : d’Algérie principalement. Le sociologue &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Abdelmalek_Sayad&quot;&gt;Abdelmalek Sayad&lt;/a&gt; a magnifiquement décrit les âges de l’immigration algérienne, chaque village déléguant un de ses membres vers la grande usine française afin qu’il apporte de quoi faire survivre le groupe paysan confronté aux mutations de l’agriculture capitaliste. De 1,7 millions en 1954, la population immigrée passe à 4,1 millions en 1975. Ce sont les travailleurs espagnols, portugais et maghrébins qui forment la plus grande partie des nouveaux contingents. Dans les années 1960, c’est surtout l’industrie automobile, fleuron à l’époque du capitalisme d’Etat, qui embauche massivement les étrangers. En 1974, le tiers de l’ensemble de la main d’œuvre de cette branche est constitué d’immigrés. Les trois quarts des ouvriers étrangers sont embauchés comme OS ou manœuvres. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Après le choc pétrolier de 1973, la crise économique conduit le président Valéry Giscard d’Estaing à encourager le retour des populations immigrées dans leurs pays d’origine. Le 3 mars 1974, le Conseil des ministres décide la suspension de l’immigration. Le 8 décembre 1978, un décret interdira l’admission des familles des étrangers résidant régulièrement sur le territoire, autrement dit le fameux “regroupement familial” institué par le décret du 29 avril 1976. Un célèbre arrêt du Conseil d’État annulera ce texte deux ans plus tard, érigeant en principe constitutionnel le droit à vivre en famille. Entre 1975 et 1990, le nombre des étrangers masculins diminue, celui des femmes étrangères augmente fortement et le nombre d’enfants nés de père ou de mère issus d’une même origine étrangère augmente fortement...&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;La ghettoïsation&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Dans l’entre-deux-guerres, les populations étrangères étaient fortement concentrées dans les zones frontalières (mines du Nord, industries textiles et métallurgiques de l’Est, exploitations agricoles du Sud-Ouest, zones portuaires de Sud-Est...) A partir des années 1950 on leur assigne des lieux de résidence à la périphérie des grands pôles urbains, en particulier l’agglomération parisienne, qui accueille à elle seule 40 % des ouvriers étrangers (alors qu’ils ne dépassent pas 1 % en Bretagne). &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;La concentration, dans des zones périphériques nouvellement urbanisées peu à peu reléguées, à mesure que le taux de chômage augmentera en France (ce sont évidemment les cités ghettos d’aujourd’hui) de communautés étrangères pouvant constituer un réservoir de main-d’oeuvre homogène, captif et bon marché pour l’industrie française (dont  “l’intégration” n’était donc aucunement prioritaire aux yeux de l’éducation nationale) fut le résultat étrange d’une conjonction d’intérêts objectifs partagés entre les édiles politiques nationaux et locaux de l’époque (ces derniers raisonnant en terme de vote...), leurs experts-ingénieurs de la DATAR (du haut de leurs jolis &lt;a href=&quot;Entries/2009/12/28_poeme_video_2_plan_masse.html&quot;&gt;plans masse&lt;/a&gt;), les grands patrons du capitalisme d’Etat, une nouvelle génération de promoteurs issus la Société centrale d’équipement du territoire (la SCET, filiale du grand argentier de l’Etat la Caisse des dépôts et consignations) et une poignée de jeunes architectes avides de reconnaissance, dominés par une pensée idéologique égalitariste, mais qui, dans les faits, et ce n’est pas le moindre des paradoxes, les amena à concevoir des ensembles urbains concentrationnaires et ségrégationnistes : exactement, au fond, ce que tous cherchaient à l’époque à obtenir. Cette conjonction d’intérêts sera grosse de conséquences à partir des années 1980. Ce moment historique est encore largement à écrire...&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Texte et dessins (c) Jean-François Paillard - 18 mars 2010&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;-&lt;br/&gt;à voir :&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;http://barthes.enssib.fr/clio/revues/AHI/articles/volumes/volovitch.html&quot;&gt;Les phases de l'immigration portugaise&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;http://editions.ens-lsh.fr/simclient/consultation/fiche/view.asp%253FINSTANCE%253DENSEDITIONS%2526EID%253DCATALOGUE_144%2526FORM%253D0&quot;&gt;Faire l’histoire des grands ensembles. Bibliographie 1950-1980&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;http://i.ville.gouv.fr/divbib/doc/GrdsEnsembles.PDF&quot;&gt;lgrands ensembles - PDF&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;D’ici quelques mois, je publierai un long article sur l’histoire des grands ensembles en France...&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;http://www.rue89.com/2009/03/21/retour-en-images-sur-le-bidonville-de-nanterre&quot;&gt;Retour en images sur le bidonville de Nanterre | Rue89&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;http://www.joseph-wresinski.org/IMG/pdf/Gastaut.pdf&quot;&gt;http://www.joseph-wresinski.org/IMG/pdf/Gastaut.pdf&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;-&lt;br/&gt;voir aussi :&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;spécial &lt;br/&gt;consommation &lt;br/&gt;de masse &lt;br/&gt;.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;déjà paru :&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/1/17_conso_1.html&quot;&gt;&gt; le salon des arts &lt;br/&gt;ménagers&lt;/a&gt; &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/1/18_conso_2.html&quot;&gt;&gt; l’invention de l’hyper&lt;br/&gt;marché&lt;/a&gt; &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/2/5_conso_3.html&quot;&gt;&gt; l’épopée du nylon&lt;/a&gt; &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/2/14_conso_4.html&quot;&gt;&gt; l’histoire des&lt;br/&gt; congés payés&lt;/a&gt; &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/5/11_conso_5_loisirs_de_masse.html&quot;&gt;&gt; l’avénement des loisirs de masse&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;../baudrillard.html&quot;&gt;&gt; interview de Jean Baudrillard&lt;/a&gt;</description>
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      <title>inegalites 3</title>
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      <pubDate>Thu, 18 Mar 2010 08:54:31 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Entries/2010/3/18_inegalites_3_files/identite3.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Media/identite3_1.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:102px; height:155px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;identités/ inégalités&lt;br/&gt;questions autour de la discrimination positive&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;3 de quelques solutions miracles pour réduire les inégalités...&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Sont-elles vraiment efficaces ? A vous de juger...&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Le micro-crédit.&lt;br/&gt;Le fondement philosophique du micro-crédit se trouve chez l’économiste indien &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Amartya_Sen&quot;&gt;Amartya Sen&lt;/a&gt; et sa théorie des « capacités » (Commodities and Capabilities, 1987). Cette approche se propose de juger la qualité de la vie à partir des capacités concrètes – en termes de volonté, de possibilité et d’environnement - qu’ont les individus de la transformer. Souvent, ces capacités sont réduites à peu – sinon rien. En démocratie par exemple, la liberté d'entreprendre est garantie, mais peu ont les moyens concrets de créer leur propre entreprise. En donnant accès au capital à de nombreux travailleurs, le micro-crédit se veut une réponse à cette aporie. Faire du travailleur pauvre un capitaliste et un entrepreneur : voilà un tour de passe-passe qui aurait laissé &lt;a href=&quot;http://classiques.uqac.ca/classiques/Marx_karl/capital_borchardt/capital_borchardt.html&quot;&gt;Karl Marx&lt;/a&gt; pantois ! L'attribution de prêts de faible montant à des individus qui ne peuvent accéder aux prêts bancaires a été développée en Inde par l’économiste bangladais &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Muhammad_Yunus&quot;&gt;Muhammad Yunus&lt;/a&gt;. L’homme a créé en 1983 la Grameen Bank, qui dispose aujourd’hui de 1400 succursales et travaille dans plus de 50 000 villages indiens (grameen signifie village). Depuis sa création, elle a déboursé 4,69 milliards de dollars de prêts et affiche des taux de remboursement dit-elle, de près de 99 %… &lt;br/&gt;L’allocation universelle.&lt;br/&gt;Dans son livre &lt;a href=&quot;http://www.grundskyld.dk/pdf/p_agrarian-justice.pdf&quot;&gt;Agrarian Justice &lt;/a&gt;(1796), l’Anglais Thomas Paine évoquait déjà l’idée d’une dotation inconditionnelle pour tout adulte, de même qu’une pension de retraite inconditionnelle à partir de 50 ans. L'Alaska a déjà mis en place une allocation unique, versée à tout citoyen (y compris les enfants) par le Fonds Permanent de l'Alaska, qui détient des ressources minières, notamment pétrolières, du pays. Le montant distribué (environ 1200 euros annuels en 2007) est cependant très loin de satisfaire les besoins primaires d’un individu  pendant une année entière, comme l’a imaginé le philosophe belge Philippe Van Parijs dans son ouvrage L’Allocation universelle (2005). Pour Van Parijs, cette allocation unique et forfaitaire devrait remplacer tous les autres dispositifs d’aide financière émanant de l’Etat : RMI, crédit d’impôt, allocations chômage, prime pour l’Emploi, minimum vieillesse etc. Mieux : tout le monde - rentier, patron, ouvrier…- la recevrait, et cela quels que soient ses revenus. « Comme tout le monde la toucherait, aucun phénomène de stigmatisation ni de honte n’affligerait son bénéficiaire, argumente Van Parijs. Cette allocation conférerait un maximum de liberté à chacun : on pourrait se vendre sur le marché du travail, préférer le temps libre, faire du bénévolat ou s’orienter vers des activités artistiques, philosophiques voire scientifiques…” Dans son essai The Stakeholder Society (1999), le juriste américain Bruce Ackerman propose de façon similaire de verser à toute personne majeur une allocation de 80 000 dollars financée par l’impôt sur le revenu. Proches du « solidarisme » d’un Léon Bourgeois (1851-1925) ou de la pensée des « nouveaux » libéraux du début du XXe siècle, toutes ces propositions négligent  un fait qui crève pourtant les yeux : les inégalités de ressources ne sont pas la seule explication de l’exclusion. La solidarité doit avoir comme souci non seulement le niveau de vie, mais également les facteurs sociaux et culturels qui empêchent l’exercice plein et entier des droits et des bénéfices de la citoyenneté.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Le droit opposable au logement.&lt;br/&gt;Dans &lt;a href=&quot;http://www.yopdf.com/platon-republique-pdf.html&quot;&gt;La République &lt;/a&gt;(env. -370 av. J.C.), le philosophe-roi décrit par Platon assurait déjà aux citoyens de la cité non seulement l’éducation, la paix et la concorde, mais aussi un toit. Aujourd’hui, le droit au logement fait partie des droits proclamés par la Déclaration Universelle des droits de l’Homme. Il est notamment mentionné dans de nombreux textes à valeur constitutionnelle, en Espagne, Finlande ou Suisse. Sur les pas de Saint François d’Assise, la fondation de l’abbé Pierre pour le logement des défavorisés en a fait dès les années 1950 une cause nationale en France. Suite aux actions de l’association Les Enfants de Don Quichotte, une loi instituant le droit au logement opposable a été promulguée en mars 2007. Commentaire du philosophe Catherine Audard : « Le droit au logement devrait être une garantie au même titre que la santé et l'éducation, qu'un régime démocratique et libéral doit assurer à ses membres. Mais droit opposable ? ‘Juridiciser’ ce qui est une politique sociale avant tout? Je suis sceptique parce que j'ai tendance à prendre les droits au sérieux… » Certes, mais l’on peut aussi douter de l’efficacité réelle d’une telle « opposabilité » - et s’en alarmer : Depuis la promulgation de la Loi, des milliers de demandes de logement ont été déposées. Quelques dizaines seulement ont reçu à ce jour une suite positive...&lt;br/&gt;La parité homme/femme.&lt;br/&gt;La &lt;a href=&quot;http://www.assemblee-nationale.fr/histoire/dudh/1789.asp&quot;&gt;Déclaration universelle des droits de l'Homme et du citoyen&lt;/a&gt; du 26 août 1789 proclamait que &quot;les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits&quot;. En cette même année 1789, lors des débats préparatoires à la formation des assemblées, le principe du droit de vote des femmes n'est même pas évoqué ! Commentaire du philosophe &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Sylviane_Agacinski&quot;&gt;Sylviane Agacinski &lt;/a&gt;dans Métaphysique des sexes (2005) : &quot;L'universalisme est un leurre. Toutes les fois qu'on efface la différence sexuelle, on identifie en réalité le genre humain à un seul sexe, celui de &quot;l'homme&quot;... » Si ce « sexisme de droit », pour reprendre une expression de Sylviane Agacinski a disparu en France (les femmes votent et ont accès à toutes les catégories d’emploi) un « sexisme de fait » demeure. Il est à la fois économique (selon l’Observatoire des inégalités, à poste équivalent, les femmes gagnent en moyenne 10% de moins que les hommes) et politique (les fonctions électives sont massivement détenus par les hommes). Pour remédier à l’inégalité politique, la France s’est dotée en juin 2000 d’une loi sur la parité, unique au monde. Avec des résultats mitigés. Aux élections législatives, la loi prévoit de pénaliser financièrement les partis politiques qui n’auront pas présenté 50% de candidats de chacun des deux sexes. La part des femmes députées a peu augmenté : de 11% en 1997 elle est passée à 18,5% en 2007, les partis préférant voir leurs aides amputées plutôt que de respecter la loi et présentant une majorité écrasante de femmes dans des circonscriptions ayant peu de chance de «basculer»... Lorsque la loi a un caractère vraiment contraignant, le changement est radical. Les listes présentées aux élections municipales ne respectant pas la parité sont tout simplement rejetées. Résultat: dans les communes de plus de 3500 habitants et plus, la proportion de femmes élues conseillères municipales a presque doublé avec 48% en 2008 contre 26% en 1995… &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Le plafonnement des plus haut salaires&lt;br/&gt;Bien avant Max Weber et son &lt;a href=&quot;http://classiques.uqac.ca/classiques/Weber/ethique_protestante/Ethique.html&quot;&gt;Ethique protestante et l’esprit du capitalisme&lt;/a&gt; (1904), un ouvrage majeur dans lequel l’auteur montre comment « une religion en vient à chercher le salut de l’Homme dans l’accumulation de toujours plus d’argent », Alexis de Tocqueville avait vu que non seulement le protestantisme anglo-saxon ne réprouvait pas l’inégale répartition des richesses, mais qu’au contraire, il l’encourageait : « Parmi les différentes doctrines chrétiennes, le catholicisme me paraît l'une des plus favorables à l'égalité des conditions, dit-il en substance dans &lt;a href=&quot;http://classiques.uqac.ca/classiques/Weber/ethique_protestante/Ethique.html&quot;&gt;De la Démocratie en Amérique&lt;/a&gt; (1835). Je dirai le contraire du protestantisme qui, en général, porte les hommes bien moins vers l'égalité que vers l'indépendance. » C’est précisément cette idée d’indépendance du citoyen, confondue avec celle de liberté individuelle, qui est au cœur de la plupart des doctrines économiques libérales d’hier et d’aujourd’hui, rétives à toute intervention des Etats dans le sens d’une redistribution plus égalitaire des richesses et des revenus. Le philosophe libertarien américain Robert Nozick va plus loin encore. Dans son ouvrage Anarchy, State and Utopia (1974), il réfute radicalement la problématique de l’égalité comme « non pertinente ». Pour lui, riche ou pauvre, « toute personne possède de droit ce qu’il lui appartient ». Nozick pousse même le raisonnement (ou la bêtise?) jusqu’à prétendre que les inégales répartitions de revenus ou de propriété entre les individus « ne sont pas de l’ordre de l’injustice mais de la malchance » ! Les écarts de revenus ne cessent quant à eux de croître inexorablement. En France, par exemple, les grands patrons gagnent en moyenne de 6 millions d'euros par an, d'après une enquête Haygroup. Il est loin le temps où Henry Ford lui-même disait qu’une société était en danger si le salaire de son patron dépassait plus de dix fois le salaire moyen de ses employés…&lt;br/&gt;J-F P</description>
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      <title>inegalites 2</title>
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      <pubDate>Thu, 18 Mar 2010 08:47:25 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Entries/2010/3/18_inegalites_2_files/identite2.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Media/identite2_1.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:102px; height:147px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;identités/ inégalités&lt;br/&gt;questions autour de la discrimination positive&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;QUESTION 2 la discrimination positive est-elle souhaitable en France ?&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Pour me bâtir une opinion, j’avais interrogé Alain-Gérard Slama et Yazid Sabeg. &lt;br/&gt;Voici ce qu’ils m’ont répondu :&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;1 la réponse d’A-G Slama&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Qui êtes-vous ?&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Un pur produit de la méritocratie républicaine. Né à Tunis en 1942, je suis arrivé en France en 1959, fort d’une distinction au concours général en version latine. Mes professeurs du Lycée Carnot de Tunis me poussaient vers l’Ecole Normale Supérieure de la rue d’Ulm - que l’on intègre par voie d’un concours qui est le même pour tous. Un pur produit de l’école de la République « une et indivisible » vous dis-je ! J’ajoute que pendant les 17 premières années de ma vie, j’ai vécu en direct les effets pervers du communautarisme : Français de France, « petits blancs », Juifs français, Juifs italiens, Siciliens, Maltais, Corses, aristocratie tunisienne musulmane, armée française, Tunisiens de souche, et je passe, cohabitaient les uns à côté des autres sans se connaître vraiment ni se mélanger. Et l’on parle rétrospectivement de société multiculturelle ! Laissez-moi rire. Cette société était au contraire segmentée en communautés très étanches…&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;L’un de vos principaux griefs à l’encontre de la discrimination positive porte précisément sur la tentation communautariste qu’elle induirait…&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Le traitement différentiel d’une population provoque une série d’effets pervers. Le moindre n’est pas qu’en la circonscrivant d’une manière ou d’une autre, on la stigmatise. On oblige ceux qui n’appartiennent pas à cette population à la considérer comme « différente ». Quant aux membres de ladite population, ils sont mis dans la situation décrite par Sartre à propos des juifs dans ses Réflexions sur la Question Juive. Faute d’être traités comme des citoyens lambda, ils en arrivent à s’identifier au regard qui est jeté sur eux, à s’enfermer à leur corps défendant dans une « identité », à se réjouir ou s’alarmer des droits qui les exceptent de la règle commune. Bref, à se sentir eux aussi « différents ». Je comprends parfaitement que l’on puisse se construire une identité, mais cette démarche doit rester individuelle. Aucune instance collective ne saurait se substituer à ce travail nécessairement singulier. Surtout pas l’Etat…&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;…garant, dites-vous d’un principe que vous considérez comme bafoué par la discrimination positive : l’égalité formelle entre les citoyens.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Dans mon livre (1), je parle même de viol d’un droit fondamental qui me paraît inséparable de l’idée démocratique. Il se résume à ceci : la Loi doit être la même pour tous. Et c’est bien ce que nous rappelle l’article premier de la constitution de 1958 : « la République assure l’égalité devant la Loi de tous les citoyens, sans distinction d’origine, de race ou de religion ». Ce principe est au cœur du contrat social : Pour qu’un citoyen donne à la loi son consentement, pour que cette loi soit interprétée comme le fruit de la volonté générale,  il faut qu’il sache que son voisin sera amené à l’observer dans les mêmes conditions que lui. Or, que fait la Loi aujourd’hui ? Elle place « l’utilité sociale » au-dessus de l’égalité formelle. Au risque de « détricoter » le lien politique, de faire disparaître les considérations d’intérêt général derrière des motivations d’ordre particulier. Celles-ci relèvent pourtant d’une logique de groupes de pression qui fausse le jeu de l’égale confrontation entre des citoyens autonomes. Et tout cela, pour quel résultat ? Dans beaucoup de domaines, la discrimination positive n’a fait que déplacer l’injustice au lieu de la combattre ! On le voit bien avec l’affirmative action « à l’Américaine » : loin d’avoir atténué les inégalités entre les communautés ethniques, la politique des quotas à l’université a contribué à l’émergence d’une élite noire, riche et puissante, complètement détachée de la grande majorité des afro-américains, qui, elle, souffre des mêmes maux socio-économiques qu’auparavant. Mais qu’importe, puisque cette politique sélective leur donne une chance de « s’élever »…&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Que préconisez-vous, alors, pour combattre vraiment les injustices ?&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Je ne suis pas contre l’adoption de règles dérogatoires, pourvu qu’elles ne violent pas le double principe d’égalité des citoyens devant la loi et de non-distinction  en fonction de l’origine,  de la race ou de la religion. Les initiatives consistant à attribuer des bourses, à octroyer le statut de zones franche urbaine ou de zone d’éducation prioritaire, qui sont des opérations de remise à niveau sans vainqueur ni victime, sont à encourager. Elles contribuent à compenser les préjudices subis par tel ou tel sujet défavorisé tout en s’opposant à la logique de discrimination positive que je pourrais, si j’osais, résumer par la formule : « Ote-toi de là que je m’y mette »…&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;(1)	La société d’indifférence, Plon, 2009.&lt;br/&gt;(2)	La discrimination négative : citoyens ou indigènes ? Seuil, 2007&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;-&lt;br/&gt;Nota. Alain-Gérard  Slama est essayiste et écrivain. Professeur à l’IEP de Paris, il est éditorialiste au Figaro et chroniqueur à France Culture. Son dernier ouvrage paru est La société d'indifférence, Ed Plon, Mars 2009.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;2 La réponse de Yazid Sabeg&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Qui êtes-vous ?&lt;br/&gt;Je vais vous dire franchement. Je suis tout à la fois un produit de la méritocratie républicaine – j’ai fait de solides études jusqu’au doctorat, mais aussi des réseaux d’influence de la République, sans lesquels il est presque inenvisageable de réussir en France. Qu’on le veuille ou non, la mobilité sociale, a fortiori quand on s’appelle Yazid Sabeg, et qu’on est né en Algérie, passe aussi en France par l’appartenance à des cercles d’influence, de pouvoir, de réflexion, par le respect de certaines règles, de certains codes etc. C’est d’ailleurs le sens de ma mission que de faciliter l’accès à l’ensemble de ces leviers aux minorités discriminées…&lt;br/&gt;Au risque, comme dirait Alain-Gérard Slama, d’avantager certains groupes au détriment d’autres et de rompre avec le principe républicain d’égalité formelle entre les citoyens ?&lt;br/&gt;… et de contrevenir à l’article 1 de la Constitution de 1958, qui stipule etc. etc. Ecoutez, je connais ce discours par cœur. C’est celui de personnalités – révérence gardée à mon ami Alain-Gérard Slama - qui n’ont absolument aucune idée de la réalité du terrain. C’est le discours désincarné et idéaliste d’une France mythique qui se projette comme elle aimerait être et comme elle n’a jamais été ! Un belle histoire qui parle d’égalité dans un pays où le simple mot d’« équité », au sens aristotélicien du terme, n’a jamais été aussi bafoué ! Car la vérité est tout autre : la France n’a jamais fait une part aussi peu équitable aux populations ressenties comme « exogènes », pour ne pas dire non-blanches et n’appartenant pas à une culture européenne et chrétienne… Cette triste constatation bat d’ailleurs en brèche l’argument de ceux qui disent qu’une politique proactive de lutte contre les discriminations fabriquerait du « communautarisme ». Il suffit d’aller se promener du côté des quartiers relégués pour constater que c’est la société elle-même, et non l’Etat, avec son arsenal de lois, qui a construit les catégories ethno-sociales et la discrimination qui va avec…&lt;br/&gt;La situation est-elle si alarmante que cela ?&lt;br/&gt;Je crains que le mot ‘révolte’ ne s’inscrive un jour dans le paysage de la République. Notre pays est traversé par de telles inégalités de situations, entre des populations aux origines sociales et ethniques différentes... Il y a d’abord cette ségrégation territoriale qui ne dit pas son nom, entre des zones périphériques délaissées et des zones centrales où se concentrent la richesse, l’emploi, le pouvoir etc. Il y a une profonde inégalité des citoyens devant le droit. Pour reprendre les termes de John Rawls, la vie est fair (en Français : juste, équitable, ndlr) pour certains et ne l’est pas du tout pour d’autres. Toute une frange de la population d’origine étrangère est presque totalement exclue des champs de la représentation sociale : vie publique, monde de l’économie, média… Toutes ces inégalités spatiales, économiques culturelles sont traversées par une donnée incontournable : l’origine ethno-sociale des populations. Face à une telle situation, une politique proactive - je n'aime pas le terme de discrimination positive, trop connoté - me paraît indispensable à mettre en oeuvre... &lt;br/&gt;Que préconisez-vous, pour combattre ces inégalités de situation ? Pratiquer un politique de quotas, par exemple ?&lt;br/&gt;Je n’ai personnellement aucun tabou en la matière. Je ne suis cependant pas favorable à l’élaboration de quotas sur des bases ethniques. Je suis pour la parité sexuelle en matière politique. La seule politique de quotas que je défende aujourd’hui est d’obliger les entreprises à avoir un minimum de 5% de jeunes de 18 à 25 ans en alternance. Il faut aussi pouvoir mesurer une politique à l’aune de ses résultats. La réussite est à ce prix. Je milite ardemment pour la mise en place d’un rapport annuel faisant un point précis sur l’évolution de la parité et de la diversité dans tous les champs de la représentation sociale. Et pour cela, il faut compter, chiffrer, évaluer… Bref, il faut des statistiques. C’est d’ailleurs grâce à de telles statistiques qu’une jeune femme a pu faire condamner récemment une entreprise pour discrimination sexuelle devant la Cour Européenne de Justice…&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;-&lt;br/&gt;Nota. PDG de la société de technologies informatiques Communication et Systèmes, Yazid Sabeg, 58 ans, est commissaire à la diversité et à l'égalité des chances depuis décembre 2008. Il a écrit avec Laurence Méhaignerie Les Oubliés de l’égalité des chances (Hachette, 2006) </description>
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      <title>inegalites 1</title>
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      <pubDate>Thu, 18 Mar 2010 08:45:28 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Entries/2010/3/18_inegalites_1_files/identite1.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Media/identite1_1.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:102px; height:134px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;identités/ inégalités&lt;br/&gt;questions autour de la discrimination positive&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;J’avais écrit ces petits textes pour l’excellent &lt;a href=&quot;http://www.philomag.com/&quot;&gt;Philosophie Magazine&lt;/a&gt; qui n’a pas pu les publier. Je tiens à les diffuser, car il me semble qu’ils pourraient contribuer à aborder une question complexe et terriblement piégée. Volontairement resserrés et fragmentaires, ces textules ne prétendent à rien d’autre qu’à vous inviter à amorcer une réflexion qui, avec l’aide des liens, se poursuivra ailleurs que dans ces pages ... Jean-François Paillard.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;QUESTION 1 d’où vient l’idée de la discrimination positive et que cache-t-elle?&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Dans son &lt;a href=&quot;http://209.85.229.132/search%253Fq%253Dcache%253ApeYGzpcD9MkJ%253Apedagogie.ac-montpellier.fr/Disciplines/philosophie/ressources/ethique_nicomaque.doc+%2525C3%2525A9thique+%2525C3%2525A0+nicomaque+texte+en+ligne%2526cd%253D3%2526hl%253Dfr%2526ct%253Dclnk%2526gl%253Dfr&quot;&gt;Éthique à Nicomaque&lt;/a&gt; (-345/-335 av. J.C.), Aristote préconisait déjà qu’un « correctif de la justice légale » pût être envisagé au nom de l’epikie – un terme pouvant être traduit par le terme d’« équité ». « La raison en est que la loi est toujours quelque chose de général et qu’il y a des cas d’espèce pour lesquels il n’est pas possible de poser un énoncé général qui s’y applique avec rectitude », plaide-t-il dans le chapitre V de l’Ethique consacré à « la vertu de justice ». &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;La «discrimination positive» poursuit ce même raisonnement, qui conduit à accorder un traitement préférentiel à une population-cible, au nom du principe d’équité : « A la différence du socialisme, pour qui c’est avant tout l’égalité de ressources qui est l’objectif, ce principe d’équité - « fairness » pour reprendre l’expression du philosophe John Rawls - est au cœur de la pensée libérale », nous dit Catherine Audard, professeur de philosophie à la London School of Economics et auteur de Qu’est-ce que le libéralisme ? (Gallimard).&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Dans les faits, il existe deux types de discrimination positive. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Le premier désigne des actions ayant pour but de réparer les effets de l’exclusion raciste et/ou sexiste. Celles qui sont menées aux Etats-Unis depuis les années 1960 sous le nom d’affirmative action relèvent de cette catégorie : « Afro-américains », «Hispaniques» ou descendants de populations autochtones (« Native Americans ») y font l’objet de mesures visant à les aider à rattraper un « retard » dans tel ou tel domaine. En matière d’éducation, notamment. Des quotas de places sont par exemples réservés dans les établissements universitaires à ces groupes dits « ethniques ». Ces mesures sont-elles équitables ? Catherine Audard en doute : « Celles qui facilitent l’embauche ou l’admission à l’université de populations discriminées grâce à la formation, aux bourses ou au tutorat sont parfaitement compatibles avec l’exigence d’équité prônée par la pensée libérale, mais les politiques de quotas par l’ajout de points supplémentaires aux scores des candidats désavantagés ou par l’imposition d’une parité hommes-femmes ne le sont pas. » L’efficacité d’une telle politique est pareillement discutée : « Symbole de l’émergence d’une classe moyenne supérieure « noire », l’ancien secrétaire d’Etat américain Colin Powell affirme qu’il n’aurait jamais pu devenir général sans l’affirmative action, mais les « Blancs » appartenant aux classes moyennes se disent floués par un système qu’ils estiment inéquitable », estime par exemple le sociologue Eric Keslassy, dans une étude consacrée au sujet : Tous égaux ! Sauf…, avec Martine Véron, Le Cavalier Bleu. « Beaucoup de membres des « minorités visibles » souhaitent l’abolition de ces mesures qui jettent le discrédit sur leur mérite », conclut-il. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Une tout autre politique est celle qui consiste à fonder le traitement préférentiel de populations-cibles sur des critères socio-économiques, sans se référer à un caractère soi-disant  «inné» ou «culturel» - en d’autres termes essentialiste, pour ne pas dire raciste. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;La France mène ce type d’actions dans quatre domaines : la représentation politique, avec la parité, l’éducation, avec l’établissement de Zones d’éducation prioritaire, la politique de la ville, avec la constitution de zones Franches urbaines et la redistribution, avec l’attribution de prestations sociales en fonction du revenu, de la situation familiale etc. Mais là encore, l’efficacité de ces mesures n’est pas claire : « permet-elle de renforcer la cohésion sociale ou génère-t-elle une société d’assistés? », se demande le sociologue Eric Keslassy. Lui même se garde bien de répondre...&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2010/3/18_inegalites_2.html&quot;&gt;suite &gt;&lt;/a&gt;</description>
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      <title>ainsi 4 audio</title>
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      <pubDate>Fri, 26 Feb 2010 15:14:19 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.territoire3.org/Media/ainsi4.aif&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Media/ainsi4_2.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:102px; height:138px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Ainsi / 4 / audio / Texte et photographie Jean-François Paillard © 2010&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;voir aussi :&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/6/4_etrangeliberte.html&quot;&gt;&gt; étrange liberté...&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/9/17_ainsi_1.html&quot;&gt;&gt; ainsi /1&lt;br/&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/10/19_ainsi_2.html&quot;&gt;&gt; ainsi /2&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/12/17_ainsi_3.html&quot;&gt;&gt; ainsi /3&lt;/a&gt;</description>
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      <title>ainsi 4 texte</title>
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      <pubDate>Thu, 25 Feb 2010 09:48:57 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Entries/2010/2/25_ainsi_4_texte_files/ainsi4.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Media/ainsi4_3.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:102px; height:138px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Ainsi / 4&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Ainsi hier, ce matin, au lever du lit, j’ai été envahi, vous avez été envahi, à moins que ce fût cet après-midi, ou ce soir, ou plutôt hier, c’est ça, à cette heure bien précise, il a été envahi, saisi, rattrapé, à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit, à tout moment, en permanence, à cette heure là, ce jour-là très précisément, à ce moment-là, rattrapé par ce sentiment, ou plutôt par cette envie, irrépressible, ce désir irraisonné, et cela bien que nous en sachions tous l’absurdité, l’inanité, l’inutilité, par cette pulsion impérieuse, et cela bien que j’en mesure toutes les conséquences négatives, néfastes même, contre productives, sur moi-même, sur vous-même,  sur votre entourage, sur vos amis, sur vos vrais amis, sur vos amis vrais, ceux qui se comptent sur les doigts d’une main, de deux mains peut-être, mais guère plus, gagné par cette envie dis-je, sur les doigts de trois mains au grand maximum, un sentiment éprouvé à l’écoute de ce qui se diffuse, de ce qui se dit, de ce qui se répand, un peu partout, dans le dîners, dans les couloirs, les arrière-cours, autour de moi, de vous, de nous, de loin en loin, sur votre compte, sur mon compte, dans les cages d’escalier, au vu et au su de ce qui se grimace, sur notre compte, chez eux, chez les autres, chez moi, chez vous, au vu de ce qui s’effectue si souvent devant vous, à l’écoute de ce qui parfois se saisit de biais, au détour d’un froncement de sourcil, d’un tremblement de voix, d’une minuscule perte de contrôle, d’un laisser-aller involontaire, presque voulu, presque désiré, d’un abandon, d’un essai d’abandon, d’une tentative de mise au point, d’un excès de sang, d’un relâchement, d’une maladresse, d’un écart, d’une remarque blessante, d’une sortie de route effectuée presque toujours à l’occasion d’un bon mot, d’une plaisanterie, d’une blague, d’une saillie, d’une pointe, lancée au détour d’une anecdote, d’une historiette, d’une saynète, vous mettant en scène, me mettant en scène, les dépeignant, vous représentant, dans une situation délicate, une situation grotesque, presque improbable, embarrassante, nous tournant en ridicule, nous prêtant des mots, des attitudes, des intentions, un comportement excessifs, contournés, inacceptables, presque incroyables de mauvaise foi, terriblement mal venus, risibles, me faisant l’effet d’une douche froide, vous faisant l’effet d’un coup de pied aux fesses, d’une tape sur la tête, d’un pantalon tombé aux chevilles, d’un coup de pied de l’âne au chien, d’une maladresse inexcusable, d’un cuir impardonnable, d’un coq-à-l’âne maladroit, d’une boutade glaciale, d’un balbutiement coupable, d’un énoncé à côté de la plaque, d’une situation qui nous laisse coi, d’un mot d’esprit qui tombe à plat, d’un modeste pris en flagrant délit de flagornerie, un généreux de pingrerie, un ami d’intérêt bien compris, d’un mot pris pour la queue du chat, d’un rosissement courroucé, d’une dénégation impuissante, d’un démenti qui vaut preuve de culpabilité, d’une marche d’escalier ratée, d’une branche rattrapée in extremis au vol, d’une débandade en pleine lumière, sous les sourires connivents, les rires gras de l’assemblée, de la tribu, de la tripotée, de la bandaison, de la maisonnée, de la domesticité brusquement illuminée par ce rayon de vérité, de l’entourage comme saisissant en pleine lumière ce qui veut se dire devant vous, devant moi, devant eux, de ce qui veut se dire de vous devant moi, d’eux devant vous, de vous encore, de vous comme accroché en porte-à-faux aux solives par les pieds, devant moi au visage olivâtre comme balayé d’ombres mouvantes, devant moi ma parole niée, ridiculisée, incomprise, comme saisie à froid de ce qui s’infère sur mon compte, sur leur compte, sur votre compte, de ce qui se murmure derrière votre dos, de ce qui se dit là, aussitôt effacé par les ricanements, de ce qui se dit sur cette chose qui est lui et qui est vous, sur cette chose qui pend et qui est eux, cette chose peu ragoûtante et qui est vous, sur cette tare, cette tache, cette vacherie, cette vérité qui effraie, cette réalité qui réjouit, cette fausseté qui raidit, ce mensonge qui fait rire et qui attriste à la fois, provoquant un brouillard de sentiment contradictoires, comme une fumée de suie sortie en bourrasques des bouches d’yeux caves, comme un cri qui tue qui dit qui tâche les corps secoués d’un rire irrépressible, comme un cri qui blesse les yeux plissés de l’entourage soudain agrandis comme des soucoupes aux contours flous, l’entourage qui est vous et qui est moi et qui dit plus que ce qu’il ne veut en dire, l’entourage qui parle de l’autre en parlant de vous et d’eux-mêmes et de toi, l’entourage de plus en plus flou, les amis et les ennemis et les amis mélangés, mitigés, malaisés, tous pour la plupart masqués, les amis-ennemis que j’ai de plus en plus de mal à saisir, à comprendre, à apprécier, les proches et les déjà lointain, les si proches de vous parfois, les si problématiques et réellement insaisissables et irréels et enfermés et enferrés dans leurs problèmes, qui sont aussi les siens, les problèmes qui sont surtout les vôtres, vos problèmes auxquels contrevient si souvent votre air satisfait, calme et tranquille, dissimulant de terribles problèmes, mon air dissimulateur qui ne trompe personne, qui fait sourire, qui fait rire parfois, surtout ceux et celles que vous avez tellement aimés, tellement détestés, surtout elle, surtout lui, et peut-être elle aussi, et sûrement nous, tellement détestés, vous dis-je, jalousés, avouons-le, par eux, par lui, par vous, vous trop attaché à vos problèmes, vous tellement isolé, filant un mauvais coton, eux trop attachés à leurs problèmes, ceux-là tellement désolés pour vous, composés pour la plupart d’inconnus si malheureux, si différents de moi, de vous, si indifférents aux problèmes des autres que s’en est à se taper la tête contre les murs, ceux-là tenant le coup sans que l’on comprenne comment, ceux-là faisant sourire à force d’acharnement, tenant le coup contre vent et marée, si malchanceux que s’en est à croire qu’ils le font exprès, si chanceux que s’est à croire qu’ils le payeront un jour, scandaleusement préservés par la vie, tous si facilement reconnaissables, si facilement analysables, si facilement critiquables, ceux-là dont on se fiche du tiers comme du quart, souvent croisés à l’occasion de rencontres plus ou moins inopinées, souvent croisés dans la rue, souvent croisés dans mon salon, dans leur salle à manger, dans votre lit, à l’occasion d’une conversation au cours de laquelle vous découvrez leur véritable facette, celle qui est particulièrement peu reluisante, celle que je ne veux pas voir en face, celle qui me ferait sombrer dans la dépression si je la voyais en face, celle que j’essaie de dissimuler par tout les moyens, celle qui revient au galop, par la fenêtre, en rase campagne, sans crier gare, en pleine figure, la vôtre par la même occasion, cette figure que vous avez tellement du mal à supporter, cette figure que vous avez de plus en plus de mal à supporter, cette figure que vous ne supportez plus mais alors plus du tout, cet aspect de votre personnalité que vous voulez absolument dissimuler, gommer, ablater, sans que vous le connaissiez le moins du monde d’ailleurs, sans que vous connaissiez particulièrement quiconque et quoi que ce soit, eux, moi, vous, ça, intimement, lucidement, quoique vous vous efforciez de les éviter le plus souvent possible, bien que vous tentiez chaque fois d’éviter le sujet qui fâche en évitant de boire, d’éviter de croire aux autres en évitant de prêter le flanc aux plaisanteries les plus stupides, les autres, avec leurs remarques idiotes, déplacées, salaces, injustes, insidieuses, révélatrices, justes, bien envoyées, qui ne font même pas rires, bien qu’on ne puisse s’empêcher d’en rire, bien qu’on hésite toujours à se confier vraiment à eux, que l’on aide et que l’on aimerais aider, qu’on a envie de voir, que l’on invite, que l’on déteste voir en compagnie d’untel, que l’on ne supporte pas de voir en tête à tête, à qui l’on fait la bise et qui s’invitent n’importe quand, que l’on ne veut pas voir, qui n’appellent jamais, que l’on évite et qui s’évitent chez vous, que l’on voit chez eux, cette bande d’ennemis qui nous est si chère, de personnalités inventées de toute pièce, de types qu’on connaît par cœur, de nanas et de femmes et d’amies et d’hommes abrutis, seuls et mariés, proches, si mal compris depuis leur divorce ou trop bien compris par lui, par eux, par vous qu’ils essaient bêtement de séduire, de trahir, d’ignorer, de traire comme vache qui pisse, de froisser, de toiser, de presser, vous que l’on s’évertue à solliciter sans cesse, à tourner sans cesse en ridicule, vous dont ils cherchent en vain à attirer sans cesse l’attention, à réclamer la bienveillance, à obtenir l’accord tacite, l’aide généreuse, l’avis dont il ne tiennent jamais compte, vous vous accordant le droit de les humilier, de médire sur leur compte, sur mon compte, vous humiliant chaque fois que j’en ai l’occasion, m’amusant à vous humilier, m’humiliant à vous humilier, m’encensant chaque fois que j’en ai l’occasion, préoccupé par mes seuls problèmes, par mes seuls soucis, par mes réussites, mes titres de gloire, vantant mes mérites, critiquant mes mérites, minorant mes réussites, me blessant sans même m’en apercevoir, après qu’on se fut pourtant liés, après qu’on eut accordé une foi pour toutes nos violons, après qu’on s’est cordialement ignorés, négligés, à peine vus, à peine lus, à peine connus, à peine écoutés, ou écoutés de travers, totalement ignorés, aidés, soutenus, encouragés, par vous, par moi, sans qu’ils vous prêtent véritablement attention, sans prêter aucune attention aux autres, sans me prêter la juste attention, sans vraiment s’intéresser à vous, à ce que je suis réellement, à ce qu’ils représentent, avec cet air de léger dégoût, de condescendance, cette envie d’en savoir plus, d’en savoir trop, de médire, de maudire, cette nuit-là, cette impression, ce sentiment m’envahissant, complexe, obscur, cette impression enténébrée, venant de loin, ce jour-là, m’enveloppant comme un chaud linceul, ce désir rarement éprouvé, mais tellement familier, à ce moment-là, cette envie venant du fond des âges, connue depuis longtemps, provoquée peut-être, provoquée souvent, lorsque vous étiez enfant, plus rarement lorsque j’étais adolescent, enfouie lorsque j’étais adulte, mais toujours là, maintenant que je suis là, que vous êtes là devant moi, maintenant que nous sommes là, ce matin-là, tous ensemble, ce sentiment terrible, cette envie irrépressible, inavouable, essentielle, de nous appesantir sur nous-même. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;(à suivre)&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Texte et photographie Jean-François Paillard © 2010&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Voir aussi :&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/6/4_etrangeliberte.html&quot;&gt;&gt; étrange liberté...&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/9/17_ainsi_1.html&quot;&gt;&gt; ainsi /1&lt;br/&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/10/19_ainsi_2.html&quot;&gt;&gt; ainsi /2&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/12/17_ainsi_3.html&quot;&gt;&gt; ainsi /3&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;</description>
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      <title>interlude dijon</title>
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      <pubDate>Wed, 24 Feb 2010 08:48:56 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.territoire3.org/Media/dijon.mov&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Media/dijon.png&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:103px; height:77px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;Cannes ...et autres villes fictives n°14 / Dijon /&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Dans la série des vidéos consacrées aux villes-fictions qui constituent l’arrière-plan de mes textes, voici ‘dijon’, une vidéo tournée avec un téléphone mobile, le 11 février 2010.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Présentation et premières vidéos du projet &lt;a href=&quot;../cannes.html&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Ville fiction, ville fictive, ville rêvée... chaque ville possède un souffle qui n’est celui d’aucune autre ville. toute une journée s’en laisser traverser, avec dans la main un appareil photo, un téléphone mobile ou une caméra embarquée. à l’arrivée : Pas de voix off ni de musique, inutiles bâillons. Montage rapide : “...adesso ci siamo, fai presto !”&lt;br/&gt;</description>
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      <itunes:summary>&#13;Cannes ...et autres villes fictives n°14 / Dijon /&#13;&#13;Dans la série des vidéos consacrées aux villes-fictions qui constituent l’arrière-plan de mes textes, voici ‘dijon’, une vidéo tournée avec un téléphone mobile, le 11 février 2010.&#13;&#13;Présentation et premières vidéos du projet ici&#13;&#13;Ville fiction, ville fictive, ville rêvée... chaque ville possède un souffle qui n’est celui d’aucune autre ville. toute une journée s’en laisser traverser, avec dans la main un appareil photo, un téléphone mobile ou une caméra embarquée. à l’arrivée : Pas de voix off ni de musique, inutiles bâillons. Montage rapide : “...adesso ci siamo, fai presto !”&#13;</itunes:summary>
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      <title>c etait drole 9</title>
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      <pubDate>Sat, 20 Feb 2010 18:48:51 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.territoire3.org/Media/cdad9.mov&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Media/istanbul_4.png&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:103px; height:77px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;c’était drôle&lt;br/&gt;au début &lt;br/&gt;/ 9 &lt;br/&gt;un poème vidéo en 33 épisodes&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;épisode 9 : confiance&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;”Directeur commercial dans un groupe d’électronique spécialisé dans la sécu-risation de zones privées, je suis rattrapé par ma vie privée justement. J’essaie de mettre en œuvre avec mon ex-conjointe le principe d’une garde alternée de nos enfants. J’ai donc décidé de supprimer les réunions tardives, les déplacements superflus et de lâcher les dossiers qui n’entraient pas dans mes fonctions. J’apprends que mon patron s’en offusque. Moi qui n’ai fait que rationaliser mon emploi du temps tout en observant par décence la plus grande discrétion sur mes problèmes personnels. Comment lui faire lâcher du lest tout en regagnant sa confiance ?”&lt;br/&gt;voir aussi :&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2010/1/22_projet_cannes_et_autres_villes_2.html&quot;&gt;&gt; épisode 1&lt;/a&gt; blocage&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2010/1/29_c_etait_drole_2.html&quot;&gt;&gt; épisode 2&lt;/a&gt; humiliation&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2010/1/31_c_etait_drole_3.html&quot;&gt;&gt; épisode 3&lt;/a&gt; entrave&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2010/2/4_c_etait_drole_4.html&quot;&gt;&gt; épisode 4&lt;/a&gt; scandale&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2010/2/6_c_etait_drole_5.html&quot;&gt;&gt; épisode 5&lt;/a&gt; susceptibilité&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2010/2/8_c_etait_drole_6.html&quot;&gt;&gt; épisode 6&lt;/a&gt; fâcheuse tendance&lt;br/&gt;&gt; &lt;a href=&quot;Entries/2010/2/10_c_etait_drole_7.html&quot;&gt;épisode 7&lt;/a&gt; insulte&lt;br/&gt;&gt; &lt;a href=&quot;Entries/2010/2/17_c_etait_drole_8.html&quot;&gt;épisode 8&lt;/a&gt; manque de flair&lt;br/&gt;.../...</description>
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      <itunes:summary>c’était drôle&#13;au début &#13;/ 9 &#13;un poème vidéo en 33 épisodes&#13;&#13;épisode 9 : confiance&#13;&#13;”Directeur commercial dans un groupe d’électronique spécialisé dans la sécu-risation de zones privées, je suis rattrapé par ma vie privée justement. J’essaie de mettre en œuvre avec mon ex-conjointe le principe d’une garde alternée de nos enfants. J’ai donc décidé de supprimer les réunions tardives, les déplacements superflus et de lâcher les dossiers qui n’entraient pas dans mes fonctions. J’apprends que mon patron s’en offusque. Moi qui n’ai fait que rationaliser mon emploi du temps tout en observant par décence la plus grande discrétion sur mes problèmes personnels. Comment lui faire lâcher du lest tout en regagnant sa confiance ?”&#13;voir aussi :&#13;&gt; épisode 1 blocage&#13;&gt; épisode 2 humiliation&#13;&gt; épisode 3 entrave&#13;&gt; épisode 4 scandale&#13;&gt; épisode 5 susceptibilité&#13;&gt; épisode 6 fâcheuse tendance&#13;&gt; épisode 7 insulte&#13;&gt; épisode 8 manque de flair&#13;.../...</itunes:summary>
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      <title>c etait drole 8</title>
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      <pubDate>Wed, 17 Feb 2010 16:04:26 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.territoire3.org/Media/cdad8.mov&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Media/istanbul_5.png&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:103px; height:77px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;c’était drôle&lt;br/&gt;au début &lt;br/&gt;/ 8 &lt;br/&gt;un poème vidéo en 33 épisodes&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;épisode 8 : manque de flair&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;”Responsable d’un pôle de contrôleurs de gestion dans groupe d’assurances, je dois faire face à trois démissions au sein de mon service… qui ne compte que dix collabora-teurs. Je suis bien obligé d’exempter mes démissionnaires de missions qui s'étalent au-delà de leur période de préavis. Du coup, mon équipe rechigne à faire leur boulot. Quant à mon patron, il me reproche mon manque de flair. Selon, lui, ces démissions étaient prévisibles dès avant les vacances. Comment ne pas craquer ?”&lt;br/&gt;voir aussi :&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2010/1/22_projet_cannes_et_autres_villes_2.html&quot;&gt;&gt; épisode 1&lt;/a&gt; blocage&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2010/1/29_c_etait_drole_2.html&quot;&gt;&gt; épisode 2&lt;/a&gt; humiliation&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2010/1/31_c_etait_drole_3.html&quot;&gt;&gt; épisode 3&lt;/a&gt; entrave&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2010/2/4_c_etait_drole_4.html&quot;&gt;&gt; épisode 4&lt;/a&gt; scandale&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2010/2/6_c_etait_drole_5.html&quot;&gt;&gt; épisode 5&lt;/a&gt; susceptibilité&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2010/2/8_c_etait_drole_6.html&quot;&gt;&gt; épisode 6&lt;/a&gt; fâcheuse tendance&lt;br/&gt;&gt; &lt;a href=&quot;Entries/2010/2/10_c_etait_drole_7.html&quot;&gt;épisode 7&lt;/a&gt; insulte&lt;br/&gt;.../...</description>
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      <title>c etait drole 7</title>
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      <pubDate>Wed, 10 Feb 2010 12:20:07 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.territoire3.org/Media/cdad7.mov&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Media/istanbul_6.png&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:103px; height:77px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;c’était drôle&lt;br/&gt;au début &lt;br/&gt;/ 7 &lt;br/&gt;un poème vidéo en 33 épisodes&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;épisode 7 : insulte&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;”Concepteur Rédacteur au sein d’une agence de publicité, je suis en bute à l’agression verbale permanente de mes collègues. Non pas que je sois la cible privilégiée de leurs attaques : usant d’un langage extrêmement grossier, tout le monde a pris l’habitude d’insulter tout le monde. Notre directeur de création n’est pas le dernier a pratiquer ce rituel. Il s’est constitué un répertoire d’insultes impressionnant dont il use sans vergogne pour me traîner plus bas que terre. Ce qui était drôle au début est devenu intenable. Comment moucher définitivement ce butor ?”&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2010/1/22_projet_cannes_et_autres_villes_2.html&quot;&gt;&gt; épisode 1&lt;/a&gt; blocage&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2010/1/29_c_etait_drole_2.html&quot;&gt;&gt; épisode 2&lt;/a&gt; humiliation&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2010/1/31_c_etait_drole_3.html&quot;&gt;&gt; épisode 3&lt;/a&gt; entrave&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2010/2/4_c_etait_drole_4.html&quot;&gt;&gt; épisode 4&lt;/a&gt; scandale&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2010/2/6_c_etait_drole_5.html&quot;&gt;&gt; épisode 5&lt;/a&gt; susceptibilité&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2010/2/8_c_etait_drole_6.html&quot;&gt;&gt; épisode 6&lt;/a&gt; fâcheuse tendance</description>
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      <itunes:summary>c’était drôle&#13;au début &#13;/ 7 &#13;un poème vidéo en 33 épisodes&#13;&#13;épisode 7 : insulte&#13;&#13;”Concepteur Rédacteur au sein d’une agence de publicité, je suis en bute à l’agression verbale permanente de mes collègues. Non pas que je sois la cible privilégiée de leurs attaques : usant d’un langage extrêmement grossier, tout le monde a pris l’habitude d’insulter tout le monde. Notre directeur de création n’est pas le dernier a pratiquer ce rituel. Il s’est constitué un répertoire d’insultes impressionnant dont il use sans vergogne pour me traîner plus bas que terre. Ce qui était drôle au début est devenu intenable. Comment moucher définitivement ce butor ?”&#13;&gt; épisode 1 blocage&#13;&gt; épisode 2 humiliation&#13;&gt; épisode 3 entrave&#13;&gt; épisode 4 scandale&#13;&gt; épisode 5 susceptibilité&#13;&gt; épisode 6 fâcheuse tendance</itunes:summary>
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      <title>c etait drole 6</title>
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      <pubDate>Mon, 8 Feb 2010 22:30:05 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.territoire3.org/Media/cdad6.mov&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Media/istanbul_7.png&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:103px; height:77px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;c’était drôle&lt;br/&gt;au début &lt;br/&gt;/ 6 &lt;br/&gt;un poème vidéo en 33 épisodes&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;épisode 6 : fâcheuse tendance&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;”Ingénieur commercial dans une entreprise de produits phytosanitaires, j’ai en charge le quart Sud-Est de la France. Du moins suis-je sensé couvrir cette zone, car mon patron, un ancien commercial récemment promu, a une fâcheuse tendance à faire mon boulot à ma place. Au lieu de coordonner et de briefer ses équipes, il passe son temps à négocier les plus gros contrats avec ses anciens clients. Comment lui faire comprendre qu’il est temps pour lui de décrocher ?”&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2010/1/22_projet_cannes_et_autres_villes_2.html&quot;&gt;&gt; épisode 1&lt;/a&gt; blocage&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2010/1/29_c_etait_drole_2.html&quot;&gt;&gt; épisode 2&lt;/a&gt; humiliation&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2010/1/31_c_etait_drole_3.html&quot;&gt;&gt; épisode 3&lt;/a&gt; entrave&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2010/2/4_c_etait_drole_4.html&quot;&gt;&gt; épisode 4 scandale&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2010/2/6_c_etait_drole_5.html&quot;&gt;&gt; épisode 5 susceptibilité&lt;/a&gt;</description>
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      <title>c etait drole 5</title>
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      <pubDate>Sat, 6 Feb 2010 20:16:05 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.territoire3.org/Media/cdad5.mov&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Media/istanbul_8.png&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:103px; height:77px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;c’était drôle&lt;br/&gt;au début &lt;br/&gt;/ 5 &lt;br/&gt;un poème vidéo en 33 épisodes&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;épisode 5 : susceptibilité&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;”Nouveau responsable régional au sein d’un groupe d’assainissement, j’ai décou-vert qu’avant de partir, mon prédécesseur avait promis quantité de choses à son équipe sans tenir aucune de ses promesses. Du moins c’est ce que mes collaborateurs assurent, les uns deman-dant une prime substantielle qui devrait tomber à mi-année quand d’autres réclament le renouvellement de matériels informatiques ou l’embauche de salariés à durée déterminée. Comment répondre raisonnablement à ces demandes sans froisser les susceptibilités ?”&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2010/1/22_projet_cannes_et_autres_villes_2.html&quot;&gt;&gt; épisode 1&lt;/a&gt; blocage&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2010/1/29_c_etait_drole_2.html&quot;&gt;&gt; épisode 2&lt;/a&gt; humiliation&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2010/1/31_c_etait_drole_3.html&quot;&gt;&gt; épisode 3&lt;/a&gt; entrave&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2010/2/4_c_etait_drole_4.html&quot;&gt;&gt; épisode 4 scandale&lt;/a&gt;</description>
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      <itunes:summary>c’était drôle&#13;au début &#13;/ 5 &#13;un poème vidéo en 33 épisodes&#13;&#13;épisode 5 : susceptibilité&#13;&#13;”Nouveau responsable régional au sein d’un groupe d’assainissement, j’ai décou-vert qu’avant de partir, mon prédécesseur avait promis quantité de choses à son équipe sans tenir aucune de ses promesses. Du moins c’est ce que mes collaborateurs assurent, les uns deman-dant une prime substantielle qui devrait tomber à mi-année quand d’autres réclament le renouvellement de matériels informatiques ou l’embauche de salariés à durée déterminée. Comment répondre raisonnablement à ces demandes sans froisser les susceptibilités ?”&#13;&gt; épisode 1 blocage&#13;&gt; épisode 2 humiliation&#13;&gt; épisode 3 entrave&#13;&gt; épisode 4 scandale</itunes:summary>
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      <title>c etait drole 4</title>
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      <pubDate>Thu, 4 Feb 2010 07:54:06 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.territoire3.org/Media/cdad4.mov&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Media/istanbul_9.png&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:103px; height:77px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;c’était drôle&lt;br/&gt;au début &lt;br/&gt;/ 4 &lt;br/&gt;un poème vidéo en 33 épisodes&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;épisode 4 : scandale&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;”Chargé de portefeuille client dans une compagnie d’assurance, j’ai appris par mes informateurs qu’un certain nombre de collègues se sont vus attribuer un bon paquet de stocks options en rétribution de services annexes. Soyons francs, je trouve assez scandaleux de ne pas être attributaire alors que certains se sont montrés moins performants et moins impliqués que moi. Comment faire comprendre à mon boss qu’il aurait intérêt à penser à moi ?”&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2010/1/22_projet_cannes_et_autres_villes_2.html&quot;&gt;&gt; épisode 1&lt;/a&gt; blocage&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2010/1/29_c_etait_drole_2.html&quot;&gt;&gt; épisode 2&lt;/a&gt; humiliation&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2010/1/31_c_etait_drole_3.html&quot;&gt;&gt; épisode 3&lt;/a&gt; entrave</description>
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      <itunes:summary>c’était drôle&#13;au début &#13;/ 4 &#13;un poème vidéo en 33 épisodes&#13;&#13;épisode 4 : scandale&#13;&#13;”Chargé de portefeuille client dans une compagnie d’assurance, j’ai appris par mes informateurs qu’un certain nombre de collègues se sont vus attribuer un bon paquet de stocks options en rétribution de services annexes. Soyons francs, je trouve assez scandaleux de ne pas être attributaire alors que certains se sont montrés moins performants et moins impliqués que moi. Comment faire comprendre à mon boss qu’il aurait intérêt à penser à moi ?”&#13;&gt; épisode 1 blocage&#13;&gt; épisode 2 humiliation&#13;&gt; épisode 3 entrave</itunes:summary>
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      <title>c etait drole 3</title>
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      <pubDate>Sun, 31 Jan 2010 19:06:55 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.territoire3.org/Media/cdad32.mov&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Media/istanbul_10.png&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:103px; height:77px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;c’était drôle&lt;br/&gt;au début &lt;br/&gt;/ 3 &lt;br/&gt;un poème vidéo en 33 épisodes&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;épisode 3 : entrave&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;”Chef du service de l’administration des ventes d’une mutuelle d’assurances, je dois piloter un projet visant à limiter le risque client. En vieux briscard, je connais sur le bout des doigts le problème : il réside dans les rapports exécrables qu’entretiennent les services du recouvrement et commercial. Mes idées d’amélioration pourraient être vite appliquées si des responsables ne contes-taient mon diagnostic. Le directeur infor-matique par exemple, qui ne connaît rien au problème. Comment le lui faire comprendre pour qu’il cesse d’entraver la bonne marche du projet ?”&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2010/1/22_projet_cannes_et_autres_villes_2.html&quot;&gt;&gt; épisode 1&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2010/1/29_c_etait_drole_2.html&quot;&gt;&gt; épisode 2&lt;/a&gt;</description>
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      <title>c etait drole 2</title>
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      <pubDate>Fri, 29 Jan 2010 19:30:12 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.territoire3.org/Media/cdad2.mov&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Media/istanbul_11.png&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:103px; height:77px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;c’était drôle&lt;br/&gt;au début &lt;br/&gt;/ 2 &lt;br/&gt;un poème vidéo en 33 épisodes&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;épisode 2 : humiliation&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;”Créatif junior dans une boîte de publicité, j’ai soif d’autonomie. Depuis mon embauche, je multiplie les initiatives tous azimuts. J’ai proposé récemment une « base line » qui n’était pas du tout prévue au « brief », mais qui a enthousiasmé les commerciaux et pour finir le client final. Furieux de mon initiative, mon boss ma pourtant engueulé en public. Comment lui faire payer cette humiliation ?”&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2010/1/22_projet_cannes_et_autres_villes_2.html&quot;&gt;&gt; épisode 1&lt;/a&gt;</description>
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      <title>c etait drole 1</title>
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      <pubDate>Fri, 22 Jan 2010 19:47:31 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.territoire3.org/Media/cdad1.mov&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Media/istanbul_12.png&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:103px; height:77px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;c’était drôle&lt;br/&gt;au début &lt;br/&gt;/ 1 &lt;br/&gt;un poème vidéo en 33 épisodes&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;épisode 1 : blocage&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;“Chargé d’affaires chez un gestionnaire de patrimoine, je maîtrise assez bien l’aspect technique du métier, mais à en croire mon boss, j’ai un problème dans ma relation au client. Il me demande de prendre modèle sur mes collègues, qui sont très agressifs. Moi, j’aime bien que le client ait le temps de réfléchir avant de signer. Comment surmonter ce blocage ?”</description>
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      <title>projet cannes et autres villes 2</title>
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      <pubDate>Fri, 22 Jan 2010 10:12:01 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Entries/2010/1/22_projet_cannes_et_autres_villes_2_1_files/couvcannes_1.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Media/couvcannes_1.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:102px; height:77px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Cannes &lt;br/&gt;...et autres villes fictives&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;“qu’est-ce qu’on voit? qu’est-ce qu’on croit?”&lt;br/&gt;pr. Reginald S. Clock&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Ville fiction, ville fictive, ville rêvée... chaque ville possède un souffle qui n’est celui d’aucune autre ville. toute une journée s’en laisser traverser, avec dans la main un appareil photo, un téléphone mobile ou une caméra embarquée. &lt;br/&gt;à l’arrivée : Pas de voix off ni de musique, inutiles bâillons. Montage rapide : “...adesso ci siamo, fai presto !” Présentation et premières vidéos du projet &lt;a href=&quot;../cannes.html&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;</description>
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      <title>bonne annee 3</title>
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      <pubDate>Tue, 19 Jan 2010 10:57:39 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Entries/2010/1/19_bonne_annee_3_files/bonneannee3.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Media/bonneannee3_1.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:102px; height:144px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Kuay Chen Ken &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;(poème-défouloir)&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;“Au-delà il eût fallu inventer, mais ses jambes &lt;br/&gt;allaient trop vite pour son cerveau”, &lt;br/&gt;Alfred Jarry, Le Surmâle&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;A : Tes dents, on dirait agouti plongeur...&lt;br/&gt;B : Ah oui? Et toi, ton visage froissé, on dirait peau de testicules, là. &lt;br/&gt;...&lt;br/&gt;A : Ton nez, on dirait orteil de guédégba.&lt;br/&gt;B : Et toi, tes dents pourries, on dirait dents de chien abandonné, là.&lt;br/&gt;...&lt;br/&gt;A : Tes lèvres, on dirait HAMBERGEUR !&lt;br/&gt;B : Et toi, ta bouche, on dirait piment brûlé.&lt;br/&gt;...&lt;br/&gt;A : TA TETE, ON DIRAIT COCOMAN RASTA.&lt;br/&gt;B : Et toi, d’où tu es assis, on voit le fond de tes narines...&lt;br/&gt;...&lt;br/&gt;A : Ton nez, on dirait tra-tra.&lt;br/&gt;B : Et toi, tes oreilles, on dirait vomi. &lt;br/&gt;...&lt;br/&gt;A : Ta figure, on dirait morve glacée au jus de plaie, là. &lt;br/&gt;B : Et toi, ton -&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;C : Oh ! Oh ! Paix mes frères ! L’année commence à peine que vous vous insultez déjà ? BABIAI LA ! N’avez-vous pas honte ? C’est caillou qui est dans vos têtes ou quoi, là ?&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;A : Oh toi, margouillat tête rouge ! On t’a rien demandé, là...&lt;br/&gt;B : C’est vrai, ça. Ce que tu dis est bête comme cuit de dindon.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;C : Quoi ? Vous me cherchez pourquoi tous les deux ? D’abord, toi ta sœur, elle est tellement grosse qu’on peut faire du surf sur sa cellulite, même. Et toi... TOI TON NEZ ON DIRAIT ASPIRATEUR !&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;A : Pff... Et toi tu es tellement vilain qu’à ton accouchement, ton père a divorcé.&lt;br/&gt;B : Quant à ton nez... Ton nez, on dirait train est passé dessus, là.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;C : Et vous, vous vos bouches sont semblables au derrière d’une femelle bonobo qui vient de mettre bas...&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;A: Et toi, ta figure, on dirait qu’on a pété dedans, là !&lt;br/&gt;B : Ah ! ah ! ah ! Et quant à ta tête... Eh bien ! ta tête, on dirait lance-pierre.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;C : JE VAIS VOUS DONNER COCOTA SUR VOS LANGUES ET VOS DENTS VONT TOMBER !&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;A : Et moi, je vais te donner cocota à tes poils et ils vont fuir en prenant leurs jambes à leur cou.&lt;br/&gt;B : Et ta tête elle va voler comme ballon de rugby. Ton visage, il va devenir anus de gorille. Tes fesses, elles vont faire comme deux placalis collés au mur, kpo !&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;C : Ah c’est ça ! Eh bien ! VOUS DEUX, LA. VOUS DEUX QUAND VOUS ÊTES NES, CHAT A CHIE SUR VOUS !&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;D : Oh là !... Oh mes amis ! Êtes-vous bien dans vos têtes ? L’année est fraîche comme la vierge que vous vous insultez déjà ? N’avez-vous pas honte ? C’est mélasse qui est dans vos têtes ou quoi, là ?&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;A : Oh toi ! Toi, ton visage est aussi ridé que mon trou du cul, kokoman ninja là !&lt;br/&gt;B : Et ta langue on dirait tapette de bouki. Tes cheveux, on dirait gazon mal planté. Ton front, on dirait les 18 montagnes de Man. &lt;br/&gt;C : Ah ah ah... Regarde-toi ! Toi tu es coiffé comme une bite, croûtard !&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;D : Quoi ?  Quoi ? Vous me cherchez pourquoi tous les trois ? Et d’abord toi... Toi, tes yeux, on dirait phares de babi ; et toi, ta langue, on dirait Hollywood mal repassé; et toi, tes cheveux, on dirait attiéké pourri.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;A : Et toi, ton nez, on dirait gomme.&lt;br/&gt;B : ...Et ta tête, on dirait une selle de mobylette&lt;br/&gt;C : ... ET tes cheveux, on dirait un cimetière de cafards.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;D : Vous me cherchez pourquoi ? D’abord toi, tu n’as pas fesses, mais tu veux danser mapouka. Et vous deux là, vos lèvres, on dirait scotch à la retraite.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;A : Ta nuque, on dirait piège, là.&lt;br/&gt;B : Ton visage est serré, on dirait femme qui n`a pas eu ses règles.&lt;br/&gt;C : Ta figure, on dirait foutou périmé, ha pardon ! cache-toi un peu ! &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;D : Et vous... Vous vos gomies sont Chauves !&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;A : Pfff... C’est ta mère ma gomie.&lt;br/&gt;B : Toi, ta gomi est remplie de coco… Avec ton nez, on dirait salopette de djandjou.&lt;br/&gt;C : Tu as vu ton vieux visage là ?...&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;D : ET VOUS, VOS PAQUITES, ON DIRAIT BOFLOTO QUI A FAIT DIX ANS AU SOLEIL!&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;E : Oh là ! Oh là ! Bande de gaous, arrêtez, vos macarozards ! Oh ! je dis ! Vous êtes malades ou bien ? L’année commence à peine que vous vous insultez ?&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;A : Oh ! Toi on t’a rien demandé. Et d’abord, ton visage gonflé, on dirait gorille qui a lapé citron.&lt;br/&gt;B : Tu es si vilain, on dirait gombo soldat !&lt;br/&gt;C : Avec ta bouche, on dirait con baveux, là et tes dents, on dirait toffi militaire, là.&lt;br/&gt;D : Je me demande bien si tu fais la différence entre un miel sauvage et une crotte, gnata de dernier degré !&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;E : Chiens pourris, vous êtes tous de honte, avec vos lèvres, on dirait kplo 25 francs.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;F : Bonjour, je m’appelle Michelle...&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;A : Michelle, ta figure accidentée, on dirait train déraillé.&lt;br/&gt;B : Michelle, tu es habillée, on dirait macaroni fourré dans pain chaud.&lt;br/&gt;C : Michelle, tu es musclée, on dirait grossesse de 36 mois.&lt;br/&gt;D : Tu es si affreuse, Michelle, qu’on dirait phacochère constipé.&lt;br/&gt;E : Tu es si bête, Michelle, que ton cerveau ne remplirait pas le crâne d’un canari.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;F : Oh ! Et vous quatre, vous parlez tant que vos figures ressemblent à l’orteil de Foudror.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;A : TES LEVRES, ON DIRAIT UN BATRACIEN MORT VIVANT, MICHELLE.&lt;br/&gt;B : Ah oui ! Tes lèvres plissées comme celles d`un mouton avant un bon feu, Michelle.&lt;br/&gt;C : Ta figure, on dirait sachet de gnamankoudji froissé, Michelle.&lt;br/&gt;D : Ta figure, on dirait varan chinois, Michelle.&lt;br/&gt;E : Ton nez, Michelle, on dirait fesse cicatrisée.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;F : Et vous, vos dents casse-casse, on dirait escalier de Washington !&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;A : Et toi, quitte ici, avec tes appréciations...&lt;br/&gt;B : Tu es tellement vieille que ton numéro de sécurité sociale est “Un”...&lt;br/&gt;C : Michelle, tu ressembles à souris mécanicien...&lt;br/&gt;D : Tes lèvres rouges rouges, on dirait con de vache, Michelle !&lt;br/&gt;E : Ton kpetou est tellement gros que tu utilises un matelas à la place du vania, Michelle...&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Michelle : Et vous, tous les quatre, vous ressemblez à balafre de fologo !&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;G : Bonjour, je m’appelle Françoise. Et moi, à tous les vilains, moi votre vieille mère, je vous souhaite une BONNE ET HEUREUSE ANNÉE 2010. Allez ! Peace and love pour la nouvelle année !&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Tous : ON T’A RIEN DEMANDE, SALOPE !&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Jean-François Paillard - texte &amp;amp; image  (c) 2010.</description>
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      <title>bonne annee 2</title>
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      <pubDate>Wed, 13 Jan 2010 14:45:15 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Entries/2010/1/13_bonne_annee_2_files/bonneannee2-filtered.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Media/bonneannee2-filtered.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:102px; height:59px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;« Mais le plus beau, dans ce terrier, c’est son silence », Franz Kafka, &lt;br/&gt;La colonie pénitentiaire et autres récits.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Une décennie s’achève, dit-on. Il y a dix jours déjà, journaux et magazines se fendaient de listes de novations que le siècle naissant aurait enfantées à notre insu. Je dois confesser que j’ai été atterré par l’insigne pauvreté de la glanure de Libé, dans son numéro du 1er janvier. Techno truc, tic et mode, verbatim idiot, célébrité cul, machins «communicants»… De page en page s’égrenait  sous mes yeux éberlués une kyrielle d’objets-poncifs à effet vaguement mode. J’entendais d’ici les journalistes précaires ânonnant, avec un bel ensemble, leur pauvre avenir à dossier de presse ouvert, lors d’une séance de rédaction torchée à la va-vite, faute de temps, de moyens, de personnel. En dix ans, me soufflait en creux Libé, la presse a tout sacrifié au “dieu marché” : intelligence, curiosité, crédibilité - et tous ses vrais lecteurs, ceux qui se refusent de lire en client. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Cette lecture m’a tellement serré le cœur que  j’en suis réduit (comme tant de blogueurs dont c’est l’occupation principale) à vomir mon fiel. Facile, me diriez-vous. Vrai. J’allais faire pire, figurez-vous. Je voulais prendre l’occasion de cette deuxième tentative de vœux pour l’année 2010 pour m’appesantir sur moi-même. Sans blague ! Par la voix du pr. Clock, j’étais à deux doigts d’exprimer combien un blog est un outil ambigu – traîtreux même - et comment j’avais été moi-même piégé par cet engin bizarre dont je me suis aperçu un peu tard qu’il était doté d’une manière de herse qui gravait dans ma chair les mots et les images que j’expédiais au hasard de l’espace internetien ! &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Satané blog... Au début, cette machine infernale, simple d’utilisation (mais en réalité d’un usage très compliqué) a quelque chose de nettement libérateur : « Miracle ! s’écrit-on, incrédule. Ecrits et gribouillés en toute liberté, mes trucs et ficelles sont vraiment consultés! Les ventes de mes publications sous format papier en sont même vivifiées (du moins le spectre pilonneur s’éloigne-t-il de dix bons pas…)» Il y a aussi l’aventure &lt;a href=&quot;http://www.publie.net/&quot;&gt;publie.net&lt;/a&gt;, rendue possible (au moins favorisée) par ma « présence » sur le web. (D’ailleurs, qui d’autre que &lt;a href=&quot;http://www.tierslivre.net/&quot;&gt;Mister Bon&lt;/a&gt; aurait publié &lt;a href=&quot;http://www.publie.net/tnc/spip.php%253Farticle209&quot;&gt;ceci&lt;/a&gt; ou &lt;a href=&quot;http://www.publie.net/tnc/spip.php%253Farticle275&quot;&gt;cela&lt;/a&gt; ?”) &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Pourtant, je ne m’étonne pas que les plus sages aient décidé un beau matin de décrocher du blog, comme on décide de se déprend d’une addiction, ou que l’on rompt en catastrophe les amarres pour fuir ce qui apparaît tout à coup comme une abominable &lt;a href=&quot;http://www.diogene.ch/article.php3%253Fid_article%253D672&quot;&gt;colonie pénitentiaire&lt;/a&gt;. Moi-même, si j’avais le courage… Quand je fais le tour de mon &lt;a href=&quot;http://www.territoire3.org/bienvenue.html&quot;&gt;site&lt;/a&gt; (à propos, ne parlez pas aux amis que vous côtoyez en vrai, de l’existence de vos site et blog, ils vous prendraient pour un crétin asocial et mégalo qui passe trop de temps devant son ordinateur – ce qui est exact) je suis saisi par une douloureuse impression d’inachèvement, d’éparpillement, de fâcheuse dispersion (sans parler de ce côté mini-piédestal en carton-pâte façon étal de marché réfrigéré auto-démontable, assez ridicule, je vous l’accorde). Inscrits dans la petite vie au quotidien de Clock et consorts - la mienne donc, mes coq-à-l’âne veulent assurément me dire quelque chose. Mais au visiteur ? Rien ou pas grand-chose. (Au fait, qui est-il, ce fameux visiteur? Membre rare d’une secte d’assidus lettrés ou saute-ruisseau pléthorique, volatil comme une vapeur d’hydrocarbure ? Impossible de le savoir ! Inconnu au bataillon, le visiteur! Mesuré à l’aune du « nombre moyen de visites par jour »... Autant dire fantôme happé par un trou noir. Mirage ?)&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Quel bien étrange chemin de servitude au fond, que celui du blog. Amusante à parcourir, la sente débouche sur un formidable océan de possibles. Excité comme un pou, on y lance ses lignes. Pour vite s’apercevoir que rien jamais ne remonte des profondeurs : ni écho (ou si rare et d’autant plus maladivement espéré que l’attente suffirait à justifier l’abandon de l’entreprise) ni rétribution phynancière, gratuité oblige. A ce jeu, l’inclination pour le blog se mue en aliénation: le blog enchaîne aussi sûrement qu’il est dévoreur de temps – plus dévoreur encore si l’on se perd à visiter les &lt;a href=&quot;http://www.netvibes.com/tierslivre%2523tiers_livre&quot;&gt;façonnages numérisés de nos voisins de rame. &lt;br/&gt;&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;A nous voir ainsi souquer sans grâce au quotidien, l’écriture, la vraie, paradoxalement, s’éloigne. Et quand le projet se met à patiner, il obsède : « Je prends du retard sur cette damnée historiette ! Bon sang ! il faudrait que je campe nuit et jour devant l’écran... » Voilà que l’on parle tout seul devant un miroir aux alouettes ! Bientôt, on se surprend à « mettre en ligne », non plus pour se gratifier d’un plaisir, mais pour se soulager d’un souci. Une drogue dure, je vous dis !&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Décrocher ? Je crains, pour mon malheur, que j’aie trop profond dans ma peau les dents de cette machine diabolique enfoncées, et que je sois devenu «accro» au privilège de pouvoir exprimer ce que bon me semble, avec la quasi-certitude d’être vu et-ou lu par quelque égaré(e) (autrement dit par vous, puisque vous êtes parvenu(e) jusqu’ici, ce qui n’est, avouons-le, pas le cas de l’immense majorité des visiteurs…) pour lâcher si facilement  prise. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Bah ! Plaisir au fond que celui de pouvoir écrire d’une phrase à l’autre une chose et son contraire, de changer d’outil, d’idée, de direction comme de chemise (ce que, tenez, je viens à l’instant de faire) et cela sans crainte d’être jamais &lt;a href=&quot;Entries/2010/1/13_bonne_annee_2_files/mailto%253Aterritoire3%2540yahoo.fr%253Fsubject%253Dmessage%252520d%2527un%252520contradicteur&quot;&gt;contredit&lt;/a&gt;… Tenez, puisque je vous ai en quelque sorte sous la main, je vais vous libérer de la tâche ingrate de me plaindre (ou de me moquer) en changeant de sujet.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;...car tel est le bon plaisir du professeur Clock !&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;(la suite en haut à gauche)</description>
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      <title>bonne annee 1</title>
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      <pubDate>Tue, 5 Jan 2010 18:47:41 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Entries/2010/1/5_bonne_annee_1_files/bonneannee1.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Media/bonneannee1_1.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:102px; height:77px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Bonne année (tentative 1)&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Le texte qui suit est une manière comme une autre de vous souhaiter une bonne année 2010. D’autres textes de même intention suivront dans les prochains jours. J’en profite pour louer votre assiduité : la fréquentation de ce site a presque doublé en un an... Je songe pourtant à arrêter territoire3. Ou peut-être pas... Cela nécessite des explications. Je vous en reparlerai bientôt ! J-F Paillard.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;« L’Homme est un bœuf non castré », Sigmund Freud, &lt;br/&gt;L’Homme Moïse et la religion monothéiste.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;    Saviez-vous que chez le paon vert (Pavo muticus) dit aussi paon spicifère (ou encore, quoiqu’improprement, paon muet) la cérémonie de la communion paonique au cours de laquelle les paons mâles s’incorporent symboliquement la chair et le sang du « paon sauveur » en picorant de concert les graines, capsules, tigelles, radicules et mégots disséminés au sol, répète dans son contenu l’antique repas totémique né à Tenasserim (actuelle Birmanie) au cours duquel tous les masques paoniques – celui du chef, du père, du frère, du fils, du pêcheur, du rédempteur, du bienveillant et du vengeur - étaient symboliquement consommés ?&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;    La cérémonie originelle débutait ainsi : déployant en éventail leur traîne de plumes-œil et par ce geste jubilo-libératoire, exposant leurs derrière et organes génitaux à la vue de tous (et particulièrement au regard ni du dessus ni du dessous, mais à même hauteur de la paonne déesse mère - aimante et nourricière matrice de l’éternel retour) les paons mâles mangeaient lentement, s’appliquant à n’éprouver aucune de ces anxiétés qui nous tenaillent tous, notamment cette crainte constante que nous avons de “perdre” notre temps, nos possessions, telle ou telle occasion de plaire, de jouir ou de posséder, ou, plus grave encore, de perdre la face en dévoilant nos reliefs intimes. Emplis d’une belle pulsion de vie, les paons faisaient tout au contraire des mines placides et douces, mâchant, ingurgitant, régurgitant, bécotant, embrassant à volonté tous les plis et les plaisirs de la chair offerte au banquet… &lt;br/&gt;    Mais voici que le « paon-coq-de-père » (un rôle-titre asexué reconnaissable à la mine affairée et au costume aux couleurs spéculaires qu’il infère) venait à accaparer l’attention. Affichant des postures tour à tour souffreteuse, courroucée, implorante et altière, bruissant de toutes ses peaux rougies à force d’autocorrection, il assénait de sa voix légèrement grasseyante des histoires à teneur essentialiste où le retour à un âge d’or « à la fois völkisch et authentique » le disputait à la nécessité d’expier un tombereau d’anecdotes savoureuses, soi-disant commises ab origine et qu’il désignait par le drôle de nom de « péchés ».&lt;br/&gt;    Sautillant furieusement de dextre et de senestre, le paon-coq-de-père intimait bientôt à l’assemblée de se rhabiller alla militare et par la même occasion de cacher à tout jamais le « trou intime » et la « bosse textuelle » que chacun de nous porte en soi. Assénant force coups de trique symboliques, d’abord sur le crâne et le cou des paons les plus jeunes, puis sur la huppe et la traîne des adultes les moins susceptibles de contenir leur éjaculat, il finissait par conquérir le désir de retenue de l’assemblée galliforme, celle-ci voulant soudain et pour toujours se laver dudit “péché” en se désignant “sans ambiguïté en tant que Tout irréductible et pur”, les cris et les articulations sonores proférés à cette occasion faisant miraculeusement effet de jus sanguinis.&lt;br/&gt;Passée cette phase, le paon-coq-de-père enfilait un costume à brandebourgs, de coupe martiale, fort bien ajusté, et appelait de ses voeux une longue suite d’entreprises excavatrices et dominatrices, qui fussent libératrices du regard-peur de la déesse mère et réductrices des tensions nées des patronymes nouvellement créés de fils, frère, père et époux. Puis venait le moment dit « littéraire » (fondateur de nos contes, légendes, sögur et romans) où le paon-coq-de-fils faisait mine de se rebeller contre la parole-diktat du paon-coq-de-père. Par tel moyen ou tel autre (variable selon les pratiques régionales : strangulation par mot-qui-fouaille, dénégation ou bout de ficelle) il tuait symboliquement le paon-coq-de-père et, partageant le repas de sa chair avec l’assemblée, il contribuait à faire baisser la tension collective d’un cran (la variante dite « fleur au fusil », nettement plus tragique, le voyant s’allant tuer au nom du sacrifice prototypal).&lt;br/&gt;    Bien qu’empruntant mot pour mot son logos, la Technique pallie depuis son avènement bien des déconvenues occasionnées par le sacrifice monothéiste pratiqué à l’ère préindustrielle. Les usines à soulagement que sont nos actuels centres commerciaux n’existaient pas encore. C’est pourquoi aucune des techniques archaïsantes de meurtre-du-nom-du-père n’aboutissait à un apaisement réel et durable chez quiconque assistait à l’antique cérémonie. (D’où le malaise ancestral du paon spicifère dont on sait qu’il prend sa forme la plus achevée dans son cri - un horrible braillement si plein du « malheur du paon » que l’Homme moderne, qui n’est avec le pigeon biset et la pintade commune qu’un “paon modernisé”, en vint très tôt à souhaiter que son cousin à plumeau fût muet…) &lt;br/&gt;    Mais retournons à notre cérémonie originelle. Ayant incorporé symboliquement le masque de feu-le-paon-coq-de-père, le paon-coq-de-fils scellait son destin : il se contrôlait, épousant la cause du père dominant, qui est aussi celle du fils dominé. Par là, il se devait d’omettre la mère : l’éternelle oubliée disparaissait derrière un voile bruissant, invisible et omniprésent, si obsédant dans sa présence/absence que l’envie pour les uns de posséder le corps-mère, pour les autres de soulever le voile de l’absente, pour certains de s’en vêtir et/ou d’en jouer afin d’exposer par “en dessous” certaines parties d’eux-mêmes devenues non montrables devenait impérieuse – aussi impérieuse du reste, que l’idée de l’imminence de la “mort du paon” (dont témoignent les ocelles qui marquent sinistrement ses plumes).&lt;br/&gt;    La plupart des paons parvenaient heureusement à se libérer de ces obsessions intimes en convertissant avec succès ces « jeux de l’amère » en occupations sérieuses. Mais par refus d’épouser cette part d’eux-mêmes ou par peur d’éjaculer trop tôt ou trop tard (ou pis : jamais) quelques spécimens devinrent ces paons machistes, ces paons va-t-en-guerre, ces paons père-la-pudeur, autrement dit ces ardents zélateurs de paons-coqs-de-père que certains Hommes (ceux-là même qui nous font la vie si amère) ont pris pour modèles. &lt;br/&gt;    Grâce au progrès technique beaucoup de paons ont multiplié les simulacres de mort-résurrection, enclenchant sans le vouloir le cycle de compulsion consommatrice que vivent encore aujourd’hui maintes populations de phasianidés. Il suffit de constater avec quelle douloureuse avidité les paons verts picorent entre deux cris déchirants les graines, capsules, tigelles, radicules et mégots que l’Homme a disséminés un peu partout sur terre, pour se rendre compte à quel point ces volatiles sont agis comme leurs cousins hominidiens par leur étrange Psyché.  Texte et image Jean-François Paillard © 2010</description>
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      <title>poeme video 6 fuir</title>
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      <pubDate>Mon, 28 Dec 2009 15:15:44 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.territoire3.org/Media/fuir.mov&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Media/istanbul_13.png&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:103px; height:77px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Jean-François Paillard&lt;br/&gt;six poèmes vidéo&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;6/6&lt;br/&gt;Fuir&lt;br/&gt;réalisation &lt;br/&gt;Jean-François Paillard&lt;br/&gt;(d’après &lt;a href=&quot;http://www.publie.net/tnc/spip.php%253Farticle275&quot;&gt;roman d’épouvante&lt;/a&gt;)&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;(En réponse l’appel à concours international de poésie-média N°2 lancé par la &lt;a href=&quot;http://www.biennaledespoetes.fr/&quot;&gt;Biennale Internationale des poètes en Val de Marne&lt;/a&gt; (BIPVAL) voici un choix de six poèmes-vidéo écrits et tournés au cours des cinq dernières années...)&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/12/28_poeme_video_1_nam_la.html&quot;&gt;&gt; retour au 1e poème vidéo&lt;/a&gt;</description>
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      <itunes:summary>Jean-François Paillard&#13;six poèmes vidéo&#13;&#13;&#13;6/6&#13;Fuir&#13;réalisation &#13;Jean-François Paillard&#13;(d’après roman d’épouvante)&#13;&#13;&#13;&#13;(En réponse l’appel à concours international de poésie-média N°2 lancé par la Biennale Internationale des poètes en Val de Marne (BIPVAL) voici un choix de six poèmes-vidéo écrits et tournés au cours des cinq dernières années...)&#13;&#13;&#13;&#13;&gt; retour au 1e poème vidéo</itunes:summary>
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      <title>poeme video 5 souterrain</title>
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      <pubDate>Mon, 28 Dec 2009 13:15:38 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.territoire3.org/Media/souterrain.mov&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Media/istanbul_14.png&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:103px; height:77px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Jean-François Paillard&lt;br/&gt;six poèmes vidéo&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;5/6&lt;br/&gt;Le souterrain&lt;br/&gt;réalisation Jean-François Paillard&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;batterie : Damien Ravnich, &lt;br/&gt;guitares : rémy Jouffroy et Jean-François Paillard&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;(En réponse l’appel à concours international de poésie-média N°2 lancé par la &lt;a href=&quot;http://www.biennaledespoetes.fr/&quot;&gt;Biennale Internationale des poètes en Val de Marne&lt;/a&gt; (BIPVAL) voici un choix de six poèmes-vidéo écrits et tournés au cours des cinq dernières années...)&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/12/28_poeme_video_6_fuir.html&quot;&gt;&gt; poème vidéo suivant&lt;/a&gt;</description>
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      <itunes:summary>Jean-François Paillard&#13;six poèmes vidéo&#13;&#13;&#13;&#13;5/6&#13;Le souterrain&#13;réalisation Jean-François Paillard&#13;&#13;batterie : Damien Ravnich, &#13;guitares : rémy Jouffroy et Jean-François Paillard&#13;&#13;&#13;&#13;&#13;&#13;&#13;&#13;&#13;&#13;(En réponse l’appel à concours international de poésie-média N°2 lancé par la Biennale Internationale des poètes en Val de Marne (BIPVAL) voici un choix de six poèmes-vidéo écrits et tournés au cours des cinq dernières années...)&#13;&#13;&#13;&gt; poème vidéo suivant</itunes:summary>
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      <title>poeme video 4 boites</title>
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      <pubDate>Mon, 28 Dec 2009 12:15:30 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.territoire3.org/Media/boites.mov&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Media/istanbul_15.png&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:103px; height:77px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Jean-François Paillard&lt;br/&gt;Six poèmes vidéo&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;4/6&lt;br/&gt;Boîtes&lt;br/&gt;réalisation Jean-François Paillard&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;(En réponse l’appel à concours international de poésie-média N°2 lancé par la &lt;a href=&quot;http://www.biennaledespoetes.fr/&quot;&gt;Biennale Internationale des poètes en Val de Marne&lt;/a&gt; (BIPVAL) voici un choix de six poèmes-vidéo écrits et tournés au cours des cinq dernières années...)&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/12/28_poeme_video_5_souterrain.html&quot;&gt;&gt; poème vidéo suivant&lt;/a&gt;</description>
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      <itunes:summary>Jean-François Paillard&#13;Six poèmes vidéo&#13;&#13;&#13;4/6&#13;Boîtes&#13;réalisation Jean-François Paillard&#13;&#13;&#13;&#13;&#13;&#13;&#13;(En réponse l’appel à concours international de poésie-média N°2 lancé par la Biennale Internationale des poètes en Val de Marne (BIPVAL) voici un choix de six poèmes-vidéo écrits et tournés au cours des cinq dernières années...)&#13;&#13;&#13;&#13;&#13;&#13;&#13;&gt; poème vidéo suivant</itunes:summary>
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      <title>poeme video 3 campagne</title>
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      <pubDate>Mon, 28 Dec 2009 11:15:21 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.territoire3.org/Media/camp.mov&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Media/camp.png&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:103px; height:77px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Jean-François Paillard&lt;br/&gt;six poèmes vidéo&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;3/6&lt;br/&gt;“Bienvenue &lt;br/&gt;à la campagne” &lt;br/&gt;(6:33)&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Réalisation Jean-François Paillard&lt;br/&gt;Voix : Jean-Marc Hérouin et Marion Rampal&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;(En réponse l’appel à concours international de poésie-média N°2 lancé par la &lt;a href=&quot;http://www.biennaledespoetes.fr/&quot;&gt;Biennale Internationale des poètes en Val de Marne&lt;/a&gt; (BIPVAL) voici un choix de six poèmes-vidéo écrits et tournés au cours des cinq dernières années.)&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/12/28_poeme_video_4_boites.html&quot;&gt;&gt; poème vidéo suivant&lt;/a&gt;</description>
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      <itunes:summary>Jean-François Paillard&#13;six poèmes vidéo&#13;&#13;&#13;&#13;3/6&#13;“Bienvenue &#13;à la campagne” &#13;(6:33)&#13;&#13;Réalisation Jean-François Paillard&#13;Voix : Jean-Marc Hérouin et Marion Rampal&#13;&#13;&#13;&#13;&#13;&#13;&#13;&#13;&#13;(En réponse l’appel à concours international de poésie-média N°2 lancé par la Biennale Internationale des poètes en Val de Marne (BIPVAL) voici un choix de six poèmes-vidéo écrits et tournés au cours des cinq dernières années.)&#13;&#13;&#13;&gt; poème vidéo suivant</itunes:summary>
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      <title>poeme video 2 plan masse</title>
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      <pubDate>Mon, 28 Dec 2009 10:15:00 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.territoire3.org/Media/pm.mov&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Media/pm.png&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:103px; height:77px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Jean-François Paillard&lt;br/&gt;six poèmes vidéo&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;2/6&lt;br/&gt;Plan Masse (15:00)&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Réalisation : Jean-François Paillard&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Voix: Jean-Marc Hérouin et Marion Rampal &lt;br/&gt;Batterie : Alex Bourbonnais &lt;br/&gt;Guitare : Rémy Jouffroy&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;(En réponse l’appel à concours international de poésie-média N°2 lancé par la &lt;a href=&quot;http://www.biennaledespoetes.fr/&quot;&gt;Biennale Internationale des poètes en Val de Marne&lt;/a&gt; (BIPVAL) voici un choix de six poèmes-vidéo écrits et tournés au cours des cinq dernières années...)&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/12/28_poeme_video_3_campagne.html&quot;&gt;&gt; poème vidéo suivant&lt;/a&gt;</description>
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      <title>poeme video 1 nam la</title>
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      <pubDate>Mon, 28 Dec 2009 09:33:14 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.territoire3.org/Media/namla-1.mov&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Media/istanbul_16.png&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:103px; height:77px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Jean-François Paillard&lt;br/&gt;six poèmes vidéo&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;1/6&lt;br/&gt;Nam La&lt;br/&gt;(14:05)&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;réalisation Jean-François Paillard&lt;br/&gt;avec la participation du comédien Jean-Marc Hérouin&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;(En réponse l’appel à concours international de poésie-média N°2 lancé par la &lt;a href=&quot;http://www.biennaledespoetes.fr/&quot;&gt;Biennale Internationale des poètes en Val de Marne&lt;/a&gt; (BIPVAL) voici un choix de six poèmes-vidéo écrits et tournés au cours des cinq dernières années...)&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/12/28_poeme_video_2_plan_masse.html&quot;&gt;&gt; poème vidéo suivant&lt;/a&gt;</description>
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      <title>lachose 11</title>
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      <pubDate>Thu, 17 Dec 2009 17:50:57 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Entries/2009/12/17_lachose_11_files/lachose111_3.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Media/lachose111.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:105px; height:151px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Si j’ai connu la chose ? &lt;br/&gt;(jouez !)&lt;br/&gt;Laissez-moi vous dire : un jour, &lt;br/&gt;(offrez-vous une expérience inoubliable !)&lt;br/&gt;je fus en effet présenté à elle. &lt;br/&gt;(livraison 24 h)&lt;br/&gt;Il faut un début à tout : nous parlâmes. &lt;br/&gt;(j’en profite !)&lt;br/&gt;Déjà hors de moi, je lui pris la main. &lt;br/&gt;(pour vous !)&lt;br/&gt;Lorsque je sentis le contact de sa peau &lt;br/&gt;(à gagner !)&lt;br/&gt;sur mes lèvres, &lt;br/&gt;(simple et gratuit !)&lt;br/&gt;de mon coeur frais comme au premier matin, &lt;br/&gt;(une occasion à saisir !)&lt;br/&gt;un sang fluide remonta en flots drus par ma gorge &lt;br/&gt;(dans votre région !)&lt;br/&gt;et me battit la langue. &lt;br/&gt;(voir l’offre.)&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Dans l'obscurité, j'aperçus ses deux yeux &lt;br/&gt;(jouez !)&lt;br/&gt;qui me regardaient. &lt;br/&gt;(offrez-vous une expérience inoubliable !)&lt;br/&gt;Je les crus chargés de désir, &lt;br/&gt;(livraison 24 h)&lt;br/&gt;pleins de douceur mouillée, &lt;br/&gt;(j’en profite !)&lt;br/&gt;presque sans filtres &lt;br/&gt;(pour vous !)&lt;br/&gt;et qui semblaient me dire: c'est toi, c'est toi... &lt;br/&gt;(à gagner !)&lt;br/&gt;Dépourvu de ruse, &lt;br/&gt;(simple et gratuit !)&lt;br/&gt;je me donnai.&lt;br/&gt;(une occasion à saisir !)&lt;br/&gt;Ici, j'attrapais un corps&lt;br/&gt;(dans votre région !)&lt;br/&gt;aux formes douces et invasives&lt;br/&gt;(voir l’offre.)&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Quand elle fut saisie, &lt;br/&gt;(jouez !)&lt;br/&gt;couchée dix fois,&lt;br/&gt;(offrez-vous une expérience inoubliable !)&lt;br/&gt;caressée à lisière d'oreille, &lt;br/&gt;(livraison 24 h)&lt;br/&gt;tenue ouverte entre les draps froissés&lt;br/&gt;(j’en profite !)&lt;br/&gt;et maintes fois terrassée ; &lt;br/&gt;(pour vous !)&lt;br/&gt;quand je ne fus plus qu'un long gémissement &lt;br/&gt;(à gagner !) &lt;br/&gt;poussé à mordre,&lt;br/&gt;(simple et gratuit !)&lt;br/&gt;sans plus rien à retenir que l'instant, &lt;br/&gt;(une occasion à saisir !) &lt;br/&gt;au-dedans effrayé par l'implacable emportement &lt;br/&gt;(dans votre région !)&lt;br/&gt;qui me tassait contre son ventre, &lt;br/&gt;(voir l’offre)&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;j'eus l'impression que nos dalles&lt;br/&gt;(jouez !)&lt;br/&gt;pivotaient, &lt;br/&gt;(offrez-vous une expérience inoubliable !)&lt;br/&gt;et gagnaient, &lt;br/&gt;(livraison 24 h)&lt;br/&gt;par un spasme &lt;br/&gt;(j’en profite !)&lt;br/&gt;insoupçonné, &lt;br/&gt;(pour vous !)&lt;br/&gt;le versant libre &lt;br/&gt;(à gagner !)&lt;br/&gt;et grand, &lt;br/&gt;(simple et gratuit !)&lt;br/&gt;si pur, &lt;br/&gt;(une occasion à saisir !)&lt;br/&gt;non plus jamais protégé,&lt;br/&gt;(dans votre région !) &lt;br/&gt;de l'Amour. &lt;br/&gt;(voir l’offre.)&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Dés ce moment &lt;br/&gt;(jouez !)&lt;br/&gt;j'entendis mes paroles s'accomplir &lt;br/&gt;(offrez-vous une expérience inoubliable !)&lt;br/&gt;en elle, &lt;br/&gt;(livraison 24 h)&lt;br/&gt;toutes mes paroles tombées de ma bouche &lt;br/&gt;(j’en profite !)&lt;br/&gt;et déposées &lt;br/&gt;(pour vous !)&lt;br/&gt;dans la paix de ses doigts qui ne se défendaient plus. &lt;br/&gt;(à gagner !)&lt;br/&gt;Oh, comme j'étais nu! &lt;br/&gt;(simple et gratuit !)&lt;br/&gt;Fragile et léger! &lt;br/&gt;(une occasion à saisir !)&lt;br/&gt;Un atome d'enfant comblé qu'on berce &lt;br/&gt;(dans votre région !)&lt;br/&gt;et qu'on coince sous un sein. &lt;br/&gt;(voir l’offre.)&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Elle me regardait me dissoudre &lt;br/&gt;(jouez !)&lt;br/&gt;avec de grands élans chauds. &lt;br/&gt;(offrez-vous une expérience inoubliable !)&lt;br/&gt;Puis vint la lumière: &lt;br/&gt;(livraison 24 h)&lt;br/&gt;un néon agressif au plafond &lt;br/&gt;(j’en profite !)&lt;br/&gt;et derrière le monument que j'étreignais, &lt;br/&gt;(pour vous !)&lt;br/&gt;je vis un autre moi-même, &lt;br/&gt;(à gagner !)&lt;br/&gt;à même tête de grenouille, &lt;br/&gt;(simple et gratuit !)&lt;br/&gt;penché sur ma prise vacillante &lt;br/&gt;(une occasion à saisir !)&lt;br/&gt;qui – horreur !- guidait son Tout &lt;br/&gt;(dans votre région !)&lt;br/&gt;vers ses formes laiteuses déjà reconstituées ! &lt;br/&gt;(voir l’offre.)&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Sous l’effet de l’émotion, mes bras s'encordèrent. &lt;br/&gt;(jouez !)&lt;br/&gt;Voulant bien faire, je m'arrachai ici et là &lt;br/&gt;(offrez-vous une expérience inoubliable !)&lt;br/&gt;avec grande précaution, &lt;br/&gt;(livraison 24 h)&lt;br/&gt;comme si j'eusse voulu &lt;br/&gt;(j’en profite !)&lt;br/&gt;éviter tout bruit net et craquant. &lt;br/&gt;(pour vous !)&lt;br/&gt;Je vis qu'une corde à linge &lt;br/&gt;(à gagner !)&lt;br/&gt;tenait l'entier de ma raison. &lt;br/&gt;(simple et gratuit !)&lt;br/&gt;Je compris qu'aucun de mes points de chair &lt;br/&gt;(une occasion à saisir !)&lt;br/&gt;ne comptait plus pour elle. &lt;br/&gt;(dans votre région !)&lt;br/&gt;Effaré, je reculai de dix pas. &lt;br/&gt;(voir l’offre)&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Je voulus aboyer ce qui pesait en trou&lt;br/&gt;(jouez !) &lt;br/&gt;dans mon coeur piétiné. &lt;br/&gt;(offrez-vous une expérience inoubliable !)&lt;br/&gt;J'ouvris grand ma gueule terreuse, &lt;br/&gt;(livraison 24 h)&lt;br/&gt;quand soudain j'entendis &lt;br/&gt;(j’en profite !)&lt;br/&gt;des tonnerres d'applaudissements. &lt;br/&gt;(pour vous !)&lt;br/&gt;Comment en vins-je à rire? &lt;br/&gt;(à gagner !)&lt;br/&gt;Il se trouva que je remontai&lt;br/&gt;(simple et gratuit !)&lt;br/&gt;mon pantalon en riant. &lt;br/&gt;(une occasion à saisir !)&lt;br/&gt;Par là, je sus &lt;br/&gt;(dans votre région !)&lt;br/&gt;que j'avais passé l'épreuve. &lt;br/&gt;(voir l’offre.)&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Alors, je me redressai &lt;br/&gt;(jouez !)&lt;br/&gt;de toute ma blessure &lt;br/&gt;(offrez-vous une expérience inoubliable !)&lt;br/&gt;qui faisait jusqu'à terre &lt;br/&gt;(livraison 24 h)&lt;br/&gt;comme un pan duveteux. &lt;br/&gt;(j’en profite !)&lt;br/&gt;Je tournai le dos &lt;br/&gt;(pour vous !)&lt;br/&gt;et grimaçant de formidables larmes, &lt;br/&gt;(à gagner !)&lt;br/&gt;je m'enfuis, oubliant dans ma hâte &lt;br/&gt;(simple et gratuit !)&lt;br/&gt;mon étui pelvien. &lt;br/&gt;(une occasion à saisir !)&lt;br/&gt;En prenant la sortie, &lt;br/&gt;(dans votre région !)&lt;br/&gt;je trébuchais par deux fois. &lt;br/&gt;(voir l’offre.)&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Il me vint l'espace d'une vie, &lt;br/&gt;(jouez !)&lt;br/&gt;des fureurs muettes, &lt;br/&gt;(offrez-vous une expérience inoubliable !)&lt;br/&gt;des enflures insolentes&lt;br/&gt;(livraison 24 h)&lt;br/&gt;et des effets mous dans les jambes. &lt;br/&gt;(j’en profite !)&lt;br/&gt;Mais je tins bon. &lt;br/&gt;(pour vous !)&lt;br/&gt;Mon sang circula autrement, &lt;br/&gt;(à gagner !)&lt;br/&gt;plus librement peut-être, &lt;br/&gt;(simple et gratuit !)&lt;br/&gt;tandis qu'en ma mémoire, &lt;br/&gt;(une occasion à saisir !)&lt;br/&gt;s'annulait celle &lt;br/&gt;(dans votre région !)&lt;br/&gt;dont je m'étais cru à jamais attaché. &lt;br/&gt;(voir l’offre.)&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Depuis, &lt;br/&gt;(jouez !)&lt;br/&gt;je suis horde grinçante, &lt;br/&gt;(offrez-vous une expérience inoubliable !)&lt;br/&gt;chevauchée sauvage, &lt;br/&gt;(livraison 24 h)&lt;br/&gt;bâton comprimé, &lt;br/&gt;(j’en profite !)&lt;br/&gt;tête de pioche, &lt;br/&gt;(pour vous !)&lt;br/&gt;race de laquais, &lt;br/&gt;(à gagner !)&lt;br/&gt;ami de mort, &lt;br/&gt;(simple et gratuit !)&lt;br/&gt;petit bout d'écorce sèche, &lt;br/&gt;(une occasion à saisir !)&lt;br/&gt;pour mieux tromper, &lt;br/&gt;(dans votre région !)&lt;br/&gt;pour mieux résister. &lt;br/&gt;(voir l’offre.)&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Et vous, avez-vous connu la chose ?&lt;br/&gt;(jouez !)&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Textes et dessins © jean-françois paillard / 2005 -2009&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;- -&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Vous avez aimé ? Alors courez acheter mes romans, en vente &lt;a href=&quot;http://livre.fnac.com/a868948/Jean-Francois-Paillard-Animos%253FMn%253D-1%2526Mu%253D-13%2526Ra%253D-1%2526To%253D0%2526Nu%253D2%2526Fr%253D0&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://livre.fnac.com/a1439211/Jean-Francois-Paillard-Un-monde-cadeau%253FMn%253D-1%2526Ra%253D-1%2526To%253D0%2526Nu%253D8%2526Fr%253D0&quot;&gt;ici &lt;/a&gt;et &lt;a href=&quot;http://livre.fnac.com/a1848857/Jean-Francois-Paillard-Pique-nique-dans-ma-tete%253FMn%253D-1%2526Ra%253D-1%2526To%253D0%2526Nu%253D3%2526Fr%253D0&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; et mes textes publiés chez publie.net &lt;a href=&quot;http://www.publie.net/tnc/spip.php%253Farticle275&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;http://www.publie.net/tnc/spip.php%253Farticle209&quot;&gt;ici  &lt;/a&gt; et chez crater &lt;a href=&quot;http://recherche.fnac.com/advanced/book.do%253FisAdvanced%253D1%2526title%253Dduel%2526selectTitle%253D0%2526exact%253Dtrue%2526author%253Dpaillard%2526editor%253D%2526serie%253D%2526collection%253D%2526format%253D%2526language%253D%2526startMonth%253D-1%2526startYear%253D-1%2526endMonth%253D-1%2526endYear%253D-1%2526ean%253D%2526x%253D70%2526y%253D6%2526isbn%253D&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; et dites-moi ce que vous en pensez !&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;- - -&lt;br/&gt;Lire les autres épisodes :&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/4/16_lachose_1.html&quot;&gt;la chose 1 / Un jour...&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/4/17_lachose_2.html&quot;&gt;la chose 2 / Mais qui? &lt;/a&gt; &lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/4/18_lachose_3.html&quot;&gt;la chose 3 / Ce que dit le poulet&lt;/a&gt; &lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/4/19_lachose_4.html&quot;&gt;la chose 4 / Je vous assure...&lt;/a&gt; &lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/4/21_lachose_6.html&quot;&gt;la chose 5 / Vivarium&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/9/18_lachose_6.html&quot;&gt;la chose 6 / Serge F.&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/10/23_lachose_7.html&quot;&gt;la chose 7 / Simplement un peu spécial&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/11/2_roman_depouvante_2.html&quot;&gt;la chose 8 / L’effacement de R.&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/12/10_lachose_9.html&quot;&gt;la chose 9 / La vérité sur le projet Phoenix&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/12/15_lachose_10.html&quot;&gt;la chose 10 / Combattre le stress...par la récréation!&lt;/a&gt;</description>
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      <title>ainsi 3</title>
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      <pubDate>Thu, 17 Dec 2009 12:53:10 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Entries/2009/12/17_ainsi_3_files/ainsi3-filtered.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Media/ainsi3-filtered.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:102px; height:144px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Ainsi / 3&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Ainsi, ma seule échappée est celle de l’étrange (quand beaucoup sont à pointer leur doigt sur l’entrée du sentier battu, que signale le carrousel glorieux). Qu’on ne s’y trompe pas : c’est par pure peur que je cherche à m’échapper, car je sais qu’au bout du sentier battu, il y a cette galerie qui court en plateure. Il n’y a bientôt plus d’autre choix que de s’y enfoncer (voyez comme on s’y bouscule ! parlant moins littérature que de préséance et de largeur de pied !) La galerie est de plus en plus étroite malgré l’abattage à l’explosif ; elle est de plus en plus sombre malgré les lampes à accumulateur. Tout au bout, dans l’espace riquiqui où tous – on les connaît ! - se tiennent coudes au corps et par le menton, il y a cette chose tassée, bête comme charbon gras - et qui vous attrape ! et ne vous lâche plus ! A moins que vous n’acceptiez de mettre cette horloge de style dans votre tête devenue gondole, son tic-tac scandant les successions de “coups de génie et de coups de théâtre” qui peupleront désormais vos pauvres histoires... &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;(à suivre)&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;texte et images Jean-François Paillard © 2009</description>
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      <title>interlude Papon 2</title>
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      <pubDate>Thu, 17 Dec 2009 09:31:29 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Entries/2009/12/17_interlude_Papon_2_files/papon2.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Media/papon2.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:193px; height:113px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Incapable de camper plus de quelques heures dans la même ornière textuelle de peur que les obus de la routine ne m’ensevelissent à jamais, j’arpentais ces derniers temps &lt;a href=&quot;Entries/2009/9/11_un_heros_1_adieu.html&quot;&gt;un pays&lt;/a&gt; à la fois étrange et douloureux. J’y entasse des bouts de souvenirs, des textes épars et des liasses de documents divers, dont cette série d’articulets sur le procès Papon, publiés en 1998 et 1999 dans le &lt;a href=&quot;http://www.culturepub.fr/videos/larousse-le-journal-de-l-annee-d-un-14-juillet-a&quot;&gt;Journal de l’Année&lt;/a&gt; (Larousse).</description>
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      <title>interlude Papon</title>
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      <pubDate>Wed, 16 Dec 2009 09:38:58 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Entries/2009/12/16_interlude_Papon_files/papon1.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Media/papon1.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:113px; height:116px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;En digne saute-ruisseau, incapable de camper plus de quelques heures dans la même ornière textuelle de peur que les obus de la routine ne m’ensevelissent à jamais, j’arpentais ces derniers temps &lt;a href=&quot;Entries/2009/9/11_un_heros_1_adieu.html&quot;&gt;un pays&lt;/a&gt; à la fois étrange et douloureux, qui me rendra moi aussi ‘nuts’ si je n’en fais pas un jour, pas à pas, le tour complet. Pour le moment, j’y entasse des bouts de souvenirs, des textes épars et des liasses de documents divers, dont, tenez, cette série d’articulets sur le procès Papon, que j’ai publiés en 1998 et 1999 dans le &lt;a href=&quot;http://www.culturepub.fr/videos/larousse-le-journal-de-l-annee-d-un-14-juillet-a&quot;&gt;Journal de l’Année&lt;/a&gt; (Larousse).&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;A l’époque, tous ceux qu’obsédait l’énigme de la collaboration d’individus ordinaires à des entreprises de déshumanisation (1) se sont passionnés pour ce procès. L'ancien secrétaire général de la police René Bousquet ayant été assassiné avant son procès, Maurice Papon était en outre le premier haut fonctionnaire de Vichy à être jugé en France pour “complicité de crime contre l'humanité.” Exemplaire, le procès de Maurice Papon n’était pas seulement celui d’un homme ni du gouvernement Pétain, mais bien celui de tous ceux des Français - fonctionnaires et juristes en tête (2) - qui ont concouru au drame absolu de la Shoah. Le dire et le répéter sans cesse...&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Comparaissant le 8 octobre 1997 devant la cour d'assises de Bordeaux, Maurice Papon était accusé d'avoir contribué entre 1942 et 1944 à la déportation de dizaines de Juifs (3) vers Drancy, antichambre des camps d'extermination allemands. A l'origine, le verdict était attendu le 23 décembre 1997, mais les interruptions et le déroulement souvent interminable des audiences ont rapidement transformé l'affaire Papon en procès-fleuve. Le plus long jamais organisé en France...</description>
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      <title>lachose 10</title>
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      <pubDate>Tue, 15 Dec 2009 11:37:14 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Entries/2009/12/15_lachose_10_files/VES1-filtered.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Media/VES1-filtered_1.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:210px; height:118px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Comme tout le monde à Camp Tonto, Jean-Luc Prieur a tout pour être un homme stressé : « Depuis mon transfert de &lt;a href=&quot;../animos.html&quot;&gt;l’URCM de Lepz&lt;/a&gt; (une filiale de retraitement des champs de la mort™ située en nouvelle Carinthie, ndlr) je suis surchargé de travail, concède-t-il. Et quand ce n'est pas le cas, je dois, comme tout salarié, lutter contre l'angoisse de ne plus en avoir ». La grande chance de cet ancien chef de projet chargé du contrôle qualité, aujourd’hui responsable de l’ensemble du service Eviscération du site, c'est qu'il peut s’auto diagnostiquer à temps : « Je sais que lorsqu’une activité ou un événement prend trop d’importance pour moi, le stress me guette », confie-t-il.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;“On a cru à un coma éthylique”&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Jean-Luc parle d’or. Un effort physique ou intellectuel concentré de façon prolongée sur un même objet, qui est d’accroître sans cesse et par tous les moyens le rendement de ‘la chose’ est immanquablement facteur de stress : « Le complexe physico-chimique d’un individu « polarisé » sur une seule activité finit en quelque sorte par « tétaniser » - exactement comme l’appareil musculaire d'un grimpeur bloqué depuis trop longtemps sur une paroi difficultueuse », explique notre consultant interne, le professeur &lt;a href=&quot;Entries/2009/6/19_guidedu21siecle_episode_2.html&quot;&gt;Reginald S. Clock&lt;/a&gt;. L'erreur est alors de croire qu'en s’accordant un ‘lâcher prise’, le stress finira par s’envoler : « Passer de l'hyperactivité à l'inactivité totale et c'est la dégringolade assurée ! », met en garde Michel Lecerf, le Directeur des Ressources Humaines de Camp Tonto.&lt;br/&gt;Une chute brutale de tension entre deux missions à haut challenge peut même s’avérer fatale. L’exemple de &lt;a href=&quot;Entries/2009/6/22_guidedu21siecle_episode_4.html&quot;&gt;E&lt;/a&gt;., un ingénieur système trouvé inanimé dans la casemate NB 567 du site ouest du camp est à méditer : « On a cru d’abord à un simple coma éthylique, très courant dans ce secteur en fin de semaine », explique Jean-Pierre Boillon, le médecin du travail chargé de la supervision de la zone ouest. Le praticien a dû pourtant se rendre à l’évidence : « en opérant les palpations d’usage, j’ai compris que E. avait été victime d’une hémorragie cérébrale due à une hyperpression veineuse rétrograde provoquée par un écrasement thoraco-abdominal… »&lt;br/&gt;Existe-t-il des moyens efficaces pour protéger les salariés contre les risques bien réels de chute et d’étouffement ? « Les doter de protections lourdes et encombrantes comme les gilets pare-balles, les kits « mains libres » et autres murs de briques s’avère aussi coûteux que contre-productif », répond Jean-Noël Toumieux, chef du contrôle de gestion de l’équipemen-tier Rambo-Pelage. Que l’on s’avise pour en être convaincu, que l’infortuné ingénieur système était équipé d’un ensemble casque-armure-coudières-tibias-gorgerin en polyéthylène haute densité, associé à un appareil respiratoire artificiel qui lui permettait de s’oxygéner à peu près normalement, même à l’air libre !&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;“un risque bien réel de piétinement”&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Mais revenons à ce comportement de lâcher prise que le stress au travail induit si l’on n’y prend garde : « Par paresse, esprit routinier ou négligence, le salarié renonce souvent le matin à se préparer mentalement aux épreuves de la journée, déplore Jessica Kalhoum, responsable des ressources humaines de la division Gains de Camp Tonto. Cette règle de sécurité figure pourtant noir sur blanc dans la Charte d’entreprise du site : « …tant les occasions de sortie de route sont nombreuses », prévient Jessica Kalhoum. Elle nous en livre quelques-unes : « La glissade abrasive, lors d’une négociation commerciale particulièrement ardue ; le double tonneau provoqué par un lancement-produit mal budgété ; le choc frontal dû au rayonnement thermique occasionné par une mise à feu tardive d’un plan media… » Sans oublier le risque, toujours présent, de piétinement par les collègues : « …qui sont aussi des clients-rois et par là de solides concurrents… », analyse Jessica Khaloum. &gt;&gt;&gt;&lt;br/&gt;</description>
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      <title>lachose 9</title>
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      <pubDate>Thu, 10 Dec 2009 14:53:50 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Entries/2009/12/10_lachose_9_files/projetphoenix-filtered.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Media/projetphoenix-filtered_1.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:120px; height:120px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;Aileen P. de Minneapolis (Minnesota) connaissait pourtant son rôle par cœur. Devant les caméras, elle savait comment presser le bras de son mari en lui fixant le bout du menton avec cet air de confiance, de gratitude et de tendresse qui a tant contribué à son extrême popularité. Dommage que cette actrice née ne pût tenir longtemps son rôle auprès du président Ronald, un homme au cœur sec qu’un journaliste du Arizona Daily Star surnomma un jour de 1983 l'Homogénéisateur, un curieux nickname qui eut l’immense succès que l’on sait, au point d’inspirer au légendaire chanteur “disco” Patti Ingram une chanson éponyme qui sera classée cette année-là numéro 1 des charts américains par le magazine Billboard. On sait moins que ce surnom valut à son auteur une mort par noyade déguisée en suicide dans les eaux limpides d’un creek des monts de la superstition (Arizona) à une portée de mitrailleuse de Camp Tonto, un centre d’expérimentations en tout genre de l’armée américaine. Avant que le ministère de la justice du gouvernement américain ne déclassifiât certains documents détaillant les actions de la CIA au cours du dernier quart du XXe siècle, seule une poignée de spécialistes du contre-espionnage connaissaient l’existence de ce centre, qui fut pourtant inauguré en grandes pompes le jour même de la mise en sommeil du Nevada Test Site, le principal site d’essais nucléaires établi sur le territoire américain. C’est à Camp Tonto que furent ourdies les tentatives d’assassinat du président cubain Fidel Castro, du chef du mouvement d’indépendance congolais Patrice Lumumba, de l’Emir du Khémed Ben Kalish Ezab et du dictateur dominicain Rafael Trujillodes. Des opérations d’espionnage de grande envergure de rédacteurs en chef et de chroniqueurs de journaux américains, français et allemands y furent montées ; des interrogatoires clandestins de prisonniers exposés à des ondes électromagnétiques d’extrêmement basse fréquence (ELF) ainsi qu’à des rayons gammas y furent effectués ; des substances chimiques y furent même testées sur des citoyens américains non consentants, dont l’&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Liane_d%2527argent&quot;&gt;Hawaiian baby woodrose&lt;/a&gt;, l’&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Ipomoea_tricolor&quot;&gt;Ipomoea tricolor&lt;/a&gt;, ainsi qu’un élixir de vérité de type spagyrique nommé “projet Phoenix” dont le composé chimique n’a jamais été dévoilé par le Pentagone. C’est aussi à Camp Tonto que certains armements à l’uranium appauvri utilisés en Afghanistan et dans les guerres du Golfe persique ont été mis au point. Mais ce n’est pas tout. Avant que vous ne lisiez les lignes qui vont suivre, sachez que seulement dix individus dans le monde (le rédacteur de ce texte compris) étaient informés que des employés de Camp Tonto (quatre au total, tous à ce jour portés disparus...) avaient été les témoins éberlués, un jour de mai 1983, depuis les fenêtres de l’autocar qui les conduisait à &lt;a href=&quot;http://maps.google.fr/maps%253Fhl%253Dfr%2526source%253Dhp%2526q%253Dphoenix%2526um%253D1%2526ie%253DUTF-8%2526sa%253DN%2526tab%253Dwl&quot;&gt;Phœnix&lt;/a&gt; (Arizona) par la route 88 dite Apache Trail, du crash d’un objet volant en forme de disque, d’apparence métallique, dans une zone du &lt;a href=&quot;http://maps.google.fr/maps%253Fhl%253Dfr%2526source%253Dhp%2526q%253Dqueen%252520desert%2526um%253D1%2526ie%253DUTF-8%2526sa%253DN%2526tab%253Dwl&quot;&gt;Queen desert&lt;/a&gt; qui a été clôturée et interdite d’accès depuis. Mais le plus incroyable est encore à suivre. Car l’un des quatre témoins, un certain Wright Fowler, un ingénieur en énergie nucléaire de 33 ans détaché à Camp Tonto par la firme Dupont de Nemours, déclara sous serment à la police locale, que lors de son évacuation sanitaire (le conducteur de l’autocar ayant sous le coup de l’émotion perdu le contrôle de son véhicule qui alla s’écraser contre un cactus chandelier) il avait aperçu par l’ouverture d’une tente médicale montée en urgence par l’armée, le corps brun vert d’une créature d’environ trois pieds de haut (soit à peu près 91,5 centimètres, ndlr) à la tête énorme et aux yeux globuleux, vêtue d’une combinaison argentée sur laquelle - tenez-vous bien - était cousu, je cite : “un écusson aux couleurs du drapeau américain.” Cette déclaration tiendrait du délire si d’autres témoignages concordants, émanant notamment de personnels appartenant à la sécurité du site n’avaient rapporté par la suite que les laboratoires du centre d’essais s’étaient vu livrer le jour même un caisson frigorifique contenant des corps de cinq créatures “ni vraiment animales ni vraiment humaines” - l’un d’entre eux employant à leur sujet l’expression de “choses de couleur brun-vert ressemblant étrangement au chien nu du Brésil”. Mais restez avec moi. Car ce qui arrive est plus extraordinaire encore. Revenons si vous le voulez bien à Aileen P. de Minneapolis et à sa fulgurante carrière en tant que femme de président. Vous n’êtes pas sans savoir ce qu'un beau matin d'août 1985 il advint d’elle, de son coupé sport (une magnifique Ford Mustang Fastback 1969 dont il ne reste à ce jour dans le monde que deux exemplaires entièrement d’origine), de l'arbre qui les reçut de plein fouet et de l'homme qui conduisait le véhicule, son amant dois-je vous le préciser, un certain Hörg Jaider, chef historique des nationaux texans et gouverneur de l’état de nouvelle Carinthie, un homme au passé trouble dont on a récemment découvert qu’il émargeait à la firme Ken &amp;amp; Eddy, une officine de la CIA spécialisée dans l’infiltration des personnalités politiques de haut rang domiciliée à Barren Church (Virginie) et dont certains employés furent mêlés dans les années 1990 à des affaires de trafics d’adolescentes et de ventes illégales d’armes en Bosnie-Herzégovine. Mais laissons de côté cette affaire. Revenons à la rencontre inopinée de la Mustang Fastback et de son arbre. Pressée de publier les photos sanglantes de la tragédie plutôt que d’en rechercher sérieusement les causes, la presse reprit avec une belle unanimité la thèse officielle d’un banal accident de la route. L’équipe d’enquêteurs diligentée par le FBI fut dessaisie du dossier. Il n’y eut bientôt plus personne pour s’aviser qu’il manquait un écrou au volant du véhicule. Qui ou plutôt quelle officine fut chargée de l’homogénéisation de Hörg et d’Aileen? Quelle raison tordue avait poussé Ronald à prendre la décision terriblement risquée de se débarrasser de sa femme et de l’amant de sa femme ? Quel profit concret comptait-il tirer de ce double assassinat? A-t-il été lui-même manipulé? Toutes ces interrogations n’ont reçu à ce jour aucune réponse satisfaisante. Dans cette affaire aux ramifications politico-économiques multiples, le tort de l'Homogénéisateur fut sans doute de n'avoir pas pris conscience à quel point Aileen P. et lui-même, et cela bien qu’ils n’eussent aucune attirance particulière l’un pour l’autre, formaient aux yeux du grand public un couple flamboyant, un couple qui, à l'époque du deuxième mandat présidentiel de Ronald eût pu sans conteste être identifié à la prospérité recouvrée, celle qui annonça trois décennies plus tard, le règne sans partage de la réalité phénoménale ultranetienne et la quasi-disparition conjointe de toute corporéité humaine active sur terre (si l’on excepte bien entendu celle, hautement conjecturale, des parias relégués dans le &lt;a href=&quot;../bienvenue.html&quot;&gt;territoire3&lt;/a&gt; et non comptabilisés dans &lt;a href=&quot;Entries/2009/6/19_guidedu21siecle_episode_2.html&quot;&gt;l’Ultranet®&lt;/a&gt;). Au lieu de cela, sur les conseils de Ken &amp;amp; Eddy dont la couverture officielle était celle d’une agence matrimoniale de luxe, l'Homogénéisateur se remariera très vite avec une ancienne infirmière un peu effrayée par sa fonction de femme de Président et qui aura un mal de chien à asseoir sa popularité auprès des citoyens panaméricains. Mais tout s'apprend et l'agence Ken &amp;amp; Eddy avait cette fois-ci tapé dans le mille : Judith B. surmontera le handicap d'un physique peu agréable en suivant assidûment des cours de maintien et d'expression corporelle. Elle apprendra la danse, le chant et le tir à la carabine, n’hésitant pas à faire un carton sur certains des membres de son entourage qui selon son expression “ne remplissaient pas les critères requis”. On sait que Ronald junior y perdra la vie, et cela bien qu’il fût pressenti pour succéder à son père en qualité de candidat du parti Républicain à l’élection présidentielle, tant il paraissait aux yeux de sa mère incapable de se sortir de conduites addictives irresponsables et destructrices, comme celle consistant à s’adonner à la lecture non de rapports et de listes d’actions à mener, mais de véritables livres remplis d’histoires aux développements fuligineux (“impropres à l’exercice de la carrière de décideur”, disait Judith, usant de l’anglicisme “inappropié”) l’hémorragie interne consécutive aux sept balles de 12 mm qu’il reçut dans le corps ayant pris dans les journaux l’appellation plus anodine de « rhinite mal soignée ». Femme de caractère, Aileen deviendra peu à peu la véritable maîtresse femme que nous connaissons tous, celle qui saura protéger la santé de l'Homogénéisateur, et qui l'amènera sans heurts à suivre les affaires du pays avec le sérieux et la minutie, le tact et la prescience qui en font de nos jours un sujet de prédilection pour ceux des chroniqueurs politiques qui essaient encore de déterminer qui de l'Homogénéisateur ou de sa femme gouvernait alors réellement le pays – la réponse étant bien évidemment que ni l’un ni l’autre ne maîtrisaient quoi que ce soit du pouvoir, celui-ci étant assumé en sous-main par Barney, la mascotte de la Maison-Blanche, un chien nu du Brésil que l’Homogénéisateur et sa femme surnommaient en privé “la chose” depuis qu’il avait pris ses quartiers devant les manettes du boîtier-déclencheur du &lt;a href=&quot;http://images.google.fr/images%253Fhl%253Dfr%2526source%253Dhp%2526q%253Dfeu%252520nucleaire%2526um%253D1%2526ie%253DUTF-8%2526sa%253DN%2526tab%253Dwi&quot;&gt;feu nucléaire&lt;/a&gt; qui s’empoussiérait sagement sur la table basse du salon. « Ma vie a commencé le jour où ma femme et moi, nous nous sommes mariés », commentera, au terme de son deuxième mandat, un Homogénéisateur profondément reconnaissant, exactement 72 heures avant que, sous le coup d’un accès de démence ou poussée au contraire par un élan salutaire d’extrême lucidité, à moins qu’elle ne fût plus prosaïquement tenaillée par l’envie d’en finir avec toute cette histoire “la chose” ne mît fin à une bonne partie de la vie terrestre en exerçant une légère poussée de sa patte avant droite sur le bouton de mise à feu atomique (qui n’est, aussi incroyable que cela puisse paraître, absolument pas de couleur rouge, mais multicolore et moulé à l’effigie de Mickey Mouse! Une idée loufoque qui venait précisément de Wright Fowler, l’ingénieur en énergie atomique qui avait assisté quelques années plus tôt au crash de l’objet volant non identifié. Cette idée fut d’ailleurs la dernière de Fowler à être retenue par l’équipe en charge du dispositif de mise à feu de l’arme nucléaire. Non pas que notre homme eût été le moins du monde mis sur la touche. Il se trouve simplement qu’un beau jour de novembre 1986, le lendemain de sa promotion au poste de chief engineer en charge de la connectique du boîtier-déclencheur, il disparut de la base de Camp Tonto. On parla un peu vite d’enlèvement, possiblement d’origine iranienne ou israélienne voire française : “...la France étant actuellement aux prises avec des problèmes quasi-insolubles liés à la mise en oeuvre de son réacteur à neutrons rapides Superphénix”, affirmèrent deux agents du FBI lancés sur les traces de Fowler par le département américain de la Justice, mais très vite pressés en haut lieu de classer sans suite ce dossier hautement explosif où était évoqué notamment le nom de Jeff Marchiani, un chef d’antenne de la CIA à Rome réputé proche du réseau maffieux corse du ministre de l’intérieur français de l’époque, lui-même impliqué dans un vaste réseau de trafic d’armes et de drogue avec l’Angola, le Maroc, Israël et les Etats-Unis. Mais la piste de Fowler ne s’arrête pas là. Un témoin sous X arrêté par le FBI en juin 1987 dans l’affaire de la Fondation Nationale pour la Démocratie (qui s’avéra être une officine écran de la CIA, ndlr) jura l’avoir vu quelques semaines après sa disparition dans un drive in de Yucca (Arizona). Visiblement éméché, à moins qu’il ne fût sous l’emprise de stupéfiants, Fowler parlait avec animation à une gogo danseuse que l’on retrouvera morte le surlendemain dans une chambre d’un motel tout proche, un couteau en travers de la gorge et une fourchette plantée dans le ventre. Deux autres témoins anonymes interrogés en octobre 1987 dans l’affaire de la fraude massive du Royal Buffalo Casino de Las Vegas affirmèrent quant à eux avoir identifié Fowler en janvier de la même année. L’homme était aux côtés de Mike d’Antoni, l’ancien entraîneur des Suns, l’équipe des basketteurs NBA de Phoenix, lors d’un match catastrophe vraisemblablement truqué, un véritable run and gun où l’équipe locale perdit contre toute attente 126 à 89 contre les Knicks de New York. Deux ans plus tard, le journaliste Luz Russo écrira dans les colonnes du New York Post que Fowler, un homme certes intelligent mais à la santé mentale vacillante, avait été à ce point marqué par la vision de l’étrange créature agonisant sous sa tente “qu’il était devenu complètement nuts”, pour reprendre son expression. Mais il y a mieux. Avant qu’il ne disparût lui aussi dans des circonstances jamais vraiment élucidées (l’enquête menée par la police fédérale ayant conclu après seulement deux jours d’investigation à une « disparition volontaire ») Luz Russo disait fort imprudemment à qui voulait l’entendre, qu’il avait rassemblé assez de pièces à conviction pour démontrer que Fowler avait trouvé refuge dès les premiers jours de sa cavale dans une communauté “post-hippie” établie dans la Vallée de l’espérance, un désert inhospitalier situé à l’est de la Sierra Nevada de Californie. Bénéficiant d’une large protection de la part du bureau des opérations spéciales de la CIA, et dirigée par le propre fils du sénateur méthodiste du Nebraska Bill Roberts (dont on a récemment appris qu’il était le véritable propriétaire, via une cascade de holdings domiciliés aux Barbades, au Luxembourg et en Uruguay, des défuntes tours jumelles du World Trade Center de New York) cette communauté d’illuminés se réclamerait de la mémoire du criminel en série Charles Milles Branson. S’agissant des événements tragiques du 11 septembre, l’information est évidemment de nature à éclairer d’un jour différent la fameuse piste du “complot méthodiste” dont la moindre des surprises n’est pas que, selon une source sûre proche du dossier, il eût été financé par des fonds émanant de mouvements évangéliques et fondamentalistes, de confessions multiples et d’origines diverses, tous liés de près ou de loin à “la chose”, ce fameux chien nu du Brésil à la tête énorme et aux yeux globuleux qui se matérialisa, sans que l’on sache très bien quand, pourquoi et dans quelles circonstances, sous le tapis rouge de l’un des trois salons ovales de la Maison-Blanche, mais bien plutôt que l’Homogénéisateur se serait à ce point entiché de “la chose” qu’il lui aurait concédé l’usage exclusif de la télécommande universelle qui trône sur la table-basse du bureau présidentiel, faisant du chien nu du Brésil et cela pour les siècles à venir (celui-ci étant réputé, tout comme le phœnix dont il serait cousin, éternel et indestructible) la source unique de la conquête du bonheur humain, et de son nécessaire corrolaire, la croyance qu’il est humainement possible de l’atteindre par les moyens de la déstabilisation des Etats, du financement du terrorisme international et de l’instillation dans les esprits via l’industrie du divertissement, que le combat destructeur entre le “bien” et le “mal” est un combat joyeux, car il se termine toujours à l’avantage du premier.) © Jean-François Paillard / 2009&lt;br/&gt;- - -&lt;br/&gt;Vous avez aimé ? Alors courez acheter mes romans, en vente &lt;a href=&quot;http://livre.fnac.com/a868948/Jean-Francois-Paillard-Animos%253FMn%253D-1%2526Mu%253D-13%2526Ra%253D-1%2526To%253D0%2526Nu%253D2%2526Fr%253D0&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://livre.fnac.com/a1439211/Jean-Francois-Paillard-Un-monde-cadeau%253FMn%253D-1%2526Ra%253D-1%2526To%253D0%2526Nu%253D8%2526Fr%253D0&quot;&gt;ici &lt;/a&gt;et &lt;a href=&quot;http://livre.fnac.com/a1848857/Jean-Francois-Paillard-Pique-nique-dans-ma-tete%253FMn%253D-1%2526Ra%253D-1%2526To%253D0%2526Nu%253D3%2526Fr%253D0&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; et mes textes publiés chez publie.net &lt;a href=&quot;http://www.publie.net/tnc/spip.php%253Farticle275&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;http://www.publie.net/tnc/spip.php%253Farticle209&quot;&gt;ici  &lt;/a&gt; et chez crater &lt;a href=&quot;http://recherche.fnac.com/advanced/book.do%253FisAdvanced%253D1%2526title%253Dduel%2526selectTitle%253D0%2526exact%253Dtrue%2526author%253Dpaillard%2526editor%253D%2526serie%253D%2526collection%253D%2526format%253D%2526language%253D%2526startMonth%253D-1%2526startYear%253D-1%2526endMonth%253D-1%2526endYear%253D-1%2526ean%253D%2526x%253D70%2526y%253D6%2526isbn%253D&quot;&gt;ici&lt;/a&gt; et dites-moi ce que vous en pensez !&lt;br/&gt;- - -&lt;br/&gt;Lire les autres épisodes :&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/4/16_lachose_1.html&quot;&gt;la chose 1 / un jour...&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/4/17_lachose_2.html&quot;&gt;la chose 2 / mais qui? &lt;/a&gt; &lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/4/18_lachose_3.html&quot;&gt;la chose 3 / ce que dit le poulet&lt;/a&gt; &lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/4/19_lachose_4.html&quot;&gt;la chose 4 / je vous assure...&lt;/a&gt; &lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/4/21_lachose_6.html&quot;&gt;la chose 5 / vivarium&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/9/18_lachose_6.html&quot;&gt;la chose 6 / serge f.&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/10/23_lachose_7.html&quot;&gt;la chose 7 / simplement un peu spécial&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/11/2_roman_depouvante_2.html&quot;&gt;la chose 8 / l’effacement de R.&lt;/a&gt;</description>
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      <title>concert heropolis</title>
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      <pubDate>Fri, 27 Nov 2009 14:19:07 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Entries/2009/11/27_concert_heropolis_files/visuel0.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Media/visuel0.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:102px; height:153px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;HEROPOLIS&lt;br/&gt;un poème vidéo&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;- - -&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;après&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&quot;la vie rêvée&quot; en 2003&lt;br/&gt;&quot;plan masse&quot; en 2004&lt;br/&gt;&quot;ville contre nature&quot; en 2006&lt;br/&gt;et &quot;maurituri&quot; en 2007&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;voici&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;HEROPOLIS&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;le nouveau poème vidéo&lt;br/&gt;du collectif Territoire3&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;tourné à istanbul&lt;br/&gt;avec un appareil photo &lt;br/&gt;et une caméra embarquée&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;un spectacle de 55 minutes&lt;br/&gt;où fusionnent &lt;br/&gt;musique, voix et vidéo&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;- - -&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;à gauche de cette page,&lt;br/&gt;vous pouvez voir&lt;br/&gt;cinq extraits vidéo&lt;br/&gt;du concert donné &lt;br/&gt;le 20 novembre 2009&lt;br/&gt;au labobox &lt;br/&gt;de la friche belle-de-mai &lt;br/&gt;à marseille&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;- - -&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;nous nous produisons&lt;br/&gt;dans tous les lieux vivants&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;pour tous renseignements :&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/11/27_concert_heropolis_files/mailto%253Aterritoire3%2540yahoo.fr&quot;&gt;territoire3@yahoo.fr&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;06 75 12 35 18&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;- - -&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;la bande son de cette vidéo&lt;br/&gt;est celle du spectacle&lt;br/&gt;elle a été enegistrée par vincent commaret&lt;br/&gt;les images sont celles du filage &lt;br/&gt;qui a précédé le concert&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;- - -&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Territoire3, c’est :&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;texte et vidéo :&lt;br/&gt;jean-françois paillard&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;musique :&lt;br/&gt;emmanuel cremer / violoncelle&lt;br/&gt;rémy jouffroy / guitare&lt;br/&gt;damien ravnich / batterie&lt;br/&gt;didier simione / électroacoustique&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;voix :&lt;br/&gt;jean-marc hérouin&lt;br/&gt;marion rampal&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;- - -&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;HEROPOLIS, &lt;br/&gt;un poème-vidéo&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;HEROPOLIS est un spectacle alliant lecture musique et vidéo écrit et réalisé par Jean-François Paillard (1).&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Tourné entièrement à Istanbul avec une caméra embarquée et un appareil photo (2), le film est le récit de la  naissance et de la fuite éperdue d'un personnage-chien dans une mégalopole mythique privée de ciel (la plupart des scènes ont été tournées en intérieur : sous-sol, musée, bazar, ferries, caravansérails, sas d'aéroport...) Tout au long de cette course initiatique, le personnage tentera de recouvrer son apparence humaine, guidé par une étrange voix intérieure qui est la personnification de son rêve... &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Artaud (pefaljdd), Cendrars (du monde entier), Michaux (poteaux d’angle), Théophile Gautier (Constantinople), l’odyssée d’Homère et la légendaire épopée de Gilgamesh m'ont accompagnés pour le meilleur et pour le pire dans l'écriture de ce poème vidéo, qui se veut aussi une sussurration incantatoire et inutile contre la marchandisation du monde. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Filmer le réel à son insu, le réel ordinaire s’entend, banal même, se l’approprier et le plier à ses propres rêveries narratives : tel est également l’objet de ce film, qui doit beaucoup aux rêves éveillés de l’enfance, à cette faculté que l’on a de s’inventer par jeu et à volonté des histoires étranges et des mondes “pour de faux” simplement en regardant la réalité autrement. Une faculté que l’on perd à l’âge adulte - si l’on n’y prend garde... &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Parallèlement à Heropolis, j’ai écrit &lt;a href=&quot;http://www.publie.net/tnc/spip.php%253Farticle275&quot;&gt;Roman d’épouvante&lt;/a&gt; (publié chez &lt;a href=&quot;http://www.publie.net/&quot;&gt;publie.net&lt;/a&gt; en octobre dernier) qui est une même tentative de tirer le lecteur-spectateur par la manche dans une fuite en avant “pour du faux” en jouant à se faire peur et en essayant de susciter chez lui un plaisir qui rappelle les jeux de l’enfance et leur intensité.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Pour revenir à Heropolis, le spectacle prend la forme d’une projection vidéo, d’un concert musical et d'une lecture ‘live’ - l’objectif étant de réaliser une vraie fusion entre ces medium.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;- - -&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Nous cherchons des salles toute scène vivante étant la bienvenue ! &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;- - -&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Un DVD du film sera publié &lt;br/&gt;au printemps prochain. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;- - -&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Quelques éléments sur &lt;br/&gt;le collectif Territoire3&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Territoire3 est une belle aventure née il y a neuf ans, d'une rencontre entre le comédien jean-marc hérouin et jean-françois paillard, d’abord en vue de spectacles-lectures de ses textes. A partir de 2003, les lectures se sont agrémentées de projections d’images puis de vidéos et l'équipe s'est enrichie d’une tripotée de musiciens invités à jouer en ‘live’.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Territoire3 a joué à Avignon (Maison du off, 2000; parvis du palais des Papes, 2002), à Aix-en-Provence (au Pavillon Noir notamment, invité par le festival Images de ville en 2007), à Marseille (au Point-de-Bascule en 2006 et 2007, à la librairie l'histoire de l'oeil en 2008, à la salle de la cartonnerie à la Friche-Belle-de-Mai, invité par les Instants vidéo en 2007, au théâtre ouvert à Paris, invité par le collectif littéraire &lt;a href=&quot;http://remue.net/&quot;&gt;remue.net&lt;/a&gt; etc.)     &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;L'équipe se compose aujourd'hui de :&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Jean-Marc hérouin&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Comédien. 2009 : Sédimentation des bourrasques, Théâtre de la Tempête, Cartoucherie de Vincennes. A joué dans de nombreux spectacle, dont 2007 : Le Vieux Clown (Matei Visniec), Théâtre Kaze à Tokyo/JAPON ; 2005 / 2007 : Andromaque (Racine), Philippe Adrien, Pylade, Théâtre De la Tempête cartoucherie de Vincennes Paris/ Tournée nationale, tournée au MAROC, Festival de la Situ/Carqueiranne etc. cf. &lt;a href=&quot;http://www.agenceparistexas.com/fiche.cfm/200261-jean-marc-herouin-comediens.html&quot;&gt;JEAN-MARC&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Marion Rampal&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Chanteuse, comédienne, musicienne, compositrice. 2009 : sortie du disque OWN VIRAGO dont elle est leader et chanteuse. Participe à de nombreux projets musicaux dont We used to have a band et à partir de 2005  Compagnie Nine Spirit ss la dir. de Raphaël Imbert, 2005 : JMF ; 2004 : Conservatoire de Marseille ; 2002 : IMFP etc.&lt;br/&gt;cf. &lt;a href=&quot;http://www.myspace.com/marionrampal&quot;&gt;MARION&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Emmanuel Cremer&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Violoncelliste, compositeur et arrangeur. Après des études de violoncelle avec Jean De Spengler, élève d'André Navarra, de compositions et arrangements au conservatoire et à l'Uni-versité de Montréal, il crée en 2006 le quartet Manuchello aux sonorités expérimentales, jazz et rock. Ses multiples influences l'ont mené à enregistrer et jouer avec et/ou pour différents artistes tel que Baltazar Montanaro, Barre Philipps, Oshen, Iam, M'Source, Yves Jamait, David Walters, Troublemakers, Watcha Clan, Psy4 de la Rime, Ahmada Smis, Dupain, David Lafort...&lt;br/&gt;cf. &lt;a href=&quot;http://www.myspace.com/emmanuelcremer&quot;&gt;EMMANUEL&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Damien Ravnich&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Batteur et percussionniste. Joue et enregistre pour de nom-breuses formations élec-troacoustiques, jazz, et/ou expérimentales dont Fliparano’S, La force molle, méandres, walking stuff, manuchello etc. 2006 : Conservatoire de Marseille. cf. &lt;a href=&quot;http://www.myspace.com/kranxerek&quot;&gt;DAMIEN&lt;/a&gt;  …et cliquer sur les formations amies.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Rémy Jouffroy&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Guitariste, compositeur et arrangeur.  Découvre le jazz après une adolescence bercée par le folk et le rock. Etudie à l'IMFP où il ob-tient le diplôme d'ar-rangement avec Ivan Julien et celui de compo-sition avec Michel Zenino. Fonde avec Jules Bernable et Mathieu Pé le groupe Kaosmoz. 1e prix de la classe de jazz du CNR de Marseille. Joue et enregistre pour de nombreuses formations dont Little Big (avec Stéphane Galeski), Glôôt et Denis Shaïn.&lt;br/&gt;cf. &lt;a href=&quot;http://www.myspace.com/remyjouffroy&quot;&gt;REMY&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Didier ‘omni’ Simione&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;compositeur et Electroacousticien. Sorti du CNR de Marseille. Participe à de nombreuses aventures musicales dont le collectif &lt;a href=&quot;http://www.myspace.com/polymorfist&quot;&gt;Polymorfist&lt;/a&gt;.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;jean-françois paillard&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Ecrivain, plasticien et vidéaste. A publié à ce jour trois romans aux éditions du Rouergue dans la collection &quot;La Brune&quot; de Sylvie Gracia (&lt;a href=&quot;../animos.html&quot;&gt;animos®&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;../unmondecadeau.html&quot;&gt;un monde cadeau&lt;/a&gt; – sélection du prix Wepler et &lt;a href=&quot;../piquenique.html&quot;&gt;pique nique dans ma tête&lt;/a&gt;), des textes pour le théâtre (dont &lt;a href=&quot;Entries/2008/12/18_interlude_duel.html&quot;&gt;Duel&lt;/a&gt;), des livres d'images (&quot;&lt;a href=&quot;../premierguide.html&quot;&gt;in heaven&lt;/a&gt;&quot; et &quot;&lt;a href=&quot;../deuxiemeguide.html&quot;&gt;la vie rêvée&lt;/a&gt;&quot;), des textes expérimentaux (&lt;a href=&quot;http://www.publie.net/tnc/spip.php%253Farticle209&quot;&gt;les plus belles piscines du monde&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;http://www.publie.net/tnc/spip.php%253Farticle275&quot;&gt;roman d'épouvante&lt;/a&gt;, publiés cette année par les éditions publie.net de François Bon). A réalisé une trentaine de vidéos dont certaines ont été montrées dans le cadre de festivals (instants vidéos et images de ville).  Citons &lt;a href=&quot;../planmassevideos.html&quot;&gt;Plan masse&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;Entries/2009/9/9_interlude_septfonds.html&quot;&gt;Cannes et autres villes fictives&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;../lechodesrescapes_2.html&quot;&gt;L’écho des rescapés&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;../villecontrenature.html&quot;&gt;ville contre nature&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;../maurituri.html&quot;&gt;Maurituri&lt;/a&gt;. Certaines de ces vidéos seront disponibles en téléchargement à partir de janvier 2010 chez l'éditeur publie.net, un site de publication de textes et de matériaux audio-visuels expérimentaux. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;- - -&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;(2) La vidéo a été tournée en .dv et .mov, deux formats courants, loin de la sacro-sainte « haute définition ». C’est un parti pris de liberté. J’ai employé volontairement un matériel de base accessible à tous - que j’avais du reste emprunté : une caméra embarquée et un appareil photo numérique. Le film a été monté avec l’aide d’Imovie, un logiciel simplissime d’utilisation livré clé en main avec n’importe quel Mac. J’aimerais montrer qu’il est aujourd’hui possible de faire du cinéma sans grand moyen, comme on griffonne une phrase au crayon, certes un peu bancale, un peu naïve, couchée sur une feuille volante, mais qui n’a rien de ces peaux de veau mort-né en usage « dans les professions ».&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;- - -&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;voir aussi : &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/9/16_heropolis_in_progress_1.html&quot;&gt;heropolis in progress / 1&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/9/29_heropolis_in_progress_2.html&quot;&gt;heropolis in progress / 2&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/10/1_heropolis_in_progress_3.html&quot;&gt;heropolis in progress / 3&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/10/19_heropolis_in_progress_4.html&quot;&gt;heropolis in progress / 4&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/11/3_heropolis_in_progress_5.html&quot;&gt;heropolis in progress / 5&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;© J-F P. 2009</description>
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      <title>heropolis in progress 5</title>
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      <pubDate>Tue, 3 Nov 2009 17:59:08 +0100</pubDate>
      <description>&lt;a href=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Entries/2009/11/3_heropolis_in_progress_5_files/VISUELHEROPOLIS.jpg&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.territoire3.org/Blog/Media/VISUELHEROPOLIS.jpg&quot; style=&quot;float:left; padding-right:10px; padding-bottom:10px; width:103px; height:99px;&quot;/&gt;&lt;/a&gt;HEROPOLIS / wip / 5&lt;br/&gt;la bande annonce...&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;C’est parti ! La résidence au &lt;a href=&quot;http://www.amicentre.biz/spip.php%253Farticle27%2526var_recherche%253Dpratique&quot;&gt;labobox&lt;/a&gt; de la friche belle-de-mai, à marseille, commence lundi prochain. C’est à l’issue de cette résidence, que nous ferons notre première concert-performance « &lt;a href=&quot;http://www.amicentre.biz/spip.php%253Frubrique13&quot;&gt;openbox&lt;/a&gt; » à la Friche-Belle-de-Mai (Marseille). &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Si vous souhaitez que je vous invite à l’événement, cliquez &lt;a href=&quot;Entries/2009/11/3_heropolis_in_progress_5_files/mailto%253Aterritoire3%2540yahoo.fr%253Fsubject%253Dok%252520pour%252520%2525C3%2525AAtre%252520invit%2525C3%2525A9%252520au%252520concert%252520de%252520heropolis&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;en attendant, voici la Bande annonce du spectacle et une présentation d’un projet que nous souhaiterions donner dans tous les lieux possibles et imaginables (mediathèques, MJC, galeries, festivals et lieux de folie et de spectacle quels qu’ils soient...)&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;- - -&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;HEROPOLIS, un poème-vidéo&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;HEROPOLIS est un spectacle alliant lecture musique et vidéo, d’une durée de 50 minutes environ, écrit et réalisé par JFP.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Tourné à Istanbul avec une caméra embarquée et un appareil photo (1), le film est le récit de la  naissance et de la fuite éperdue d'un personnage-chien dans une mégalopole mythique privée de ciel (la plupart des scènes ont été tournées en intérieur : sous-sol, musée, bazar, ferries, caravansérails, sas d'aéroport...) Tout au long de cette course initiatique, le personnage tentera de recouvrer son apparence humaine, guidé par une étrange voix intérieure qui est la personnification de son rêve. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Filmer le réel à son insu, le réel ordinaire s’entend, banal même, se l’approprier et le plier à ses propres rêveries narratives : tel est l’objet prométhéen (pour de rire) de ce film, qui doit beaucoup aux rêves éveillés de l’enfance, à cette faculté que l’on a de s’inventer par jeu et à volonté des histoires étranges et des mondes “pour de faux” simplement en regardant la réalité autrement. Une faculté que l’on perd à l’âge adulte si l’on n’y prend garde... &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Parallèlement à Heropolis, j’ai écrit un &lt;a href=&quot;http://www.publie.net/tnc/spip.php%253Farticle275&quot;&gt;Roman d’épouvante&lt;/a&gt; (publié chez &lt;a href=&quot;http://www.publie.net/&quot;&gt;publie.net&lt;/a&gt;, voir critique &lt;a href=&quot;http://pagesapages.wordpress.com/2009/10/30/roman-d%2525E2%252580%252599epouvante-de-jean-francois-paillard/&quot;&gt;ici&lt;/a&gt;) , qui est une même tentative de tirer le lecteur-spectateur par la manche dans une fuite en avant “pour du faux” en jouant à se faire peur et en essayant de susciter chez lui un plaisir qui rappelle les jeux de l’enfance et leur intensité.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Pour revenir à Heropolis, le spectacle prend la forme d’une projection vidéo et d’un concert ‘live’ (lectures d’un comédien et d’une chanteuse-comédienne sur une bande son jouée par un trio de musiciens).&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;L’objectif de la résidence : trouver le jeu / caler la synchro&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Une fois le film écrit, tourné et monté, le travail de la mise en spectacle commence : dix jours ne seront pas de trop pour faire répéter les comédiens (travail sur le jeu et sur la synchro) et les musiciens (finalisation d’une bande-son musicale à partir de séances d’impros sur le film - séances qui ont déjà commencé).&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Territoire3, c’est :&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Jean-Marc hérouin &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Comédien. &lt;br/&gt;2009 : Sédimentation des bourrasques, Théâtre de la Tempête, Cartoucherie de Vincennes. A joué dans de nombreux spectacle, dont 2007 : Le Vieux Clown (Matei Visniec), Théâtre Kaze à Tokyo/JAPON ; 2005 / 2007 : Andromaque (Racine), Philippe Adrien, Pylade, Théâtre De la Tempête cartoucherie de Vincennes Paris/ Tournée nationale, tournée au MAROC, Festival de la Situ/Carqueiranne etc. &lt;br/&gt;cf. &lt;a href=&quot;http://www.agenceparistexas.com/fiche.cfm/200261-jean-marc-herouin-comediens.html&quot;&gt;JEAN-MARC&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Marion Rampal&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Chanteuse, comédienne, musicienne, compositrice. &lt;br/&gt;2009 : sortie du disque OWN VIRAGO dont elle est leader et chanteuse. Participe à de nombreux projets musicaux dont We used to have a band et à partir de 2005  Compagnie Nine Spirit ss la dir. de Raphaël Imbert, 2005 : JMF ; 2004 : Conservatoire de Marseille ; 2002 : IMFP etc.&lt;br/&gt;cf. &lt;a href=&quot;http://www.myspace.com/marionrampal&quot;&gt;MARION&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Emmanuel Cremer&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;     Violoncelliste, compositeur et arrangeur. Après des études de violoncelle avec Jean De Spengler, élève d'André Navarra, de compositions et arrangements au conservatoire et à l'Uni-versité de Montréal, il crée en 2006 le quartet Manuchello aux sonorités expérimentales, jazz et rock. Ses multiples influences l'ont mené à enregistrer et jouer avec et/ou pour différents artistes tel que Baltazar Montanaro, Barre Philipps, Oshen, Iam, M'Source, Yves Jamait, David Walters, Troublemakers, Watcha Clan, Psy4 de la Rime, Ahmada Smis, Dupain, David Lafort...&lt;br/&gt;cf. &lt;a href=&quot;http://www.myspace.com/emmanuelcremer&quot;&gt;EMMANUEL&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Damien Ravnich&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Batteur et&lt;br/&gt;percussionniste. Joue et enregistre pour de nom-breuses formations élec-troacoustiques, jazz, et/ou expérimentales dont Fliparano’S, La force molle, méandres, walking stuff, manuchello etc. 2006 : Conservatoire de Marseille.&lt;br/&gt;cf. &lt;a href=&quot;http://www.myspace.com/kranxerek&quot;&gt;DAMIEN&lt;/a&gt;  …et cliquer sur les formations amies.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Rémy Jouffroy&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Guitariste, compositeur et arrangeur. &lt;br/&gt;Découvre le jazz après&lt;br/&gt; une adolescence bercée par le folk et le rock. Etudie à l'IMFP où il ob-tient le diplôme d'ar-rangement avec Ivan Julien et celui de compo-sition avec Michel Zenino. Fonde avec Jules Bernable et Mathieu Pé le groupe Kaosmoz. 1e prix de la classe de jazz du CNR de Marseille. Joue et enregistre pour de nombreuses formations dont Little Big (avec Stéphane Galeski), Glôôt et Denis Shaïn.&lt;br/&gt;cf. &lt;a href=&quot;http://www.myspace.com/remyjouffroy&quot;&gt;REMY&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;...et &lt;a href=&quot;../bienvenue.html&quot;&gt;MESIG&lt;/a&gt;.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Viendront se joindre à nous deux spécialistes du son : Vincent Commaret (cf. &lt;a href=&quot;http://www.myspace.com/catherinevincent&quot;&gt;VINCENT&lt;/a&gt;) qui enregistrera la cession de l’Openbox et l’ingénieur du son et electroacousticien Didier Simione (cf. &lt;a href=&quot;http://www.youtube.com/watch%253Fv%253DHbkEtzlOYPs&quot;&gt;DIDIER&lt;/a&gt;.)&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;- - -&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;(1) La vidéo a été tournée en .dv et .mov, deux formats courants, loin de la sacro-sainte « haute définition ». C’est un parti pris de liberté. J’ai employé volontairement un matériel de base accessible à tous - que j’avais du reste emprunté : une caméra embarquée et un appareil photo numérique. Le film a été monté avec l’aide d’Imovie, un logiciel simplissime d’utilisation livré clé en main avec n’importe quel Mac. J’aimerais montrer qu’il est aujourd’hui possible de faire du cinéma sans grand moyen, comme on griffonne une phrase au crayon, certes un peu bancale, un peu naïve, couchée sur une feuille volante, mais qui n’a rien de ces peaux de veau mort-né en usage « dans les professions ».&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;- - -&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;voir aussi : &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/9/16_heropolis_in_progress_1.html&quot;&gt;heropolis in progress / 1&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/9/29_heropolis_in_progress_2.html&quot;&gt;heropolis in progress / 2&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/10/1_heropolis_in_progress_3.html&quot;&gt;heropolis in progress / 3&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;Entries/2009/10/19_heropolis_in_progress_4.html&quot;&gt;heropolis in progress / 4&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;© J-F P. 2009</description>
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